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PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPÉDIQUE

cation avec la terre, qui peut être considérée comme un réservoir immense d'électricité, il se charge seulement de l'électricité contraire à celle du corps influençant, l'autre étant repoussée dans le sol. On peut alors, en supprimant la communication, avoir un corps chargé d'une électricité contraire à celle du corps qui l'a influencé. Si le corps influencé et mis en communication avec le sol, est armé dune pointe, l'électricité développée par influence s'échappe par la pointe et va neutraliser l'électricité du corps influençant. C'est sur ce principe que repose l'efficacité du paratonnerre.

On produit l'électricité au moyen de piles voltaïques, de machines magnéto-électriques, etc. On obtient ainsi des courants électriques, c'est-à-dire des mouvements d'électricité dans les corps conducteurs, qui tendent à décharger les corps électrisés et à Ses ramener à l'équilibre. Mais si les corps électrisés récupèrent leur charge électrique à mesure qu'elle se dépense, le courant devient permanent. Un courant électrique est une force qui peut donner du mouvement ou de la chaleur, de la lumière. Un conducteur traversé par un courant s'échaufté, et d'autant plus que le conducteur est plus fin et moins bon conducteur. Les courants agissent sur l'aiguille aimantée; et les aimants, à leur tour, peuvent agir sur des courants mobiles ; les courants agissent aussi les uns sur les autres : deux courants parallèles s'attirent quand ils marchent dans le même sens, ils se repoussent quand ils marchent en sens contraire. Un courant qui traverse un fil conducteur peut faire naître un courant dans un fil avoisinant : ce dernier est dit courant par induction, etc. Les machines magnéto-électriques reposent sur l'induction produite par le mouvement. Une application particulièrement remarquable des mêmes principes est la bobine de Ruhmkorff.

L'électricité est produite en grand dans la nature, où elle se manifeste par les éclairs et le tonnerre. Les éclairs ne sont que d'immenses étincelles électriques, qui jaillissent entre les nuages chargés d'électricités contraires ou entre les nuages et la terre. La science de l'électricité, encore si incomplète, ne s'est développée qu'au XIXe siècle : Coulomb donna les lois des attractions et répulsions électriques; Œrsted, Ampère, etc., étudièrent les phénomènes électro-magnétiques, les courants et l'induction. Les applications industrielles de l'électricité sont déjà innombrables ; elle tend à remplacer la vapeur et le gaz. Elle est employée aussi en thérapeutique.

Magnétisme. — On a désigné par ce nom l'agent mystérieux auquel l'aimant doit sa propriété d'attirer le fer. Ce phénomène d'attraction rentre aujourd'hui dans l'ensemble des phénomènes électriques. Néanmoins on distingue toujours le magnétisme de l'aimant et le magnétisme terrestre. A celui-ci on rapporte les phénomènes d' 'inclinaison, de déclinaison, de variation d'intensité qu'on observe dans l'aiguille aimantée ou la boussole. On explique ces phénomènes, en considérant la terre comme un vaste aimant, qui agit sur l'aiguille et dont les pôles seraient situés non loin des pôles géographiques. L'intensité de la force à laquelle obéit l'aiguille aimantée varie avec la distance aux pôles magnétiques. Quant au magnétisme animal, c'est l'influence qu'une personne exerce ou prétend exercer sur une autre au moyen de passes ou même par la seule volonté (v. hypnotisme).

Foudre. — C'est l'étincelle électrique très éblouissante (éclair) qui, dans les temps d'orage, s'élance d'un nuage à l'autre ou d'un nuage vers la terre, en traçant ordinairement une ligne brisée, avec une explosion plus ou moins forte qui est le fou lierre. Cette explosion résulte de la commotion de l'air par le passage de l'étincelle. Les roulements

du tonnerre sont dus à des réflexions du son sur les nuages ou sur le sol. On n'entend guère le tonnerre à plus de 15 ou 20 kilomètres. La vitesse de la lumière étant bien plus grande que celle du son, l'éclair luit au regard avant que le tonnerre éclate, et cette différence de temps peut même servir à mesurer la distance où éclate le tonnerre. La foudre produit les effets les plus terribles et aussi parfois les plus singuliers. On lui attribue la formation des fuhjurites. On donne le nom de foudre globulaire à des éclairs en forme de boule, qu'on aurait vus raser le sol, entrer même dans les maisons, frôler les personnes, etc., et finalement éclater avec un grand bruit, en projetant des étincelles et en brisant ce qui les entoure. L'un des effets les plus redoutables de la foudre est le choc en retour, en vertu duquel un homme ou un animal peut être foudroyé, alors que la foudre éclate à une assez grande distance de lui. Ce choc électrique mortel provient de ce que l'électricité accumulée dans le corps, sous l'influence du nuage orageux, retourne subitement dans le sol lorsque le nuage s'est déchargé.

Aurore boréal». — Ce phénomène, dit aussi l mu icre polaire, n'est observé qu'accidentellement sous nos climats, mais il est très fréquent dans les pays voisins du pôle arctique ; on l'a observé également dans les régions australes. Il se présente sous la forme d'un arc enflammé continuellement agité par des traits éclatants, et qui subsiste pendant plusieurs heures. Ce phénomène est certainemeut lié aux causes du magnétisme terrestre, comme le prouvent en particulier la place du sommet de l'arc, qui est toujours situé dans le plan du méridien magnétique du lieu de l'observation, et aussi les perturbations apportées dans l'inclinaison et la déclinaison de l'aiguille aimantée. Mais il faut en chercher surtout l'explication dans l'électricité atmosphérique. Les vapeurs qui s'élèvent des tropiques, avec l'air dilaté, se dirigeraient vers les pôles et s'y condenseraient en particules glacées, douées d'une grande tension électrique : de là les décharges étincelantes qui constituent le phénomène.

Poids pesanteur, pression. — Lois de la pesanteur . — Les corps sont doués de pesanteur, c'est-à-dire qu'ils s'attirent les uns les autres. Cette force d'attraction est proportionnée à leur masse. Le globe terrestre est si volumineux par rapport à notre corps et aux objets qui nous entourent, qu'il attire tout à lui, et nous appelons pesanteur ou poids l'attraction qui tend à nous faire descendre jusqu'au centre de la terre. Si nous descendions en effet dans une mine creusée jusqu'aux antipodes, notre poids diminuerait progressivement de manière à devenir nul au centre de la terre ; à mesure que de nouvelles couches de terrain passeraient de dessous nos pieds sur nos têtes, l'attraction qui nous attire en bas serait neutralisée par celle qui nous porterait en haut ; au point central nous serions plus légers que le flocon de neige ; sollicité de tous côtés par les molécules terrestres, notre corps flotterait indécis. Si nous supposons maintenant qu'au lieu de descendre dans les abîmes, nous montions rapidement vers la voûte céleste, peu à peu nous échappons à l'attraction terrestre. Nous constatons que les corps célestes nous attirent en raison directe de leurs masses et en raison inverse du carré des distances. A 3,000 lieues de la terre, c'est-à-dire à la distance de deux rayons terrestres, nous pesons quatre fois moins que sur le sol ; à 6,000 lieues, nous ne conservons que le 16e de notre poids. Nous traversons les sphères d'attraction des différentes planètes. Le soleil étend son attraction bien au delà ; mais il y a un point où l'attraction solaire est balancée par l'attraction des étoiles. Pour continuer notre voyage imaginaire, il faudra donc dire adieu au soleil qui nous éclaire, passer d'un empire dans un autre

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