EPIG
épeler,"va. (anc. franc, espeldre : goth. spillon,
expliquer). Se conj. c. amonceler. Nommer les lettres d'un mot et les assembler en syllabes : épeler un mot (489d).
épellation, sf. Action, art d'épeler.
épenthèse, sf. (g. înlvBzats, insertion). Addition d'une lettre, d"une syllabe au milieu d'un mot (490h).
épenthétique, adj . Ajouté par épenthèse : lettre épenthétique.
éperdu, ue, adj. (pour esperdu, pp. de esperdre, perdre tout à fait). Qui est fort agité, fort troublé par quelque passion (1161).
éperdument, adv. Violemment.
éperlan, sm. (allem. spierling). Petit poisson de mer, à couleurs nacrées fort brillantes (830m).
Epernay, ch.-l. d'arr. (Marne); 10,377 h. L'arr. a 99,132 h., 174 corn., 9 cantons (l523h).
Epernon (duc d'), favori d'Henri III, servit Henri IV et Louis XIII (1554-1642) (1309b).
éperon, sm. Branche de métal, armée de pointes, que l'on s'attache au talon pour piquer le cheval (7'Jiq) ; par anal, ergot des coqs; pointe delà proue des navires; fortification, ouvrage à angle saillant ; en bot. prolongement postérieur de la base du calice ou de la corolle dans certaines fleurs, comme dans Vancolie, l'aconit, etc. Chausser les éperons, faire chevalier. Gagner ses éperons, faire ses premières armes avec distinction.
Eperon d'or (Ordre de 1'), anc. ordre de chevalerie pontifical.
éperonné, ée, adj. Qui a des éperons.
éperonner, va. Donner un coup d'éperon ; au fig. aiguillonner, stimuler.
éperonnier, sm. Artisan qui fait, qui vend des éperons, des mors, etc. (584h).
Eperons (Journée des), nom de deux défaites des Français : l'une àCourtrai (1302) ; l'autre (1513) à Guinegate.
épervier, sm. (anc. h. allem. sparvari; ail. mod. sperber). Oiseau de proie (835d) ; filet à prendre du poisson (795g).
épervière, sf. [épervier ; cette plante passait pour fortifier la vue de l'épervier). Plante composée. (886m).
épervin, v. èparvin.
éphèbe, sm. (g. ëyjjêos). Chez les Grecs, jeune homme, adolescent (3 18]).
éphélide, sf. (g. ïyr,/U ■■ Èiti, sur ; ^).tos, soleil). Tache de rousseur à la peau. Méd. (347a).
éphémère, adj. (g. loip-ipo$ : 1-zL, pendant ; ■hp-ipa-, jour). Qui ne vit qu'un jour ; qui dure bien peu (1003b). — Sm. Genre d'insectes névroptères (836p).
éphémérides, sf. pi. (lat. et g. ephemeris). Tables astronomiques qui donnent pour chaque jour de l'année la situation des planètes, etc. ; livres ou notices qui contiennent les événements accomplis le même jour à différentes époques (495h).
Ephèse, anc. v. de l'Asie Min. (Ionie). Temple de Diane, une des 7 merveilles du monde, brûlé par Erostrate (356 av. J.-C.) (1569b).
éphésien, ienne, adj. et s. Qui est d'Ephèse ; qui appartient à Ephèse (4l3c).
éphod, sm. (mothébr.). Sorte d'écharpe àl'usage des lévites, des prêtres hébreux (498j).
éphores, sin.pl. [(g. 'iyopoç, inspecteur). A Sparte, sorte de tribuns qui surveillaient les actions des deux rois (58 ld).
Ephraïm, 2e fils de Joseph, père de l'une des tribus d'Israël (1041b).
Ephrata, premier nom de Bethléem (1569d). épi, sm. (1. spica). Tète d'une tige do blé et de plusieurs autres graminées qui renferme le grain ; réunion de fleurs disposées en épi (884i). = épiage, sm. Développement de l'épi.
épiale, adj. (du grec). S'est ditd'uDe fièvre con-
tinue accompagnée de frissons vagues et irréguliers : fièvre épiale (354) ) .
= épicarpe , sm. (g. È7rî, sur; zz^oç, fruit). Epidémie du fruit. Bot. (884m).
épice, sf. (1. species, au sens de substance). Substance végétale aromatique, comme poivre, clou de girofle, cannelle, muscade, qui sert à assaisonner. Paind'épice (v. pain) (729f).
= épicéa, sm. (pour picéa, arbre à poix, arbre à résine). Conifère, voisin du sapin (889b).
épicène, adj. (g. i-xUwoi, commun). Se dit d'un nom qui désigne l'un ou l'autre sexe, comme enfant (490k).
épicer, va. Se conj. c. agacer. Assaisonner avec des épices.
épicerie, sf. Toutes sortes d'épices (729f) ; commerce de l'épicier (586o).
Epicharis (ka), affranchie romaine, conspira contre Néron, s'étrangla pour ne pas dénoncer ses complices (1115e).
Epicharme (kar), poète grec et philosophe pythagoricien (540-450 av. J.-C.) (1074h).
épichérème (ké), sm. (g. ïia^ip-nti-rj; attaque). Syllogisme dans lequel chaque prémisse est accompagnée de sa preuve (493f). [Enc. 528.
épicier, ière, s. Celui, celle qui tient un commerce d'épicerie (586o). [Enc. 653.
épicrâne, sm. Ensemble des parties qui recouvrent le crâne. Anat. (345a).
Epictète, philosophe stoïcien , né en Syrie, amené comme esclave à Rome et chassé sous Donatien. Son disciple Arrien a écrit le Manuel d1 Epictète (Ier s. ap. J.-C). [Enc. 1138.
Epicure, chef des épicuriens, fonda la morale sur le bien-être (vers 337-270av. J.-C). [Enc. 1096.
épicurien, sm. Sectateurd'Epicure; voluptueux. — Adj. Morale épicurienne (418i).
épicurisme, sm. Doctrine, morale, manière de vivre des épicuriens. [Enc. 474.
épicycle, sm. (g. i-i, sur ; m/.j.oç, cercle). En astr. petit cercle dont le centre est supposé se mouvoir sur la circonférence d'un plus grand cercle (994n).
épicycloïde, sf. Sorte de courbe (9931).
Epidaure, anc. v. de l'Argolide, célèbre par son temple d'Esculape (1553e).
épidémie, sf. (g. Im, sur; 3%o«, peuple). Maladie qui fait des ravages dans un temps et une localité déterminés (choléra, fièvre thyph.) ; au fig. mal général (354k). Syn. : contagion (358).
épidémique, adj. Qui tient de l'épidémie. Fig. : engouement épidémique.
= épidémiquement, adv. D'une manière épidémique.
épiderme, sm. (g. ïitl, sur; Sép/ix, peau). Membrane transparente qui recouvre le derme ; pellicule ^347a).
épier, va. (pour espier ; de l'anc. allem.). Observer adroitement quelqu'un ou quelque chose. Fig. : épier l'occasion, se tenir prêt en observant (112g).
épier, vn. Monter en épi : les blcs commencent à épier (884i).
épierrement, sm. Action d'épierrer.
épierrer, va. Oter les pierres d'un jardin, d'un champ, etc. (930m).
épieu, sm. .(pour espieu : du german.). Arme d'hast qui sert à chasser le sanglier, etc. (800j).
épigastre, sm. (g. è™, sur; yairrip, estomac). Partie supérieure de l'abdomen (346j).
épigastrique, adj. Qui appartient àl'épigastrc : région épigastrique. Anat.
= épigênèse, sf. (g. l-i, sur; yivecrtç, génération). Système d'après lequel on conçoit la formation des êtres organisés par l'addition successive de parties qui n'existaient pas dans le germe (46i). [Enc. 98.