‹ Dictionnaire universel de philologie sacrée (volume 2)Chapitre 255 sur 429 · Æslimaverunt lusum esse vilam nostram · texte numérisé non relu

Æslimaverunt lusum esse vilam nostram

Ils se sont imaginé que notre vie n’est qu'un jeu. Ps. 16. 14. Divide eos in vita eorum : 505 parez-les, en les ôtant de la terre au milieu de leur vie. Sap. 2. 3. c. 3. 17. ο. 15. 9. et fort souvent ailleurs.

VITALIS, E; ζωτιχός, » ὀν. — Ce qui CO opère à la vie; ce qui la donne et l’entretient: dans l’Ecriture,

1° Ce qui vit, ou qui a la vie. Eccli. 16. 31. Anima omnis vitalis (ζῶον, Animans) denuntiavit ante faciem ipsius : Tous les animaux qui ont la vie ont fait voir que Dieu avait rempli la terre de ses biens. Voyez DENUN- TIARE.

2 Ce qui donne ou entretient la vie. Sap.

15. 11. Insufflavit ei spiritum vitalem : Dieu par son souffle a imprimé dans l’homme l'esprit de vie. De Jà vient,

VITALIA, 10M ; κοιλία. — C’est proprement le cœur, le foie, le poumon et la cervelle, en quoi consiste principalement la vie; mais c’est dans l'Ecriture,

1° Le cœur et les entrailles. Exod. 29. 22.

Tolles adipem de ariete, et caudam et aruinam quæ operit vitalia: Vous prendrez la graisse du bélier, la queue et la graisse qui couvre les entrailles. Lev. 3. v. 3. 10. 14. c. 8.8 7: 3; c.:6:"16:

2° Les intestins, les entrailles. 2. Paral.

21.15. Ægrotabis pessimo languore uteri tui donec egrediantur vitalia tua paulatim per singulos dies : Vous serez frappé dans Île ventre d’une maladie très-pénible, qui vous fera jeter tous les jours peu à peu vos en-

trailles. C'est la menace que Dieu fit à Joram, fils de Josaphat, par des lettres d’Elie qui lui furent apportées.

VITARE. — On fait venir ce verbe du mot vis, comme si c'était délourner par force.

1° Eviter, fuir quelque mal ou quelque danger. Lev. 11. v. 11. 13. Hæc sunt quæ vitanda sunt (βδελύσσεσθαι) vobis : Voici les oiseaux que vous ne mangerez point, el que vous aurez soin d'éviter ; c’est-à-dire, de n’y point toucher. Eccli. 32. 21. Peccator homo vilabit (ἐκκλίνειν) correptionem ; Le pécheur évitera d'être repris.

2° Eviter, ne point user de quelque chose.

2,Mach.2. 32. Brevitatem dictionis sectari, et exseculiones rerum vilare (παραϊτεισθαι), brevianti concedendum est : On ne doit pas trouver mauyais que celui qui fait un abrégé affecte d’être court dans ce qu'il écrit, et qu'il évite de s’élendre en de longs discours. :

VITIS, 15. νου. VINEA, ἄμπελος. — De viere, plier ; car c’est proprement la plante ou l’arbrisseau qui porte le raisin; mais il se prend aussi pour vinea, un champ planté de vignes.

1° Vigne, un cep, un pied de vigne. Jac.

3.12. Numquid potest ficus uvas facere, aut vilis ficus ? Un figuier peut-il porter des raisins, ou une vigne des figues? Gen. 40. 9.

Judic. 9. 12. Isa. 7. 23. Eccli. 24. 23. Voyez FRucTiFICARE. Ezech. 15. v. 2. 6.

De là viennent ces phrases :

Ligare ad vitem asinum suum : Lier son âne à la vigne, pour marquer un pays fertile en vignes. Gen. #9. 11. Voyez ViNEA.

Habitare sub vite sua, sedere subtus vitem suam : Se reposer 8008 sa vigne; c’est jouir d’une paix assurée, sans rien craindre dela part de l’ennemi. 3. Reg. k#, 25. Mich. k. 4.1. Mac. 14. 12. Ceci se tire de la coutume des Orientaux, qui aiment à prendre le frais en été sous l’ombre de leurs arbres : or la vigne en ces pays-là est attachée aux arbres.

Ainsi, Vocare amicum subler vitem: Appeler son ami sous sa vigne, c’est vivre dans une grande tranquillité et dans unegrande union:

ce qui figure le temps de la loi nouvelle.

Zach. 3. 10.

Infirmari vitem, non esse uvam in vitibus :

Que la vigne languisse, et qu’il n’y ait point de raisins: c’est une marque de stérilité que Dieu envoie, à cause des péchés du peuple.

Isa. 24.7. Infirmata est vitis. Jer. 8.13. Non est uva in vilibus.

‘ Lignum vilis : Le bois de la vigne; c’est le sarment. Ezech. 15.2. Quid fiet de ligno vitis? Que fera-t-on du bois de la vigne ? Dieu compare le peuple juif au sarment qui ne produit point de fruit, et qui n’est propre à aucun usage ni à aucun ouvrage; mais qui ne peut servir qu’à mettre au feu.

Vitis frondosa : Une vigne qui pousse de grandes branches; c’est une vigne inutile, qui se répand en sarments sans porter de fruit. Osc. 10. 1. Le peuple des dix tribus est comparé à celte sorte de vigne, à cause de

son impiété. Hebr. Vitis vacua. Voyez FRon- DOSUS.

Vitis abundans : Une vigne fertile, qui porte beaucoup de fruit, à laquelle est com= parée une femme féconde qui a beaucoup d'enfants. Ps. 127.3. Uxor tua sicut vitis abundans.

Genimen, ou generatio vitis : Le fruit de la vigne; c’est le vin. Matth. 26. 29. Marc. 14. 25. Luc. 22. 18. Voyez GENIMEN. 3

2° Une plante semblable à la vigne sauvage.h#.Reg. κε. 39. Invenit quasi vitem silvestrem : Il trouva une plante qui ressemblait à une vigne sauvage. Voyez COLOCYNTHIS, y.

k. Ego sum vitis, vos palmites. Je suis la vigne, vous en êtes ies branches. Jésus- Christ représente à ses apôtres combien il était nécessaire qu'ils s’attachassent à lui lorsqu'il était sur le point de les quitter; il dit donc qu'il est la vraie vigne, soit parce qu'il fait parfaitement à l'égard des siens ce que fait la vigne naturelle à l'égard de ses branches, soit pour se distinguer de celte autre vigne qui, au lieu de porter des raisins, ne porta que des fruits sauvages. Voy.

Isa. 5.2.

VITIUM, 1. — On croit que ce mot vient de vitare, parce qu'il le faut éviter ; mais il pourrait peut-être bien venir de viere, comme vitis, pour marquer l'opposition qu'a le vice avec la fermeté de la vertu : ïl signifie, ou un défaut naturel dans le corps, ou par rapport aux mœurs; c’est proprement, en ce dernier sens, ce que fait la concupiscence pour nous corrompre l'esprit et le corps ; mais nous appelons crime ce qu’elle nous fait faire pour nuire à autrui.

1° Vice, défaut naturel. Levit. 15. 3. Tunc judicabitur huic vitio subjacere : C'est alors qu'on jugera qu'il est sujet à ce défaut naturel : il parle de la gonorrhée. Deut. 17. 1.

Non immolabis Domino Deo tuo ovem et bovem in quo est macula aut quippiam vitii (πονηρόν) : Vous n’immolerez point au Seigneur une brebis ou un bœuf qui ait quelque tache ou quelque défaut.

2% Crime, injustice. Judic. 9. 19. Si erga recte et absque vitio (Gr. ἐν τελειότητι) egislis cum Jerobaal : Si donc vous avez traité équitablement et sans injustice Jérobaal et sa maison.

3° Passion, affection criminelle. Gal. 5. 24. Qui sunt Christi, carnem suam crucifixerunt cum vitiis (πάθημα, Passio) et concupiscentiis suis : Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié leur chair avec ses passions et ses désirs déréglés. Voy. Rom. 7. 5. Mais ces passions criminelles demeurent avec attachement dans les impies jusqu’à la mort. Job.

20. 11. Ossa ejus implebuntur vitiis adolescentiæ ejus, el cum eo in pulvere dormient :

Les déreglements de sa jeunesse pénétreront jusque dans ses os, et se reposeront avec lui dans la poussière.

VITRUM, 1; ὕαλος. — Du verbe videre, parce qu'on voit à travers, el signifie,

1° Du verre. Apoc. 21. v. 18.21. Jpsa civilas aurum mundum simile vitro mundo : La ville était d’un or pur, semblable à un verre

très-clair. Cette ville est la demeure des bienheureux.

2% Un verre, une coupe de verre. Prov. 23.

81. Ne intuearis vinum quando flavescit, cum splenduerit in vitro (ποτήριον) color ejus : Ne regardez point le vin lorsqu'il paraît clair, lorsque sa couleur brille dans le verre.

3 Du cristal. Job. 28. 17. Non adæquabitur ei aurum et vitrum (ὕαλος) : Ni l'or ni le cristal ne sont point à comparer avec la sagesse.

D’autres croient que le mot hébreu signifie une pierre précieuse, comme le diamant.

VITREUS, a, UM; ὑάλινος, ἡ, ον. — Qui est de verre, ou elair et transparent comme du verre; dans l'Ecr.,

Ce qui est inconstant et fragile. Apoc. k. 6. c. 15. 2. Vidi tamquam mare vitreum : Et je vis comme une mer d’eau transparente comme le verre. Cette mer signifie le monde, dont la fragilité est marquée par le verre; ow, selon d’autres, le peuple saint purifié par le baptême.

VITTA, æ; κλῶσμα, οπαρτίον. — Ce mot vient apparemment de vincire, wincta, et signifie quelque morceau d’étoffe à lier quelque chose.

4° Ruban, bandelette. Exod. 28. v. 28. 37.

Ligabisque eam vitla hyacinthina Vous l'attacherez à la tiare avec un ruban d'hyacinthe. c. 39. 3. Num. 15. 38. Cant. k. 3. Isa. 3. 93. Ezech. 44. 18.

%æ La membrane qui environne la cervelle dans la tête. Ecel. 12. G. Anfequam recurrat vitta (ἀνθέμιον) aurea : Avant que la bandelette d’or se retire. On lentend de cette membrane qui est autour de la cervelle, et qui se retire et se ride dans les vieillards ; d'autres l’expliquent de l'âme même, qui alliait dans le corps tant de qualités contraires, et qui retourne à Dieu, qui l'avait créée.

VITULA; δάμαλις. — C’est proprement une gévisse, une jeune vache, qui n’a pas encore porté le joug; mais Icriture ne distingue pas exactement ces significations ; soit parce que le mot hébreu est général; soit parce qu’on ne distingue pas si précisément les âges de ces animaux. Voy. Virurus.

1° Génisse, jeune vache. Deut. 24. 3. Seniores civitatis tollent vitulam de armento que non trait juqum : Les anciens de cette ville-Tà prendront une génisse du troupeau qui n’aura point encore porté le joug. Cette génisse devait être tuée pour expier le meurtre dont on ne connaissait point l’auteur ; et les anciens, en témoignage de leur innocence, devaient laver leurs mains sur la génisse. v. 6. Lavabunt manus suas super vilulam. Hebr. 9. 13. Cinis vitulæ aspersus inquinatos sanctificat : Si le sang des boucs et des taureaux, el l’aspersion de l'eau mêlée avec là cendre d’une génisse, sanctifie ceux qui out été souillés : cetie génisse n'avait point encore porté le joug, et est appelée vache.

Num. 19.3. Prœcipe filiis Israel ut adducant ad te vaccam rufam œtlatis integre, in qua nulla sit macula, nec portaverit jugum.

De ce mot vient cette façon de parler figurée:

Arare in vitula alicujus : Labourer la terre avec la génisse-d’autrui ; proverbe usité chez les Hébreux, qui signifie faire servir à son intérêt le bien du prochain. Judic. 14. 18. Si non arassetis in vilulu mea, non invenissetis propositionem meam : Samson se sert de ce proverbe pouf faire voir qu'ils n'avaient pas agi de bonne foi avec lui. Voy. ARARE.

2 Une nation fière et insolente est appelée génisse belle, où génisse de trois ans. Isa.

15.5. Fectes ejus usque ad Segor vitulam conternantem : Les plus vaillants fuient jusqu’à Segor, cette ville insolente comme une génisse de trois ans; les génisses, à cet âge, sont fières et indomptées : c’est ce que labondance des biens et la prospérité fait à l’égard des peuples. Jer. #8. 3%. Voy. ConrTER- NANs. Ainsi l'Egypte cst comparée à une génisse belle et agréable, parce qu’elle s’était engraissée par l’abondance de toutes sortes de biens, et en cela même plus propre à servir de victime. Jer. 46. 20. Vitula elegans atque formosa Ægyptus.

C'est aussi en ce sens que le peuple des dix tribus est considéré comme une génisse qui ἃ secoué le joug. 056, 10. 11. Ephraim vitula docta diligere trituram : Ephraïm est une génisse qui se plait à fouler le grain. Ce peuple aimait à dominer les autres et à se nourrir de leur travail, comme une génisse qui n’aime pas à labourer, mais qui se plaît à fonler le grain, parce qu'elle s’en nourrit.

VITULAMEN, inis. — Ce mot, qui n'est point latin, est imité du Grec μόσχευμα, qui signifie jeune plante ou rejeton; et, parce que μόσχος signifie vifulus, l'interprète latin a rendu μοσχεύματα par vitulamina, pour marquer ce qui répond au Grec.

Jeune plante, rejeton. Sap. ἀν. 3. Spuria vitulamina non dabunt radices altas : Les rejetons bâtards ne jetteront point de profondes racines; c’est-à-dire, les enfants bâtards et illégitimes ne réussiront point. Voy. Spu- RIUS. Saint Augustin se plaint que ce mot a été mal interprété. Voy. {. 2. de Doct.

Christ. e. 12.

VITULUS, 1; μόσχος. — Ce mot vient du Grec ἐταλός, terme ancien qui signifiait vitulus. un veau; et l’on ἃ cru que Fitalie prenait son nom de ce mot, à cause de FPexcellence de ses veaux. Varron et Coluinelle disent: {talia a vitulis nominatur. Voy. ITALIA. Ce mot marque les plus jeunes de ces animaux, dont on fait quatre degrés : le premier est celui des veaux, vitulorwm; le deuxième juvencorum, des bouvillons; le troisième , boum novellorum, des jeunes bœufs; le quatrième, vetulorum, des vieux bœufs ; mais on n’observe pas toujours cette différence, surtout dans l’Ecrilure.

4° Un veau. Gen. 13. v.7.8.Tulit inde vitulum tenerrimum et optimum : Τὶ prit dans son troupeau un veau excellent et fort tendre, pour régaler ses hôtes. Exod. 24.5. c. 29. v. 3. 10. 12. 14. 36. Levit. 1. 5. ὁ. 4. v. 3. 5. ec.

D'où viennent ces façons de parler :

Vitulus de armento : Un veau du troupeau; Ποὺ. Filius bovis : Un veau qui tette encore,

ὅ89 VIT

Exod. 99. 1. Levit. 9. 2. c. 23. 18. Num. 29, v. 2. 8. 13. 1. Reg. 16. 2. etc.

Vitulus saginatus . Un veau gras. Voy. Sa- GINATUS.

Fitulus anniculus. Voy. ANNreuLus.

Occidere vitulos : Tuer des veaux ; é’est-dàdire, faire bonne chère. Isa. 22. 13. Ef ecce gaudium et lætitia, oceidere vitulos.

2 Un bœuf. Apoc. 4. 7. Secundum animal simile vitulo (υόσχοςὴ : Le second animal était semblable à un veau; c’est-à-dire, à un bœuf. Ezech, 1. 10. Facies bovis.

3 Toute sorte de victime, ou d'offrande.

Ps. 50. 21. T'unc imponent super altarc tuum vitulos : C’est alors qu'on mellra des veaux sur votre autel pour vous les offrir. Ces veaux marquent, selôn la lettre, tous les sacrifices qu'on devait offrir dans Jérusalem après son rétablissement, et dans le temple qui devait être bâti. Ps. 19. 9. Ps. 68. 32.

Mich. 6. 6. Isa. 1. #1. Jer. 34. v. 18. 19. Qui transierunt inter divisiones vituli: c'était une cérémonie de faire alliance, pratiquée par Abraham, Gen. 15.

Ainsi, Ὁ itult labiorum, sont les sacrifices de louanges que l’on fait à Dieu en la place des animaux. Ose. 14. 3. Reddemus vitulos (καρπός) labiorum nostrorum : Nous vous louerons et rendrons des actions de grâces, comme le sacrifice de nos lèvres. Voy. Hebr.

13. 15. N'ayant plus de véaux ni d’agneaux que nous puissions vous immoler dans cet exil où nous sommes, recevez nos louanges comme le seul sacrifice que nous puissions vous offrir ; ou, cela peut signifier les victimes que nous vous avons vouées par nos paroles.

&° Une idole sous la figure d’un veau ou d'un bœuf. Exod. 32. 4. Fecit ex eis vitulum conflatilem : Aaron fit fondre les penttants d'oreilles des femmes isræélites, et il en fit un veau: c'était apparemment sur le modèle du bœuf Apis, que les Egyptiens adoraïient comme léur Dieu. v. 8. 19. 20. 24. Deut. 9.

v. 16. 21. 2. Esdr, 9. 18. Psal. 68. 32. Act. 7. W1.

Il en est de même des veaux d’or que Jérobam fit faire. 3. Reg. 12. 28. Fecit duos vitulos aureos. v. 29. Posuitque unum in Bethel et alterum in Dan. y. 30. 32. k. Reg. 10. 29: €. 17. 16. 2. Par. 11, 15: c.‘#3. 8: Tob. ἘΞ 5. Ps. 105, v. 19. 20. 115 sont appelés, Vitulus Samariæ : Les veaux de Samarie, parce que cette villé était la capitale des dix fribus. Ose. 8. v. 5. 6. In aranearum telas erit vitulus Samarie. Voy. TeLa. c. 13. 2. Immolate homines, vitulos adorantes : Vous qui

“adoriez des veaux, immolez des hommes à nos nouveaux dieux. Voy. IMMOLARE.

5° La figure d’un veau ou d’un bœuf. Jer.

52. 20. T'ulit magister militie vitulos duodecim æreos qui erant sub basibus : Le général d'armée prit aussi la mer et les douze bœufs d’airain qui en faisaient la base.

Significations de ce mot tirées des propriétés de cet

animal,

4, Des personnes fières et insolentes. Ps, 21.13. Circumdederunt me vituli multi : δ᾽ αἱ été environné par un grand nombre de jeu-

nes bœufs: et ces taureaux expriment fort bien la disposilion des ennemis de Jésus- Christ, qui, étant riches et à leur aise, ressemblaient à ces jeunes bêtes engraissées dans d'excellents pâturages , toujours en fureur et toujours prêtes à heurter avec leurs cornes. Jer. 50. 11. Effusi estis sicut vituli (βοΐδιον) super herbam : Vous vous êtes répandus en des cris de réjouissance, ainsi que les jeunes veaux qui bondissent sur Pherbe.}l parle des Chaldéens.

2. Les personnes faibles et simples. Isa. 11. V. 6.7. Vitulus (vocyäpi)) ef ursus pascentur simul : Le veau et l'ours iront dans les mêmes pâturages ; c’est-à-dire, qu'au temps du Nouveau Testament les gens faibles et simples se devaient accorder avec ceux qui paraissaient des lions et des ours par leur fierté, et cette grande diversité d'humeurs qui se remarque parmi les hommes ne devait pas empêcher qu’ils ne fussent tous ensemble un cœur et une âme.

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