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PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE

principalement d'un électro-aimant et de son armature excités périodiquement par un courant électrique : le mouvement périodique de l'armature était transformé en mouvement continu. Mais aujourd'hui les électromoteurs sont constitués comme les machines magnéto-électriques et reposent sur le principe de l'induction (v. électricité).

Télégraphe électrique. — La télégraphie électrique a remplacé la télégraphie aérienne (v. ce mot), dès le milieu duXIXe siècle. Tout télégraphe électrique se compose essentiellement : d'une pile qui produit l'électricité ; d'un fil conducteur en fer galvanisé ou en cuivre, qui transmet le courant et met en communication les stations télégraphiques ; d'un manipulateur, à la station de départ; d'un récepteur, à la station d'arrivée. Divers systèmes ont été imaginés : de là les télégraphes à cadran, ceux de Morse, de Hughes, etc. La télégraphie n'a cessé de se perfectionner. Le même poste peut en même temps transmettre une dépêche et en recevoir une autre. On est parvenu à transmettre simultanément jusqu'à huit dépêches par le même fil. Il existe dans l'armée un service de télégraphie pour les armées en campagne.

Alambic. — L'alambic ordinaire est composé de trois parties : la cucurbite, partie inférieure, où l'on place les matières à distiller ; le chapiteau, sorte de tuyau qui conduit dans le réfrigérant les vapeurs dégagées de la cucurbite; le réfrigérant, où les vapeurs se condensent. Cette troisième partie est en forme de spirale (serpentin) et elle baigne dans l'eau froide. Au reste, la forme de l'alambic est variable, selon les divers besoins de l'industrie. Les cornues remplacent souvent les alambics dans les laboratoires.

Chalumeau — C'est un instrument fort utile en chimie et dans les arts. Il consiste en un tube par lequel on fait passer un courant d'air, et qui va se rétrécissant jusqu'à une ouverture semblable à celle du trou d'une aiguille. Si l'on place cette petite ouverture contre une flamme, celle-ci s'allonge horizontalement, devient plus vive et peut fondre les métaux et le verre. De là l'emploi du chalumeau pour une foule d'ouvrages d'orfèvrerie, de bijouterie, etc. Au soufflage à la bouche on substitue le soufflage mécanique, plus efficace et moins fatigant. Le chalumeau a été employé pour l'analyse des minéraux, dès 1738. On l'a perfectionné depuis.

Gazomètre. — Les gazomètres sont des appareils qui servent à emmagasiner le gaz et à le débiter sous une pression régulière. Les uns sont employés dans les laboratoires, et les autres dans l'industrie. Ces derniers sont les plus remarqués. Ils consistent essentiellement dans une cloche qui plonge dans une cuve remplie d'eau et sous laquelle le gaz est amené. On appelle gazomètres téléscopiques ceux qui sont composés de deux ou trois cloches concentriques, qui s'emboîtent comme les cylindres d'un télescope. Ces cloches sont munies de gorges hydrauliques, qui empêchent toute déperdition de gaz. Dans les grandes villes, les gazomètres des usines à gaz contiennent souvent 20 ou 30.000 m. c. Un gazomètre télescopique de Greenwich en contient jusqu'à 100.000.

Scalpel. — C'est un instrument à lame fixe ayant un ou deux tranchants bien affilés, dont on se sert pour disséquer. Mais les instruments de la chirurgie sont fort nombreux et vont toujours se multipliant et se perfectionnant, avec les progrès de l'art. La trousse, sorte d'étui ou de portefeuille à l'usage du chirurgien, contient les plus, ordinaires, tels que bistouris, lancettes, aiguilles à suture, aiguille à séton, ciseaux droits et courbes, sondes, stylets, crayon garni de pierre infernale, rasoir.

Bandage. — Des bandages de diverses formes et de diverses natures sont nécessaires pour maintenir les pansements, fixer dans leur juste rapport

les membres brisés ou les parties blessées, contenir les hernies, etc. Les bandages sont dits roulés, croisés, en bourse, en épi (spica), selon leur forme. On leur donne quelquefois le nom de leur inventeur : ainsi le bandage de Galien. Les bandages sont dits mécaniques, quand il entre dans leur composition des ressorts métalliques, des vis. Ce sont alors des appareils souvent très compliqués employés en orthopédie, etc.

Burin. — Ce nom est donné principalement à une petite barre quadrangulaire d'acier trempé, dont on se sert pour graver sur cuivre ou quelque autre métal. Le burin a environ 0m,12 de longueur, avec un manche fort court en bois. Les serruriers se servent aussi d'une espèce de burin à deux biseaux et tout en acier, pour couper le fer à froid. Le nom de burin est encore donné à certains instruments dont se servent les calfats, les carriers, les dentistes.

Coin. — Le coin, dit aussi poinçon et carré, est un morceau d'acier trempé, sur lequel on a gravé en creux et en sens inverse, et dont on se sert pour frapper les médailles et les pièces de monnaie. Pour frapper, on emploie deux coins : l'un, placé au-dessus et adhérent à la vis du balancier, porte un côté de la pièce ; l'autre, placé au-dessous, donne l'empreinte opposée.

Pinceau. — C'est l'instrument principal du peintre : avec la palette et le chevalet il symbolise la peinture. Les pinceaux diffèrent de forme, de grandeur, de qualité, selon le travail auquel on les applique. Le pinceau proprement dit est fait de poils liés ensemble par leur racine et ajustés dans un tuyau. Pour le lavis et la miniature, on emploie des pinceaux de poils fins et doux, comme ceux du petit-gris ; pour la peinture à l'huile, les pinceaux sont faits en poils de porc ou de blaireau.

Style. — Les Chinois se servent, pour écrire, d'une sorte de pinceau; et l'écriture, en effet, paraît avoir été d'abord une peinture abrégée. Les anciens se servaient d'un style ou poinçon de métal, pointu par un bout et plat de l'autre. Avec la pointe on traçait les caractères sur des tablettes enduites de cire; avec l'autre bout on effaçait, s'il y avait lieu, ce qu'on avait d'abord écrit. De là l'expression de retourner le style (vertere stylum), synonyme de corriger. Pour écrire sur le parchemin ou le papyrus, les anciens se servaient d'une sorte de roseau, qu'ils taillaient à la façon d'une plume ira/a musi.

Plume. — Les plumes d'oiseaux et surtout les plumes d'oie remplacèrent le stylet et le roseau des anciens. Le roseau était encore employé au Xe siècle ; mais la plume était déjà connue. Isidore en fait mention trois siècles auparavant. La plume métallique fut inventée par un mécanicien français, au XVIIIe siècle, et l'usage en devint général au XIXe.

Presse. — Depuis l'invention de l'imprimerie (v. ce mot), la presse est venue suppléer à l'insuffisance de la plume. Elle s'est perfectionnée merveilleusement depuis lors, comme tous les autres mécanismes. Les premiers imprimeurs ne se servaient que de la presse à bras. Aujourd'hui la presse peut être mise en mouvement par la vapeur ou l'électricité, et l'on parvient à imprimer dans une heure, sur une même machine, 30.000 exemplaires d'un journal.

Caractère. — Le métal dont les caractères d'imprimerie sont faits est un alliage de plomb, d'antimoine, d'étain, etc. Us ont la forme de parallélipèdes, qu'on assemble pour composer, et dont l'une des extrémités porte Vœil de la lettre. Avant l'invention des caractères en métal et mobiles, on imprimait sur des planches de bois gravées en relief (xylographie), et même sur des caractères de bois mobiles. Les premiers caractères furent gothiques ;

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