‹ Dictionnaire universel de la pensée (volume 2)Chapitre 502 sur 686 · PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE · texte numérisé non relu

PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE

— Caséine, caséum (v. fromage) — Gélatine, gélatineux — Fibrine. Osmazôme. Ostéine — Pepsine, peptone — Urée (v. urique, urate). Hippolithe. Bézoard.

Musc, niusquer — Civette. Castoréuni — Ambre (v. succin, carabe), ambrer — Sperma ceti.

Ivoire. Morfil — Corne, racornir, racornissement (v. os, dent, crin) — Baleine, baleiné — Nacre, nacré (v. écaille) — Perle, perler — Burgaudine. Kératophyte — Corail, corallin — Eponge, éponger, spongieux — Bathybius.

a) Résine, résineux — Brai — Poix, poisseux, poisser et empoisser — Galipot. Copal. Cédrie — Laque, laqueux — Mastic. Sandaraque. Styrax ou storax. Térébenthine. Abiétine. Bijon. Copahu. Colophane. Arcanson. Assa.

Goudron, goudronner, goudronnage — Créosote. Coaltar (v. houille).

Opium, opiacé (v. morphine, narcotine, narcotique) — Laudanum.

Aloès, aloétique — Cachou. Gutta-percha. Caoutchouc. Lactucarium. Manne.

Glu, gluer, gluant, engluer, dègluer.

b) Gomme, gommeux, gommer, gommage, dégommer, goinme-gutte, gomme-résine — Adragant ou adragante. Bdellium. Myrrhe. Calamité. Caragne. Galbanum. Ladanum. Sang-de-dragon. Scammonée. Silphium.

Aromate (v. arôme, parfum), aromatique, aromatiser, aromatisation — Baume, balsamique, embaumer — Benjoin. Cinnamome. Encens, etc. Oliban — Camphre, camphré — Pastille. Eau de naffe (v. oranger, violette, rose, etc., essences). Nard.

NOTES SUR LES SYNONYMES

Corpuscule, molécule, atome. — Le corpuscule est un très petit corps ; mais il peut néanmoins contenir un nombre incalculable de molécules ou parcelles de matière. Les molécules, àleur tour, si elles appartiennent à un corps composé, sont regardées comme groupant plusieurs atomes, c'est-à-dire plusieurs eorpuscv.les indivisibles. Mais ce n'est rien résoudre, au point de vue philosophique, que d'expliquer les corps par ces corpuscules.

Astre, étoile. — Tous les corps célestes sont des astres, soit qu'ils brillent par eux-mêmes, comme les étoiles et le soleil, soit qu'ils empruntent leur lumière, comme la lune, les planètes et les comètes. Tous les astres ne sont donc pas des étoiles. Cependant le nom d'étoiles s'applique parfois à tous ces points lumineux qui brillent au firmament, dont les uns paraissent immuables (étoiles fixes), tandis que les autres se meuvent sensiblement et accomplissent leurs révolutions (planètes). De plus, comme les hommes ont cherché à lire l'avenir dans le ciel, les mots astre et étoile, rappellent cette préoccupation superstitieuse, mais d'une manière différente. Les astrologues ont interrogé les astres ; et bien d'autres, avec eux, ont cru à la bonne étoile. Ce qui est vrai ici, c'est qu'il y a une Providence de Dieu et une destinée de l'homme : en ce sens, tout est écrit au ciel.

Ciel, cieux. — On emploie le mot ciel, au pluriel (deux), quand on veut marquer davantage la grandeur et la majesté des espaces célestes. Ceux-ci peuvent être considérés (et ils l'étaient autrefois) comme une série de sphères concentriques, aux limites de plus en plus reculées et écrasantes pour notre petitesse. De là des expressions comme les suivantes : Saint Paul fut ravi au troisième ciel — Gloire à Dieu au plus haut des cieux ! — Notre Père qui êtes aux cieux. Mais le ciel, employé au singulier, marque mieux l'opposition qu'il y a entre la terre et le reste du monde ; il marque mieux ausssi

l'unité de tous ces mondes, qui relèvent d'un seul Créateur ; ajoutons enfin qu'il est mieux l'image de la Providence et de la Divinité. Aussi dira-t-on : Le ciel m'est témoin — Le ciel vous soit propice.

Ciel, paradis. — Le paradis est un lieu de bonheur. Adam fut placé dans un paradis terrestre. Mais, absolument parlant, le paradis est le séjour de Dieu et des saints ; il est donc céleste, il n'est autre que le ciel ou telle partie du ciel inconnue de nous. Cette ignorance fait que nous disons : monter au ciel, plutôt que : monter au paradis. Mais on dira bien : le chemin du paradis ; les saints du paradis ; gagner le paradis.

Terroir, terrain, sol. fonds, champ. — Tous ces mots désignent la surface de la terre. Mais le terroir se dit par rapport aux productions qui décèlent leur provenance, et le fonds se dit par rapport au revenu. On dira, par exemple, d'un vin, qu'il sent le terroir; et d'un fonds, qu'il rapporte mille francs par an. Les autres mots comportent divers emplois, bien plus variés. Le terrain sert à bâtir, à camper, à combattre ; on en gagne ou on en perd ; il est propre ou impropre à la culture, sec ou humide, etc. Le sol, lui aussi, sert à bâtir, à porter ; il est fertile ou infertile, léger, sablonneux, granitique, etc. Enfin le champ se dit par rapport à la culture et à certains usages : on le laboure, on l'enclôt ; il peut devenir un champ de bataille et un champ de repos (cimetière).

Rive, rivage, côte, bord. — Les eaux courantes ont des rives ; la mer et les grands cours d'eau ont des rivages ; la mer seule a des côtes : toutes les eaux, courantes ou stagnantes, ont des bords. Le bord est une ligne plutôt qu'une surface. Le bord est l'extrémité de la terre ferme, qui contient l'eau, comme le ferait un bassin. La côte fait saillie au delà du bord et on la découvre souvent à de grandes distances, avant de. pouvoir aborder. La rive et le rivage sont en pente douce et dissimulent plus ou moins la côte et le bord ; la rive offre moins de largeur que le rivage et se laisse facilement couvrir par les eaux.

Voie, route, chemin, sentier. — Voie s'emploie souvent au figuré, comme synonyme de moyen; il se dit fréquemment, au propre, pour moyen de transport: la voie de terre, la voie de mer; il est, dans certains cas, synonyme de canal, conduit : les voies digestives, les voies respiratoires. La route est une voie large, un chemin important : route nationale, route départementale. Chemin est un terme plus général que route et plus commun que voie; il s'applique à toutes sortes de voies, de routes, de sentiers : chemin large, étroit, impraticable. Les chemins de fer se composent ordinairement de deux voies : l'une de montée et l'autre de descente. Le sentier est un chemin étroit au travers des champs ou des bois. Souvent ces mots entrent dans certaines locutions où ils ne peuvent être remplacés les uns par les autres. On dira, par exemple : la voie publique ; une voie d'eau — une feuille de route ; interrompre sa route ; le vaisseau fit route vers l'Amérique — un chemin de fer ; le chemin de la croix ; chemin faisant.

Poudre, poussière, cendre. — La poudre est une matière réduite en parcelles impalpables ou du moins fort ténues, quelle que soit d'ailleurs sa nature et son emploi : la poudre de perlimpinpin ; poudre à canon ; tabac en poudre ; poudre d'or. La poussière est une poudre fort légère, celle par exemple que soulève un vent d'été sur les chemins poudreux; la poussière est sans usage, sans valeur, et partant au-dessous de la poudre. Bien des choses ne peuvent être utilisées qu'en poudre; mais c'est toujours détruire quelque chose que de la réduire en poussière. C'est pourquoi le corps de l'homme, qui est poussière, retournera en poussière, comme l'Eglise le rappelle le mercredi des Cendres. La

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