GOUV
GRAI
gouvernement, sm. Manière, action de gouverner (577a) ; constitution d'un Etat, système de gouvernement (419a) ; ceux qui gouvernent un Etat : le gouvernement avisera ; charge de gouverneur; juridiction, hôtel du gouverneur. [Enc. 482.
= gouvernemental, aie, adj. Qui a rapport au gouvernement.
gouverner, va. (1. gubernaré). Tenir le gouvernail (255g) ; en général, diriger, conduire, régir avec autorité, administrer : gouverner un royaume, .«a maison (577a) ; en gram. avoir pour régime : le verbe actif gouverne l'accusatif. — Vn. Obéir au gouvernail : ce nax^ire gouverne bien. — Se gouverner, v. pr. Régler ses actions; diriger ses propres affaires.
gouverneur, sm. Commandant d'une province, d'une place; directeur général ; gouverneur de la banque de France (577a) ; celui qui dirige une éducation (582k).
Gouvion- Saint-Gyr, maréchal de France (1764-1830) (1405c).
Goya, peintre espagnol (1746-1828) (1409b).
goyave, sf. (du péruvien). Fruit du goyavier.
goyavier, sm. Grand arbre appelé aussi poirier des Indes {88Hq).
Gozlin, évéque de Paris, qu'il défendit contre les Normands (885-886). [Enc. 1175.
Gozon, grand maître des chevaliers de Rhodes (1345), délivra cette île, dit-on, d'un serpent monstrueux. [Enc. 1240.
= Graal (le) ou Saint-Graal, vase d'émeraude qui, d'après des légendes du moyen âge, avait servi àJ.-C. le soir de la Cène, et dans lequel -Joseph d'Arimathie aurait recueilli le sang des plaies du Sauveur i498j).
grabat, sm. (1. grabatus ; g. y.p&èx-zoç). Mauvais lit, dépourvu du nécessaire (725c).
grabataire, adj. et s. Habituellement malade et alité (fam.) (725c) ; s'est dit d'une secte de chrétiens qui différaient le baptême jusqu'au lit de mort (417e).
grabuge, sm. Querelle. Fam. (180h).
Graçay, ch.-l. de c. arr. de Bourges (Cher) ; 2,824 h. (1519e).
Gracchus. nom de 2 frères, tribuns du peuple et orateurs célèbres, fils de Cornélie : Tibérius, tué en 133; Caïus, en 121. Ils proposèrent les lois agraires. [Enc. 1108.
grâce, sf. (1- gratia : gratus, agréable). Ce qui plaît dans l'attitude, la démarche, le maintien, le discours, le style, etc., agrément : les grâces d'un esprit cultive (43a) ; dans la myth. déesses qui personnifiaient les grâces : les trois Grâces (18j) ; bienveillance, faveur, amitié : conserver les bonnes grâces de qqn (181a, 577c) ; ce qu'on accorde sans y être obligé, faveur, bienfait : combler de grâces, demander nue grâce ; secours que Dieu donne aux hommes en vue de leur salut : tout, est possible avec la grâce (17b); pardon, indulgence, remise d'une peine : faire grâce : obtenir sa grâce (661c) ; remerciement, marque de gratitude : rendre grâce, rendre des actions de grâces (184e) ; au pi. prières après le repas: dire ses grâces (50 lo; titre d'honneur des ducs d'Anglet., etc. : Sa Grâce le duc de (578h). An de grâce (v. an). Grâce à Dieu, par la faveur de Dieu ; heureusement. De grâce, par bonté. Coup de ijrâce (v. coup). Syn. : bienfait, faveur, bon office, service (191); pardon, absolution, rémission (664). [Enc. 23 et 205.
graciable, adj. Pardonnable. Jurispr.
gracier, va. Se conj. c. allier. Faire grâce à un criminel, lui remettre sa peine (661c).
gracieusement, adv. D'une manière gracieuse: parler gracieusement (43a).
gracieuser, va. Faire des démonstrations de bienveillance. Peu usité (5O0h).
gracieuseté, sf. Civilité, honnêteté ; gratification. Fam.
gracieux, euse, adj. (g. gratiosus). Qui a de la grâce, rempli de grâce : sourire, accueil gracieux (43a) ; qui accorde des grâces : gracieux souverain = Sm. Cequi est gracieux. Syn. -.beau, joli, gentil, etc. (51).
gracilité, sf. (1. gracilitas : gracilis, grêle). Qualité de ce qui est grêle (988f).
= gracioso, adv. (it. grazioso). Avec grâce.
Gracques (les), v. Gracchus.
gradation, sf. (1. gradatio). Accroissement successif et par degrés (989e) ; en rhét. sorte de figure par laquelle on accumule plusieurs expressions ou plusieurs idées qui enchérissent l'une sur l'autre.
grade, sm. (1. gradus, pas). Degré de dignité, d'honneur, dans une hiérarchie. [Enc. 602.
gradé, adj. m. Qui a quelque grade inférieur dans l'armée (578g).
Gradenigo, nom de 3 doges de Venise. Le 1er (1289-1311) fonda l'aristocratie par la création du Livre d'or. [Enc. 1225.
gradin, sm. Petit degré; au pi. bancs disposés en amphithéâtre (721a).
graduation, sf. Division en degrés.
gradué, ée, pp. Qui a des divisions marquées ; tube gradué ; qui va progressivement : exercices gradués (989e). — S. Qui a pris des grades dans une faculté (578g).
graduel, elle, adj. Qui va par degrés.
graduel, sm. (araduale). Versets, entre l'épître et l'évangile, qu'on disait ou qu'on chantait sur les degrés du jubé ou de l'ambon (501b) ; livre de lutrin contenant les offices du matin (496k).
graduellement, adv. Par degrés.
graduer, va. (1. du moyen âge graduare). Marquer des degrés de division ; augmenter par degrés (989e) ; conférer des grades dans quelque faculté.
= gradus ou gradus ad Parnassum, sm.
(1 </radus, degré). Dictionnaire de poésie latine (495i).
Gratz ou Graetz, v. de Styrie (Autriche) ; 113,540 h. (1551c).
Graevius, érudit allemand (1632-1703).
[Enc. 1340.
Graffigny (Mme de), française, auteur des Lettres d'une Péruvienne (1695-1758) (1351e).
graffite ou sgraffite, sm. (ital. sgraffito, égratigné : graffio, poinçon) . Sorte de dessin tracé avec une pointe sur l'enduit grisâtre d'un mur : les graffites de Pompéi (499c).
graillement, sm. Son cassé ou enroué de la voix (988p).
grailler, vn. (anc. mot graille, corneille; du lat. gracula ; cf. aussi vx fr. graile, trompette grêle, allongée). Sonner du cor pour rappeler les chiens. Vénerie (256h).
graillon, sm. Restes malpropres d'un repas (730j) ; odeur de graisse brûlée.
= graillonner, vn. Tousser pour débarrasser la gorge de la pituite. Pop.
= graillonneur, euse, s. Celui, celle qui ^raillonne habituellement (350h).
grain, sm. (1. granum). Fruit ou semenced'un petit volume : grain de blé, de raisin (884n) ; parcelle, objet en forme de grain : grain de sel, grain de chapelet ; petite inégalité sur le cuir, sur une étoffe: soie d'un beau grain ; ancien petit poids, qui valait le 20e d'un gramme (990h) ; en t. de mar. : grain fie vent ou absol. grain, tourbillon qui se forme tout à coup et qui fatigue plus ou moins le navire (939a) ; nuaire qui annonce le grain. Syn. : graine (892), brin (ibid.). [Enc. 900.
= grainage, sm. Action de faire grener le ver à soie (583e).
GRAI