‹ Dictionnaire universel de la pensée (volume 2)Chapitre 303 sur 686 · PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE · texte numérisé non relu

PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE

tier. Etalier. Tripier (v. boucher). Vivandier. Hallier.

a) Aubergiste — Hôte, hôtesse, hôtelier — Logeur. Restaurateur. Traiteur. Rôtisseur. Gargotier. Cabaretier Cafetier |v. limonadier). Buvetier. Cantinier. Tavernier. — Baigneur. Etuviste.

Maquignon, maquignonner, maquignonnage.

N° 110. — Transport.

b) Transport, transporter, exporter, exportation, exportateur, importer, importation, importateur, réexporter, réexportation, réimporter, réimportation (v. commerce) — Transit — Contrebande, contrebandier — Facteur, factage — Portefaix. Crocheteur — Brouetteur, brouettier — Bardeur, débarder, débardage, débardeur — Déménageur.

c) Voiturier, voiturin — Charretier, charroyeur — Camionneur, camionnage — Haquetier. Tombelier. Ramasseur — Roulier, roulage — Gravatier. Chasse-marée. Courrier. Postillon. Cocher

— Atteler, dételer, réatteler — Relayer. Cartayer. Muletier. Anier. Chamelier. Cornac. Caravanier. Aiguiller, aiguillage, aiguilleur. Serre-frein

(v. mécanicien, chauffeur, etc.)

d) Marinier, marin — Armateur. Nautonier. Nocher. Timonier. Pilote — Lamaneur, lamanage

— Locman. Matelot. Gabier. Gabarier — Haleur, halage — Flotteur.

Batelier, batelage, batellerie — Barquier. Bachoteur — Canotier, canotage (v. sport). — Gondolier. Passeur. Eclusier.

Arrimer, arrimage, arrimeur, dèsarrirner, dèsarri mage — Manéage — Transborder, transbordement — Débàcler, débâclage, débâclement, débàcleur.

NOTES SUR LES SYNONYMES

Bonheur, béatitude, félicité, prospérité.

— Il faut bien des choses pour le bonheur : santé, fortune, honneur, amitiés, succès dans les entreprises, toutes choses qui ne dépendent pas toujours de celui qui les possède et que l'on peut rencontrer sans les goûter ou sans en être rassasié. C'est pourquoi le bonheur n'est souvent qu'une apparence, toujours prête encore à s'évanouir. La béatitude c'est proprement le bonheur des élus, le seul sans défaut et le seul véritable, puisqu'il ne repose pas sur des illusions et qu'il ne finira point. La félicité consiste dans la jouissance profonde que goûte l'esprit : elle est ce qu'il y a de meilleur dans le bonheur véritable. La prospérité vient du succès constant dans les affaires; elle se déclare peu à peu et dépend mieux de nous que le bonheur. On peut ajouter que le bonheur vient surtout de l'absence des maux; la béatitude, de la perfection de tout l'éire. parvenu à sa fin ; la félicité, de la jouissance ; et la prospérité, du progrès.

Malheur, infortune- — Au bonheur est opposé directement le malheur. S'il se prolonge et s'aggrave d'une manière fatale, pour ainsi dire, c'est Y infortune, qui frappe si ostensiblement les hommes, surtout les plus marquants. Que d'infortunes célèbres ! On peut être malheureux par sa faute ; mais l'infortuné est regardé comme une victime du sort.

Dan ?er, péril, risque. — Dès qu'un malheur est probable, il y a dangi r. Ce danger est plus ou moins grand, selon la probabilité et non pas selon la gravité du mal encouru. Le péril est un grand danger où se trouve engagée la personne ou quelque chose de précieux comme l'existence : tels sont les périls de la guerre. Le risque est une chance de mal. D'ordinaire on peut la calculer et elle a pour contre-partie une chance de bien : c'est ainsi qu'on risque de l'argent, au jeu, en courant la chance d'en gagner.

Succès, réussite. — Le succès peut être heureux ou malheureux, bien que, si on emploie ce mot absolument, il marque l'heureuse issue d'une affaire. De plus, le succès n'est pas un bonheur qui arrive de lui-même : il suppose d'ordinaire une entreprise, des efforts, de la persévérance et une victoire. La réussite est un succès heureux : elle se dit proprement des choses et suppose plus de bonheur que d'efforts ou de mérite.

Richesse opulence aisance. — L&richesse c'est l'ensemble et l'abondance des biens extérieurs, qui sont nécessaires ou utiles à la vie; elle vaut à son possesseur les avantages nombreux et variés qu'on peut se procurer à prix d'argent, h' opulence consiste dans la possession et dans l'usage d'une grande richesse. Le richement être avare et mourir de privations ; mais X opulent proportionne ses dépenses à ses ressources et y met souvent de l'ostentation. L'aisance tient le milieu entre la richesse et la pauvreté ; elle met à l'aise, elle chasse la gêne, elle faitqu'on n'est privé de rien. Mais on comprend que ces trois degrés soient relatifs, et que l'aisance des uns ferait la richesse et même Y opulence des autres.

Pauvre, indigent, nécessiteux. — Le pauvre n'a pas de superflu et n'a pas toujours le nécessaire. L'indigent est celui qui souffre par suite de sa grande pauvreté. Le nécessiteux est celui qui est privé absolument de tout ce qui est nécessaire. Au point de vue moral, la pauvreté n'est pas un mal : J.-C. a voulu naître, vivre et mourir pauvre ; mais l'indigence et la nécessité sont de mauvaises conseillères.

Renommé, célèbre, illustre, fameux. — Renommé se dit des personnes et des choses qui ont du renom, du crédit, de la vogue. La renommée peut n'être que momentanée et ne pas s'étendre fort loin; elle peut aussi provenir de causes minimes en elles-mêmes : ainsi la ville de Mayence est renommée pour ses jambons. Célèbre se dit des personnes et des choses très renommées, dont on parle beaucoup et en tous lieux avec éloges. Dans la célébrité, on considère moins le mérite que la réputation, qui est son effet légitime. Illustre se dit des personnes et des choses renommées, dont le mérite est singulier et éclatant. Dans l'illustration, on considère moins la réputation que le mérite. On peut donc être plus illustre que célèbre ou plus célèbre qu'illustre. Fameux se dit des personnes et des chose très célèbres dans le monde entier ou dans 1 histoire. Mais ce qui est fameux, de même et plus encore que ce qui est célèbre n'est pas toujours louable. Aussi ces mots, le premier surtout, se prennent souvent en mauvaise part.

Pouvoir, puissance, autorité. — D'une manière générale, le pouvoir implique à la fois Y autorité et la puissance, c'est-à-dire le droit de commander et le moyen de l'exercer. La puissance a, sinon le droit, du moins les moyens de gouverner; l'autorité, au contraire, a le droit pour elle, sinon le pouvoir effectif. Mais chacun de ces trois mots comporte ensuite d'autres acceptions particulières. On dira, par exemple : les puissances européennes, les autorités sociales, les pouvoirs établis.

Défaveur, disgrâce. — La défaveur peut n'être que passagère ou n'avoir pas de suites fâcheuses ; celui qui est en défaveur a seulement perdu la faveur et cessé déplaire. Mais la disgrâce est, de sa nature, plus grave et plus durable; celui qui tombe en disgrâce perd les bonnes grâces et, avec elles, son crédit, peut-être sa position et d'autres biens aussi précieux que la vie.

Office, ministère, emploi, fonction, charge. — L'office c'est la fonction ou l'emploi considérés comme une obligation, un devoir; l'office est, pour ainsi dire, une petite charge. Ministère

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