APER
= aperception, sf. Acte par lequel l'âme perçoit directement. Phil. (119a). [Enc. 167.
apercevable, adj. Qui peut être aperçu.
apercevance, sf. Faculté d'apercevoir : apercevance fine. Peu usité (119b).
apercevoir, va (à et percevoir). Se conjugue c. recevoir. Commencer à voir, découvrir au loin; se dit aussi de l'esprit. — S'apercevoir, v. pr. Remarquer : s'apercevoir du piège (119b).
aperçu, ue, pp. et sm. Un aperçu, une première vue, une vue rapide; exposé sommaire (1 19b).
apéritif, ive, adj. et sm. (1. aperire, ouvrir\ En t. de méd., qui ouvre les voies, les pores ; qui ouvre l'appétit (355a).
apétale, adj. (g. k priv. et pétale). Sans pétales, sans corolle (884i).
apetissement, sm. Diminution. Peu usité.
apetisser, va. Rendre plus petit, accourcir. — — Vn. Devenir plus petit. — S'apetisser, v. pr. Même sens (989b).
à peu près, loc. adv., v. peu et près.
aphélie, sm. (g. k-ni, marquant eloignement ; »î>tos, soleil). Point où une planète est à sa plus grande distance du soleil. — Adj. La terre est aphélie (992k).
aphérèse, sf. (1. et g. aphœresis, enlèvement). Retranchement au commencement d'un mot. Ex. : lors pour alors ; las pour hélas ; Bastien pour Sébastien (490h).
aphone, adj. (g. àywvoç : à, priv ; fwvvj, voix). Qui est sans voix. Méd. (3521).
aphonie, sf. Perte de la voix.
aphorisme, sm. (g. àyopts^és, définition). Brève maxime. Syn. : sentence, axiome, proverbe, apophtegme (503).
Aphrodite, déesse Vénus (18j).
aphte, sm. (g. âty0v) : cinra, enflammer). Petit ulcère de la bouche (3521).
aphteux, euse, adj. Caractérisé pardes aphtes. Fièvre aphteuse ou cocote, maladie contagieuse du bœuf, du porc, de la brebis (832m) [Enc. 845.
aphylle, adj. (g. ayj)>os,sans feuille). Dépourvu de feuilles. T. de bot. (883c).
api, sm. (Appins, qui, le premier, obtint ce fruit). Petite pomme colorée d'un rouge vif. On dit mieux : pomme d'api (885c).
Apicius, nom de plusieurs Romains célèbres par leur gourmandise ; le plus fameux, contemporain d'Auguste (1115e).
= apiculteur, sm. Celui qui entend, qui pratique l'apiculture.
apiculture, sf. (1. apis, abeille ; et cultura, culture). Art d'élever les abeilles (583e). [Enc. 636.
Apis (ice), sm. (le bœuf). Symbole d'Osiris, que vénéraient les Egyptiens (19e).
apitoyer, va. [à etpitiè). Seconj.c. employer. Toucher de pitié. — S'apitoyer, v. pr. Compatir. Fam. (180j).
aplanir, va. Rendre plan. Fig. : aplanir les difficultés, les faire disparaître (993h).
aplanissement, sm. Action d'aplanir ; résultat de cette action.
aplatir, va. Rendre plat ; écraser (993h).
aplatissement, sm. Action d'aplatir; état de ce qui est aplati.
aplomb, sm. (aplomb). Ligne perpendiculaire à l'horizon : ce mur perd, son aplomb; au fig. assurance. — D'aplomb, loc. adv. Verticalement (993a).
Apocalypse, sf. (g. kTcoxfàwfiis, révélation). Livre où saint Jean a consigné les révélations qu'il eut à Patmos (496j).
apocalyptique, adj. Se dit fam. au fig. des écrits et discours obscurs.
apoco, sm. (ital. ha poco, il a peu). Homme de peu de sens. Fam. (115f).
apocope, sf. (g. knoxon-ô, retranchement). Re-
APÛS
tranchement d'une lettre ou d'une syllabe à la fin d'un mot. Ex. : encor pour encore ; grand'mère pour grande mère (490h).
apocrisiaire, sm. (bas 1. apocrisiarius : g. ànôxptfft;, réponse). Chez les Grecs du Bas-Empire, celui qui portait les réponses des empereurs ; plus tard, officier chargé d'expédier les actes ; envoyé ecclésiastique ; dans lesanc. monastères, trésorier ; sous Charlemagne, grand aumônier (5781).
apocryphe, adj. (g. àTtoxpuyos, caché). Dont l'authenctiité n'est pas établie (114k) ; se dit aussi d'auteurs non reconnus par l'Eglise (250g). — Sm. Livre, document apocryphe.
apocyn, sm. (g. kitoxùvov : à™, marque eloignement; r.xioiv, chien). Plante exotique, dont une espèce, V apocyn maritime, renferme un suc très vénéneux (886n). (Enc. 918.
= apocynées, sf. pi. Famille de plantes dont le type est ï'apocyn (886n).
apode, adj. et sm. (g. oinovs, sans pied). Sans pieds, ou sans nageoires Didact. (831g).
apodictique, adj. (g. à^oouxrtxôi : Sîixvu/zt, montrer). Evident. Phil. (113e).
apogée, sm. (g. àni, marque eloignement; y%, terre). Point de l'orbite d'une planète où elle se trouve à sa plus grande distance de la terre ; au fig. degré le plus élevé : à l'apogée de la fortune. — Adj. La lune est apogée (992k).
= apollinaire, adj. En l'honneur d'Apollon : jeux apo/l inaires (18i).
Apollinaire (Sidoine), de Lyon, gendre de l'emp. Avitus, fut préfet de Rome, puis évêque de Clermont (430-488) (1146i).
Apolline (sainte), vierge et martyre d'Alexandrie, en 248. Fête le 9 fév. (11 15d).
Apollon, fils de Jupiter, dieu du soleil, de la poésie, des arts. Mythol. (18i). [Enc. 33.
Apollonius de Rhodes, poète grec, auteur des Argonautiques (270-186) (1074b).
Appollonius de Tyane, pythagoricien, m. en 97 après J.-C. Les païens opposèrent ses prestiges aux chrétiens (1115d). [Enc. 1131.
apologétique, adj. Qui contient une apologie (4881). — Sf. Partie de la théologie qui défend la religion (248b). [Enc. 268.
apologie, sf. (1. et g. apologia). Discoursjustificatif ; tout ce qui justifie (4881). [Enc. 511.
apologiste, sm. Celui qui fait une apologie (4881) ; auteur d'une apologie de la religion (248b, 250j).
apologue, sm. (g- knôXoyoç, récit). Récit, fable contenant une morale (48Sj). [Enc. 510.
aponévrose, sf. (g. knoviûpuciç) . Membrane qui enveloppe les muscles et sert à les fixer aux os. Anat. (347a).
aponévrotique, adj. Qui a rapport aux aponévroses. Anat.
apophtegme, sm. (g. àitofetyfxoc). Dit notable d'une personne illustre (493hi. Syn. : sentence, axiome, proverbe, aphorisme (503).
apophyse, sf. (g. àvo^nn, excroissance). Saillie d'un os. Anat. (3461).
apoplectique, adj. Qui appartient à l'apoplexie : complexinn apoplectique. — Adj. et s. Disposé à l'apoplexie.
apoplexie, sf. g. ànonXriis : Tt/vïïsu, frapper). Privation subite et plus ou moins complète du sentiment et du mouvement (353f). [Enc 405.
apostasie, sf. (g. kTtoaTuaia, abandon). Action d'apostasier (179e).
apostasier, vn. Abandonner sa foi religieuse, la vraie foi.
apostat, adj. et sm. Qui a apostasie (179e).
apostème, voir apostume.
aposter, va. (à et poste). Placer dans un poste pour guetter, etc. Se dit d'ordinaire en mauvaise part (7201).
APOS
APPE
à posteriori, loc. adv. 1. De ce qui suit, parles conséquences, par les effets : raison, méthode à posteriori (492m.)
apostille, sf. (bas lat. apostilla, note, explicacation). Note placée à la marge ou au bas d'une pièce ; recommandation (495f).
apostiller, va. Mettre une apostille.
apostolat, sm. Ministère d'apôtre. [Enc. 208.
= apostolicité, sf. Caractère de ce qui vient des apôtres.
apostolique, adj. Qui procède des apôtres : tradition apostolique; qui tient des apôtres : oie apostolique ; qui émane du Saint-Siège : bref apostolique (181d).
apostoliquement, adv. A la manière des apôtres.
apostrophe, sf. (g. k-o^^o-fh). Fig. de rhét. par laquelle on s'adresse directement à quelqu'un ou à une chose personnifiée (Ex. : gloire humaine, tu es a a mensonge) ; interpellation vive, trait mortifiant lancé à quelqu'un (497d).
apostrophe, sf. (g. ànôsTpofoi) . Signemarquant l'élision d'une lettre. Ex. : l'âge (494h).
apostropher, va. Adresser directement et vivement la parole à quelqu'un ou à quelque chose que l'on personnifie (497d).
apostume, sm. (1. apostema). Tumeur qui suppure. La forme savante, qui tend à prévaloir, est apostème (353c).
= apothème, sm. (g. à.itoriQ-ri/j.i, abaisser). Perpendiculaire menée du centre d'un polygone sur un côté (993c).
apothéose, sf. (g. «^oSiwnT : ùr,6, à part; Bio%, dieu). Chez les anciens, déification des empereurs, des héros : par hyperbole, honneurs extraordinaires dispensés à quelqu'un par l'opinion (501f), jSyn. : déification (20).
apothicaire, sm. (bas 1. apothecarius : g. ànoûh'-v, boutique). Pharmacien. Vx. Mémoire d'apothicaire, compte sur lequel il y a beaucoup à rabattre ('252m).
apothicairerie, sf. Pharmacie (719h).
apôtre, sm. g. kttoçtoAos, envoyé). Nom donné aux douze disciples choisis par Jésus-Christ pour prêcher l'Evangile ; au fig. se dit de ceux qui prêchent la foi à la manière des apôtres, de ceux qui propagent une doctrine, etc. (181d) [Enc. 208.
apozème, sm. (1. et g. apoxema, bouillon). Décoction de substances végétales (355d).
apparaître, vn. (1. pop. apparescere, pour apparere). Se conj. c. paraître. Devenir visible; se montrer (996p).
apparat, sm. (1. apparatus). Pompe, solennité donnée à certains actes : discours, festin d'apparat (501f); livre rédigé en forme de dictionnaire, et propre à faciliter l'étude d'une science, d'une langue, d'un auteur: apparat su r Cicéron (495i).
apparaux, sm. pi. (anc. pi. d'appareil). Engins ou agrès d'un navire : voiles, vergues, poulies, ancres, artillerie (723j).
appareil, sm Préparatif, apprêt de tout ce qui a de la pompe, de la solennité : faire de grands appareils; chose ainsi préparée: entrer en grand appareil (50 lf) ; mécanisme, instr., machines ou organes qui concourent à une même fonction : l'appareil respiratoire (798i) ; en méd. ce qui sert à un pansement, bandages, etc. : mettre, lever, arracher l'appareil, unpremier appareil (355b); en archit. art ou action de tracer les pierres, d'en combiner la charge, la pose (720n). [Enc. 766,818.
appareillage, sm. Préparatifs pour mettre à la voile (724m).
appareillement, sm. Action d'appareiller deux objets, deux animaux (45f).
appareiller, va. (1. apparare, préparer). Disposer. Vx en se sens (45f). — Vn. Mettre à la voile (724m).
appareiller, va. (à et pareil). Réunir des choses pareilles: appareiller des gants, des chevaux (45f).
appareilleur, sm. Chef-ouvrier qui trace la coupe des pierres, etc. (5841).
apparemment (ra-man), adv. Selon les apparences, vraisemblablement.
apparence (rance , sf Ce qui apparaît d'une chose ; forme, figure : apparences trompeuses : vraisemblance, probabilité : selon toute apparence. — En apparence, loc. adv. Apparemment (996p).
apparent, ente, adj. Visible, manifeste : l'endroit le plus apparent; remarquable : les personnages les plus apparents de la ville; spécieux, qui paraît autre : le mouvement apparent du soleil.
apparenter, va. Donner des parents par alliance : apparenter à la noblesse. — S'apparenter, v. pr. S'allier à une famille. Apparenté, ée, pp. (41 ld).
appariement ou apparîment, sm. Action d'apparier, d'assortir.
apparier, va. Assortir par paires, par couples : apparier des chevaux (991e).
appariteur, sm. Sergent dans les cours ecclésiastiques ; huissier de faculté (578n).
apparition, sf. Manifestation d'une chose, d'un être : l'apparition d'une comète ; arrivée, passage : ne faire qu'une apparition : spectre, vision (996p).
apparoir, vn. (1. apparere, apparaître). Etre évident. Usité seulement à l'inf. et à la 3e pers. du sing. du prés, de l'ind. : il appert. T. de palais (114i).
appartement, sm. (ital. appartamento ; 1. partiri, partager). Logement composé de plusieurs pièces de suite : qrand, bel appartement (721d). [Enc. 767.
appartenance, sf. Ce qui appartient à une chose, dépendance (658h).
appartenant, ante, adj. Qui appartient de droit : bien à lui appartenant.
appartenir, vn. (1. ad, à ; pertinere, se rapporter!. Se conj. c. tenir. Etre la propriété de : tout appartient à Dieu; être le droit, le privilège ou le propre de ; faire partir de ; convenir. — Impers. : il appartient au père d'élever ses enfants. — S'appartenir, v. pr. Etre maître de soi, de ses actions (658h).
appas, sm. pi. (appât). Attraits, charmes qui attirent : les appas du jeu (117c).
appât, sm. (1. ad, vers : pastus, nourriture ; pascere, paître). Pâture pour attirer le gibier, le poisson ; au fig. attrait (833b). Syn. : piège, embûche, leurre, amorce (801). [Enc. 847.
appâter, va. Attirer avec un appât ; donner à manger aux petits oiseaux.
appaumé. ée, adj. En t. de blason, se dit d'un écu chargé d'une main étendue et montrant la paume (499d>.
appauvrir, va. (ii et paurre). Rendre pauvre. Fig. : appauvrir un sol, une langue. — S'appauvrir, v. pr. Devenir pauvre (575d).
appauvrissement, sm. Etat de pauvreté où l'on tombe peu à peu. Fig. : l' appauvrissement du sol, du sang.
appeau, sm. (autre forme d'appel). Sifflet pour contrefaire la voix des oiseaux et les attirer au piège (795f) ; oiseau dressé à attirer les autres.
appel, sm. Action d'appeler : répondre à un appel, à un cri d'appel ; action d'appeler par leur nom les soldats d'une compagnie, etc. : faire l'appel, manquer à l'appel ; inviter, invoquer : faire appel éi quelqu'un, à sa générosité (487d). recours à un juge supérieur (6601). Appel comme d'abus, appel au conseil d'Etat contre un ministre
APPE