‹ Dictionnaire universel de la pensée (volume 2)Chapitre 296 sur 686 · PARTIE LUUIQUE ET ENCYCLOPÉDIQUE · texte numérisé non relu

PARTIE LUUIQUE ET ENCYCLOPÉDIQUE

bœufs blancs. Sur le char même du triomphe et derrière le triomphateur, un esclave lui répétait de temps à autre : Souviens-toi que tu es homme. Outre ce grand triomphe, il y avait l'ovation ou petit triomphe.

Jeux publics. — Les jeux et les spectacles de toute sorte ont toujours fait partie des réjouissances publiques et même des solennités qui ont un autre caractère. Ainsi les anciens célébraient des jeux funèbres aux funérailles des héros, des rois ou des princes. Dans Y Iliade sont décrits les jeux donnés par Achille, après la mort de Patrocle. A Rome, les jeux funèbres affectèrent un luxe inouï. Tibère les interdit à ceux qui n'avaient pas au moins 400,000 sesterces. Mais ils ne furent abolis que par Théodoric (G0U). Les jeux les plus célèbres sont ceux que célébraient les Grecs à Olympie, à Némée, etc., en l'honneur de Jupiter ou de quelque autre dieu. On y voyait accourir la nation tout entière, avec ses athlètes les plus fameux, ses poètes les plus vantés, tous ceux qui étaient avides de gloire. On y disputait, en effet, tous les prix : ceux de la force, de l'adresse, de la poésie, de l'éloquence. La Grèce moderne a essayé naguère de rétablir les jeux Olympiques. Ils ont aujourd'hui leurs analogues, mais bien inférieurs, dans les concours de toute sorte : courses de chevaux, courses en vélocipède, etc. A Rome, les jeux dégénérèrent en combats de gladiateurs et autres spectacles cruels. C'est à ce genre de spectacle dégradant qu'on peut rattacher les courses de taureaux.

Kermesse. — L'histoire si curieuse des kermesses est une nouvelle preuve que les fêtes vrai-

ment populaires et durables se rattachent à une idée religieuse et qu'elles doivent y rester fidèles pour ne pas dégénérer. A cette condition, elles améliorent toujours le peuple en le réjouissant. Les kermesses (en flamand, >nefi*c de l'église) sont des fêtes paroissiales propres aux Pays-Bas et à la Belgique, qu'on célèbre aux anniversaires de la dédicace d'une église. Elles consistent en processions mêlées de scènes historiques ou mythologiques, où paraissent des mannequins géants, etc., et aussi en danses, banquets, tirs à l'arquebuse, foire. Les villes faisaient de grandes dépenses pour ces sortes de fêtes, où se glissèrent malheureusement des abus très graves.

Exposition. — Parmi les fêtes ou manifestations publiques qui caractérisent les temps modernes, on peut citer les expositions universelles internationales. Déjà Mansard avait inauguré au Louvre (1699) des expositions de peinture et de sculpture. Un siècle plus tard (1798), on voyait, à Paris encore, la première exposition des produits de l'industrie. Les expositions de ce genre ne tardèrent pas à se multiplier en France et à l'étranger. Mais la première Exposition universelle internationale n'eut lieu qu'en 1851, à Londres, au Palais de cristal. Vinrent ensuite : la première Exposition universelle internationale de Paris (1855); la seconde de Londres (1862); la seconde de Paris (1867); celles de Vienne et de Philadelphie (1876) ; la 3e de Paris (1878) et la 4% la plus brillante (1889); celle de Chicago (1893), pendant laquelle se tint le fameux Parlement des religions.

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