‹ Dictionnaire universel de philologie sacrée (volume 2)Chapitre 353 sur 429 · La feuille d’or ou d'argent · texte numérisé non relu

La feuille d’or ou d'argent

formant dans ce cas une espèce de véleient : en

grec on dil περίχρουσα, περιάργυρα.

2x (appeden ), de F2, Palais, château, Dan. ΧΙ,

FER (aphah), fut. TENY (Zopheh) : 1° proprement

cuire au four, Gen. x1x, 3; Lev. xxv1, 26; Is. XLIY, ἢ

49, 19. Ce verbe eu cetie siguilication ot passé, sans

P'2N 574 trop se modifier, dans nos langues occidentales : grec ἔφω, ὑπτάω, πέπτω: latin epulæ, epuluri; el en rétranciaut ΕΝ et asprint fortement Le à fiual ; allem. backen; a: gl. baken, etc. — 2° Etre mûr, cemplet, entier, conséquence du Sens précédent. — Niphal, être cuit, Lev., vi, 10; vu, 9.

ON (epho) et ΝῚΘ ἡ, dérivé du verbe précéilent, signifie proprement intésrité, τοὺ complet; mais jar le caprice de l'usage, ce mot ne s'emploie gière que comme adyerbe : 1° entièrement, prorsus, Job 1x, 24: Gen. χει, 14. — 2e C'est une particule emjhalique, qui s’adjoint souvent aux phrases, sans avoir aucun sens précis : c'est alors un de ces mots qu'il est plus facile de sentir que de rerdre : ainsi DD NIUN, Ïs xx, 1 : Τί σοι ποτέ; Quid ἰδὲ tandem? Mais qu'avez-vous enfin? NEN ΓΝ, Job xvu, 45; ποῦ ποτέ; Ubi tandem? Où enfin? — Dans ces phrases οἱ d’autres, les mots ποτέ, tandem, enfin, p’ajoutent proprement ançune idée au sens géséral; mais ils lui donnent plus de vivacité et je ne sais quelle énergie qui prépare, commande plus efficacement une 1é6)onse,

JON. Voyez FN.

EN (ephod) : 1° c’est 16 ποι d’un certain ornement propre au grand prê're, que nous ajpelons tantôt Ephod comme les Hébreux, tantôt Huméral, à cause de sa destination. Suivaut don Calmetc'étaient deux bandes, ou deux es; êces de bretelles, d’un ouvrage précieux, qui éiaient attachées à une espèce de collier; qui peudaient devant et derrière de chaque côté des épaules, et qui, venant se joindre vers le bas ventre, sery ieut de ceinture à la robe couleur d'hysciithe. H n'avais donc ni corps, ni manches, ni ouvertures pour passer les bras : on le comparerait assez bien avec une étole qui pendrait du cou et servirait à ceiudre l'aube ou la chasuble, Ex. xxvur, 6-12. Du reste cel ornement était, comme nous l'avons dit en commençant, uniquement réservé au grand prêtre, ou aux pré res; et εἰ on le dounall quelyuelois aux liïiqies, ce n'était jamais qu'à des personnages trêsdistingués, el uniquement dans les céréinonies religieuses, JI Sam. vi, 145 1 Sam.u, 18, 28 — 2° ΤῸΝ se prend encore pour désigrer une sialue, une idole, Jug. vu, 27. — 3° C’est enfin un nom propre d'homme, Nomb, xxx1v, 23.

n'Ex (aphiahh), de RER, rechauffé, remis, ἢ, pr. 1 Sam. 1x, À.

ΣΝ (aphil), de 5, prop., ténébreux ; de là, le soir, parce que c'est alors que les ténèbres commencent à se répandre sur la terre. Mais parce que le soir est la dernière partie du jour, on a appelé les derniers fruits de l'année Lyon, c'est-à-dire tardifs, Eufiu comine les produits de l'arrière-saison se ressentent des approches de l'hiver, qui est la nuit de l'été, ce mat signilie encore délicai, débile, maigre, en parlant des fruits,

P'EN θοῦ D'EN (aplik), de FER : 4° canal, tube, Job xL, 18: par métaphore, le [1 d’un fleuve, Is viu, 7; le fond de la mer, I Sam. xxu, 10; par métoay -

mie, une rivière, un torrent, Ps. xLi1, 23 GX VI, #; Joel 1, 20. Eufin parce que les torrents se répandent dans les vallées, qu'ils envahissent, D'EN signifie encore une vallée, celle surtout que submergent les eaux d’un torrent, Ezech. νι, 3; xxx1v, 15 ; XXxV, 8; xxxvi, 4, 6, — 99 Fort, robuste : c’est une autre Signification de la racine EEK, qui se rattache d’ailleurs logiquement à la première, ainsi que nous le verrons. Job ΧΙ], 7.

px (aphal), racine inusitée. Homogène de Sn, Us, Ds, elle participe à la signification qui lui est commune, et veut dire particulièrement, le soleil se couche, tombe, baisse, par conséquent il se fait nuit, le ciel s’obseureit.

Ex (aphel) m., obscur, ténébreux en parlant du jour, Am. v, 20.

on (ophel), m., ténèbres épaisses, Job πι, 6; x, 99 : xXVIIE, Ὁ; XXX, 26.

Son (aphelah), fém., id. Ex. x, 22. Ce mot se dit souvent, par métaphore, de la misère, 15. vnr, 22. Le pluriel n>2N signifie la même chose, Is. zix, 9.

Don (ephial), de bp, jugement; ἢ. pr. m., I Par. IE O7

TEN (aphan), racine inusitée qui paraît avoir signifié, rouler, tourner. C’est de là que dérivent TP‘, uneroue, que nous avons vu plus haut, et le mot suivant : TN (ophen), Prov. xxv, 11, letemps, que les anciens concevaientsous la forme d’un cercle, ou d’une boule tournant sans cesse sur elle-même et emportant dans son mouvement rapide les hommes et les choses. Les Grecs ont exprimé la même idée : le mot ἐνιαυτός signifie proprement sur lui-même, qui tourne sur lui-même : et le latin annus, année, d'où on ἃ fait annulus, un petit anneau, ne veut pas dire autre chose: (Volventibus annis, Virg.). Nous devons ajouter cependant que le passage de Job où se trouve ce mot pourrait admettre un autre sens : ἼΣΩΝ ΤΣ signifierait selon quelques interprètes : sur les roues : les paroles prononcées sur les roues, c’est-à-dire prononcées avec rapidité : espèce de locution proverbiale qui ne serait point contraire au génie oriental; nous disons : Les paroles ont des ailes, les Hébreux disaient peut-être : Les paroles ont des roues; dans les deux cas il y a figure et poésie, quoique nous devions avouer que celle de notre langue est plus gracieuse et peut-être mieux choisie.

DDN (aphas) comme DD, cesser, manquer, S’arrêter, Gen. xzvn, 15; Ps. Lxxvir, 9; Is. xvi, 4.

DEN (ephes), proprement, cessation ; mais parce que là où une chose cesse, là se trouvent aussi sa fin etson extrémité, le même mot signifie : 1° fin, extrémité, Ps. 11,8; xx1r, 28, etc. — 2° Au duel, n'D9N, les plantes des pieds, qui sont les parties extrêmes du corps, Ez. xLvi, 3. — Dans un sens adverbiai : 4° pas davantage, Is. v, 8; Am. vi, 10; Deut. xxx, 36. — 2° Non, ne pas, Is. Liv, 45. — 3° Néant, rien, Is. xLt, 49. — 4° Seulement, non nisi, Nombr, xx, 55. — 5° Enfin, cependant, toutefois, tantum quod, Nombr. xv, 28; Deut. xv, 4; Am. 1x, 8.

ENT DEN (ephes dammim), n. pr. de lieu dans la tribu de Juda, I Sam. xvir, 1. On lit 1 Par. x1, 13, O727T"02.

YEN (epha). Ce mot, qui ne se rencontre qu’une fois dans lEcriture, Is. χα, 24, a jusqu'ici échappé à la sagacité de tous les commentateurs. Nous croyons que dans cet endroit le texte est vicieux, et qu’au lieu de YEND il faudrait lire DIN; par cette substitution légère, le sens serait tout naturel et parfaitement en rapport avec celui du premier membre : En vos ex nihilo; el opus vestrum, ex eo quod non est. Vous

tous, vous êtes sortis du néant ; et l'œuvre de vos mains,

de ce qui n’est pas.

MYON (epheh), de la racine ñy3, vipère, Job xx, 6: RE à $ Ὁ ΤῊΣ ὦ

EN (aphaph) siguilie, comme son homogène 35, environner, entourer, avec cette différence qu’il ne s'emploie guère que dans la poésie, Ps. xvin, 5; cxvi, 3; ΠῚ Sam. χχπ, 5. Remorquons encore sur ce verbe, que dans sa flexion grammaticale, les deux 3 ne se contractent pas, et que [Ὃ dit ΣΝ pour TON.

PEN (aphak), inusité an Καί, signifie : 1° tenir, contenir, comme le canal contient l’eau, comme un vase quelconque contient le liquide. — 2° Etre fort, robuste, conséquence de la signification précédente.— Hithpael, se contenir, se faire violence, Gen. xzint, 31; xLv, 1; 15. xzni, 14; Esth. v, 10; 1 Sam. x,

PEN (aphek), force, citadelle, ville fortifiée; n. pr. : 1° d’une ville de la tribu d’Asser, Jos. ΧΙ, 43 x, 30, appelée aussi ὩΣ Ν dans Jug. 1, 51. Cette ville est très-probablement la même que Aphaca, ville du Liban, où s'élevait jadis un temple célèbre consacré à Vénus, et dont les ruines portent encore aujourd'hui le nom d’Afka, — 2° D'une autre ville près de laquelle Bénadad fut défait par les Israélites, 1 Rois xx, 21, et qui était située à lorient de la mer de Galilée : Eusèbe l'appelle ᾿Αφεχά. — 3° Enfin d’une troisième ville située dans Ja tribu d'Issachar, I Sam. 1V, 1; xxix, 1. C’est cette dernière ville, ou la première, qui fut la capitale de la Cananée, Jos. ΧΗ,

PEN (aphekah), fortification; n. pr. d'une ville située dans les montagnes de la Judée, Jos. xv, 53.

“ON (aphar), racine inusitée et dont le sens est inconnu. L’arabe correspondant signifie bouillir, s’élever en tourbillons, être agile à la course : ces divers sens expliqueraient peut-être la signification du mot qui suit. :

ON m., cendre, οἱ peut-être mieux encore, la poussière du désert, celle qu’un vent impétueux enlève par tourbillon, et transporte avec une grande rapidité. Il se trouve souvent réuni par paranomase à 27, avec lequel du reste il a une ressemblance d'idée, Job xxx, 19: χπὶ, 42; Is. xz1v, 20.

ἜΝ (apher), pour 2} (apher), couverture, voile, chapeau, toute espèce de vêtement propre à la tête, TRois xx, 58, 41.

577 DNEN

MEN (ephroahh), m., les petits des oiseaux, Deut. xx, 6; Ps. Lxxxiv, 4. L’hébreu ΠῚ, germer, ne se dit que des plantes, l'arabe correspondaui s’applique encore aux animaux; c'est donc à l’arabe que le mot présent est emprunté.

RER (appir’ion), chaise à porteur, litière, brangard. D’autres traduisent, un lit, une couche nuptiale. Le fait est qu'il est assez difficile de se décider entre ces deux significations. Car d’un côté, l’'Ecriture, où ce mot ne se rencontre qu’une seule fois, Cant. 11, 9, ne peut nous être ici d’aucun secours; et de l’autre, la racine de ce mot se prête à ces deux sens. ΓΞ en hébreu signifie porter des fruits, et en ce sens 66 mGl convient parfaitement au lit nuptial, témoin discret du mystère de la génération humaine. Mais en chaldéen 52 ou ΝΞ veut dire être porté avec célérité, courir ; ce qui explique très-bien la première signification. De ces deux sens qui présentent chacun leurs raisons et leurs autorités, nous choisissons celui que nous avons donné en premier lieu, et voici 165 motifs qui nous déterminent. D'abord tel est le sens que nous ont transmis les deux versions les plus anciennes et les plus respectables, je veux direles Septante et la Vulgate , qui traduisent l’un et l'autre φορεῖον; ensuite le chaldéen et le syriaque correspondant et presque homogrammes, n’ont pas d'autre signification que celle de chaise à porteur, de litière, et enfin les différents mots grecs et latins, φέρω, goρεῖου, fero, ferculum , n'ayant pas d’autre étymologie que 72, il est très-probable que le verbe hébreu, comme le chaldéen, signifie d’abord, et avant tout, porter, être porté, ainsi que ses dérivés indo-germaniques : la signification que nous donnons à JN2N devient donc la plus vraisemblable, comme se rat- 1achant à l’idée primitive de sa racine.

TER (ephraïim) ; deux terres; n. pr. du plus jeune fils de Joseph, chef de la tribu qui porte ce nom, et dont le pays s’étendait vers le milieu de la terre sainte, Nombr. x, 22; Jos. xvi, 10, etc. Dans les poëtes, le nom d'Ephraïm s'applique souvent aux dix tribus d'Israel, Is. 1x, 8; ΧΥ͂Ι, 3; ΧΧΥ͂ΠΙ, ὁ; Osée 1, #7, ete.

N'O"DN (apharsaïe), chald., de D=2, ἢ. pr. de nation, Esdr. 1v, 19. C'est probablement les Perses.

NY2DEON (aphars'chaïe), Esdr. v, 6.

‘ N'NDEN (apharsathcaie), chald., n. pr. de deux peuples d’Assyrie qui ne sont pas autrement connus. C’est peut-être les mêmes que les Parétacènes, qui habitaient le pays situé entre la Perse et la Médie, et dont il est parlé dans Hérodote, τ, 101.

N'EN, Gen. xLviu, 7; et HN, Gen. xxxv, 16:

4° n. pr. d’une ville de la tribu de Juda : c’est la même que Bethléhem, qui s'appelle ailleurs Bethléhem Epbrata, Mich. v, 1; Ruth.1v, 11. — 2° n. pr. de femme, 1 Par. 11, 19, 50; ιν, 4.

NE (ephrati) m. 1° Habitant d'Ephrata, 1 Sam. xvi, 42. — 2° Ephraïmite, de la tribu d'Ephraim, Jug. χη, ὃ; I Sam. 1, 1 ; L Rois x1, 26.

ENEX (app'tom), chald. Ce mot ne se rencontre

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