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tendre son nom qu'il n° avait révélé à aucun homme, et ses attributs, pour lui montrer comment il fallait l'invoquer ; d’autres enfin disent qu’il lui promettait qu’il ferait éclater devant lui la vertu toute puissante de ce grand nom, pour le faire entrer dans les secrels de sa justice οἱ de sa sagesse, afin qu'il apprit la manière dont il devait gouverner ce peuple.
15° Interroger quelqu'un, s'adresser à lui.
Job. 5. 1. F oca (ἐπικαλεῖν) ergo, si est qui tibi respondeat : Adressez-vous à quelqu'un, s’il s'en trouve qui vous réponde. c. 13. 22. ec.
VOCATIO, νι ; κλῆσις. — Ce mot qui signifie proprement lPaction d'appeler ou de nommer, se prend dans l’Ecriture pour la vocation, ou à quelque état, ou à la foi de Jésus- Christ et au salut éternel.
4° Vocation à un état, ou l’état même et le genre de vie dans lequel on est. 1. Cor.7. 20 Unusquisque in qua vocatione vocatus est, in ea permaneat : Que chacun demeure dans l'état où il était quand Dieu l’a appelé; cela s’entend de la condition que l’on a embrassée et où l’on se trouve. Eph. 4.1. Digne amduletis vocatione qua vocati estis : Conduisezvous d’une manière qui soit digne de l'état auquel vous avez été appelés. Cet état est celui de chrétien.
2° Vocation à la foi de Jésus-Christ et à la gloire qu'il ἃ préparée. Rom. 11. 29. Sine pænilentia sunt dona et vocatio Dei : Dieu ne se repent point de la promesse qu’il a faite des biens auxquels il ἃ appelé par une vocation efficace. 2. Petr. 1. 10. Satagite, ut per bona opera cerlam vestram vocalionem et electionem faciatis : Efforcez-vous à affermir yotre vocation et votre élection par les bonnes œuvres : ceitle éC£ion est en elle-même immuable; mais aux yeux du chrétien fidèle elle prend un caractère de certitude, par les bonnes œuvres dont la prévision, selon la foi catholique, en ἃ été la cause et le principe. Phil. 3. 14. 2 Tim. 1. 9. Hebr. 3, 1.
Ainsi, spes vocalionis, sont les biens auxquels nous avons été appelés, et qui sont l’objet de notre espérance. Eph. 1. 28. c. k. k.
3° Ceux qui ont été appelés à la foi. 1. Cor. 1. 26. Videte vocationem vestram : Consitérez ceux d’entre vous qui ont été appelés à la foi. Le mot de vocation est mis ici par métonymie pour ceux qui sont appelés, comme ailleurs, celui de circoncision pour ceux qui sont circoncis.
k° La gloire céleste à laquelle nous sommes appelés. 2. Thess. 1. 11. Oramus ut dignetur vos vocatione sua Deus noster : Nous prions notre Dieu qu’il vous rende dignes de sa vocalion, c’est-à-dire, de la gloire à la-
uelle il vous a appelés.
VOCATUS, À, um. — Ce mot est ou participe ou adjectif ; s’ilest participe, les significations se trouveront dans son verbe, vocare; s’il est adjectif, il répond au nom verbal, κλητός, et signifie,
4° Appelé, qui a vocation pour quelque état, qui y est par vocation. Rom. 1. 1. Vocatus (χλητός) Apostolus : Saint Paul était non-
403 BICTIONNAIRE DE PHILOLOGIE SACREE. ὠὰ
seutement appelé à la fonction de l’apostolat, mais il y était appelé par une vocation particulière et immédiate. 1. Cor. 1.1. Rom. 1. v. 6.7. Vocati Jesu Christi: Appelés par Jésus-Christ, c’est-à-dire, faits chréliens par uge vocation gratuite de Dieu. 1. Cor. f. y. ἥν 9, %, Ce nom ordinairement renferme l’effet de la vocation, et signifie toujours dans saint Paul le même que electus, élu. Hebr. 9. 15.
Jud, v.f. \ ἈΠ
99 Appelé par une vocalion extérieure οἱ commune qui n’a point son effet. Matth. 20.
16. Multi sunt vocati, paucti vero electi : Il y en ἃ beaucoup d'appelés, mais peu d'élus, c’est-à-dire, peu qui soient appelés de telle sorte qu'ils persévèrent dans la foi et dans - la justice pour arriver à la gloire. c. 22. 14.
3% Convié, invité à un festin. Soph. 1. 7.
Sanctificavit vocatossuos: JL a sançlifié ses conyiés. Voy. SAnCTIFICARE. Dieu décrit la prise de Jérusalem sous la figure d’un sacrifice dont les Juifs devaient être la victime, et il convie à ce sacrifice 165 Chaldéens qui les devaient égorger.
VOCIFERARI. — Ce verbe, qui se fait de φοῦ et de l'adjectif ferus, a, um, signifie, au rapport de Vatable, faire paraître sa douleur ou son iudignation, en criant d'une voix furieuse : Voce effrenata dolorem aut indignationem ostendere.
15 Crier à haute voix, faire grand bruit, tempéter. Jos. 6. 10. Clamate et vociferamini (äva6ogv) : Criez et faites grand bruit. Exod. 2.93, Propter opera vociferati sunt : Les Is— raélites soupirant sous le poids de leurs peines, crièrent vers le ciel. c.5. v. 15. c. 32. 17. Num. 14. 1. Act. 23. 93. D'où vient,
Vociferari ad aliquem : Se plaindre à quelqu'un en criant. 2. Reg. 19. 28. Quid possum ultra vociferari ad (κράζειν πρός) regem ? Quel sujet aurais-je de vous imporluner encore?
Exod. 22. 23. Si læserilis eos, vociferabuntur (χαταδοᾷυ) ad me, et ego audiam clamorem 60-rum : Sivous offensez en quelque chose la veuve et l’orphelin, ils crieront vers moi, et j'écouterai leurs cris. c. 5. 15. Esth. 11. 10. Job! 19: ἐ7 τὸ. 50. 1 11h. 1.2.
2 Pousser des cris de joie οἱ d’allégresse.
1. Esdr. 3. v. 11. 12. 13. Omnis populus vociferabulur (σημαίνειν) clamore magno in laudando Dominum : Tout le peuple poussait de grands cris en louant le Seigneur.
3° Publier à haute voix. Jerem. 11. 6. Vociferare (ἀναγινώσχειν) omnia verba hæc : Elevez volre voix, faites entendre toutes ces paroles. c. 20. 8. Vociferans iniquitatem: Je crie contre leurs iniquités.
VOCIFERATIO, nis. — 1° Grand cri, vacarme, tumulle, grand bruit. Exod. 32. 18, Non est vociferatio compellentium ad fugam:
Ce n’est point là le brait confus de gens qui s’entrepoussent en fuyant. Jos. 6. 5.
2° Son éclatant, de trompettes ou d’autres instruments de musique. Ps. 32. 6. Bene psallite ei in vociferatione, Hcb. in clangore: Ceélébrezsa gloire par un concert qui soit juste et accompagné de sons éclatants. Ainsi, hostia vociferationis, Ps. 26. 6, C'est une victime que l’on immoie avec le son des instru:
ments de musique; Moïse employa le son des trompettes dans certains sacrifices. Num. 10.10. mais David y ajouta le son des autres instruments, 1. Par. 16.
VOLARE, ἵπτασῆαι, πετάννυσθαι, πέτεσθαι. — Ce verbe vient du mot hébreu, hola, s'élever en haut, et signifie,
4° Voler, s'élever en l’air comme Îles oiseaux. Deut, 32. 11. Sicut aquila provocans ad volandum pullos suos : Dieu à insiruit son peuple comme un aigle atlire ses petits pour leur apprendre à voler. L’aigle prend ses petits sur soi, pour leur apprendre à valer, el en volligeant les accoutume doucement à faire de même; c’est à peu près de méme que Dieu, par une bonté inconcevable, en ἃ usé à l'égard des Israélites. Num. 11.