‹ Dictionnaire universel de la pensée (volume 2)Chapitre 372 sur 686 · PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE · texte numérisé non relu

PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE

pardonnes quant à la coulpe, remise que l'Eglise accorde, hors le sacrement de pénitence, par le ministère de ceux qui ont le pouvoir de distribuer et d'appliquer ses trésors spirituels. Les indulgences sont plènières ou partielles. On les distingue aussi en locales, réelles et personnelles. L'indulgence locale est attachée à certains lieux, comme chapelle, église. L'indulgence réelle est attachée à certains objets, comme chapelets, médailles. L'indulgence personnelle est attachée à certaines personnes, à une confrérie, par exemple. ("est un point de foi, contre les Vaudois et les protestants, que l'Eglise a le pouvoir d'accorder des indulgences, et que cet usage est salutaire aux fidèles. Une des preuves les plus claires en cette matière est celle parole de J.-C. à S. Pierre et à ses successeurs : « Je te donnerai les clefs du royaume des cieux. Tout ce que tu lieras sur la terre, sera lié dans le ciel; et tout ce que tu délieras sur la terre, sera délié dans le ciel » (Math, xvi, 19). Les indulgences ont donné lieu plus d'une fois à des abus. L'Eglise réprouve tout à la fois le mépris cl une confiance aveugle, comme si l'indulgence pouvait dispenser de la contrition, de la charité et des efforts généreux qui en sont la suite (V. le I'. Maechegiani, Collectio Indulgentiarum, 1897; Beringer, des Indulgences, 2 vol.).

Canonisation. — Avant qu'on eut dressé des martyrologes, on inscrivait les noms des saints

dans le canon de la messo : de là le nom de canonisation, qui est le degré supérieur à la béatification. Alexandre III réserva' au pape la canonisation des saints, qui appartenait auparavant aux métropolitains. Les règles que l'on suit aujourd'hui furent tracées par Jean XV, Benoît XIV, etc. C'est un principe que les vertus sans les miracles et les miracles sans les vertus ne suffisent pas pour la canonisation d'un fidèle, mais qu'il faut l'un et l'autre. Béatification. — C'est le jugement par lequel le pape décerne à un serviteur de Dieu, déjà déclaré vénérable, le titre de bienheureux et les honneurs d'un culte public. La béatification est une préparation à la canonisation. Dans la béatification, le pape déclare que tel serviteur de Dieu a mené une vie sainte, qu'il a opéré des miracles après sa mort, qu'il jouit de la céleste béatitude, et il permet de lui rendre un culte dans certaines limites déterminées. La procédure des causes de béatification est réservée à la Sacrée Congrégation des Rites. L'ordinaire commence les informations juridiques sur la vie, la réputation de sainteté, les vertus du serviteur de Dieu, ainsi que sur les miracles opérés par son intercession pendant sa vie ou après sa mort. Un décret d'Urbain VIII prescrit de s'abstenir de rendre aucun culte à ceux qui ne sont pas encore béatifiés et de publier l'histoire de leur vie, de leurs vertus, de leurs miracles, sans l'approbation de l'ordinaire.

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