‹ Dictionnaire universel de philologie sacrée (volume 2)Chapitre 165 sur 429 · Lk.. Marc. 8. 2. c. 9.2. °c: 10. 15 Ὁ 19. 11. etc · texte numérisé non relu

Lk.. Marc. 8. 2. c. 9.2. °c: 10. 15 Ὁ 19. 11. etc

> Comme, pour marquer, non la ressem— blance, mais la vérité d'une chose. Philem.

44. Ne velut ex necessitate : Afin qu'il n'y ait rien de forcé. Esa. 41. 12. Erunt quasi non sint, et veluti consumptio : 115. seront anéantis et consumés. Thren. 2, 5.

VENA, Æ; φλέδς, 6053 πηγὴ- — Du mot grec ἔς, vis, l’accusatif να; vena; c'est du sang que viennent les forces; ce mot, qui signitie

proprement une veine du corps , marque aussi les veines ou sources d’eau, de l'or, de l'argent, et enfin, d’une manière figurée, toute sorte de source et de principe, d’où vient quelque chose avec abondance.

1° Veine ou source d’eau. Prov. 25. 26.

Vena corrupta, juslus cadens coram impio : Le juste qui tombe devant le méchant, est une fontaine troublée avec le pied, et une source qu’on ἃ corrompue ; €’est-à-dire, le juste que le méchant fait tomber par ses artifices et ses violences, ressemble à une source d'eau pure qu’on ἃ troublée où empoisonnée ; il devient inutile à ceux qu’il aurait pu édifier par ses conseils et par ses exemples. Ose. 13. 15. Adducet urentem ventum Dominus, et siccabit venas ejus : Le Seigneur fera venir un vent brûlant, qui sèchera les sources d'eau d'Ephraïm. Ce vent brülant, c'est l'armée dis Assyriens, qui devail sécher les ruisseaux etles sources mêmes, par la multitude des hommes et des chevaux. Juvenal.:

D'où vient, Vena vitæ : Une source d'eau vive. Prov. 10. 11. Vena vilæ, os justi: La bouche du juste est une source de vie, parce qu'il ne dit rien qui ne soit édifiant, et qui ne tende à la vie éternelle. Ainsi : Vena aquarum viventium : La source des eaux vives; c’est le Seigneur de qui procède la vie. Jer. 17. 13. Dereliquerunt venam aquarum viventium Dominum : Ils ont abandonné le Seigneur, quiest la source des eaux vives.

2% Veine d'or et d'argent. Job. 28. 1. Habet argentum venarum suarum principia :

L'argent ἃ ses veines en terre d'où on le tire, el il n’y a rien de si caché qui ne se découvre.

3° Source, cause, principe quelque chose en abondance.

Sit vena tua benedicta : Que votre source soit bénie ; c'est-à-dire, que votre femme soit féconde, et que votre mariage soit béni de Dieu par la naissance de plusieurs enfants. L'Ecriture compare les enfants aux eaux qui sortent d'une source. Num. 24. 7. Jerem. 51.

36. Siccabo venam ejus : 16 tarirai sa source; c'est-à-dire , ses lrésors el ses grandes richesses ; ou, les moyens par lesquels celles Jui viennent. Le Prophète parle du roi de Bab;lone.

k° Trace» ou légère impression de quelque chose. Job. #. 12. Quasi furtive suscepit auris mea venas (ἐξαίσια) susurri ejus : Hebr. modicum quiddam : Mon oreille ἃ senti, comme en passant, une légère impression d’un bruil sourd : c’est ce qui est exprimé en d’autres termes, v. 16. Vocem quasi auræ lenis audivi.

VENALIS,E ; πρατέος, αν ον. — Ce mot vient de venum; d’où se fait veneo, οἱ signifie,

Vénal, qui est à vendre, qui est exposé en vente. 2. Mach. 11. 5. Per singulos annos venale sacerdotium : 11 espérait exposer en vente tous les ans la grande sacrificature. 2, Esdr. 10. 31. Qui importent venalia : Qui apportent des marchandises à vendre. c. 13.

d’où procède Prov. 5. 18.

v. 16. 20. D'où vient cette phrase : Animam venalem (äyopasucs) habere: Vendre son âme; c'est exposer sa vie pour lrès-peu de chose.

Eccli. 10. 10. Nihil est iniquius quam amare pecuniam, hic enim et animam suam venalem habet : n'y a rien de plus injuste que d'aimer l'argent, parce qu'un tel homme vendrait son âme même : il est prêt à sacrifier son honneur et sa conscience pour ses intérêts.

VENARI ; χυνηγεῖν, θηρεύειν. — De l'Hébreu nt (Jana), opprimere, defraudere ; ce qui se : fait à la chasse comme à la guerre, où on use de force, ou de fraude, contre les bêtes ou contre les hommes.

19 Aller à la chasse, chasser. Gen. 25. 27.

Esau vir gnarus venandi: Esaü devint habile à la chasse.

2° Poursuivre quelqu'un, le chercher pour le faire mourir; soit ouvertement, soit en cachette. Jer. 16. 16. Venabuntur eos de omni monte, et de omni colle: Les Chaldéens les poursuivirent οἱ les chassèrent hors de loutes les montagnes et de toutes les collines.

Voyez VENATOR. Mich. 7. 2. Vir fratrem suum ad mortem venatur (ἐκθλίθει») : Le frère cherche la mort de son frère. Ainsi: Laqueus venantium : Les piéges des chasseurs sont les embüches de ceux qui cherchent à faire mourir. Ps. 90.3. Liberavit me de laqueo venantium. Ps. 123. 7.

VENATIO, is; θήρα. — 1° Chasse, l’action de chasser. Lev. 17. 13. Homo quicumque si venalione (θήρευμα) altque aucupio ceperit feram vel avem : Si un homme prend à la chasse quelque bête ou quelque oiseau.

2 Venaison ou gibier que l’on prend à la chasse. 3. Reg. k. 23. Excepta venatione cervorum : Outre la viande de venaison. Gen. 25. 28. Isaac amabat Esau, eo quod de venationibus illius vesceretur : Isaac aimait Esau, parce qu'il mangeait de ce qu'il prenait à la chasse. c. 27. v. 7. 19. A/ffer mihi de venatione tua. Ainsi, la proie ou Ia prise d’une bête farouche s'appelle du mot de chasse. Eccli.

13. 32. Venatio (κυνηγία, Onpa) leonis. onager in eremo : L'âne sauvage est la proie du lion dans le désert. c. 27. 11. Leo venationi insidiatur semper : Le lion est toujours attentif pour prendre sa proie. 1. Mach. 3. 4.

3° Poursuite, recherche de quelqu'un pour le perdre. Thren. 3.52. Venatione ceperunt me quasi avem inimici mei gratis : Mes ennemis m'ont poursuivi sans sujel, comme on fait un oiseau à la chasse.

VENATOR, 15; κυνηγός, θηρευτής. — Ce mot signifie proprement un chasseur qui pour— suit des bêtes à la chasse. Mais parce que les premiers guerriers ou conquérants furent d’abord des chässeurs, selon lEcriture il signifie aussi, un {yran, un ennemi qui opprinie.

1° Un chasseur, qui tâche d'attraper du gibier : d'où vient, Laqueus venatorum (θή-peua) : Un piége pour surprendre et attraper. Eccl. 7. 27. Laqueus venatorum est : La femme est le filet des chasseurs. Il faut être éclairé de Dieu pour comprendre combien les femmes sont dangereuses, et il faut être

soutenu de sa grâce pour se sauyer d'elles.

2% Un tyran, un voleur, un brigand. Gen.

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