‹ Dictionnaire universel de philologie sacrée (volume 2)Chapitre 352 sur 429 · XXXIX · texte numérisé non relu

XXXIX

ΤΙΣῚΝ (echan), ἃ tous les sens, de TK; Deut,. 1, 12; Canf 1, T'IS ES

MON (echoh}), où, ubi, sans interrogation ; il ne se trouve que dans un seul endroit, IE Rois vi, 43.

“2DN (echachah), comment? Cant. v, 3; Esth. vi, 6. Mot composé de %N et de 722, qui n'est que 5 redoublé.

ἕν. Voyez la racine ἔν.

ἕν (aïal), ce mot, qui paraît n'être que l'intensitif de =, exprime proprement un bélier de haute taille, un grand cerf, Deut. x11, 45 ; χιν, ὃ; Is. xxx; fém. ΠΝ, non, une chèvre sauvage, une biche.

Les LXX meltent partout ἔλαφος.

Ex (αἴ), m. 4° bélier, ainsi nommé à cause de la forme recourbée de ses cornes (Voy. Sn), Gen. xv, 9; Ex. xxv, δ᾽; Job χιμϊ, 8.— 2° L’encadrement orné d'une porte, avec colonnes, frises et socles, 1 Rois vi, 31; Ez. χα, 3, etc. ; et particulièrement le chapiteau qui se rapproche par sa forme des cornes du bélier.

ἕν (eial), m. vaillance, courage, vertu, Ps. LXXXVII, D.

ἘῸΝ (el), proprement fort et robuste. Mais parce que la force est d'ordinaire le caractère spécial de ceux qui sont à la tête et commandent, κὸν signifie : 4° les grands, les princes, les premiers du peuple, Ex. xv, 15; ΕΖ. xvn, 13; ΠΕ Rois xx1v, 15. — 2° Métaphoriquement, le chêne, parce que c’est le plus dur et le plus fort de toutes les essences; le térébinthe, parce que cet arbre est comme le premier des arbres verts, Gen. x1v, 6; Is. 1, 29; Lvu, D; ΠΣ], 3.

TN, ΓΝ, voyez Dix.

TN (aiialon), plein de cerfs; n. pr. : 1° d’une ville lévitique de la tribu de Dan, Jos. x, 12; χιχ, 42, etc,

δάν ἮΝ — 2° d'une autre ville de la tribu de Zabulon, Jug. xl, 11.

brx (elon), force, chêne; n. pr. : 1° d'une ville de la tribu de Dan, Jos. x1x, 43; 1 Rois ιν, 9. — 2° De plusieurs personnes dont il est parlé, Gen. xxvi, 54; xxxvi, 2; XLvI, 14; Jug. χχι, 11.

ΓΝ (eluth) et ΤῸΝ (elaih), proprement un lieu planté d'arbres, un lieu ombragé. C’est le nom propre d'une ville d'Idumée, 1 Rois 1x, 26; IL Rois σιν, 22. Josèphe l'appelle ’Edæyn, Piolémée "Elu, Pline Œlœna, et les modernes Gelena.

ΤΟΝ (eialouth), comme =, force, vaillance; et par métaphore, un secours, Ps. xxni, 20.

Ds (elam). Ce mot désigne un certain ornement d'architecture qu’il n’est pas facile de déterminer ; peut-être est-ce la volute ou la cymaise, dont les formes contournées se rattachent assez bien à la signification radicale du mot ; ΕΖ. xL, 1.

On (elim), planté d'arbres; n. pr. d’une station des Israélites dans le désert, Ex. xv, 27; xvi, 1; Nomb. xxx, 9.

Ps, chald. arbres, Dan. 1v, 7.

TON, voyez nos

ΤΟΝ, voyez Don, Parmi les passages où ce mot se rencontre, il en est un qui a exercé surtout la sagacité de tous les interprètes; c'est celui qui sert d’inscription au psaume 22 selon l’hébreu, οἱ 21 selon la Vulgate. Celle-ci traduit par susceptione malulina, d’autres sur La force de l'aurore, quelques-uns sur l'étoile du matin. Pour nous, si l’on nous permet d'exposer notre sentiment , nous pensons que, d’après l'usage du style oriental, qui compare souvent les rayons du soleil aux cornes d’un cerf, le passage en question doit se traduire ainsi, sur le soleil de l'aurore, c’est-à-dire, le soleil levant. Cette interprétation paraît d'autant plus vraisemblable, que le psaume est tout entier consacré à dépeindre les souffrances de Jésus-Christ et les bienfaits qui en devaient résulter. Or, on sait qu’en mille endroits de l’Ecriture Jésus-Christ est appelé le soleil levant, le véritable soleil dont l'éclat éblouissant devait chasser les ténèbres du monde.

D'N (aiam), inusité en hébreu; en chaldéen, épouvanter, effrayer. Ce sens ἃ passé dans les dérivés.

D'N {aiom), [ém. FN, adj., terrible, formidable, propr. qui effraye, Habac. 1, 7; Cant. vi, 4, 10.

MO (emah), la terreur, Deut. xxxn, 25. Ce mot se prend d'ordinaire dans un sens actif; ainsi Prov. xx, 2 : La terreur du roi, c’est la terreur que sa majesté inspire; Job xxxtu, 7: Mu terreur, c’est celle que fait naître ma présence. Le pluriel DD (emim)

. Signifie : 4° les craintes, Ps. Lyxxvin, 16. — 2° Les

idoles devant lesquelles le païen tremble et s'incline, Jer. L, 58. — 3° Les Eméens, célèbres dans l’autiquité par la grandeur énorme de leur taille, Gen. XIV, 15. On croit que ce sont eux qui ont occupé les premiers la terre moabite, Deut. 11, 41.

ΤῊΝ (in), racine inusitée qui ἃ la même signification que ΣΝ (oun).

JS, proprement néant, défcut, vide, Is. xz, 23; mais le plus souvent il tient lieu de la négation, avee celte particularité remarquabi- «il comprend alors le verbe être dans sa signification négative. Ainsi ἮΝ, comme adverbe, ne veut pas seulement dire : non, mais non est, non erat, non fuit, selon les passages où il se trouve; Nomb. x1v, 42; 1 Rois vin, 9; I Sam. ix, 4, etc., etc. — Joint aux préfixes, il redevient substantif et reprend sa signification originelle. Ainsi ΝΣ (b'en), proprement dans Le défaut, Prov. vin, 24; PN2 (c'en), comme rien, presque, Ps. LxxII, 2; Pa? (l'en), à qui n’a rien, 15. χα, 29; Neh. vus, 10, etc.

TA (ain) n'est que la particule ŸK, °N, avec un nun épenthétique, où? Gen. xx1x, 4, et ailleurs.

ὋΝ (in) pour ἹΝΠ (aen), négation interrogative, I Sam. xxi, 9.

UN, VOyeZ "TIR TANe

ΤΞῚΝ (ephah), quelquefois ΠΝ, mesure pour le grain d’une capacité égale à celle de 51,79 de nos litres, Ex. xvi1, 16. Ce mot n’est pas hébreu; il est emprunté de l'égyptien, aussi bien que la mesure qu'il désigne. En cette langue, la racine wx, om signifie nombrer, mesurer, d'où œert, MON.

ΠΞῚΝ (ephoh), mot composé de x, et de 72 hic, ila, où? Is. xuix, 21.

ΓΞῚΝ comme NON, entièrement, ainsi, Jug. 1x, 38.

Un (isch), homme. Il signifie 4° un homme en général, comprenant le mâle et la femelle, Ex. x1x, 15. — 2 Qui, chacun, quelqu'un, Ex. n, 1. — 3° Le sexe masculin dans chaque espèce d'animal quand on y ajoute le féminin, Gen. vu, 2. Virgile ἃ dit: Vir gregis ipse caper. — 4° Un mari, quand il est nommé avec sa femme, (θη. Π|, 7. — à° Un homme doué d’un esprit viril, un homme grand, fort, courageux, magnanime ; en ce sens, C’est [68 vir des Lalins, l'éynp des Grecs, le mann des Allem.— 6° Excellent, extraordinaire, expert dans quelque faculté, art, vertu ou vice, 1 Sam. xvu, 54, — 7° Habitant, possesseur, maitre de quelque chose, Jug. xx, 1. — Quant à l'étymologie, ce mot n’en ἃ point, et fait partie du petit nombre de noms primitifs dont nous avons déjà donné quelques exemples. CR est pour VIN; on ἃ dit ΠΝ pour FIN, el puis ΔΝ, qui a peut-être passé dans le grec ἔς, d’où s’est formé le latin vis, vir, homme. De un s’est formé un verbe qui n’est usité qu’à l’hithpael.

ven (ithoschesch), il s’est conduit en homme; ἀνδρίζεσθαι, allem. sich ermannen, Jos. xLvi, 8. Nous disons dans le même sens, mais en deux mots:

Soyez homme, et les Latins : Præsta Le virum.

ΓΖ ΣΝ. (isch boscheth), homme d'humiliation, homme humilié; nom propre du fils de Saul, Il Sam. II, II, 1V.

Tnwvs (ischhod), homme de gloire; n. p. 1 Par. vi, 18.

TN (ischon), diminutif de UN (isch); proprement, un pelit homme; suivi de Ty (ain), il signifie la pupillé de l'œil, parce que l’image qui se peint dans cette partie des yeux est excessiveruent pelite.

Le latin pupilla rend a3sez bien cette pensée; il veut dire une petite poupée, une petite fille. Les Grecs disent x6pn, vierge, "yrphe, parce que, disent quelques-uns, l’image de la vierge parait dans la prunelle.

LS (ischaï) pour *W?.

Ps (ifhon), pour ΤΙΝ (ithion), entouré, Ἐπ. xiv, 15. De la racine ΠΙ͂Ν.

SN (ithai), chald. a la même signification que 1) il est, il était, et tous les autres temps du verbe être, dont il prend les différentes acceptions, selon les phrases où il se trouve, Dan. v, 11, 111, 18, Cependant sa fonction la plus ordinaire est d'exprimer lexistence pure et simple.

TN nom pr. voyez TN.

Dphomn (ithiel} pour ὯΝ nn, Dieu est avec moi; nom propre cité, Prov. xxx, 1.

nn (ithamar), terre des palmiers; n. pr. du plus jeune des fils d’Aaron, Deut. wi, 23; xxvin, 1.

TN (ethan ) et NN ( (ethan) tout la racine est Fm? (iathan), ou selon d’autres, TN, il est éternel. — Adj. dont le sens premier est, éternel, perpétuel : il se dit surtout de l’eau qui coule sans jamais s’arrêter ni tarir, Am. v, 24. Subs. il signifie 1° éternité, perpétuité, et s'applique également au cours incessant des eaux, Ex. xiv, 27. — 2° Fort, robuste, comme l’est une chose qui ne finit point, Jer, v, 15, Les princes et les grands sont désignés par ce mot, Job x11, 19. — 3° Dur, tenace, qui résiste à l’injure du temps; c’est encore une variété de la signification primitive; il se prend au propre et au figuré, Prov. xt, 15. — 4° Enfin par une application du sens précédent, on appelle ainsi une pierre, un rocher dont le caractère particulier est la dureté et la téuacité, Mich. vi, 2. — Nom propre d’un sage dont il est parlé, 1 Rois v, 11, et auquel est attribué 16 Psaume 89.

ἽΝ (ach), toutelois, mais, assurément, certes, du moins, seulement, Ps. Lxvin, 22.

ἼΝ (achad), racine inusitée, qui, comme ses homogènes 7pY, TN paraît signifier, lier, puis fortifier une ville, l’entourer comme d’un lien qui la protége.

TN (achad), ligature, c’est-à-dire, fortification, citadelle fortfiée, château; c’est le nom propre de la ville bâtie par Nemrod, Gen. x, 10. On ne sait où se trouvait celte ville des premiers âges; el les savants n’ont encore donné sur sa position que des conjectures trop incertaines pour trouver place dans 46 dictionnaire.

AN (achzab) avec δὶ prosthétique, pour 252 (c’z4b), adj. menteur, trompeur ; opposé de ms, il se dit particulièrement du fleuve dont l'eau tarit à certaines époques de l’année , et trompe ainsi l’attente du voyageur altéré, Jer. xv, 18; Mich.-1, 14.

ADN (achzib) comme στὸν ( achzab }; n. pr. de deux villes, dont l’une était située dans la tribu d'Asser entre Tyr el Accone, Jos. x1x, 29, (Gr. Ἔχδιππα,, aujourd'hui Dsib}; et l’autre dans la tribu de juda, Jos. xv, ἀά; Mich. 1, 14.

MN (achzar) de “2, briser; adj. qui signifie: 4° fort, audacieux, Job x, 2.— 2° Dur, cruel, Lam. IV, 5; ennemi, Job xxx, 20.— δ΄ Enfin, violent, en parlant du poison, Deut. xxxn1, 33.

ἽΝ (achzari), comme ie précédent, dur, cruel, Prov. v, 9; xvir, 11; Jer. vi, 23; atroce, épouvantable, Prov. xvir, 11.

NYSTN (achz'riiouth), formé de l'adjectif précédent, cruauté, atrocité, Prov. xxvn, 4. :

HO (achilah) de on, nourriture, I Rois xix, 8. UN (achisch), de ia racine 2x; nom propre d’un roi Philistin du temps de David et de Salomon,

1 Sam. xx1, 11; xxvu, 2; 1 Rois n, 39.

= (achal), manger, consommer, absorber, dévorer, Deut. xxvi, 73 1 Sam. 1x, 15.

Niphal xs fut. D, être mangé, pouvoir être mangé, être propre à la nourriture, Gen. vi, 20. Métaphoriquement il signilie être dévoré par le feu, Zach. 1x, 14. — Piel, consumer, dévorer, Job xx, 46. — Pual, être consumé par le feu, Neh. n, 3, 45; ou par le glaive, Is. 1, 20. — Hiphil ΑΝ Ἢ Lis, faire dévorer, engager à manger, Os. x1, 4; ΕΖ. xx1, 55. Mais le sens le plus commun de cette conjugaison est, donner à manger, rassasier, Ex. xvi, 32; Nomb. x1, 18; Deut. vus, 16; Is. xzix, 26, etc.

Le chaldéen ἃ la même signification que l’hébreu 2x (achal) et de plus calomnier, accuser, Dan. in, 8; vi, 25. Voilà pourquoi le démon est appelé en syriaque N3p τον (achel kartsa ), c'est-à= dire, l’inventeur d’accusation, le calomniateur par excellence.

ἕτῶν (ochel), proprement le manger, τὸ φάγειν, Ex. xu, 4. — 2° Tout ce qui sert de nourriture est appelé de ce nom, Gen. xiv, 11; x1, 55, etc.

Ex (uchal), n. pr. d'homme, Prov. xxx, 1.

non (ochlah), f. nourriture, Gen. 1, 29; τι, A.

PS ( (achen) est proprement linfinitif absolu de la conjugaison hiphil, du verbe (Le (coun), pour 1; proprement, établir, confirmer; l'usage en ἃ fait un adverbe d’affirmation : certes, en vérité, assurément, is. Lun, 4; Gen. xxviu, 16.

ἘΝ (achaph } signifie proprement s’affaisser sous un fardeau pesant, puis imposer un fardeau. Il semble que ce mot prouoncé comme il doit l'être, exprime [6 gémissement pénible que pousse celui que l'on charge lourdement.

TN (echeph), proprement fardeau, et par métaphore , autorité, Job xxx, 7; comme en françai” nous disons d’un homme grave, et dont le sentimen ; nous entraîne : C’est un homme d’un grand poids.

DN (achar), racine inusitée en hébreu; larah signifie crenser (fouir).

-2N (iccar), laboureur, celui qui cultive et creuse la terre, : Joel. 1, 11; Is. ΧΙ, 6. Les Grecs, de ce mot ou de sa racine, ont fail ἀγρός, ager; les Goths, akr; les Allemands, Acker.

w2N(achschaph), de la racine A2, hallucination,

Jer. Li, 32

54) ἽἋ fascination; n. pr. d'une ville de la tribu d’Asser, Jos. xu, 20; xix, 20. :

ἕν (al), prinitivement substantif, signifie proprement le néant, le rien; mais il ne se rencontre qu'une seule fois en ce sens, Job xx1v, 25 : Qui pourra mettre nd (l'al) au néant mes discours, qui pourra me prouver que j'ai lort? mais l’acception la plus commune de ce mot est celle d’un adverbe de négation; il équivaut alors au μὴ des Grecs, au ne des Latins dans les différentes fonctions de ces mots; Ruth 1, 13, 1} Rois vi, 27.

D (al ) est encore l'article arabe qui a passé dans quelques mots hébreux, comme Ton (almodad), DD (alkoum), etc.

Sy (el) est proprement le participe du verbe Ex ou tx. Il signifie : 4° fort, robuste, brave; un héros, ΕΖ. xxx1, 11 : 27 Ἐπὰν le héros des nations, en parlant de Nabuchodonosor, Jos, 1x, ὃ ; Job χα, 47. — 2° Dans un sens nominal et abstrait, force, puissance, ainsi, Gen. xxxt, 29 : 7) DNS ὩΣ il est en ma puissance, proprement il est au pouvoir de mes mains, comme nous disons en français : j'ai en main. Quelques-uns traduisent, mon bras sera mon Dieu, dans le même sens que ces paroles de Maxence : dextra mihi Deus, Énéid. x, 773. Mais cette traduclion ne peut point s'appliquer à ious les passages où la même locution se rencontre : M. Glaire ἃ proposé un nouveau seps dans son dictionnaire hébraïque. Selon ce savant v7 ὍΝ w? signifierait : élever la main vers Dieu, prendre Dieu à témoin, jurer, protester; mais ce sens est encore moins satisfaisant; il faut donc s’en tenir à celui que nous avons donné plus haut, et considérer ces mots comme un vérita ble hébraïsme, Prov. 1, 27; Mich. n, 4, etc. — 3° Dieu, parce qu’en lui se trouvent à un degré infini la force et la puissance. Ce nom s'emploie peu en prose, et pariout où il se trouve, il est suivi d’un mot qui lui sert de qualificatif, qui au moins le détermine, comme Gen. xxx, 20 ; xLvi, 3; Jos. xxu, 22. Dans la poésie au contraire il est très-usité, et il est peu de psaumes, par exemple, où il ne se rencontre plusieurs fois, Ps. xvur, 351, 33, 48; Job vin, 3. De tous les suffixes, un seul lui est adjoint dans l'Écriture, c’est celui de la première personne : on dit ὯΝ mon Dieu! Ps. xwit, 3; xx11, 14 ; mais on ne voit nulle part, 2x, 9x, ete.— Quoique ce nom neconvienne proprementet pleinement qu’à Dieu seul, le puissant, le fort par excellence, cependant, par un abus commun à toutes les langues, on l’applique encore aux fausses divinités du paganisme, Is. XLIV, 10, 15; Ps. Lxxx1, 10, et généralement à tout ce qui, dans l'estimation des hommes, se trouve avoir quelque excellence; de sorte qu'on ἃ fini par appeler Dieu x les êtres même inanimés, pour en exprimer quelque qualité éminente : ainsi ©N TN (arze el), Ps. Lxxx, 11, signifie moins un cèdre de

Dieu, qu'un cèdre d'une prodigieuse hauteur ; T3 ae (arre el), Ps. xxxvi, 7, des montagnes très-élevées, etc. eic. Cet hébraisme remarquable se retrouve,

Ἃ 550 comme une tradition primitive, dans les plus anciens poêëtcs grecs. Rien n’est plus fréquent dans Homère, et Hésiode que les expressions telles que les suivantes : ἅλς δῖα, δῖα Λαχεδαίμων, etc.

Le pluriel Don (elim) signifie d’abord les héros, les forts, et ensuite les dieux des rations en opposition avec le dieu véritable, ΘΝ ὯΝ, Dan. x1, 56, le Dieu des dieux. 11 semble qu'en ἃ appliqué ici à Dieu la même tournure que dans Sn les montagnes de Dieu, pour en exprimer la sublimité et l’ex cellence. Quant à l’étymologie de ce mot, =, bien que nous l’ayons considéré, à l’exemple de tous les lexicographes, comme une dérivation de la racine Lx, nous avouerons néanmoins que tel n’est point notre sentiment. Il nous semble que ἴον est un mot prhaitif rangé par les grammairiens sous une racine, avec laquelle il n’a qu’un rapport de sens fortuit ; nous croyons même que ce n’est que le pronom encore usité en arabe et en hébreu sous la forme TE il signilierait donc proprement lui, manière énergique et sublime d'exprimer Le déterminé par excellence. Celte opinion présente d'autant plus de vraisemblance, que les Hébreux ont toujours eu une si grande vénération pour le nom de Dieu, qu’ils évitent de le prononcer partout où ils le rencontrent ; qu'il ne se trouve jamais en prose sans êire accompagné d’un mot qu'il détermine, comme le fort, le sublime, etc., ainsi que nous l'avons vu plus haut, et qu'enfin rien n’est si commun dans les anciens poêles grecs, el même dans Platon, que de voir désigner la divinité par le pronom démonstratif.

τῶν (21), forme abrégée de ΠῸΝ (elleh), pronem démonstratif lui, elle, de tous les genres et de tous les nombres. Il ne se trouveque dans le Pentateuque etI Par. xx, 8.

Ok (el), probablement le même que le précédent, mais dont l’usage ἃ détourné un peu la signification primitive, ne se rencontre que sous la forme construile, rarement et poétiquement ὯΝ (ele), Job I, 22; v, 25. Son sens propre paraît être une tendance où direction vers un lieu ou une chose; et il est remarquable comme cette signification rentre logiquement dans celle du pronom démonstratif ; car celui qui montre, tourne et dirige son regard et son attention vers l’objet désigné. — Comme préposition, il exprime toutes les différentes relations du latin ad dont il est peut-être la véritable origine (ad pour ax, pour al ). Ainsi on se sert de τῶν 4° pour se diriger vers un lieu, ad locum, ou vers un objet quelconque, ad aliquid, Gen. vin, 9; H Rois 1, 45; Is. xxxvur, 2; Gen. 1v, 4, 5 ; Os. xu1, 7. — 2° Pour se tourner Contre, ad Pergama, Nirg.; Gen. 1v, 8; 15. in, 8, etc. — 3° Pour atteindre à un but, ad hanc diem, Cic. εἰς τρίτην ἡμέραν, Jer. τι, 9; Job x, 23; Gen. 6, 16. — 4° Pour entrer dans un lieu, ad multam noctèem, Cic.; mais alors il se traduit mieux par in, Allem. inein, Augl. into, comme Gen. viu, 9, n°27-9N, in domum, duns La maison; Gen. xix, 3; 1 Sam. v, ὃ, e1c. — 5° Pour ajouter, ad πο mala ag

bst DICTIONNAIRE DE LA LANGUE SAINTE. 552

cedit, Cic. nous traduisons alors outre, excepté, outre ces maux, il n'arrive, Lev. xvin, 18; Lam. ΤΙ, A1, etc.—6° Pour exprimer la relation d’une chose à une autre, guod ad rem alinet, de la cause à son effet, respeclus causæ ad rffectum, à cause de, Ez.xLIV, 7:1} Sam. xx1, 13 IRois x1v, 5.—7°Pour montrer la ressemblance d’une chose avec une autre, selon, ad morem, Quiut., Jos. xv, 13; χη, 4. TOI", ISam. xxvi, 4, ad certitudinem, pro cerlo, pour cerlain. On voit que dans toutes ces significations, se trouve implicitement renfermée la notion d’un mouvement quelconque vers un lieu, vers un objet, vers une règle, c’est là en effet ce qui caractérise celte particule. Quant aux passages assez nombreux où elle parait s’employer sans mouvement, et pour exprimer le repos dans un lieu, ad locum vel in Loco, il faut les considérer comme des idiotismes dont on trouve des exemples dans plusieurs autres langues : εἰς en Grec se prend quelquefois pour ἐν : ainsi, Soph. Aj. 80, ἐς δόμους μένειν; Théocrite xxur, 205; Hérod. 111, 91, χεῖσθαι εἰς; Plaute ἃ dit en latin : jacere in lustra; nous disons très-bien en français : être à la maison, demeurer à la campagne, quoique la préposition ἃ exprime par elle-même le mouvement et la direction vers un lieu. Ainsi sous le rapport de non-mouvement x signifie : 4° chez, auprès de, comme 1 Rois x, 20 : own on DU χεῖσθαι πρὸς τράπεζαν, sederead mensam, être à table, Jer. χαι, 12, etc. Comp. ad me fuit, Cic.; ad aliquem cœnare, Gell.— 2° dans, sans mouvement, Deut. xvi, 6 : D DPOTN , in loco, ibi; Gen. vi, 6, etc.

τὸν (elah), térébinthe ; nom propre, mase. 1 Rois 1v, 18.

Wan (elyabisch), mot composé de W23, glace, χρύσταλλος ; arab. congelé, et de l'article SN (el), pour δεν (al); joint à TN; van 2 Ν, il se traduit par grêle, proprement pierre de glace, Exod. ΧΠΙ, 41, 13; xxxvit, 24.

D'ou (algoummim), voyez Dan.

TION (eldad) Théophile; nom propre m. Nomb. ΧΙ; 26, 27.

270 (eldaah) Théoclet; n. pr. du fils de Madian, Gen. xxv, 4.

HN (abah), racine inusitée en hébreu; en arabe, honorer, adorer la divinité, et de là, être frappé de stupeur devant la majesté de Dieu. Ce verbe est dénominatif et vient de x, Dieu. Compar. θεάομαι, θεάζω, θειάζω de Θεός.

ΓΝ (alah) de 5 (oul), proprem. être rond; par conséquent, être épais, être gros el gras.

non (alah). Ce verbe est dénominatif, et vient encore de x (el) Dieu; proprem., prendre Dieu à témoin, 1° soit de la vérité de ce qu’on avance, c’està-dire, jurer, 1 Rois, vis, 31.— 2° soit de ses souffrances et de ses malheurs, c’est-à-dire, se plaindre, crier à Dieu miséricorde, Joel 1, 8; dans ce sens ce verbe pourrait avoir formé notre hélas ! — 3° Soit enfin de l'injustice de ceux qui nous attaquent, etc,

c.-a-d. les exécrer, Jug. xvu, 2; Os. 1v, 2. — Hiphil, faire jurer quelqu'un, le lier par un serment, IRois vit, 31 ; I Par. vi, 22 ; 1 Sam. x1v, 24.

nn (alah) du verbe précédent. 1° Serment, noNa N'a, faire un serment, se lier par un serment; proprement, venir dans un serment, tournure analogue à celle qu'emploie Virgile, Énéid. 1v, 339 : Heæc in fœdera venit. Nah. x, 30; Ex. xvur, 13, etc. — 2° Alliance confirmée par un serment, Gen. xx1v, 41. — δ᾽ lmprécation, exécration, Nom. v, 21; Is. xx1v, ὃ; Jer. xL1i, 12, etc

TON (allah) comme Ton chène, Is. xxiv, 26. Ce mot vient de la racine bn.

nÔN (elah) comme tin (el), de x (oul). On le traduit ordinairement par térébinthe, arbre résineux et Loujours vert, très-fréquent en Palestine où il servait, au dire des anciens, à reconnaître et à indiquer les lieux; Gen. xxxv, 4; Jug. vi, 11, 19. Pour nous, nous pensons avec plusieurs savants modernes, que ce mot est un nom générique qui s’appliquait à tout arbre fort et robuste, comme en grec le mot δρῦς.

non (elah), chald. comme l’hébreu ΠΝ; Dieu, Dan. ii, 28; vi, 8, 13, etc.

non (elleh), pronom démonstratif pluriel, ceux-là, celles-là, Gen. n, 4; νι, 9; χι, 10, etc. Quand nous avons dit que Dy était une forme abrégée de FN, nous n'avons voulu parler que selon l’usage ordinaire et commun de la langue. Car à parler étymologiquement, on doit poser en principe que les formes monosyllabiques sont généralement primitives, et appartiennent à l’organisation première du langage.

D (eloha), ΕὐπῶΝ (elohim). Voyez non.

ὯΝ (alou), chald. ecce! Dan. u, 34; 1v, 7, etc., forme adoucie, pour TN (arou), espèce d’impératif, pour “N° (r’ou) de FN voir; compar. édoÿ, voici, allem. sehe da, angl. behold, proprement, regardez.

SN (illou) pour “à ὩΝ (im lou) si, quoique, Eccl. vi, 6; Esth. vu, 4.

MN (eloha) : 4° Dieu, soit le véritable, soit celui qui n’est Lel que dans l'estimation erronée de l’homme, Dan. ΧΙ; 37, 58, 59; IL Par. xxx, 46. — 2° Le vrai Dieu, en ce cas nn est pour mon, Deut. xxx11, 15 : Ps. 1, 22, etc.

Le pluriel ΣΤῸΝ est la forme communément employée. Il ἃ tantôt une signification plurielle, et tantôt une signification siogulière, par un idiotisme prepre à la langue, et qui ἃ peut-être sa source cachée dans les croyances religieuses. Ainsi dans le premier cas, il s'applique : 1° aux dieux quels qu’ilssoient, Ex. xn, 42; Gen. xxxu, 2, 4; Deut. xxx, 18. — 2° aux anges, Ps. vin, 6; ΧΟΥ͂Ι, 7; ΟΥΧΧΥΠΙ, 1. — 3° aux juges, Ex. xx1, 4; xxi1. 7, 8.— Dans le second cas, il désigne particulièrement la divinité. Quelques hébraïsants, et la plupart des théologiens, ont vu dans la trinité sublime de Dieu la cause du pluriel ὩΣ; mais ce sentiment ne nous semble pas appuyé de raisons assez convaincantes. Moïse et les autres auteurs. quelques connaissances surnaturelleg qu'on leur suppose, n'ont pas dà employer un autre

553 v'ÈN

langage que celui du commun des Hébreux à qui s’adressaient leurs écrits inspirés; or il est certain que le plus grand nombre n’avait aucune idée de ce mystère, et que les autres n’en avaient que des notions tellement imparfaites et obscures, qu'ils n’eussent certainement jamais pu formuler leur croyance à cet égard ; il est donc déraisonnable de chercher dans leur langue des rapports mystérieux qui n'existaient point dans leur esprit. Disons plutôt que les Hébreux ont imité ou emprunté aux Egyptiens la dénomination générale qu’ils donnaient à leurs fausses divinités, qu'ils l'ont appliquée au seul Dieu véritable, et que faisant plus attention à l’idée exprimée qu’à l’expression même, ils ont fait accorder le pluriel DY19N avec un verbe singulier, toutes les fois qu'ils ont voulu désigner le vrai Dieu, Gen. 1, 1, etc. Quoi qu'il en soit, les grammairiens sont convenus d'appeler ce pluriel, un pluriel d'excellence, pluralis majestaticus.

Oro, spécialement et proprement consacré à la Divinité, s'applique encore, 1° A un Dieu quelconque, Beut. xxx, 39; Ps. x1v, 1; ΕΖ. xxvi, 2, etc. — 2° Aux idoles du paganisme, Ex. xxxu, 1; 11 Rois 1, 2, 3, 6, etc. — 3° Au Dieu domestique que chacun regardait et vénérait par superstition comme le protecteur de.sa maison et de sa famille, Jon. 1, ὃ. — 4° Enfin à tout ce qui se rapproche de la Divinité par une excellence quelconque, comme la montagne de Dieu, Ps. zxviu, 16, pour dire une haute montagne; la terreur de Dieu, Gen. xxxv, ἢ, C'est-à-dire une terreur épouvantable, 1 Sam. x1v, 45. Nous disons aussi en français d’une chose fort belle qu’elle est divinement belle; et sans doute le grec 6éw, courir rapidement, n’a point d'autre étymologie que θεός; c'est comme si l’on disait courir en Dieu. On sait que la rapidité de la course était regardée par les anciens comme un attribut divin, et que parmi les qualités qu'Homère célèbre dans le divin Achille, dos ᾿Αχιλλεύς, une des premières est son agilité à la course, πόδας ὠχύς.

Six (eloul) : 1“ comme ŒDbx, vain, futile, sans consistance, Jer. x1v, 14. — 2° Nom du sixième mois des Hébreux , qui commençait à la nouvelle lune de septembre, et finissait à celle d'octobre, Neh. vs, 18. On ne connaît point l’étymologie de ce nom.

ΤῸΝ (allon), m., comme ΠΝ, un chêne, Gen. xxxv, 8; Ez. xxvn, 6. La racine en est mix.

TON (elon), m., de = : 4° Arbre fort el vigoureux, le chêne, Gen. xn, 6; Deut. x1, 50, etc. — 2° ἢ, pr. m., | Par. 1v, 37.

D (allouph), adj. m., de la racine ΠΝ : 4° Familier, compagnon, ami, Prov. xvi, 28; Mich. vx, ὃ, etc. — 2° Doux, apprivoisé, Jer. 1, 19. —3° Le bœuf, parce que cet animal est à la fois l’ami et le compagnon de l’homme, ou parce qu'il est le symbole de la douceur et de la patience, Ps. cxuiv, 14, — 4° Chef de famille ou de tribu , expression métaphorique tirée de la signification précédente, Gen. xxxv, 15; 1 Par. 1 51, etc.

LD (alosch), troupe d'hommes; n. pr. d'un des campementsdes israélites dans le désert, Nomb. xxxmn, 12.

non 554

FAN (elzabad), Théodore ; n. pr. m., 1 Par. χη, 12, XXVI, 7.

nos (alahh), racine inusitée en hébreu; en arabe, s’aigrir, se tourner en aigreur, par conséquent êire près de se corrompre : c’est ce qui explique le sens du niphal. Niphal, non, être corrompu, perdu de mœurs, Ps. χιν, 5, 4; Job. xv, 16.

ἩΤῸΝ (elhhanan), Théodore ; n. pr. du capitaine des gardes de David, le même qui tua le frère du géant Goliath, II Sam. χχι, 19.

"ὮΝ (cle), état construit pluriel de la préposition Ὧν. Voyez ce mot.

2NY5N (eliab), cui Deus pater est ; ἢ. pr., 4° d'un des chels de famille de la tribu de Zabulon, Nomb, 1, 9; u, 7.—2° Du frère de David, 1 Sam. xv1, 6. — 5° De deux autres personnages cités, Nomb. xvi, 1 ; 1 Par. xvi, 4.

Din (eliel), à qui Dieu donne la force; n. pr., 1° de deux guerriers de David, 1 Par. 1, 46, 47; xx, 11. — 2° D'un chef de famille de la tribu de Mapassé, 1 Par. v, 24, — 3° D’un autre chef de famille de la tribu de Benjamin , 1 Par. vin, 20. — 4° Enfin de plusieurs autres personnes citées 1 Par. vin, 22; Ἐν 9, 44 ἘΠ Par: xxxr, 45:

Ans (eliathah), ad quem Deus venit ; n. pr. m., 1 Par. xxv, 4.

FN (elidad), Philothée; n. pr. d'un chef de famille de la tribu de Benjamin, Nomb. xxx1v, 21.

vx (eliada), quem Deus curat; ἢ. pr., 4° d’un fils de David, II Sam. v, 16, que l'Ecriture appelle encore, 1 Par. x1v, 7, Δ. — 2° De deux autres personnes, 1 Rois, 1, 23; II Par. xvn, 17.

ΤῸΝ (aliah), de la racine ΠΝ; une queue de brebis ou de bélier, Ex. xxix, 22; Lev. wir, 3; vin, 25, etc. En Orient et dans tous les pays chauds, ja queue de ces animaux est tellement chargée de graisse, que, au rapport de Golius, témoin oculaire , la plus petite queue ne pèse pas moins de 5 à 0 kil. (Lex., p. 146).

m°n (eliiah) et M9 (eliiahou), n. pr. d’un prophète du temps d’Achab, célèbre par son genre de vie et par ses nombreux miracles, enlevé comme Enoch dans le ciel, pour reparaître, ainsi que le saint patriarche, au dernier avénement de Jésus-Christ, IT Rois πὶ, 6, etc.; Mal. 111, 25. — C'est aussi le nom de plusieurs autres personnes, 1 Par. vin, 27; Esd, x, 21, 26.

«MON (elihou), cui Deus est ille ; n. pr., 1 Par. XXVI, 1; ay, 18.

SMÔN (elihou), id., n. pr., 4° du fils de Barach, le quatrième ami de Job, Job xxx1-xxxv. Ailleurs il esi écrit ἸΌΝ, XXXI, #3; XXXV, 1. — 9° 1 Sam. RE A | Par. χα 20.

ἘΣ ΌΝ (elihoenai), mes yeux sont tournés vers Jéhova ; ἢ. pr. m., Esdr. vi, 4; 1 Par. xxwi, 3.

ΣΌΝ, id., ἢ. pr. m.,i Par. in, 23; IV, 56; vu, 8; Esdr. x,22 07

NAN (eliahhba), quem Deus abscondit ; ἢ. p. d’un guerrier de David, II Sam. xxur, 32.

ΡΩΝ (elihhoreph), cui Deus præmium est; τὶ. prs m., 1 Rois iv, 3.

bg (elil) : À adj., vain, futile, de rien, 1 Par. xvi, 26; Ps. χανι. 5. Le plurie os (elilim), vains, s'applique particulièrement aux idoles, qui sont proprement des vanités, des choses de néant, Lev. xix, 4; xxv1, 1. — 9° Subst. f., vanité, faiblesse, néant, Job xin, 4. Ge mot appartient à la racine Sin.

on (elimelech), cui Deus est rex; n. pr. du gendre de Ruth, Ruth 1, 2; 11, 1.

PO (illen) et 5x (illen), chald., comme l'hébreu MN; ceux ci, celles-ci, ceux-ci, Dan. 11, ἀξ; vi, 7.

mx (eliasaph), quem Deus addidit ; n. pr., Nomb. 1, 14; 11, 44; ui, 24.

0N (eliezer), cui Deus auxilium est ; n. pr.; 1° de l'homme qu'Abraham avait nommé son héritier avant la naissance d'Isaac, Gen. xv, 2. — 2° Du fils de Moïse, Ex. xvur, 4. — δ᾽ De piusieurs autres personnoges cités 1 Par, 7, 8; xxvii, 16, etc.

ΜῊΝ (elienai), comme HYNÔON ; ἢν pr., 1 Par. vu;

ἘΣ ΩΝ (eliam), comme 2NÛN ; ἢν pr., 4° du père de Bethsabé, Li Sam. n,3, qui, dans un autre endroit, ἢ Par. ur, ὃ, s'appelle =KM2Y (ammiel), anagramme de 0379. — 2° 11 Sam. x\m, 24.

ἸῸΝ (eliphaz), cui Deus robur est; n. pr., 4° du fils d’Esaü, Gen. xxxvi, 4, etc. — 2° D'un des amis de Job, Job 11, 11: 1v, 1; xv. 4, etc.

Enix (eliphal), que Dieu juge; n. pr. m., 1 Par. χη δ Ὅν

DL Le (eliyh'lehou), que Dieu distingue ou rende illustre; ἢ. pr. m., E Par. αν; 1%, 21.

ὭΠΞΥ N ( eliphelet }, cui Deus salus est; n. pr. m., J Par. in, 6; xiv, 7, 11 Sam. xx, 343 Esdr. vin, 13;

D 0N (elitsour), à qui Dieu sert de rocher; n. pr. m., Nomb. 1, 5; 11, 40, etc.

PRE (elitsaphan), que Dieu protége; n. p. m., Nomb. nr, 30; Ex. vi; 22; Lev. x, 14: dans ces deux derniers endroiis il est écrit FUN Noinb. xxxiv, 25.

ΜΡ (elika), n. pr. m., I Sam. xxim, 25. On n’en connaît point l'étymologie.

ἘΣ Ν (eliakim), que Dieu a établi; n. pr., 4° du gouverneur du palais, au temps d’Ezéchias, ἢ Rois xvin, 18, ete. — 2° Du fiis du roi Josiss, 1 Rois xx, δά; xxiv, 1; Jer. 1, 3, etc,

vaux (elischeba), qui honore Dieu; Elisabeth, Ex. vi, 25.

moon (elischah), n. pr. du pays qui échut en partage à Éli:a, fils aîné de Javan, Gen. x, 4. On n'est pas d'accord sur la position de cette contrées Josèphe entend par le nom d'Elisa les Eoliens. Villalpand croit que ce sont les champs Elysiens, dans

les files Fortunées, Bachart veut que ce soit le Pélopouèse, où l’on trouve la province uommée Elis, dont une partie est appelée Aliscum par Homère; et, en effet, ce sentiment nous semble le plus probable, Ezéchiel, xxvn, 7, parle de la pourpre que l’on apportait d'Elisa à Tyr; or on pêchait à l'embouchure

de l’Eurotas beaucoup de ce coquillage dont on se ser-

vait pour teindre la pourpre, et les anciens parlent

souvent de la pourpre de la Laconie :

Nec Laconicas mihi

Trahunt honestæ purpuras clientæ, (Hon.)

ΣΝ (elischoua), cui Deus salus est; n. Pre, d'u fils de David, ILSam. v,15: 1 Par. χιν, 5.

av 0x (eliaschib}, quem Deus restituit ; nom propre de plusi-urs personnes, ΕΞ Par. 11, 24; xxiv, 42; Neb. m1, 4, 20; Esdr. x, 24, etc.

ve ὧν (elischama ), que Dieu exauce; τὸ: pr., ΤΕ Sam. v, 46; Nomb, 1, 10; IE Rois xxv, 25; 1 Par. n, 41; 11 Par. xvu, 8.

ΣΌΝ (elischa) pour ΨΥ ὗν, cui Deus salus est, nom du prophète Elisée, disciple d’Elie, et comme lui fimeux par ses miracles; il florissait dans le neuvième siêcle avant Jésus-Christ, I Rois, 1, 13.

ὭΞΙ ΩΝ (elischaphat), que Dieu juge; n. pr. m., II Par. πὶ, 1.

non. Voy. ΠΩΝ Ὧν.

ἽΝ (illech), chald. pron. plur.; comme l'hébreu HN, Dan. mn, 12, 15; Esdr. 1v, 24, ete.

y (alal), racine inusitée, mais qui signifie sans doute être vide, vain, futile, ainsi que les dériés qui s’en forment. Elle se rattache du re:te à TN, qui par l’adoucissement de la dernière radicale ἃ pu devenir 5x, homogène de Sn.

Don (utal), comme 5), que nous verrons en-son lieu. Ce verbe signifie pousser des cris de douleur, se lamenter, et doit sa forme à l’imiiation même du cri douloureux qu'il exprime. Compar. grec ἀλαλάζξειν; Lat. ululo. Nous disons, quand nous ressentons quel que mal, holà là! holà là! (μήτηρ ὄλωλα ; Anacr.).

Ein (alal), propremeni tourner, et de là, être rond; êtregros épais. Nous avons déjà vu plusieurs dérivé de célteracine nn. 5x chêne, proprement, gros arbre.

Lin (alla), de by (alai), interjection de douleur, hé!a-! holà là, ἐλελεῦ, Job x, 15; Mich. vu, 1.

on (ulam), signifie, 1° lier. — 2° Etre lié de la langue, être muet. — 5° Etre solitaire, signification qui s'explique par la précédente: ear celui qui est seul est muet par le fait, puisqu'il n’a personne avec qui il puisse S'eniretenir. Voilà pourquoi en aribe le mot qui désigne un homme muet s'applique encore au cétibataire. — Niphal, ère muet, Ps. xxx, 19; Is. ur, 7. — 9° Se taire, c'est la Conséquence du mutisme, Ez. xxxur, 22. — Piel, lier, rassembler en liant: c'est la première siguification de la racine, Gen. xxxvit, 7.

ἘΞῸΝ (elem), silence. C'est ainsi qu'il fant traduire ce mot dans le passage du psaume ΨΥΠῚ, 2, où il est parlé d’une justice muetle, c'est-à-dre d'une justice qui ne rend que des arrêts iniques. Ps. vr, 4 : ME“ En D (ionath elem r'hhokim). la colombe muette parmi les étrangers ; on entend gé. .éralement c“ passage des I-raélites exilés dans une terre étrangére et lointaine, et dont la voix est muette pour redire aux impies les saints cantiques de Sion : Quomodo cantabimus canticum Domini in terra aliena?

ED (illem), adj. proprement qui ἃ Ja lingue liée, muei, Ex. 1v, 11; 15. xxx, 6; Ps. xxxvui, 14; au pluriel y ÈN, même signification, Es. νὰ, 10,

τὸοῖν (uilam), pour παν (oulum), Job. xvu, 19,

Voyez ce moL.

πΞ ΣΝ (almuggim), où, en transposant les lettres,

run (ulgoummim). Ce mot. qui se trouve en plusieurs endroits de l'Ecriture, 1 Rois x, 11, 12; II Par. u. 7, désigne une espèce de bois précieux du pays d'Ophir qui servit sous le roi Salomon à la fabrication des ornements du temple et des instruments de musique. fl est probable que ce huis n’est autre que le sandal, três-fré juent dans les Indes et la Perse, où nou- avons placé le pays d'Ophir. Voyez 9 N(Ophir).

ΣΝ (almodad),n. pr. du fils de δυείλη, Gen. x, 26, et du pays qu’il a le premier habité, 1 Par. 1, 20. Ce pays est situé dans la région ausirale de l'Arabie fleureuse.

mn (alummuh), de la racine ON (alum) faisceau, gerhe, javelle, Gen. xxxvu, 7; Ps. cxxvi, 6.

ax (a lanimelech), peut-être le chêne du roi, pour DA Γῆν; n. pr. d'une ville de la tribu

d'Asser, Jos. x1x, 20.

| Jon (aiman), adj., veuf, abandonné, Jer. ur, 5.

ἽΝ (almon), m., veuvage, abandon; métaphoriquement ,ce mor se dit d’uue vile privée de son souverain, Îs. ΧΕΙ, 9. Daus un sens à peu près sembiable, Virgile a dit: Viduare civibus urbem, Æneid. Val, 571.

ΓΩΩΣΝ (almanah), f., une veuve, Gen. xxxvm, 41; Ex. x n. 21, etc. Ce mot s'applique aussi à une vile privée de sou roi, Is. x£vu, 8. Nous disons aussi poétiquement : La France est veuve de son roi !

ΓΌΟΝ (almano h) fém. du précédent, palais désert el abandouné, Is. ΧΗ], 22; peut-êre ce mut p'est-1l qu'une torme adoucie de ΓῊΣ ΘΝ (armanoth), qui siguifie palais.

nu * (almanouth). le veuvage, Gen. xxxvn1, 44; et encore par métaphore, là vie de misère δὲ de privalion que traînaient les Hébreux dans leur captivité, Is. Liv, 4. Daus ce mot il faut rewiarquer la terminaison ΓῚ (outh) qui termine les substautifs abstraits. Voyez la grammaire.

ὙΣΣΩΝ (almoni), proprement un certain homme, dont on tait ie nom, grec 6 δεῖνα, quidam. Ce mot prérèle toujours 355 (p'loni) ; nous renveyons done à celui-ci pour en traiter plus au long.

Px (illen), chald, comme PON.

CYIKN (lnaam), qui trouve en Dieu sa joie; ἢ. pr. m., 1 Par. x1, 46.

Fax (elnathan), Théodore; n. pr., — 4° du grand'père du roi Joachin, H Rois xx1v, 8. — 90 De trois lévites du temps d'Esdras, E-dr. vin, 46.

0x (cllasar), n. pr. d'une contrée voisine, sans doute de la Babylouie, Gen. x1v, 1, 9. Selon Symmaque el la Vulgate, ce serait La province du Poni; mais ce sentiment est fort douteux.

TN (elad), quem Deus laudat; n. pr. m., 1 Par. vu, 21,

MN 558 non (eladah), celui que Dieu remplit (de son esprit); ἧς pr. m., 1 Par. vu, 20.

ID N (elouzai) où, comme portent d'autres manuscrits, ΣΝ (eluzzai), à Dieu mes louanges; n. pr., 1 Par.xn, ἢ,

“οὖν (elazar), cui Deus auxiliatur ; Eléxzar, et, par contraction el ayocope, Lazare; ἢ. pr. de plusieurs persoinuges cités Ex. vi, 23, 25; 1 Sam. vu, 1: Π Sam. ΧΧΙΠ, 9; Par. xx, 21; Esdr. vi, 35; x, 25, etc.

Nyon (elale) et τον Ν (elaleh). quo Deus ascendit ; D. pr. d'une ville de la tribu de Ruben. Les ruines en subsistent encore, et portent en arabe le même nom.

MY y (elasçah), quem Deus creavit; n.'pr., 1 Par. ni, 59 ; vu, 37; Jer. xxix. 3.

ON (alaph) ou TN (aleph), fut, N° (ielaph); en hébreu comme en arabe, 1° s’'accoutumer, se faire à une cho-e par la répétition fréquente des mêmes actes : de là se faire à quelqu'un, être son ami, son intime. Par une conséquence logique de ce premier sens, il signifie, 2 s'apprivoiser, en parlant des animaux. — 3° Apprendre, parce que c'est en s’habituant aux choses, qu'on finit par les savoir parfaitement, Prov. xx, 25. — 4° Enfin associer, assembler ; propr. faire que deux per-onnes s’habituent, se fasseni l'une ἃ l’autre, — Piel, habituer quelqu'un à une chose, par conséquent la Ini enseigner. Job xv, D; χχχπι, ὅδ. — L'Hiphil Lire sa signification d’un déiivé, TN, mile, que nous allons voir plus bas, et Siguilie produire par nulliers, engendrér une nombreuse postérité, Ps. cxiv, 13.

FN (eleph) signifie, 4° le bœuf, parce que cet animal docile δὲ l'borieux est comme l'ami et le Compagnon du laboureur, La première lettre de l’ale phabet s'appelle aussi de ce noi, parce que c’est une τὸ ὁ où un joug de bœuf qui a servi de iype primitif à ce carucière. La figure de l'sleph pliénicien porte encore des traces de celié première origine : tel est le signe que nous relrouvons encore dans les mopunients qui resieul de celie antique langue. 11 s’est singniièrement dénaturé en passint dans les autres langues; mais son nom primitif s'est conser\é dans toutes, de imanière à prouver incontestablement sa Source oriwntale. (lebr. alepk, arabe eliph, Ssyriaque olaph, éthicpien alph, grec alpha, ele, , ei. — 2 5 signifie mille, myriade, I Sam. x, 18; L'Rois x, 26; Deut, 1, 41, eic. Il est a-sez difhcile d'apercevoir le rapport de cette signification à la signification primitive de la racine, Peut-être de l'idée de réunion, d’agglomiération, est-on venu à celle du nombre qui pouvait en être pour l'hébreu la dernière hmite. TN prop. une socié.é de mille personnes , ou d’un très-grand 1ombre de prsonnes. Il est en effet à remarquer que ce moi se mel Sou\enL peur exprimer un nombre indé- : terminé, mais très-grand, Job 1x, 5; Ps. αν, 40, etc. ; — 3° Sociéié, réunion, famille, Jng. νι, 45; 1 Sam. x, 19; xx, 23. — 4° TN est le nom propre d’une ville de la tribu de Benjamin, Jos. xvur, 38.

nous

mx (alluph). Voyez JUN.

Οὗπον (elpelet). Voyez ion.

5yn5N (elpaal), cui Deus præmium est; n. pr., 1 Par. vu, 11, 12, 48.

ΥΝ (alats), racine inusitée au Καί. — Piel presser, insister, faire violence, Jug. xvi, 16.

ES. Voyez ps.

DTPoN (alkoum), comme en arabe, il signifie peuple ;

il se trouve dans ce seul passage, Prov. xxx, 51 : T3 TOY ΡΟΝ, le roi avec son peuple, Le roi au milieu de son peuple. On n’est point d'accord sur létymologie de ce mot. Quelques hébraïsants le font venir de Ex, particule denégation, et de D\p, qui veut dire s'élever : ainsi EYpON, qui ne s'élève point, qui ue doit point compiler, comme si c’élait là l'état naturel δὶ nécessaire alu peuple. Nous aimons mieux le tirer avec d’autres d’un mot arabe qui signifie vivre. Tel est en effet le caractère essentiel du peuple; il ne meurt point; il est éicrnel comme ses droits sont imprescriplibles.

Hopox (elkanah), que Dieu acréé; n. pr. de plusieurs personnes, À Sam. 1, 1; Ex. vi, 24; II Par. xxvur, 7: LPar. xu, 651v1;8,-etc.

DIN (elkoschi), n. de nation du prophète Nahum, Nah. 1, 4. Elkosche, selon les Orientaux modernes, se trouve dans l’Assyrie; mais toute l'antiquité atteste que c'était un pelit bourg de la Palestine : nous nous en tiendrons à celte dernière tradition.

non (ellolad), dont la postérité vient de Dieu. Voyez 55.

NETDN (εἰ 1.6) et ΠῚ 5N, Théotime; n. pr. d’une ville lévitique dans la tribu de Dan, Jos. xix, 44.

ΤΟΝ (ellkon), cui Deus fundamentum est; n. pr. d’une ville de la tribu de Juda, Jos. xv, 59.

ἘΝ (em), avec un suffixe, ΩΝ (immi). Ce mot signifie proprement mère; mais parce que ce nom si doux réveille dans l'esprit les idées d’origine, de conservation, de supériorité, etc., on ἃ donné ce nom à tous ceus qui participaient plus ou moins aux propriétés d'une mère : ainsi, 4° à la grand’mère, l’aieule, etc., I Rois xv, 10. — 2° À une bienfaitrice, Jug. v, 7. — 5° À une nécessité quelconque qui domine, et qu’on et forcé d'accepter, comme dans ce passage de Job xvai, 44 : J'ai dit à la corruption du tombeau : Vous êtes ma mère, expression poétique qui exprime à quel degré de misère le saint homme était descendu. — 4° À la patrie, relativement à ceux qu’elle enfante et nourrit dans son sein, Is. xL, 4; Jjer. XL, 12, Ez, xix, ἃ, etc. — 5° Le chemin principal qui se divise ensuite en deux autres en est appelé la wère, parce qu’il en est l’origine et le principe, Ex. 4x1, 20. — 6° On donne encore ce nom à la capitale, à la première ville du royaume, II Sam. xx, 19. Les Grecs ont employé la même tournure, Callim. 112; et les Latins, Flor. πὶ, 7, 18; Ammian. xvu, 43. — 7° Enfin la terre d'où nous sommes sortis, et où nous devons tous retourner , est appelée notre mère; et il en est de même chez tous les peuples chez les-

quels les mêmes idées dans l'esprit ont produit à peu près les mêmes expressions dans le langage. Quant à la racine de ce mot, nous croyons que, de même que son corrélatif ΣΝ, ΠΝ et plusieurs autres que nous aurons par la suite occasion de faire remarquer, il ne se rattache à aucun radical antérieur, et n’est que limitation des premiers cris de l'enfant qui balbutie le nom de sa mère, de même que ses équivalents dans les autres langues : gr. μάμμα, μάμμη, μαμμαῖα, μαῖα; COPht. pau et μααυ; Jat. mamma; allem.

Mama, Amme; maman, mamelle, etc.

ON (im), particule qui jouit en hébreu de trois propriés bien distinctes : elle est en effet démonstrative, interrogative et conditionnelle. Développons en peu de mots ces trois significations.—1, Démonstrative, Voici, Voilà; c'est son sens proÿre et primiuif, Jos. χα, 12; Job xvu,13; Prov. 111, 34. Dans tous ces passages Οἱ autres, DN équivaut véritablement à son homogène Ὑ7Ὶ (en), en, ecce.—I. Interrogative. Tout en conservant à Ex sa force démonstrative, le ton de la voix a suffi d’abord pour lui surajouter une idée d’interrogation, comme quand nous disons en français en interrogeant: Voici venir le roi? pour : Est-ce que le roi vient? Mais plus tard le sens primitif s'est effacé el a fait place à un sens purement inlerrogatif, est-ce que? num? an? Dans cette signification, cette particule s'emploie, soit dans les interrogations directes , I Rois 1, 27; 15. xxix, 46; ou disjonctives, utrum ? an? Jos, v, 15; 1 Rois xxn, 45; Job xx1, 6, etc., soit dans les interrogations indirectes, comme le français si, dans Îes phrases telles que : Savez-vous si Le roi viendra? Cant, vu, 13; 11 Rois 1, 2, etc. — Il. Conditionnelle. Et alors cette particule signifie : 1° Si, supposé que, Gen, ΧΙ, 9 ; et très-souvent dans les psaumes. — 2° Quoique ; grec, ἐάν χαΐ, xav, Job 1x, 45. — 3° Plût à Dieu que, à 51} grec, εἰ γάρ; Ps. Lxvnr, 18; Gen, xx, 45.—4° Quand, lorsque (angl. wñen), Es. Xx1V,13.—0° Puisque, Gen. xLvn, 18. Quant à l’étymologie de ce mot, les grammairiens ne sont pas d'accord, et aucun d’eux, ce nous semble, n’en a compris la véritable origine. Pour nous, nous croyons que ce mot appartient encore à la langue primitive, et est que l’imitation du son naturel que l’on produit quand on appelle, que l’on montre ou que l'or interroge. Nous disons dans nos langues modernes hé ? les Hébreux disaient %N; or EN ne se distingue poini de %n; le Ὡ surajouté n’est que le résultat involontaire des lèvres, qui se ferment après s'être ouvertes pour laisser passage à la voyelle; et ceci est tellsment vrai, qu'en prononçant un peu fortewent hé, on dit hem. Il est donc inutile de chercher, comme l’a fait Gesenius, un radical antérieur qui explique les divers sens de cette particule, puisque Ja nature elle-même en justifie parfaitement et la forme et la signification primitive. — Cette particule s'ajoute à quelques autres, comme DN1 (aim) nonne, ecce, Nomb. xvu, 28; Job vi, 15. — NON (im-lo) nonne, an non, sin, Ps. vit, 15, etc.

MON (amah) signifie, servante, esclave; c'est aussi

nd Mdr 0e Lo mt

le nom que deux femmes, même de diverses conditions, se donnent par politesse, comme en français, Je suis votre servante, Jug. χιχ, 9: 1 Sam. 1, 41, 46;

IL Sam. xiv, 15. ΠΝ signifie littéralement fils de

la servante ; mais il peut désigner aussi 10 fils de la concubine, quand c’est avec mépris qu'on prononce ces mots, Jug. 1x, 18.

MEN (ammah) (comp. allem. Amme). Ce mot dérive de ἘΝ (em), et présente dans touies ses significations l'idée de principe, d’origine, de fondement d’une chose. Ses divers sens sont : 15 la partie antérieure du bras, celle qui en est comme l'origine et la mère; le coude, Deut. 11, 11. —2° Üne coudée, une aune, parce que primitivement [ἃ longueur de lavant-bras jusqu’au coude servait de mesure, Ex. xxv, 40; II Par. vi, 13. La coudée ou l’aune hébraïque avait six palmes, c’est-à-dire 0,555 millimètres modernes.— 3° Métropole, II Sam. vi, 4.—4° Fondement, Is. vi, 4.—5° C’est enfin le nom propre d'une colline dont il est parlé II Sam. 15, 24.

Ce mot en chatdéen signifie également aune, coudée, coude, Dan. 11, À; Esdr. vi, 5.

TN (emah), comme FD.

ΤΩΝ (ummah), de DK, rassemblement, peuple. Il ne se rencontre qu’au pluriel NT2N, Gen. xxv, 16; Num. xxv, 25; et Σ᾿ ὯΝ, Ps. cxvn, 1.

T'ON (aman), m.—1° Ouvrier, architecte ; il s’applique dans les Proverbes vnr, 30, à la sagesse divine qui, comme un ouvrier habile, a disposé les différentes parties de cet univers. C’est dans le même sens métaphorique que Pline H. N. IE, 1, dit : Artifex omnium natura ; et Quintilien : Rhetorica persuadendi opifex.—2° Nom prepre du fils de Manassès, roi de Juda (644-642), JL Rois xx1, 18-26, et de plusieurs autres personnages, 1 Rois xx, 26; Neh. vu, 59. ,

ΤῊΝ (amon), n. pr. d'une divinité supérieure adorée dans toute l'Egypte, mais particulièrement à Thèbes, Jer. xzvi, 25. Elle était représentée sous la figure d’un jeune homme ayant une tête de bélier, symbole gracieux du soleil, au moment où il entre dans le premier sigre du zodiaque, prêt à recommencer sa brillante carrière. Les Grecs empruntérent ce nom aux Egyptiens et l'appliquèrent à Jupiter; mais, plus amateurs du merveilleux que de la vérité, ils lui donnèrent une tout autre origine. Bacchus, selon leurs poëtes, se trouvant au milieu des sables de la Libye, ressentit tout à coup une soif inconnue et divine : dans sa détresse, le dieu du vin n’a pas même une goutte d’eau pour éteindre le feu qui le dévere. Alors tournant ses yeux au ciel, il invoque en suppliant le maître du tonnerre; soudain un bélier se

-présente, de son pied il creuse la terre, et Bacchus

exaucé voit jaillir du sable brûlant une source fraiche el limpide. En mémoire de ce bienfait, Jupiter fut surnommé Ammon, c'est-à-dire dieu des sables ; et en effet ”’Auuos, en grec, siguifie sable. Mais il est évident que tout ceci n’est qu'un conte fabuleux, et qu'il n'y a entre le nom égyptien el "Apgos qu'une res-

TER 562 semblance purement fortuite, Anuxon existait comme divinité bien avant le Jupiter de la Grèce, et l’on sait d’ailleurs qu'avec les arts et le commerce les Phéniciens apportèrent aux Grecs la religion et les dieux qu'ils avaient eux-mêmes reçus de l'Egypte.—Quant à l'étymologie, ce mot vient du cophte &uv-ozw, qui signifie production, et peut-être producteur de la lumière, ce qui confirme ce que nous avons dit plus haut sur la représentation symbolique du soleil.

ΤῊΝ (emoun), de la racine PEN (aman), foi, fidélité, Deut. xxxn, 26; Ps. xxx1, 24. Joint au mot UN, il signifie fidèle, confiant, Prov. xx, G.

MATON (emounah), de la même racine que le précédent.—1° Proprement fermeté, consistance, au propre et au figuré, Ex. xvir, 12.—2° Sécurité, qui est la conséquence de la précédente signification, Is. xxx, 6.—5e Bonne foi, soit dans les hommes, Ps. xxxvu, 3, soit en Dieu, qui est fidèle dans ses promesses, Deut. xxx11, 4 ; Ps. Lxxxvi, 6, etc.

VT2N (amots), fort; n. pr. du père du prophète Isaïe, Is. 1, À ; 11, 4, etc.

"OX (ami), peut-être pour JMS, n. pr. m., Neh. vu, 59.

ΣΙῺΝ (emim). Voyez Ὁ Ν.

TOYON (aminon) de TON, fidèle; n. pr., II Sam, x, 20. Ce même nom s'écrit encore TUEN.

VON (ammits), de Y'a, adj., ferme, fort, stable, Job1x, 4, 19.

ON (amir), de “ὯΝ, tête, cime d'un arbre, Is. ΧΥΙΙ, 6 ; sommet d’une montagne, Id. 9.

μον (amal) et Lin (amel). Comme Lx, son homogène, ce verbe signifie languir. Au pulal, languir et se faner, comme la fleur desséchée dont la tête penche et se meurt, Is. xxiv, 7; de là, être triste, parce que la tristesse est comme un vent brûlant qui dessèche et abat, Is. xx1v, 4; Lam. 1], ὃ,

Shiny (amelal), languissant, faible, Neh. 111, 34.

ΩΝ (aman), racine inusilée; joindre, réunir et autres significations semblables.

OX (amam), ἢ. pr. d’une ville dans la tribu de Juda, Jos. xv, 25.

TN (aman).— 4° Dans un sens actif, soutenir, appuyer; de là porter, supporter, Nomb. x1, 12; puis jeter les fondements, parce que [05 fondements soutiennent tout l'édifice : c'est cette dernière signification qui ἃ passé dans les dérivés JON, On et autres. — 2° Dans un sens passif ou intransitif, s’appuyer, par conséquent être ferme et stable, soit au propre, soit au figuré; d’où, être fidèle, Ps. x11, 2; xxx1, 24. — Niphal, 4° être appuyé, soutenu, Is. Lx, 4. — 95 Etre ferme et stable, I Sam. 11, 55 ; Is. xx, 25, 25 ; vi, 9, — 3° Etre éternel, durer toujours; ce qui est une conséquence en quelque sorte nécessaire de la stabilité, 15. xxxur, 46; Deut.xxvui, 59 ; Ps. Lxxxix, 29. — 40 Dans un sens métaphorique, être de bonne foi, fidèle, sur lequel on peut s’appuyér et compter, 1 Sam. xxur, 14, ete. -— ὃ5 Enfin être véridique et sincère, Os. v, 9; Ps. xx, 8. Tous ces différents sens se rattachent les uns aux

autres si évidemment, que nous avons laissé au lecteur le soin d’en faire ressortir la liaison logique. — Hiphil, 4° surédifier, 15. xxvin, 16, etc. — 2° Avoir . Confiance, ce qui west autre chose que s’appuyer sur la bonne foi d'autrui, que bâ ir sur lui comme sur un fondement solide, Job 1v, 18.— 35° Confier, croire, Is. vu. 9; êt, dans un sens intransilif, 40 Rester ferme, Job xxx1x, 24.

IN (aman) pour TD, d'où lhiphil ἸΏΝ, pour 27, se touruer vers la droite, Jer, xxx, 21.

[tel (aman), chald., se confier, Dan. νι, 24. Le participe passif ΠὩ ΠΩ siguifie confiant, fidèle, Dan. 1, δ; 11, Â5.

NON, m., artisan, ouvrier, architecte, Cant. vit, 2.

ὮΝ (amen), adj. verb., ferme, confiant, qui est en lieu sûr; ielle est sa première signification, mais sous laquelle ce mot appar:il rarement, Is. Lxv, 16. Sin sens le plus ordinaire est celui de Padverbe équivalent : certainement, sans doute, sûrement, Jer, xx VIN, 6; Ps. x11, 445 Lxxn, 19; Lxxxix, 55. Li s’emp'oie aussi fréquemment et élégumment pour désirer qu'une chose se fasse; ou pour s'assurer qu'elle se fera, comme dans les vœux, 1.5 prières et les prédictions, 1 Rois 1, 56; Jer, x1, ὃ; Nomb. v, 22; Deut. XXVi1, 15, etc. L'Eglise ἃ consacré en ce sens ce mot dans toutes ses formules de prières. Les Grecs le traduisent par γένοιτο ; les Laiins par fiat, ia sit, traduction qui ἃ passé dans loutes les langues modernes.

ΤΩΝ (omen), m., banne foi, vérité, Is. xxv, 1.

nan (amanah).— 1 Allianre, résultat de la confiance et de la bonne foi, Neh, x, 4. — 95 Décret, Commandement émané d’une au'orité stuble et légitime, Neh. x1, 23. — 30 n. pr. d’un fleuve dont les eaux intarissables prennent leur source dans P’Antiliban et arrosent les plaines de Damas, H Rois v, 12: ce fleuve ἃ aussi donné son nom à la partie de la Montagne qui avoisine sa source, Cant. 1v, 8.

MEN (om'aah), proprement part. fém. de SR; appuyant, Souténani ; de là une colonne, un poteau, et tout ce qui dans un édifice soutient et supporte, JE Rois xvin, 46.

HN (omnah),f. — 4 Education, tutelle, Esih.

H, 20. — 2° Vérité; ou dans un sens adverbial, en lei, vraiment, en vérité, Jos νη, 20; Cant. xx, 12.

T2 (amnon), confiant, fidèle; n. pr., 4° du fils ai ἐ de David, tué par son f ère Ab alou, I Sam.in, 2; χη, 1.— 2° Où l'écrit aussi TON.

DIR (omnam), adv., en effet, sans dou'e, en vériié, Cerlainement, Job 1x, ὃ; xx, 4, ὃ; Is. XXXVII, 48.

DIN (umnam), id. Gen. xvim, 15; Nomb. xx, 57.

ὯΝ (amas), proprement avoir la jambe leste; par conséquent être ferme et solide. Ce verbe, dans l'Ecriture, ne <e prend qu'au figuré, et, partant, se dit particulièrement d’un courage vif et inL'éide, U Par, xy, 18: Gen. xxv, 93; Ps. χνῃν 18. ete. — Piel, 19 proprement rafermir ses pieds chancelants, Job 1v, 45 Is. χλχν, 5. — 20 Métaphoriguement raf-

fermir sen courage, lui redonner de l’activité et du ton, Is. χει, 10 ; Ps. Lxxxix, 99: HI Par. x, 17 ; Prow. ΧΧΧΙ, 11. — 50 Réparer un édifice, lui rendre sa solidté primitive, 11 Par. xxiv, 13; et même établir, édifier, Prov. var, 28. — 4° Déiéguer, propr. fonder q'elqu'un de ses pouvoirs, Ps. Lxxx, 48: 1<. xziv, 14. — Hiphil, être fort, en parlant de l'esprit où du Courage, Ps. xxvir, 14; xxx1, 25. — Hihpael, 19 être leste et rapide, 1 Rois xu, 18 ;11 Par. x, 18. — 2° Se forilier, en parlant des conjurés, H Par, MU, 7; 88. raffermir, eu parlant du cœur, Ruth Fr 18.

VOX (amois), vif, prompi : se dit des chevaux, Zach. vr, 3.

Y'en (omets), m., force, Job xvur, 9.

TSON (amisah), robuste; n. pr., 1 Par, vi, 31; Net. x1, 42,

SON (amatsiah), celui que Jéhova fortifie; n. pr., 4° d’un roi de Juda, fils de Joas, et père d'Osias (833-811), 11 Rois x, 22; 11 Par. xxv, 1, etc. — 2° [un prêtre du veau d'or, Am. vu, 10, etc. — 5° De deux autres personnes, [ Par, αν, 34; νι, 30.

OX (amar), dont le futur est ΖΝ) (1omar) et TONY (iomer). Ce verbe, qui se trouve plus de mille fois dans l'Ecraiure ssinte, signilie proprement et primitive ment produire, pousser dehors; puis meitre au jour; el enfin dire, manifester sa pensée. Nous nous abstenons de citer aucun passage à l'appui de celte signification incontestable et dont on trouve des exemples pre-que à chaque page de la Bible. — Quelquefois ce mot ἃ le sens de parler en soi même, penser, youloir,. Gen. xvu, 177 PS: χ 6, TP στ 1. Ὁ:

XLVII, 8, etc. ; mais alors il est suivi d’un mot qui le détermine à cette signification particulière Y292 220, propr. dans son cœur ; 1152 MEN, parler dans son cœur. Le gr. gnui ἃ souventice sens dans Homère el les tragiques; et, au dire des voyageurs, quelques peuples des bords de là nier Pacifique n’ont point d'autre expression pour penser, que ceile de parler dins son ventre, in ventre loqui. — Enfin dans un seus plus large, mais qui ne s'écarte point de la signification prinntive, ΠΝ s'emploie pour commauder, ordonner, Esth. 1, 17. Nous disons de même enfrançiis : LL leur dit d'opprocher, pour : Il leur commanda.— Le niphal signifie, 1° on dit, on raconte; dicitur, dicunt, aiunt ; p&or, Nomb. xx111,25; Ez. ΧΗ, 19, — 20 Etre nommé, appelé, Is. 1v, 3; x1x, 18; LU, 6; 05. 11, 4. On connait ce vers du poête:

Ils me disent leur roi, quand je suis leur esclave!

c’est le sens du verbe hébreu. — Hiphil, faire dire, Deut. xxvi1, 17, — Hithpael, s'élever, se glorifier, Ps. xciv, 4. C’est encore dans ce même sens que nous disons éégamment :

Π se dit courageux, il a peur de son ombre!

— De 2x s’est formé Ἑρμῆς, Hermès, Mercure; épun«

γεύω, interpréter.

Le chaldéen ἃ le même sens que l’hébreu.

ἽΝ (emer), rarement employé au singulier, et toujours avec un suflixe TAN, Job xx, 29, signifie, 4° parole, discours; c’est le syuonyme de "27, avec cette différence qu'il n’esten usage que dans la poésie, Nomb. xxiv, 4,16; Prov. xx, 21; Ps. χιχ, 49; Gen. xLIx, 24. — 2° Ordre, commandement, Job xx, 29.

ON (inmar), chald. m., agneau, Esdr. vi, 9, 17. On ne voit ps facilement la liaison de ce mot avec sa racive; cependant on peut dire que les agneaux sont Je produ:L du troupeau, comme les paroles celui de l'intelligence, el sous ce rapport la même racine peut désiguer ces deux productions en apparence si différentes.

CN (immer), bavard; n. pr., Jer. xx, 1; Esdr. u, 59; Neh. vu, 61.

“ὮΝ (omer) comme “4 : 1° Parole, discours, Ps. χιχ, 4.—2° Εἰ principalement, un morceau de poésie, uu bymne(£xos, d'eireuv), Ps. x1x, 3; chant de victoire, Ps. Lxvur, 125 Hah. nt, 9. — 3° La parole de Dieu, ses divines promesses, Ps. Lxxvu, 9. — 4° E fin une chose quelconque, quelque chose, Job. xx, 28. Nous disons dans le même sens : Je veux vous dire un mot, c’est-à-dire quelque chose.

DEN (imrah), plur. ΤῚΝ comme ἼΩΝ (omer); il est poétique, et signifie, discours, parole, spécialement celle de Dieu, Ps. xvin, 31; cxix, 38, etc. Il désigne aussi un morceau de poésie sacrée, Gen. 1v, 23; Deut. xxxu, 2; Ps, xvn, 6.

MON (emrah), f., id. Lam. 11, 17.

ἼΩΝ (emori), probablement montagneux où montagnard, sens qui se rattache à la signification primitive d'UN, efferre; d’où elatio, é‘évation. Ce mot désigne collectivement les Amorrhéens ; LXX 'Auagpaie, le plus puissant et le ptus belliqueux des peuples de la Cananée, Gen. x+, 16; xzvin, 22; Deut. 1, 20. Les montagnes qui couvrent ce pays et parmi lesguelles ils vivaient, leur ont sans doute fait donner cette dénomination.

YON (umri), éloquent; n. pr., 1 Par. 1x, 4, Neh. 1, 2.

NON (amariah), Théophraste ; ἢ. pr., 1 Par. v, 53, 37; E-dr. vu, ὅς x, 42; Neh. x, 4; x1, 4; Soph. 1, 4.

YEN (amariahou), id.; n. pr., H Par. xx, 11:1} P.r. χχιν, 23; I Par. xxxs, 15.

Loon {amraphel\ pour Lion “ἜΝ, jussum quod exiil; h. pr. d'un roi de Babylonie au temps d'Abrabam, Gen. x1v, 1, 6.

DEN (emesch), pour ΠΝ de ΠΏ, il s'est fait nuit; signifie, 4° la nuit passée, hier au soir, Gen. xix, 84; xxx, 29, 42. — 9° Par extension la nuit ou les ténèbres en géuéral, Job. xxx, 3.

EX (emeth) pour ΤΙΣῚΝ de TON. — 10 Fermeté, consistance, perpétuié, ls. xxxix, 8 : MNT D'Ô, paix et perpé'uité, expression qui signifie paix éternelle, paix stable et durable, Jos. 1, 42. — 2° Bonne

Οἱ, fidéli é, Is. Lax, 44, 15; Ps. χιν, 5; xxx, 10, ete. — ὅς Probité in ézrité, honnêteté, Ex. xvin, 21; 1 Jug. 1x, 16, 19. --α 40 La vérité, opposée au mensonge, Gen. Lx, 16; Deut. xxu, 20; Il Sam. vu, 28, etc.

ΤΩΝ (amtahhath), de ΠΏΣ, ouvrir, expandere ; un sac, Gen, ΧΙ, 27, elc.

ON (amittai) pour ἸΠΣΩΝ de MON, véridique ; 1 pr. du père du prophète Jouas, 11 Rois x1v, 25; "»" Ye

YEN (emtani), chaid. de ὙΠ; fort, robuste, Dan. VI, 7.

{x (an), adv. d’interrogation pour Pa. Il signifie proprement où ? ubi? Joint à d’autres particules, il emprante leur signification particulière et lsur communique l1 sienne propre; ainsi: JMD, d’où? ἢ Rois γ, 25; JNT7Y, jusqu'à quand? Job vu, 2, etc. Avec un ñ local x : 1° Où? de quel οὐ! 6 ? quorsum ἢ Jo:.n1,5; Neh. τι, 16.— 2° 5IN=7y, combien de temps encore? jusqu'à quand? Ex, xvi, 29: Ps. x, 2; Job xvin, 2.— 5° ΓΩΝῚ EN, sans interrogation, çà et à, 1 Rois τι, 56, 42.

ἵν. Voyez fix, Héliopolis.

NN (ana), chald. je, moi, Dan. 11, 8. Mais ce pronou se rencontre plus souvent sous la forme FN, Dan. τι, 25.

NIN (anna), interjection qu'arrache soit la douleur soit la prière, ah! je vous prie! traduetion littérale, puisque NN esi un mot composé de ΠΝ, ah! et ΝΣ, quæso ! ab! quæso! Gen. 1, 17 ; Neh. 1, 5, etc.

EN (anah). Il se forme de l’exclamation ΠΝ, n*, et signifie proprement el primitivement dire ah ! comme l'allemand æchzen, de ach ! et ensuite gémir, pousser des soupirs, Is. 111, 26; x1x, 8.

MN, Siguifie, comme l'arabe correspondant, être favorable, en parlant ia temps; puis s'approcher, venir au-devant, ce qui est un signe d'amitié et de faveur. Piel, AIR (inneh), faire aller au-devant, envoyer, Prov. xu, 21; Ps, xci, 10. Hithpael, chercher l'occasion favorable, H Rois v, T.

ΠΝ (annah). Voyez δ (an).

EN (anal). Voyez NIR (ana).

ἜΝ (anou), nous. Ce pronom, qui se forme directement de Y2x, ne se rencontre qu’une seule fois dans l'Ecriture, c’est dans Jer. xLn, 6. Du reste, c’est à cette forne, probablement la plus ancienne, qu’il faut recourir pour expliquer les afformantes et les préformantes de toutes les premières personnes plurielles des verbes; VID, par exemple, nous avons tué, est pour ἊΝ cp: et le futur bups, nous luerons, présente encore les traces du pronom ‘Ex dans le noun initial. C’est encore lui qui s’ajonte aux noms et aux verbes comme suffixes, sous les formes nou, anou, enou. Remarquons ici que partout où le pronom “3; doit être tionqué pour s'ajouter à un mot quelconque, sous une forme plus abréyée, c'est toujours le noun seul qui demeure invariable ; il est donc trèsprobable que ceite lettre est l'élément premier et nécessaire du pronom, et qu'il a par lui-même la force de représenter la première personne plurielle. Ge que nous donnons d’abord comme une simple probabiiité, acquiert le plus haut dégré de certitude quand nous considérons que dans toutes les langues Fa a été allectée spécialement à ce même prongm, Dor-

nons quelques exemples : cophie et égyptien Anan el suff. N; grec vof, lat. nos. allem: uns, unser, goth. unsara, unsis, uns, nous, et nous attestons qu'il en est de même du sanscrit, la mère et la source de toutes les langues indo-germaniques.

ΤῊΝ (innoun), chald. comme l’hébreu ΘΠ (em), eux, ceux-ci, Dan. 11, 44; fem. TAN.

UN (enosch), m. — 1° Homme. Ce mot est poétique et ne s'emploie ordinairement qu’au pluriel pour désigner la multitude, le commun des hommes, le genre humain tout entier, ΟΡ vu, 47; Ps. vni, B; ls. vus, 1; comme aussi les méchants, Ps. 1x, 20; μεν], 2, ete. — 2 n. pr. d'Enos, fils de Seth et petitfils d'Adam, Gen. 1v, 26 ; v, 6, 9.

NN (anahh). Ce verbe, inusité au Καί, ἃ le même sens et la même origine que nain. Niphal, gémir, soupirer, Ex. 11, 23; Joel 1, 18.

ΤΩΝ (anahhah), ., gémissement, soupir, Ps. xxx, 41; Lam: 1, 22; Is. xx1, 2.

UMEN (onahhnou), forme ordinaire du pronom de la première personne plurielle, qui vient probablement de la forme primitive YK par l’aspiration de la première voyelle ἽΣ ñ IN.

SIP ἡ ΠΣΓΙΣΝ (anahhnah), chaldéen, id., Dan. ur, 10, 17; Esdr. 1v, 16.

SN (ani), pronom de la première personne; je, moi, Ecel. 11, 1; πα, 17: 1v, 1; vus, 25. C’est lui qui, sous une forme plus abrégée, s'ajoute soit aux verbes, comme afformantes et préformantes : ΩΡ, pour ἊΝ Sup; ΘΝ, pour Sup UN; Soit AUX ΠΟΠῚ5 et aux verbes, comme suflixes à, ai, ni, "ni, ani, eni. Mais, comme nous l'avons déjà fait remarquer pour YN, toutes les radicales du pronom qui nous occupe ne sont point essentielles; une seule même semble nécessaire, une seule le représente dans sa composition avec les mots; une seule enfin ἃ passé dans toutes les langues pour signifier le pronom de la première personne du singulier. Cette radicale, c’est liod (7) cophte et égyptien, suffixe, A, 1; sanserit, aha; chinois, ngo (0, à aspiré par ng); grec, ἐγώ (e aspiré par y); latin, ego; allemand, ich (i aspiré par ch); goth. &k; anglais, à; italien, io, je. Il convenait sans doute que la première personne füt représentée dans le langage par une lettre voyelle; car la voyelle exprime l'existence; Ja vie, en se manifestant par la respiration, trahit involontairement une voyelle; or la personne seule qui parle existe nécessairement; à elle seule donc doit être affecté le symbole de la vie et de l'existence.

ΣΝ (oni), proprement, flotte, vaisseau; en arabe, un vase propre à contenir de l’eau; différence qui ne doit point surprendre quand on sait que dans plusieurs langues les deux idées s'expriment par un même mot. En allemand, par exemple, Gefæss signifie à la fois vase et navire; de même, en grec, γαυλός et γαῦλος, Hérod. m1, 136; et notre mot français vaisseau a également les deux sens. 1 Rois, x, 26,

min (ontiah). Ce mot exprime un seul navire, comme ἽΝ en exprime plusieurs, Prov. xxx, 48; Jon. 1, 3, 5; Gen, xzix, 43; Jug. v, 17.

MEN (aniiah) deuil, tristesse, Is. xxix, 2.

OY'IN (aniam), tristesse du peuple; n. pr., 1 Par. vir, 9.

EN (anach), m., plomb; mais parce que le plomb, par s6n poids , tend toujours vers le centre, ce mot s’est pris aussi pour désigner la perpendiculaire , la ligne droite que le plomb suit en tombant, Am. vu, 7. Quelques étymologistes font venir ce mot d’un verbe arabe qui signifie être lourd, pesant; mais celte origine pourrait être contestée : l'homme ἃ commencé par avoir l’idée d’un corps lourd, avant d’avoir celle de la lourdeur; le concret, ici comme ailleurs , a précédé l’abstrait; l'analyse est venue avant la synthèse. Il est donc plus probable que le mot qui nous occupe est primitif, et a donné naissance à l’arabe, bien loin de l'avoir reçue de lui.

ἼΣΩΝ (anochi), autre forme du pronom de la première personne je, moi, qui n’a d'autre différence avec ἫΝ dont nous avons parlé plus haut, que l'aspiration * > ΣΝ, De savoir, du reste, laquelle de ces deux formes est la primitive, c'est une question qui ne me semble pas facile à résoudre. Fondé sur le principe incontestable que dans les langues le simple a précédé le composé, les plus courtes formes les formes allongées , nous croyons que ἽΝ est la plus ancienne. Il est vrai qu’elle ne se trouve jamais absolument dans le Pentateuque; mais on peut croire que Moïse de ces deux formes ἃ préféré la plus longue, qui convient mieux au style grave de l’historien. D'ailleurs, de ce qu’un mot ne se trouve point dans un auteur, s’ensuit-il qu’il n'existe pas, et dirat-on que les élisions dans la poésie latine étaient tombées en désuétude au temps de Claudien, parce que ce poëte affecte de les éviter? Ce qui prouve que Y3N est d’une date plus ancienne que ΣΝ, C’est d’abord sa forme plus simple; c’est ensuite qu’elle seule est admise en composition. Si Moïse connaissait seulement DIN, pourquoi ne trouve-l-on pas dans ses livres des afformantes , préformantes , suffixes, appartenant à cette forme? Toutes, au contraire, chez ce premier des auteurs, comme chez les autres, se rattachent à ΣΝ, c’est donc que cette forme est primitive , et appartient presque à la langue monosyllabique.

ὯΝ (anan), inusité au kal. Comme ΤΩΝ et ΤΩΝ ; être triste et chagrin.— Hithpael FDA (ithonen), il s’est conduit en homme triste et chagrin, c’est-à-dire, il s’est plaint, il s’est lamenté, Lam. m1, 29. f

DIN (anas), homogène de Ÿ*K, Von. Ce verbe ne se lit qu'une seule fois dans l’Ecriture, Esth. 1, 8, dans le sens de presser , forcer, faire violence. Le chaldéen ΣΝ ἃ la même signification, Dan. 1v, 6.

FIN (anaph) fat. ΣΝ) (ieenaph), proprement respirer, souffler par les narines, mais parce que dans Ja colère, la respiration est plus pressée, les narines paraissent exhaler une fumée noire et épaisse, Ce

569 WIN ὁ

verbe a signifié naturellement, quoique par métaphore, être irrité, courroncé, furieux, Ps. 11, 18; Lx, mi; Lxxix , ὃ, elc. Du reste, cette figure n'est point du domaine exclusif de la langue sainte : elle se retrouve dans toutes les langues qui disent plus ou moins explicitement : Respirer le feu de la colère; Souffler en quelque endroit la rage et la fureur, etc. Quant à l’origine même de ἜΝ, il ne faut point la chercher ailleurs que dans la nature. Une personne essoufflée prononce involontairement en respirant quelque chose qui ressemble à ouf, aouf, aaf, anaf; n’est-il donc pas tout simple qu’on ait pris pour exprimer aux yeux la respiration, le son même qu'elle produit à l’oreille? — Hithpael, proprement se montrer irrité, Deut. 1, 57; 1v, 21, etc.

EN (anaph), chaldéen, seulement usité au pluriel TES, la face, Dan. 51, 46; πι, 19. |

ΠΞΙΝ (anaphah). C’est le nom d’un oiseau impur dont il est parlé Lev. 11, 19; Deut. x1v, 48. Quelques-uns croient que c’est une espèce d’aigle; d’autres, le perroquet. Ne pourrions-nous pas dire avec quelque vraisemblance qu'il s’agit ici du coq d'Inde, vulgairement appelé dindon ? Ce nom signifie colère; or celle de cet animal est tellement reconnue par tous, qu'elle ἃ passé en proverbe.

ΓΝ (anak). Ce verbe signifie proprement être tourmenté; de là : jeter les cris de douleur, Les cris d’angoisse qu’arrachent les tourments, Jer. Lr, 52; ΕΖ. xxvi, 15. Sa source première, comme celle des verbes analogues que nous avons cités , est le cri spontané de l’homme qui souffre (ah ! ΠΝ) poussé à son dernier degré de force, comme la cause de ses sonffrances. Cette racine, éminemment naturelle, ἃ passé dans nos langues : Grec, ἄγγω, ἄγχω, ἄγχι, ἀνάγχη; latin, angere, angor, angustus, strangulo ; allemand, enge, Angs!; σοι}. aggvus (prononcez comme en grec); ancien norwézien et suédois, engi; anglo-saxon, ange; angoisse, langueur, etc. — De l’idée des tourments en général à celle d’un tourment en particulier, tel que la strangulation, il ΗὟ ἃ qu’un pas; on ἃ donc fait ΩΝ étrangler ; mais parce que ce qui étrangle a plus ou moins la forme d’un collier, 3x ἃ signifié enfin, orner d’un collier, sens bien différent du primitif, mais qui s’y rattache néanmoins , ainsi qu’on le voit, par un lien secret et logique. Niphal comme le Καί, gémir, pousser des soupirs, ΕΖ. 1x, 4; xxiv, AT:

"Ton (anakah) F, 19 Géreissement, cri d'angoisse, Mal. n, 45; Ps. Lxxix, 41 ; cut, 21, — 9° C’est le nom d’une espèce de lézard ainsi appelé à cause de son cri langoureux et gémissant, Lev. xr, 50.

Y2N (anasch), comme ἘΣ, son homogène, être malade, être mal à son aise. On ne le trouve que sous la forme de participe passif W'EN, fém. ΠΙῺΝ, malade, mal à son aise, Jer. xv, 18; Mich. 1, 9; Job xxxiv, 6; Is, xvir, 11. — Niphal, être dangereusement malade, II Sam. x11, 45. Ce verbe paraît en entier dans le grec νόσος et en partie dans quelques mots indo-germaniques, comme : lat, saucius,

TION "+018 blesté; goth. siukan, siuns, etc., où avec un peu de bonne volonté l’on peut reconnaître UN, UN ; mais nous ne donnons ceci que comme une simple conjecture sur laquelle nous -même faisons peu de fond.

VEN (enesch), usité seulement au pluriel, proprement vir, Gynp, puis homo, ἄνθρωπος. L'origine de ce mot est assez douteuse. Nous croirions volontiers avec quelques savants, que l'esprit philosophique et médilatif des Hébreux ἃ donné à l'homme un nom qui lui rappelle à chaque instant l’état de maladie et de souffrance où l'a réduit la faute originelle ; mais nous pensons que si celte étymologie est selon la piété chrétienne, elle n’est pas selon la science. En supposant en effet, comme nous l'avons avancé ailleurs, que l’hébreu est la langue primitive donnée à l’homme par Dieu lui-même, elle a dû avoir dès le commencement et avant même sa chute déplorable, tous les éléments nécessaires pour exprimer ses premières idées; or la plus naturelle de toutes est sans doute celle qui lui apprend à distinguer les sexes, l'homme avait donc un mot pour cette idée, ce mot c'est VIN, ou plutôt, vu sa forme ségolée, ΔῈΝ (ansch) ou LIN (ensch). Plus tard, et quand l’homme fut tombé , on remarqua sans doute avec effroi les misères de toute espèce que son péché lui avait méritées ; on les consacra par le mot qui les réunit toutes, en sorte que très-probablement le verbe WIN que nous avons vu plus haut dut signifier primitivement être homme, expression éminemment philosophique pour désigner les maladies sans nombre, cortége inséparable de notre pauvre humanité. (Comp. le vers si célèbre de Térence : Homo sum, etc.).

Le primitif WIN à formé UN, et ces deux mots se retrouvent presque littéralement dans le grec εἷς et évç (primitif de ἑνός) un, quelqu'un; et peut-être ne faut-il point chercher à ἄνηρ d'autre origine. Ajoutons encore que l'allemand Mensch n’est sans doute que le mot hébreu ΣΝ auquel on a préposé un Ὦ explétif, WIND (mensch).

CIN et WIN, chald. comme le précédent, Dan. 11, 10, 38 ; 1, 29, 30. — Plur. D'UN, forme hébraïque, Dan. 1v, 44.

ΤΙΝ (antah), chaid., pron. de la seconde personne singul., toi, Dan. 51, 29; nr, 40; v, 13. Voyez sous l'article ΠΝ une digression sur ce pronom.

NON (asa) médecin, n. pr., 1° d’un roi de Juda, fils d’Abiam et petit-fils de Roboam (914), 1 Rois, XV, 9-24; IE Par. x1v, 16. — 2° D'une autre personne, I Par. vus, 46.

TON (asah), racine inusitée; en arabe il ἃ été blessé, il a reçu un dommage; en aram. NON, il a médicamenté. Ce dernier sens est une conséquence 20 premier, ce qui fait croire que ces deux verbes n'ont qu'une même origine.

TON (asouch) m., de 72, oindre ; le vase qui renferme lesonguents, II Rois ιν, 2.

TON (ason), m., de TD, détriment, dommage, Gen. ΣΙ, 4, 58; Ex. κει 29, 95. à

"ON (esour), m.,de ὯΝ; lien, vinculum, Eccel. vu, 06: Jer: xxx AS

ON (esour:, chald., id., Dan. 1v, 12.

T'ON (asiph),m.,de FOX; collecte, Ex. xx11, 16, 51.

“EN (asir), de "DN; caput, Job ur, 18; Ps. Lx ΤΙ, 7.

ON (assir) m.,1d., 15. x, 4; χχιν, 22.— C'est aussi un nom propre, Ex. νὰ, 24; L Par. vi, 7.

DCN (usam), inusité, conrme OT (sçoum), son homogère; poser, se po-er, peut-être aussi entasser, rassembler, ainsi que larim. ἸῸΝ.

ὉΠ ΟΝ (asamin), plur., des greniers, parce que c’est là qu'on entasse et rassemble la récolte, Deut. xxvin, 8; lrov. 1, 10.

ἸῸΝ (asar). Ce verbe est inusité, et sa signification primitive douteuse : ce n'est peut-être qu’une variété de CON, comme l'araméen,

"DICN (osnappar), n. pr. d’un satrape d’Assyrie qui emmena des colonies en Palesune , Esdr. 1v, 10.

TON (as’nath), n. pr. de la file de Putiphar, prétresse du temyle d’ijéliopolis et épouse de Joseph, Gen. χει, 45; xLvI, 8. Ce nom est égyplien (ας var); il -iguifie celle qui est consacrée à La déesse Neith, c’està-dire à Minerve,

FN (asaph), fut. ΘΝ (icesoph), proprement ansasser en raclant; de là, 4° rassembler des fruits, Ex. xxin, 10; la moisson, Ruth αι, 7; de l'argent, Il Rois xx1, 4; des hommes, des peuples, Ex. in, 16; Nomb, xxr, 16.— 2° Accueillir, donner l'hospitalité,

Deut. χα, ὃ; Jus. xx, 4 — 59 Recueillir, c’est-à-dire .

Contracier, Comme en ce passage de la Genèse, xL1x, 55 : 11 ramas:a ses pieds sur le lit. — 4° Oier, ravir, parce qW'enramassant une chose on l'enlève de l'endroit qu'el'e occupait auparayant, Ps. οἷν, 29: Job Χχχιν, 14. — 5° Oier, enlever quelqu'un de sa place, c'est le tuer, Jug. xvin, 25; 1 Sam. xv,6. — 6° Enfin fermer la marche, former l’arrière-garde, parce que Ja fonction de ce corps d'armée est de ramasser les trainards, 15. Lvin, 8.

Niphal, 4° êire ramassé, rassemblé, Lev. xxvi, 25; }} Sam. xvu, 11: Il Par. xxx, 35. — 20 Œire accueiili, Nombr. xu, 44; Jer. xLvI, 6. — 5°Eire enlevé, s’'évanouir, périr, 15. xvi, 40; Lx, 20; Jer. ALVHI, 53; Os. 1, 3.

Piel, 1° rassembler, Is, Lx, 9.— 2° Aceueillir, donner l’uospitalté, δ. xix, 18, — δ᾽ Feriner [ἃ marche, Nombr, x, 25; Jos. νι, 9.

Pral, être rassemblé, 1s. xxiv, 22.— Hithpael, id., Dent. xxx, 5.

FDX (asaph), collecteur; n. pr., 4° d’un lévite. chef des musiciens institués par David, auteur de plusieurs psauimes (L, L\xHI-Lxxx\) qui Jui sont attribués dan, l'inscription, et dont les descendauts cultivaient encore la musique au temps d'Esdras et de Névémie, EPar. xxv, 1; 1 Par. xx, 44: Esdr. n, 41; Neh. vu, 41. — 2511 Rois χνπι. 48; Neh. un, 8.

ON (asiph). Voy. ἘΦ’ ἘΝ.

FOX (asoph). Ce mor we se trouve qu'an pluriel.

EDEN (asuppim), Leu destiné aux collectes, ré-

servuir, 1 Par, χάνι, 19, 17, Nch, xu, 25.

DK (oseph), collecte, moisson, récolte des fruits, Is. xxx, 410: xxx, 43 Mich. vis, 1.

MEN (asephah), cungrézation, Es. xxiv, 22,

MEON (asuppah) ἢν usé senlenmen au pluriel; ΓΊΞΟΝ, cong'égalions, celles en par'iculier qui se Coiuposent d'hommes doctes et savants, dont l'oceupation ordinaire est de discourir sur des matières religieuses, Eccl. xn, 11.

D'EDN. Voyez "ON (a oph).

T2E0X (asaphsuph), 11}... rassemb'é, Ce diminntif s'emploie pour désigner le bas peuple, et ce que nous appelons en français : la foule : c'est un terme de mépris, Nomb. ΧΙ, 4.

N27DD8 (osparna), adv., chald. avec soin, diligemment, Esdr. v, 8, etc. On ne connaît point l'étymologie véritable de ce mot.

ΝΙΞΟΝ (aspua}, n. pr. du fils d'Aman, Esth.

ix, 7. Il signifie en persan, un poulain.

“ON (asar), fut. ON? (ieesor) : 4° Lier, attacher, Gen. x11x, 14: Ps. cxvur, 27; Neb. 1v 12; Ez. au, 25, — 2° Enchaîner, Gen, xLxu, 24; Ps. cxLix, à ; Jer. xL, 1; I Rois xxv, 7,— 39 Kaire prisonnier, retenir en prison, 1 Rois xvu, 4 ; ΧΧΠῚ, 35. —4° Lier à un même joug, | Sam, vi, 7; L Rois xvin, 44. —5° Engager le combat, comme nous disons, at'acher le grelot ; Rois xx, 14; ἢ} Par. xun, 3. — 6° Se lier par un lien moral, comme par un yvœn, promettre de s'abstenir d’une chose légitime pour un certain temys, obliger, obligare, Nomb. xxx, 3. Niphal, 1° être lié, enchatué, Jug. xvr, 6. — 2° Eire retenu en prison, Gen. xzu, 16. Pual, être fait prisonnier de guerre, Îs. xx, 3. N

“ON (esar) et -DN (issar), m., obligation, défense, el de là le vœu d’abstinence, Nombr. xxx, 3.

“ON (esar ), chald, interdit, Dan. vi, 8.

PIITTDN (esar hhaddon), n. pr. du fils et successeur de Sennachérih, roi d’Assyrie. FI Rois, xiIx, 37; Is. xxxvu, 58 ; Esdr.iv, 2. La première parie CN. qui se trouve dans quelques autres noms assyricus, comme Tiglaith-Pileser, Schalmuneser, n’est peut être qu'une forme adoucie de l'arabe adser, ezer, le feu. On sait que parmi les Assyriens, les Perses et les autres peuples cireonvoisins, le culte dominant éiait celui du feu; or ils ont bien pu donner à leurs princes le nom du dieu qu’ils adoraient ; conjecture qui a d'autant plus de fondement, que dans cerlains pays il est d'usage de n’adresser la parole aux rois qu'après leur avoir donné le titre pompeux de grand Soleil. Nous reviendrons sur ce mot "ON, considéré conime lLerminxison des noms propres.

NCN (esther), ἢ. pr. qui fut donné à Edisse, lorsque cette jeune vierge de Juda fut élevée à la dignité d'épeuse de Xerxès, et de reine de Perse. Ce nom est en effet persan, δὲ signilie dans cette langue étoile, félicité, bouheur.

NoT. Sitareh, d où s’est formé no, se retrouve dans plu ieurs autres langues : zend, stara; Sanse. tarraÿ ge. ἀστήρ, astrum; allem.starr ; goth. stairno ; ancien HO: Ww. sierna ; anglo-sax, stéorra; ancien Suéd. sterroÿ

573 nÈN ancien h all sterno; ancien fr. sfera; angl. star; Buisse sfjerna; dau. stjerue; holland, ster, etc.

να (4) et emph. ΝΥΝ. chald. bois, di buis, Esdr. v, 8; νι, 4; Dan. v, 4. Ce not n'est qu'une forme adoucie de l'hébren V2 (ets).

ὮΝ (αμ!ι). de la racine DK. Proprement cuit, mûr, terminé, el dans un seus adverbial, entièrement, Complétement; mais comme ce qui est fini, semb'e s’ajouter à ce qui l’est déjà, ce mot est enfin dexeuu une particule d'augmentation el d’addition ; et tel est daus l’usage commun de la langue sou rôle le plus ordinaire : même, et n.ême, etiam, adev, Job xy, 4; Lev. xxvr, 16: Η Sam. xx, 14; Ps. Lou, 4.

EN, chald. comme l’hébreu, Dau. νι, 23.

2 ὮΝ (aph ci):1° et mêne, bien plus, ΕΖ. xxm, 40. —2° Bien loiu, combien plus, moins, suivaut le sens de la phrase, 1 Sam. x1v, 50 ; II Sam. ιν, 11.

AN pour TE. de la racine FN, signifie proprement cond:.it, ouverture par où !'air entre el sort : organe de la respiration, de là plus particulièrement, 1° le pez, soit des hommes, Nomb. x1, 20; soi des animaux, Job χα, 24, — 20 Métaphoriquement, il s’applique à la colère, alors que la respir:ition est plus pressée, plus active οἱ plus brûlante; ainsi : AN FT soulfle de colère, Job αν, 9 ; AN Ὁ" colère, iracundus, Pruv. xxx, 22; 49; Job χχχνι, 13.

Le duel ΣΝ (appaïm) : 41° proprement les deux conduits de la respiration, les narines, les naseaux,

un howimne de XXxXI, 22; XAIX,

Gen. "1, 7.— 2° La colère, ainsi que nous l'avons dit plus haut, — 3° Le visage, en prenant par métonymie la partie pour Le tout, Gen. 1, 19. —4° Par la nême figure, ce mot s'applique encore à deux personnes : c'est ce sens qu'il faut donner à ce passage de Samuel 1,5 : DEN ΓΓΝ 522, ΠῚ fit de la portion de deux personnes une seule et même portion. — 5° Enfin nom propre, 1 Par. αι, 50, 31.

ἼΞΝ (aphad ), fut, FIN (i-pod), proprement endosser l'huméral, ceindre, se revêur, Ex. xxix, 10: Lev. vin, 7; εἶδε! peut-être du nom de ce vêtement sacré, appelé T'Dx (ephod), que ce verbe tire son origine; COmINE en grec χιτονίζω, de “χιτών 40; χλαινόω, de χλαῖνα, Manteau; en allem. kleiden, de Kle.d, habit, et en français, se cravater, de cravaie ; se bott r, de boites, etc.

SEX (ephod) comme FE, buméral du grand prétre, nom propre, Nomb. xxxiv, 23.

ΠΊΩΝ (aphuddah) de 2x : 1° l’action d’endosser, de re\êtir l’Ephod, Ex. xxviu, 8, —29 L'action de revêtir en général. On se sert de ce mot pour exprimer la dorure ou l’argenture d’une idole, d’une Slitue, Jer. xxx, 22

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