Voy. NaTIviTAs
VULVA, Æ ; μήτρα. Voy.UTERUS.—Du Grec δελφύς, chez les Eoliens , βελφύς, d'où se fait vulva: d’autres le dérivent de volvere, envelopper, comme qui dirait volva.
4° La matrice , la partie des animaux femelles où se fait la conception du fœtus ou des petits jusqu’à leur naissance. Job. 3. 11. Quare non in vulva mortuus sum? Pourquoi ne suis-je pas mort dans le sein de ma mère?
c. 31. 15. Numquid formavit me in vulva (zoria) unus ? N'est-ce pas le même créateur qui l'a formé dans le sein de sa mère , comme moi dans le sein de la mienne? Num. 12. 12.
Expressions figurées de ce mot.
À vulva : Dès la naissance, ou avant la naissance. Ps. 57. k. Alienali sunt peccatores a vulva : Les pécheurs se sont éloignés de la justice dès leur naissance : Les ennemis de David qui le décriaient auprès de Saül , s’étaient accoutumés dès leur enfance la plus tendre à mentir et à inventer des impostures. On peut dire aussi qu'ayant apporté cet égarement du sein de leur mère, ils s’y sont affermis par un effet de leur volonté toute criminelle. Jer. 20, 17. Qui non me interfectk a vulva? Pourquoi Dieu ne m’a-t-il point fait mourir avant que de naître? Voy. MALEDIcrus. Isa. #6. 3. Qui gestamini a mea vulva : Vous que je renferme dans mes entrailles ; ou
plutôt : À me a vulva : Vous que je soutiens depuis votre naissance. Voy. GESTARE.
In vulva : Dans le sein de la mère, avant la naissance. Eccli. 1. 16. Timor Domini cum fidelibus in vulva ( κοιλία ) concreatus est : La crainte du Seigneur est créée avec les hommes fidèles dès le sein de leur mère. Dieu donne à la plupart des fidèles, même avant leur naissance, une inclination à la piété, et ils y sont attachés comme par unecomplexion naturelle ; à moins qu’on ne veuille l’entendre de la destination que Dieu a faite de toute éternité. Voy. Job. 91. 18.
Vulva sine liberis : Des entrailles qui ne portent point d'enfants ; ce qui marque la stérilité dans les femmes. Ose. 9. 14. Da eis vulvam sine liberis, et ubera arentia; Voyez User : Rendez leurs femmes stériles, plutôt que de les rendre mères pour être spectatrices de la mort sanglante de leurs enfants.
Aperire, ou adaperire vulvam : 1. Ouvrir le sein dé la mère, c’est, 1° Naître le premier du sein de la mère. Exod. 13. v. 2. 12: 15.
ae mihi omne primogenitum quod aperit vulvam : Consacrez-moi les premiers-nés qui ouvrent le sein de leur mère. Cette façon de parler, Ouvrir le sein de la mère, est une périphrase pour marquer les premiers nés qui devaient être offerts à Dieu ; ce qui convient aussi au Sauveur qui est sorti du sein de la sainte Vierge, mais d’une manière miraculeuse , sans lui causer de douleur et sans lui ôter sa virginité. c. 34. 19. Num. 5. 12. c. 8. 16. c. 18. 15. Quidquid primum erumpit e vulva. Ezech. 20. 26. Luc. 2. 23. Voyez APERIRE, ÂADAPERIRE.
2. Rendre fécondes celles qui étaient stériles. Gen. 29. 31. Dominus aperuit vulvam ejus, sorore sterili permanente : Le Seigneur rendit Lia féconde, pendant que sa sœur demeurait toujours stérile. €. 80. 22.
Concludere vulvam : Fermer le sein, c’est rendre stérile. Gen, 20. {8. Concluserat Dominus omnem vulvam domus Abimelech : Dieu avait rendu stérile toute la maison d'Abimélech. 1. Reg. 1. v. 5. 6. Voy. CoNcLUDERE.
Educere e vulva: Tirer du sein de la mère,
donner [a naissance. Job. 10. 18. Quare de vulva (xouix) eduxisti me? 11 semble que Dieu fasse l'office de sage-femme pour nous faire naître.
Egredi, ou Exire de vulva : Sortir da sein de sa mère, naître. Jer. 1. 5. c. 20. 18. Ainsi, Procedere quasi de vulva : C’est recevoir l’être , et paraître au monde. Job. 38. 8.
Quando erumpebat quasi de vulva (xx) procedens : Lorsque la mer sortait avec impétuosité comme du sein de sa mère , au commencement du monde. Les Hébreux voulant exprimer la formation et J’origine de quelque chose, ont accoutumé de se servir de ce terme métaphorique : Qu’elle est sortie du sein de sa mère.
2 Les enfants, la postérité. Gen. 49, 95.
Omnipotens benedicet (ἰδὲ benedictionibus uberum et vuloæ : Le Tout-Puissant vous οὐ -blera des bénédictions du lait des mamelles et du fruit des entrailles; c’est-à-dire, il rendra vos femmes fécondes. C'était le principal bonheur des Juifs.
3 La matrice stérile. Prov. 80. 16. Tria sunt insaturabilia, infernus et os vulvæ (ἔρως γυναιχός); Heb. clausio vulvæ, et ἔδυ ΠΥ ἃ trois choses insatiables , l’enfer, la matrice stérile et 12 terre qui ne se soûle point d’eau. Cette matrice stérile marque la convoitise des femmes stériles, qu’on dit être beaucoup plus passionnées pour les hommes que les autres femmes ; mais elle marque en général {a volupté qui est insatiable.
ἐμ La grossesse d’une femme. Jer. 20. 17.
Ut fieret mihi mater mea sepulcrum, et vulva ejus conceptus œternus : En sorte que ma mère devint mon sépulcre, et que sa grossesse füt perpétuelle sans enfanter.
5° La vertu de concevoir, Rom. 4. 19. Mec consideravit corpus suum emorbuum, et emortuam vulvam Saræ : Abraham crut au Seigneur, sans considérer qu'étant âgé de cent ans, son corps était déjà comme mort, et que la vertu de concevoir était éteinte dans celui de Sara; deux choses étaient opposées à la vertu de concevoir dans Sara, son grand âge el sa stérilité.
. ULAI, Heb. Fortitudo, ou Stultitia, Gr.
ai. — C'est proprement le nom d'un fleuve appelé, dans les auteurs, Eulœus, qui environne Ja ville de Suse, capitale des Perses.
.Une porte nommée Ulaï. Dan. 8. 2. Vidi in visione esse me super portam Ulai : 11 me parut en cette vision que j'étais à la porte d'Ulaï : Elle est appelée Ulai, parce que le fleuve qui porte ce nom passe le long de celle porie. Pagnin et Vatable rendent : Près du fleuve Ulaï. Ainsi, v. 10. Audivi vocem viri inter Ulai : J'entendis la voix d’un homme à a porte d'Ulaï, ou près du fleuve lai.
LAM, Heb. Vestibulum, Porticus. —- 15
Fils de Sarès, et petit-fils de Machir. {. Par. 7. 16. Fili ejus Ulam et Recem.
2 Fils aîné d’Esec de la tribu de Benjamin.