PARTIE LOGIQUE ET ENCYCLOPEDIQUE
seille relève de l'archevêché d'Aix. (V. les Guides Joanne, etc.)
Calvados — Formé d'une partie de la Normandie, ce département comprend surtout des vallées d'une grande fertilité. Le climat est humide et doux. Le point culminant n'a que 359 m. Le pays est principalement agricole ; les pâturages de la vallée d'Auge sont célèbres : on y élève le gros bétail. Pour l'industrie, citons les dentelles, les tulles, les toiles, les flanelles, les porcelaines de Bayeux. L'évêché est dans cette dernière ville. La pop. était de 437,267 h. (en 1886) ; 428,945 (en
Cantal. — Formé d'une partie de l'Auvergne, ce département, situé dans le massif central, offre un sol montagneux, volcanique; le climat y est rude et inégal. Le point culminant est le Plomb du Cantal (1,858 m.); le plus bas est sur le Lot (210 m.). Une petite partie des eaux s'écoule dans la Loire ; le reste appartient au bassin de la Gironde. Le Cantal renferme des gisements de plomb, de fer, etc., des eaux minérales (Chaudesaigues, Vie); il produit des bois, des céréales, du bétail, des fromages. L'évêché est à Saint Flour. La pop. était de 241,742 h. (en 1886); 239,601 (en 1891) ; 234,382 (en 1896). 41 h. par kil. carré.
Charente. — Formé de l'Angoumois, d'une petite partie du Poitou, du Limousin, de la Marche et du Périgord, ce département offre des collines et des plaines. Le climat est doux et pluvieux. Le point culminant n'a que 366 m. ; le plus bas est sur la Charente (6 m.). Les eaux se partagent entre cette rivière, la Gironde et la Loire. Forêts, belles vallées, avec quelques régions stériles ; carrières de pierre de taille d'Angoulême, de pierres à plâtre; fonderie de canons de Ruelle, papeteries, distilleries, etc. La pop. était de 366,408 h. (en 1886); 360,259 (en 1891); 356,236 (en 1896). 60 h. par kil. carré.
Charente-Inférieure. — Formé de l'Aunis, de la Saintonge, d'un morceau de l'Angoumois et du Poitou, ce département, situé sur le littoral de l'Océan, comprend des pays d'aspects bien différents : collines et plateaux ou plaines (Bocage), marais et dunes. Le climat est tempéré et humide. Le point culminant n'a que 172 m. Culture des huîtres et pêche des sardines ; exploitation de carrières de pierres meulières, de pierres détaille, etc.; vignobles et céréales; distilleries. La pop. était de 462,803 h. (en 1886); 456,202 (en 1891); 453,455 (en 1896). 63 h. par kil. carré.
Cher. — Formé d'une grande partie du Berry et d'une petite partie du Bourbonnais, du Nivernais et de l'Orléanais, ce département central est généralement peu accidenté et peu fertile ; mais il est riche en mines de fer. Le point culminant atteint 508 m.; le plus bas est sur le Cher (89 m.). Le climat est tempéré. Au N. s'étend la Sologne. On trouve encore dans ce département des domaines de l,000à 16,000 hectares. La pop. était de 355,349 h. (en 1886); 359,276 (en 1891) ; 347,725 (en 1896). 47 h. par kil. carré.
Gorrèze. — Formé d'une partie du Limousin, ce département est très accidenté; il rentre dans le plateau central, et l'altitude du pays, dans le N., est d'environ 800 m. Aussi le climat y est-il rigoureux. Le point culminant s'élève à 984 m.; le plus bas est sur la Vézère (80 m.). Toutes les eaux sont recueillies par la Dordogne. La Corrèze est assez fertile en toutes sortes de produits agricoles, selon l'altitude. Manufacture d'armes à Tulle; forges, papeteries, etc. La pop. était de 326,494 h. (en 1886); 328,119 (en 1891); 322,393 (en 1896). 55 h. par kil. carré.
Corse. — Cette île, qui forme un département, fut vendue 40 millions à la Fiance par les Génois, qui ne pouvaient la maintenir sous leur domination (1767). Elle offre plusieurs climats, suivant
l'altitude ; et la végétation y est très variée. Le Monte-Cinto, point culminant, a 2,710 m. La Corse offre de belles forêts et aussi beaucoup de « maquis » impénétrables. A l'Est, le littoral est bas, sablonneux, marécageux; à l'Ouest, il est sinueux et présente de belles rades, des golfes profonds et sûrs. La Corse est riche en mines et en toutes sortes de productions; mais l'industrie y est peu développée. Les Corses sont très indépendants de caractère, sobres, hospitaliers ; mais ils sont vindicatifs, et les haines de famille (vendetta) entraînent des meurtres fréquents. La pop. était de 278,501 h. (en 1880); 288,596 (en 1891) ; 290,168 (en 1896). 33 h. par kil. carré.
Côte-d'Or. — Formé d'une partie de la Bourgogne, ce département est partagé en deux par la chaîne de collines du plateau de Langres. Le point culminant est le mont de Gien (723 m.) au S.-O., qui appartient au massif granitique du Morvan ; le point le plus bas est sur la Saône (176 m.). Ses eaux se partagent entre les bassins du Rhône, delà Seine et de la Loire. Le climat est tempéré. La Côte-d'Or est célèbre surtout par ses vignobles. Mais elle est riche aussi en autres produits agricoles et en produits industriels. La pop. était de 381,574 h. (en 1S86); 376,866 (en 1891); 368,168 (en 1896). 42 h par kil. carré.
Côtes-du-Nord. — Formé d'une partie de la Bretagne, ce département maritime est accidenté, sillonné par de nombreux cours d'e;m, qui arrosent des vallons frais et fertiles et vont se jeter dans la Manche ou l'Océan. Les coteaux sont tantôt cultivés et tantôt couverts de landes. Le point culminant ne dépasse pas 340 m. Le climat est égal. La région intérieure est agricole ou pastorale; celle du littoral vit surtout de deux industries : la grande pêche et la fabrication des toiles. La pop. était de 628,256 h. (en 1886); 618,652 (en 1891); 616,074 (en 1896). 85 h. par kil. carré.
Creuse. — Formé d'une partie de la Marche, ce département central est très montagneux. Le point culminant atteint 931 m.; le plus bas est sur la Creuse (175 m.). Le climat est rude; le sol, généralement pauvre, produit du seigle, de l'avoine, des pommes de terre. Elevage de moutons et de porcs. Beaucoup d'émigrants (maçons surtout) vont chaque année à Paris et même aux Etats-Unis. Le pays a cependant des mines et des manufactures. Tapisseries à Aubusson et à Felletin ; porcelaines à Bourganeuf; papeteries, etc. La pop. était de 284,942 h. (en 1886); 2H4,660 (en 1891); 279,366 (en 1896). 50 h. par kil. carré.
Dordogne. — Formé du Périgord et d'une partie de l'Agenais, de l'Angoumois et du Limousin, ce département offre un pays accidenté, des plateaux arides et monotones, surtout dans l'O., avec de belles vallées, souvent très fertiles. Le point culminant ne dépasse pas 478 m.; le plus bas, sur la Dordogne, est à 4 m. Le climat est tempéré. Beaucoup de bois et de vignobles. Truffes. Mines, carrières ; établissements métallurgiques, papeteries, etc. La pop. était de 492,205 h. (en 1886) ; 478,471 (en 1891); 464,822 (en 1896). 50 h. par kil. carré.
Doubs. — Formé d'une partie de la Franche- Comté et du comté de Montbéliard, ce département offre beaucoup de montagnes, entrelesquelles s'étendent de vastes plateaux accidentés, froids, mais riches en pâturages et en forêts de sapins. Le point culminant est le Mont d'Or (1,463 m.); le plus bas est sur l'Ognon (200 m.), rivière qui va au Rhône, avec toutes les autres; seul, un torrent appartient au bassin du Rhin. Avec des mines, des carrières, des eaux minérales, etc., le Doubs possède des établissements métallurgiques importants et une horlogerie renommée. La pop. était de 310,903 h. (en 1886) ; 303,081 (en 1891) ; 302,040 (en 1896). 57 h. par kil. carré.
GEOGRAPHIE
Drôme. — Formé d'une partie du Dauphiné, du comtat Venaissin et de la Provence, ce département offre plusieurs régions bien différentes : au N. et dans la vallée du Rhône, un ensemble de plaines et de collines fertiles; à l'E., des montagnes plus ou moins élevées et pittoresques, avec des forêts, des pâturages ; au Midi, des plaines ou des vallées qui jouissent déjà du climat méridional et où croissent les oliviers. Le point culminant est aux Monts Aiguilles (2,405 m.) ; le plus bas est sur le Rhône (50 m.). Le pays est surtout agricole (vignes, céréales, etc.). Industrie de la soie, chapelleries, chaussures, scieries. La pop. était de 314,700 (en 1886) ; 306,419 (en 1891) ; 303,491 (en 1896). 46 h. parlai. carré.
Eure. — Formé du comté d'Evreux, du Vexin normand et d'une partie du Perche, ce département présente des plateaux peu élevés (100 à 200 m.), couverts le plus souvent par de belles forêts et coupés par des vallées fertiles. Le point culminant est à 241 m. ; le plus bas est l'estuaire de la Seine, qui reçoit presque toutes les eaux. La culture et l'industrie y sont également florissantes. La pop. était de 358,829 h. (en 1886); 349,471 (en 1891) ; 340,652 (en 1890). 56 h. par kil. carré.
Eure-et-Loir. — Formé de parties de la Normandie et de l'Orléanais, ce département comprend : la Reauce, pays de plaines ; le Perche, pays de collines. Le point culminant n'est qu'à 285 m. ; le plus bas est sur l'Eure (47 m.). Climat tempéré. Les eaux se partagent entre la Seine et la Loire. Culture et industrie prospères : élevage de chevaux, grande production de céréales ; fonderies, bonneterie, etc. La pop. était de 283,719 h. (en 1886) ; 284,683 (en 1891) ; 280,469 (en 1896). 48 h. par kil. carré.
Finistère. — Formé d'une partie de l'ancien duché de Bretagne, ce département maritime offre un sol accidenté, avec un littoral découpé d'estuaires et hérissé de rocs battus par l'océan. Le point culminant est à 391 m. Climat tempéré et très égal; pluies fréquentes. Les marais et les landes occupent le tiers du pays, mais le reste est bien cultivé. Céréales ; cidre ; élevage de chevaux, de moutons ; pêche à la sardine, etc. La pop. était de 707,820 h. (en 1886) ; 707,012 (en 1891); 739,648 (en 1896). 104 h. par kil. carré.
Gard. — Formé d'une partie du Bas-Languedoc, ce département méridional offre des montagnes (Cévennes), des coteaux, des pays bas et même marécageux, avec des étangs, bordés de salines. Le point culminant est à 1,567 m. Les eaux vont au Rhône ou à la Méditerranée. Excepté dans les montagnes, le climat est méditerranéen. Le pays est riche en vignobles, en mines, etc. Industrie de la soie. Etablisements métallurgiques, etc. La pop. était de 417,099 h. (en 1886); 419,38S (en 1891) ;
Garonne (Haute-). — Formé de portions du Languedoc et de la Gascogne, ce département comprend, avec des montagnes élevées, qui font partie des Pyrénées, des collines et des plateaux boisés, et des plaines, parmi lesquelles celle de Toulouse. Le point culminant a 3,220 m. ; le plus bas est sur le Tarn (75 m.). Toutes les eaux vont à la Garonne Le pays est [riche en toutes sortes de cultures. Eaux minérales à Bagnères-de-Luchon, Barbazan, etc. Etablissements métallurgiques et industriels. La pop. était de 4SI, 169 h. (en 1886); 472,383 (en 1891) ; 459,377 (en 1890). 72 h. par kil. carré.
Toulouse. — Cette ancienne capitale du Languedoc, sur la rive droite de la Garonne et sur le canal du Midi, fforissait déjà avant la conquête romaine. Très riche et très peuplée, réputée ville sainte, elle était le centre de la tribu des Volces Tectosages. Ayant laissé l'alliance de Rome pour traiter avec les Cimbres, en 106 av. J.-C, elle fut
surprise par Servilius Cépion, qui pilla ses temples. Mais les Cimbres ayant battu ensuite les Romains à Toulouse, cette défaite fut regardée comme un châtiment du ciel ; et l'on parla de l'or de Toulouse comme d'une richesse qui ne porte pas bonheur. Toulouse fit partie de la Narbonnaise, puis devint la capitale des Wisigoths (419), auxquelselle fut enlevée par Clovis. Les ducs d'Aquitaine y régnèrent ; vinrent ensuite les comtes de Toulouse. Elle souffrit beaucoup pendant la guerre des Albigeois. Elle avait une université depuis 1229, un parlement depuis 1280. Sa population s'est accrue au XIXe siècle. Elle était de 1 14,085 h. (en 1869) ; 149,791 (en 1891); 149,963 (en 1896). Célèbre par ses Jeux floraux, fondés en 1323 et renouvelés plus tard par Clémence Isaure (v. ce nom), Toulouse est également une ville commerçante et industrielle : elle est, pour une foule de productions, le principal entrepôt du Midi. Signalons, entre autres monuments, la belle église de Saint-Sernin ou Saturnin, très riche en reliques, l'hôtel de ville ou Capitule.
Gers. — Formé d'une portion de la Gascogne, ce département offre un sol entrecoupé dé rivières, avec des coteaux et des plaines. Le point culminant ne dépasse pas 385 m. ; le plus bas est à 55 m. sur le lit du Gers; les eaux vont à la Garonne et à l'Adour. Le climat est doux et tempéré. L'agriculture est florissante, mais l'industrie peu développée. La pop. était de 274,391 h. (en 1886) ; 261,084 (en 1891) ; 250,472 (en 1896). 40 h. par kil. carré.
Gironde. — Formé d'une partie de l'ancienne Guyenne, ce département maritime comprend des vallées et des coteaux riches en vignobles renommés, avec une région couverte par des étangs et des landes où croissent des forêts de chênes et surtout de pins maritimes. Le point culminant n'est qu'à 163 m. ; les eaux vont à l'estuaire de la Gironde ou à l'océan. Le climat est doux et égal. Culture, industrie et commerce très florissants : vins de Bordeaux ; huîtres d'Arcachon ; chantiers de construction maritime à Bordeaux, etc. La pop. était de 775,845 h. (en 1886) ; 793 528 (en 1891) ; 809,902 (en 1896). 75 h. par kil. carré.
Bordeaux. — Sous les Romains, la ville de Bordeaux était la capitale de la 2e Aquitaine. Devenue la capitale de la Guyenne, elle passa aux mains des Anglais (v. Elêonore de Guyenne) et ne revint à la France qu'en 1453. Sa pop. s'est accrue beaucoup au XIXe siècle. Elle était de 181,424 h. (en 1869); 252,415 (en 1891); 256,906 (en 1896). Bordeaux est remarquable par son port et son commerce d'exportation et d'importation avec l'Amérique, l'Angleterre et autres contrées du globe.
Hérault. — Formé d'une partie du Languedoc, ce département méridional et maritime offre un sol montagneux au X. et des plaines vers la mer. Le point culminantestlacimedel'Espinouze(l,126 m.). Toutes les eaux vont à la Méditerranée par de petits cours d'eau, sauf une faible partie qui appartientau bassin de la Garonne. Le climat est varié, selon l'altitude. Le pays est riche surtout en vignobles. Immenses troupeaux de moutons sur les causses. Forêts de chênes etde pins. Sériciculture. Industrie des draps à Lodôve. Salines et pêche sur le littoral. Eaux minérales à Lamalou, Balaruc, etc. La pop. était do 439,044 h. (en 1886) ; 461,651 (en 1891) ; 469,084 (en 1896).
Ille et-Vilaine. — Formé d'une partie de la Bretagne, ce département offre un sol peu varié, mais bien cultivé. Le point culminant, sur la limite du Morbihan, est à 255 m. Les eaux se partagent entre la Manche et l'Océan. Climat uniforme et humide. La partie la plus fertile est le marais de Dol, jadis recouverte par la mer. Propriété très divisée. Céréales; cidre ; prairies, beurre : huîtres de