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PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE

se gonfle de plus en plus, ce qui marque la pénétration de l'eau; et, en même temps, une légère quantité de sucre traverse la membrane. Le premier courant, le plus considérable, est appelé endosmose, et le second exosmose. En physiologie, l'endosmose parait jouer un rôle considérable dans l'absorption par la peau, chez les animaux, et par les radicelles chez les plantes.

Fluide. — Ce nom s'applique non seulement aux liquides, mais encore aux //«~~. Ceux-ci sont dits fluides aèriformes ou élastiques ; ceux-là, fluides incompressibles ou liquides. Leur compressibilité, en effet, est faible et peut être regardée comme nulle. On a encore donné le nom de fluide (fluides impondérables) au calorique, à la lumière, à l'électricité, au magnétisme. Mais, sous ces expressions, il n'y a guère que des hypothèses.

Eau. Smi rôle dans lu nature. — Le liquide le plus connu, le plus abondant, le plus nécessaire, sans contredit c'est l'eau. Il est composé d'un équivalent d'oxygène (100) et d'un équivalent d'hydrogène (12,50), soit d'un volume d'oxygène et de deux volumes d'hydrogène, l'hydrogène étant de beaucoup le plus léger des gaz. Cette composition est celle de l'eau pure ou distillée ; mais les eaux naturelles tiennent en dissolution des matières étrangères. Et d'abord, l'eau exposée à l'air dissout une certaine quantité de ce gaz. Cet air en dissolution dans l'eau est respiré par les poissons, les mollusques et les plantes aquatiques : il contient 33 [pour cent d'oxygène, au lieu de 21, parce que l'oxygène est plus soluble dans l'eau que l'azote. L'eau naturelle contient encore, selon sa provenance, une quantité variable de carbonate de chaux, de sulfate de chaux, de sel ou chlorure de sodium, quelques substances moins communes, telles que le soufre, l'iode, etc.

On sait que les eaux se divisent en salées et en douces, en minérales, theruiales, potables ou non potables, etc. Les eaux de la mer sont impotables, parce qu'elles tiennent en dissolution une quantité considérable de sel marin, qui peut varier de 5 (Baltique) à 30 pour 1000 (Méditerranée), et quelques autres substances qui répugnent au goût non moins qu'à l'organisme. C'est encore la présence de ces corps étrangers qui rend l'eau de mer plus pesante que l'eau ordinaire. Les eaux douces et agréables des fontaines proviennent de canaux et de bassins souterrains, où elles ont été filtrées et purifiées. Les eaux minérales, en traversant certaines couches perméables, ont dissous certains principes particuliers contenus dans ces roches et dont l'emploi est salutaire : fer, soufre, etc. Les eaux thermales sont celles qui jaillissent des profondeurs de la terre, où elles ont ressenti les atteintes de la chaleur centrale du globe.

Le rôle de l'eau dans l'économie générale de ce monde est facile à comprendre. L'eau coule de sa source pour étancher la soif de l'homme, et abreuver les troupeaux. Les ruisseaux, les rivières et les fleuves, en parcourant les campagnes et les provinces, embellissent la nature, facilitent les communications et fertilisent les terres. L'océan, qui nourrit une multitude de poissons et de plantes, concentre dans son sein tous les tributs des fleuves pour les rendre à l'atmosphère, qui se charge sans cesse de nuages et répand la pluie, la neige et la rosée sur les plaines, les montagnes et les continents entiers. Une partie de cette pluie s'écoule par torrents dans les rivières, entraînant dans sa course impétueuse les sables et le limon, dont le transport modifie insensiblement la forme du globe. Une autre partie de l'eau pluviale s'infiltre lentement dans le sol jusqu'à ce qu'elle rencontre une couche imperméable, telle (pie l'argile. Là elle s'agglomère et l'orme des bassins souterrains, qui alimentent de nouveau les sources d'eau vive. Remarquons

enfin que la neige tombée sur les plus hautes montagnes y forme des glaciers, qui descendent lentement, coulant comme des fleuves et emportant dans les vallées les blocs erratiques (V. Martel, les Abîmes, les eaux souterraines, les cavernes, les sources, la spelœlogie, 1894).

Glace. — L'eau, en se congelant, augmente notablement de volume : aussi la glace flotte-telle à la surface de l'eau, et les grands glaçons ressemblent-ils à de véritables trains de bois. Cette dilatation par la congélation explique aussi les accidents, avaries et autres dommages que subissent les conduites, bassins, pierres de taille, tissus des plantes, où l'eau vient à se congeler. L'eau se congèle vers 0° ; mais, si elle est parfaitement tranquille, elle peut rester liquide à plusieurs degrés audessous ; à la moindre commotion, elle se solidifie ensuite rapidement. La glace fond vers 4° ; mais, au moyen de fortes compressions (plusieurs milliers d'atmosphères), on a pu ramener le point de fusion à 18° au-dessous de 0. On explique par là que les glaciers qui descendent lentement des montagnes, se moulent sur les vallées qu'ils remplissent. On se procure artificiellement de la glace au moyen de mélanges réfrigérants, etc.

Glacier. — Un distingue les glaciers suspendus aux flancs des montagnes et les glaciers encaissés dans les hautes vallées, qu'ils descendent lentement, mais dont la marche est irrésistible. Ces derniers prennent souvent d'énormes proportions. La Mer de glace, près de Chamonix, mesure environ 60 kilomètres de longueur ; l'épaisseur du glacier de l'Aar dépasse 400 mètres. Les glaciers ont pour origine les neiges si abondantes dans les montagnes, où elles s'accumulent et finissent par se prendre en glace. D'abord grenue et désignée sous le nom de névé, cette neige prend peu à peu une texture homogène et une belle couleur azurée.

Neige. — Les flocons de neige sont formés d'une foule de cristaux accrochés ensemble ; .ils sont d'autant plus gros que la neige se forme à une plus grande hauteur. Les cristaux de neige offrent une régularité parfaite et une variété admirable : on en a dessiné jusqu'à 96 formes différentes, toutes se rapportant au système du prisme droit hexagonal. Loin de nuire à la végétation, la neige protège le sol et les plantes contre les froids trop rigoureux. On a observé quelquefois des neiges rouges ; mais cette coloration est due à la présence d'un cryptogame.

Pluie. — Le pluviomètre sert à déterminer la quantité d'eau qui tombe des nuages dans un temps et un lieu donnés. Cette quantité est loin d'être la même en moyenne pour toutes les régions. Dans nos pays, la quantité annuelle de pluie ne dépasse guère un mètre. Dans certaines contrées, les pluies reviennent périodiquement à des époques déterminées ; sous les tropiques, la saison des pluies arrive Ion. que le soleil passe au zénith ; la saison sèche, au contraire, a lieu lorsque le soleil est de l'autre côté de l'équateur. En général, le voisinage de la mer et celui des montagnes situées au nord, rendent un pays pluvieux. A Paris, on compte en moyenne 144 jours de pluie par an.

Source. — Les sources proprement dites sortent des entrailles du sol et en jaillissent même parfois avec force (puits artésiens, geysers) ; mais les sources les plus abondantes, celles qui alimentent les plus grands fleuves, sont formées par les glaciers. Les eaux de certaines sources sont chargées de sels que les eaux ont dissous, en filtrant au travers de certains terrains ; de là les eaux minérales, avec leurs variétés : ferrugineuses, sulfureuses, etc. D'autres fois les eaux de source sont chaudes (eaux thermales) ; et cette chaleur s'explique par la profondeur de la couche souterraine d'où elles proviennent, ou par le voi-

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