SONT
SOTT
Son-Tay, v. du Tonkin (1570h).
Sophia, cap. de la Bulgarie; 47,000 h. (1554g). Sophie (sainte), martyre à Rome (140). Fête 30 sept. (1115d). — Eglise Sainte-Sophie, élevée par Justinien à Constantinople, changée en mosquée par Mahomet II. [Enc. 1128.
sophisme, sm. (lat. et g. sophisma). Raisonnement faux et captieux (113b). [Enc. 142. sophiste, sm. (1. sophista ; g. soft^s)- Chez les Grecs et les Romains, philosophe ou rhéteur ; auteur desophismes (248c).
sophistication, sf. Action de sophistiquer, altération dans les drogues.
sophistique, adj. Qui tient du sophisme; qui fait usage des sophismes (1 13b).
sophistiquer, va. Subtiliser en raisonnant (113b) ; falsifier, dénaturer des aliments, des boissons, des remèdes (939g).
sophistiquerie, sf. Subtilité excessive (113b) ; sophistication (939g).
sophistiqueur, sm. Celui qui sophistique, qui altère les drogues.
Sophocle, tragique grec, auteur A'Antigone, à'Œdipc (495-405 av. J.-C.). [Enc. 1098.
Sophonie, prophète (VIIe s. av. J.-C.) (1042e). Sophonisbe, fille d'Asdrubal, épousa Syphax, puis Massinissa, roi de Numidie (1102c). sophore, sm. Genre de plantes (888t).
sophronistes, sm. pi. (g. sei^pua, sage). Sorte de censeurs athéniens (581d).
sopor, sm. (l.sopor). Sommeil lourd.
soporeux, euse, adj. Qui tient du sopor, qui y a rapport. Méd. (353f).
soporifique, adj. et sm. En méd. qui a la vertu d'endormir. Onditaussi : soporifère etsoporatif, ive (355a).
soprano, sm. (it. soprano : sopra, dessus). Voix la plus aiguë, qu'on appelle autrement dessus ; celui qui l'a. PI. Des soprani (9981).
sorbe, sf. (1. sorbum). Fruit du sorbier (885d).
sorbet, sm. (it. sorbetto, même racine que
sirop). Composition faite de citron, de sucre, etc. ;
breuvage qu'on en fait ; liqueur à demi glacée
(730ietm).
sorbetière, sf. Vase de métal à préparer les sorbets, les glaces (725h).
sorbier, sm. Arbre (rosacé) (888r).
Sorbière, disciple de Gassendi, dont il publia les œuvres (1615-1670) (1310i).
Sorbon (Robert de), chapelain de S. Louis, fonda la Sorbonne (1201-1274). [Enc. 1221.
sorbonique, sf. Thèse de théologie qu'on soutenait autrefois en Sorbonne (493f).
sorboniste, sm. Docteur, bachelier de l'ancienne Sorbonne (417a).
Sorbonne (la) (Sorbon) Ane. école de théologie de Paris (417a) ; auj. siège des facultés des lettres et des sciences (1527c).
sorcellerie, sf. Opération de sorcier; fig. tour d'adresse qui paraît surhumain. [Enc. 220.
sorcier, ière, s. (lat. pop. sortiarius : sors, sort). Personne qui passe pour avoir fait quelque pacte avec le diable, pour opérer des maléfices ; fig. et l'am. personne fort habile (183a).
sordide, adj. (1. sordidus : sorties, ordure). Sale, vilain ; fig. très avare (I88i).
sordidement, adv. D'une manière sordide : vivre sordidement.
sordidité, sf. Etat de ce qui est sordide; avarice.
Sore, ch.-l. de c. arr. de Mont-de-Marsan (Landes) ; 1,939 h. (1522k).
Sorèze, bourg de l'arrond. de Castres (Tarn) ; 2,049 h. Ane. abbaye de Bénédictins. Collège où vécut Lacordaire (I528j).
sorgho, sm. (it. sorgo). Graminée voisine du maïs, auquel elle ressemble (885h).
Sorgue (la), petite riv. sort de la fontaine de Vaucluse, affluent du Rhône (1515b).
Sorgues, com. de Vaucluse, arr. d'Avignon ; 4,161 h. (1528m),
sorite, sm. (1. sorites : g. naptivrii : cwpos, tas).
Suite de propositions si bien liées que l'attribut de
chacune est le sujet de la suivante (493f). [Enc. 528.
Sorlingues (îles), ou Scilly, îles anglaises,
près de la côte de Cornouailles (1549a).
Sornac, ch.-l. de c. arrond. -d'Ussel (Corrèze) ; 2,013 h. (1519f).
sornette, sf. (anc. sorner, berner). Discours frivole.
sort, sm. (1. sors, action de tirer au sort). Destinée : les caprices du sort (47a) ; rencontre, qui paraît fortuite, d'événements heureux ou malheureux : le sort des armes; état, condition : améliorer son sort ; manière de décider une chose par le hasard : tirer au sort; le sort en est jeté (le parti en est pris) ; pratiques superstitieuses pour opérer des maléfices : jeter un sort (183a) . [Enc. 100, 220.
sortable, adj. Convenable (45f).
sortant, adj. m. Qui sort : numéro sortant. — Sm. Personne qui sort.
sorte, sf. (1. sors, sort, condition). Espèce, genre : toutes sortes ou toute sorte de livres ; manière: de quelle sorte Va-t-on reçu? — De la sorte, en la sorte, loc. adv. Ainsi, de cette manière. De sorte que, en sorte que, loc. conj. De manière que. En quelque sorte, pour ainsi dire (44j). Syn. : genre, espèce, variété, etc. (52).
sortie, sf. Action de sortir (350o) ; attaque que font les assiégés pour repousser l'assiégeant (416i); issue par où l'on sort (995e) ; fig. emportement, invective. A la sortie de, au moment où l'on sort de. sortilège, sm. (1. sortilegium) . Maléfice des sorciers (183a).
sortir, vn. (1. sortiri, partager, se séparer d'un lieu). Je sors. Je sortais. Je sortis. Je sortirai. Je sortirais. So?'s, sortons, sortes. Que je sorte. Que je sortisse. Sortant; sorti, ie. Passer du dedans au dehors ; aller se promener ou faire des visites ; au fig. cesser d'être dans un état, s'écarter d'un sujet ou d'une règle, venir de, être issu de, etc. Sortir de maladie, relever de maladie. Sortir delà question, parler de ce qui n'est pas en question. Sortir d'embarras, se dégager. Sortir des bornes, les outrepasser. Cela sort des mains d'un tel, il en est l'auteur. Sortir de la mémoire, être oublié. — Au sortir de, loc. prép. Au moment où l'on sort de. — Va. Faire sortir de : sortir un enfant (350o).
sortir, va. (1. sortiri, obtenir par le sort). Se conj. c. finir et n'est usité qu'à la 3e pers. Obtenir, avoir : cette sentence sortira son plein et entier effet. Jur. (47g;.
Sosie (sozi), personnage de comédie. — Sm. Personne qui ressemble tout à fait à une autre (254j). Sosigène, astronome d'Alexandrie, chargé par César de réformer le calendrier (1074i).
Sospel, ch.-l. de c. arr. de Nice (Alpes-Maritimes) ; 3,756 h.
sot, otte, adj. (1. stultus). Dénué de jugement; embarrassé, confus : il resta tout sot ; qui marque la sottise : sot discou?~s. — S. Personne sotte (115f).
Soter (saint), pape vers 175 (1115b).
sotie, sf. (sot, fou). Pièce bouffonne de l'anc. théâtre français (489e).
sot-1'y-laisse, sm. inv. Morceau délicat audessus du croupion d'une volaille (832i).
Soto (Dominique), théologien espagnol, né à Ségovie (1492-1560). [Enc. 1295.
sottement, adv. D'une sotte façon (115f). Sotteville-lès-Rouen, com. de laSeine-Inf. ; 17,192 h. (1528g).
SOTT
SOUH
sottise, sf. Défaut d'esprit et de jugement ; parole, action sotte; injure (115f).
sottisier, sin. Recueil de sottises, de chansons (495i) ; celui qui les débite. Fam.
sou, sm. (1. solidus, anc. monnaie). Auj. monnaie de cuivre (5 centimes). — Sou à sou, loc. adv. Par petites sommes (990i).
Souabe (la), contrée de l'anc. Allem., v. pr. : Augsbourg, Constance, Bade (1550h).
Souakim, port de la côte occident, de la mer Rouge, à l'Egypte (1577c).
soubassement, sm. Partie iniérieure d'un bâtiment qui semble le porter (720m).
Soubise (prince de), maréchal de France, vaincu à Rosbach (1757) ( 1349b).
soubresaut, sm. (provenç. sobresaut ; cf. sursaut). Saut subit, inopiné et à contre-temps ; tressaillement (351c).
soubrette, sf. Suivante de comédie. [Enc. 332.
soubreveste, sf. (it. sopravesta : lat. super sur; vestis, vêtement). Vêtement sans manches qu'on mettait sur les autres (726i).
souche, sf. Le bas d'un tronc d'arbre avec ses racines (883a) ; au fig. personne de qui est née une race, une famille ; partie qui reste détachée d'un registre et qui sert pour les vérifications (cf. talon) ; = sorte de cierge postiche; fam. personne stupide, inerte.
souchet, sm. (souche, à cause des rhizomes du soucheti. Monocotylédone (885h). [Enc. 910.
souchet, sm. (anc. v. souchever). Pierre de carrière au-dessous du dernier banc (936n).
souchetage, sm. Visite après une coupe pour compter les souches (583b).
soucheteur, sm. Expert nommé pour assister au souchetage.
souci, sm. (1. solsequium, tourne-sol). Fleur jaune, radiée, à odeur forte (8861). [Enc. 915.
souci, sm. Soin accompagné d'inquiétude : être dévoré de soucis. Syn. : soin, sollicitude (192).
soucier (se), v. pr. (1. sollicitare). Se conj. c. allier. S'inquiéter, se mettre en peine (181g).
soucieux, euse, adj. Qui a du souci ou qui en marque : air soucieux.
soucoupe, sf. Sorte de petite assiette que l'on place sous une tasse, etc. (725h).
soudain, aine, adj. (1. subitaneus : subittis, subit). Subit : mort soudaine (1003b). — Adv. Soudain, aussitôt (491a).
soudainement, adv. Subitement.
soudaineté, sf. Caractère de ce qui est soudain.
Soudan, sm. (le même que sultan). Anc. nom des souverains musulmans d'Egypte (581b).
Soudan (le) ou Nigritie (la), nom de l'Afrique centrale (Darfour, Bornou) (1579a). [Enc. 1584.
soudard ou soudart, sm. (anc. fr. soude, solde). Vieux troupier. Se dit en mauv. part(582j).
soude, sf. (cf. lat. salsola soda). Plante marine, dont les cendres fournissent un sel alcalin (8881) ; ce sel même qui sert à blanchir le linge, à faire le verre (941a). [Enc. 928, 977.
souder, va. (1. solidare, affermir). Joindre par une soudure (584h).
= soudoir, sm. Outil pour souder (797f).
soudoyer, va. (anc. fr. soude, solde). Se conj. c. employer. Solder des gens de guerre; payer certaines gens pour avoir leur secours (717b).
soudre, va. (1. solvere, délier). Donner la solution, résoudre. Vx. Us. à l'inf. (113d).
soudrille, sm. (cf. drille). Soldat libertin. Fam.
soudure, sf. Composition qui sert à unir des pièces de métal (940o) ; travail de celui qui soude (584h) ; endroit soudé.
soufflage, sm. Art, action de souffler le verre.
souffle, sm. Vent que l'on fait en soufflant ; la simple respiration : n'avoir plus que le souffle (349g) ; agitation de l'air causée par le vent ; au
fig. inspiration. Syn. : haleine, respiration (358).
soufflé, ée, pp. et adj. Se dit démets qui gonflent à la cuisson (beignet, omelette). — Sm. Un soufflé .
souffler, vn. (l.sufflare : flare). Faire du vent en poussant de l'air par la bouche : souffler dans ses doigts ; se dit aussi de tout ce qui pousse l'air : la bise souffle rudement; respirer avec effort, reprendre haleine : laisser souffler des chevaux. — Va. Faire du vent sur une chose. Souffler le feu, l'activer en soufflant. Souffler la chandelle, l'éteindre. Fig. : n'oser souffler, n'oser parler. Souffler la discorde, l'exciter. Souffler un acteur, lui dire tout bas son rôle. Aux dames : souffler un pion, une dame à son adversaire, l'en priver, parce qu'il ne s'en est pas servi pour prendre. Fig. et fam.-: souffler à qqn un emploi, un marché (349g).
soufflerie, sf. Ensemble des soufflets d'un orgue, = d'une forge, etc.
soufflet, sm. Instrument pour souffler (798k) ; dessus d'un cabriolet, etc., qui se replie (7221) ; coup du plat ou du revers de la main sur la joue (351h); au fig. humiliation, échec honteux.
souffletade, sf. Soufflets appliqués coup sur coup. Peu usité.
souffleter, va. Se conj. c. jeter. Donner un ou plusieurs soufflets à qqn (351h).
souffleur, euse, s. Celui, celle qui souffle (349g) ; nom des cétacés et d'une espèce de dauphins qui font jaillir l'eau de leurs nageoires en soufflant (835b) ; alchimiste, qui cherchait la pierre philosophai© (251e); personne qui souffle un acteur (487c).
Soufflot, architecte français, éleva le Panthéon (1713-1780). [Enc. 1401.
soufflure, sf. Cavité pleine de gaz qui se forme dans un ouvrage de fonte ou de verre, lorsqu'on le fond (938o).
souffrance, sf. Etat, douleur de celui qui souffre (1181); enjurispr., tolérance pour certaines choses, oppos. à servitude ; retard préjudiciable : ses affaires sont en souffrance.
souffrant, ante, adj. Qui souffre; patient: il n'est pas d'humeur souffrante. Eglise souffrante, les âmes du purgatoire (1181).
souffre-douleur, sm. Personne à qui on n'épargne point les fatigues ou les plaisanteries ; se dit aussi des choses. = PI. Des souffre-douleur. Fam. (1181).
souffreteux, euse, adj. (anc. fr. soufraite, privation : soufraindre, manquer). Qui souffre de la misère, ou de quelque malaise. Fam. (1181).
souffrir, va. (1. sufferre, supporter). Se conj. c. offrir. Endurer: souffrir la faim, le froid (1 181) ; tolérer; permettre f: souffres qu'il r>ows parle ; admettre : cela ne souffre pas de retard, de doute (46h). — Vn. Eprouver une douleur physique ou morale ; fig. languir : les blés souffrent en ce moment.Syn. : tolérer, permettre (662).
soufrage, sm. Action de soufrer.
soufre, sm. (1. sulfur). Corps simple, d'un jaune clair, qui s'enflamme aisément en exhalant une odeur pénétrante (9401). [Enc. 974.
soufrer, va. Enduire ou pénétrer de soufre : soufrer des allumettes, des étoffes. Soufrer du vin, brûler une mèche soufrée dans le tonneau où on veut le mettre pour empêcher qu'il ne s'aigrisse. Soufrer la vigne, y répandre du soufre en poudre pour la préserver de l'oïdium.
soufrière, sf. Mine de soufre.
souhait, sm. Vœu, désir. Souhaits 'de bonne année, ceux qu'on exprime au renouvellement de l'année. — A souhait, loc. adv. Selon ses désirs ; très bien (1 17c).
SOUH