‹ Dictionnaire universel de philologie sacrée (volume 2)Chapitre 377 sur 429 · LAMED · texte numérisé non relu

LAMED

Ὁ, (lamed), douzième lettre de l'alphabet, et troisième dixaine (30) dans l'ordre numériqne. Son nem signifie un aiguillon pour conduire les troupeaux de bœufs, et sa forme dans les monuments phéniciens en présente encore les élémentsgrossiers. Cette lettre, en sa qualité de liquide, se permute facilement, 1° avec les autres lettres du même organe, telles que leresch, le noun, elc.; comme yno el Ya, presser, brûler, comme en grec ἦνθον dorien pour ἤλθου; av et How), chaîne, comme λείρων , lat. lilium. — 2 Quelquefois avec le daleth, τῶν el SIN, s’en - aller, partir. Notre langue offre de fréquents exemples de cette permutation : lat. medius; franç. milieu ; *Odvoceve, Ulysses; odor et oleo; linqua, angl. tongue, etc. — 3° Enfin avec le vav, ce qui nous arrive aussi fréquemment : comme cheval, chevaux, canal, eanaux, ete. — Comme radicale, le lamed sert à former les racines dites quadrilittérales, et il suffit bien souvent de la retrancher pour avoir la racine primitive, ainsi y, de Ἢ, bouillir. — Enfin le {amed taractérise souvent celte classe denoms qu'onnomme

diminutifs; nous en avons vu plusieurs fois des exemples : nous répétons qu’il en est de même dans la plupart des langues.indo-germaniques.

5 (ἢ, qui se ponctue aussi la, là, selon 165 circonstances que. la grammaire détermine, est une particule excessivement en usage dans la langue sainte. Elle signifie proprement vers, à, au; elle désigne généralement le mouvement, la direction vers un lieu ou use chose. quelconque; Ainsi b 27? s'approcher de quelqu'un, ὃ nn, pécher contre quelqu'un. Quant à lé:ymologie, il est évident que ce n’est.que ἕν (οἰ), abrégé. Voy. ce mot.

ΝΟ (Lo), adv. de négation, non, ne pas. Il diffère de = (al), en ce que celui-ci défend, tandis que le premier nie. Mais il est probable que. dans l’origine ces deux adverbes se sont confondus ensemble, tank pour la forme que pour le sens.

2x5 (laab), inusité; en arabe, brûler de. soif, être alléré,

227 N9 (Lo d'har), sans pâturage; n. pr. de ville, {1 Sam. xvu, 27.

ΣΝ N9 (lo ammi), sans mon peuple; n. symboli que du fils d'Osée, 05, 1, 9.

mon NS (lo ruhihamah), qui n'est point reçu en grâce; n. également symbolique de la fille d'Osée, Os. 1, 6, 8. .

FN (laah), travailler, se fatiguer, s’occuper, avoir soin, s'inquiéter, Gen. xix, 11.

ΝΟ (leah), fatiguée; n. pr. de la fille aînée de Labau, Gen. xxix, 10.

Ὧν (laat), recouvrir, voiler, cacher, ΠῚ Sam. ΧΙΣ, 5. Ce verbe se retrouve avec sa signification dans le sanser. lud; grec λάθω. λανθάνω ; lateo; latent.

ὯΝ (αἱ), adv., tranquiilemeut. Voy. ὯΝ.

ὩΝΟ (lat), Voy. ὩΣ (lout).

N° (laach), inusité; en arabe envoyer, déléguer; de. là vient le latin legare, legat.

ŒSS (lel), qui est de Dieu; n. pr. πὶ. Nomb. 11, 24. |

ENS (laam), inusité; en arabe se rassembler, s’amonceler.

x (l'om), penple, réunion, assemblée ; n. pr. d'une tribu arabe, Gen. xxv, 5. Quelques auteurs croient, peut-être avec raison, que ce mot est un composé de ἘΞΝ et de 5, comme si l'on voulait dire : un peuple issu de la même mère, une grande famille. Yoy. Mercerus.

2, 22 (Lleb, lebab ), le cœur, Ps. civ, 45. Il signifie, 1° le viscère d’un corps animé, Exod. mi, 2, — 2° Par. métaphore, le milieu et le dedans de chaqué chose, comme [6 cœur est la partie la plus intime du corps, Jon. 11, 4. Ainsi ἐν τῇ χαρδίᾳ τῆς γῆς, dans le sein de la terre, Matth. χα, 30, et Virgile ἃ dit: Detumuere animi maris. Deut. x11, 11. — 3° Par synecdoché, tout ce qui ἃ son siége dans le cœur, l'âme, l'esprit, la volunté, la pensée, la sagesse, lintelligence, les mouvements de l'âme, la forcé de l'étude, le conseil, IE Rois v, 20.

N29 (laba) et 7295 (labah), inusité. J1 est très-propa-

ble que cette racine est onomatopoétique, et signifie rugir, gronder comme 16 lion, comparez en effet lallem. fuwen, lueuen, leuen ; d'où Lœwe, lion, comme de Kad, +2 ; l’angl. fo low; grec λέων, lat. Leo, lion. L'hébreu est certainement la racine de tous ces mots.

ŒNN29 (l'haim), 1° des lions. — 2 ἢ. pr. d’une ville de la tribu de Juda, Jos. xv, 32.

225 (lubab), être gras. Nous avons déjà vu Ia syllabe 2 emporter cette même signification dans les verbes 207, an; nous le verrons encore dans 1, θυ; il en est de inême pour le san<cril lip, ete , etc. 2, le cœur, qui vient du verbe hébreu, ἃ été sans doute ainsi nommé à cause de la graisse qui l'entoure, ou parce que c’est le plus noble de tous les viscères ; or on sait qu’à la notion de gras se joint, dans l'esprit des Orientaux, celle d’opulent, de puissant, de noble, etc. — Au niphal le verbe 225 signifie manquer d'intelligence, être imbécile. C’est Peffet d’une surabondance de graisse qui rend lesprit lourd et inerte, Job w, 42. — Au pie, blesser, percer le cœur, c’est un verbe dénominatif de 2b.

229 (lebab). Voyez + (leb).

+29 (l'had), seul. Voyez 2 (bad).

na) (labbah), flamme, Ex. πὶ, ὦ, de 21), qui en samaritain veut dire luire, briller.

29 (libbah), f., de 2, le cœur, ΕΖ. xvr, 30.

mn (l'honah). Voyez ΤΙΣ.

25 (V’housch) et wa5:(l'busch), de 2, vêtement, habit; vêtement magnifique, Job xxxvut, 44. — Par métaphore, l'épouse, expression très-commune en Orient, où la femme est considérée comme le vêtement de son époux, Mal. nr, #6.

22) (/abai), jeter par terre, renverser, précipiter, Prev. x, 8.

92 (L'bi) de 725, lion, Ps. Lvn, δ.

NY20 (labi), de ΝΕ), rugir ; lion, Gen. xuix, 9

N°29 (l'büa), lienne, ΕΖ. x1x, 2.

ΤῊΣ (l'hiboth), des gâteaux pétris de beurre et de miel, 11 Sam. xt, 6.

72 (laban), être blanc, blauchir; de là 5:29 (lhanah), des briques blanches: et de ce dérivé vient la Signification dénominativedu verbe, faire des briques, Gen. χι, 3. — En hiphil, neitoyer, monder, purger, Dan. x1, 58.

139 (laban), 1° blane, Gen. xxx,37.— 20 n, pr. du beau-père de Jacob, Gen. xx1v, 29.

729 (laben), id.

920 (Pbanah), blanche. — Par métaphore, la lune, qui est l’astre blanc par excellence, comme on appelle le soleil an, Le chaud, Cant. vi, 40.

1229 (l'henah), brique, tuile, faites d’une espèce d'argile blanche, Gen. xx, 3.

na25 (libneh), espèce d'arbre, aux fleurs et à l’écorce blanches ; peut-être le bouleau, le peuplier ou autres de ces familles.

7229 (libnah), 4° blancheur, — 2° ἢν pr. d’une vi.le dans la tribu de Juda, Jos. x, 29.

"329 (l'bonah), 49 l'encens, ainsi nommé à cause de sa blancheur. Les Grecs en ont fait λίβανος, λιβαvewros. 2° n.pr. de ville, Jug. χχι, 49.

220 (libnath). Voy. n325 = (schithor libnath).

ΤῺ 0 (l'banon), le mont Liban entre la Palestine et la Syrie, se divisant en deux chaînes, dont l’une conserve le nom de Liban, Pautre qui lui est opposée, se nomme l’Anti-Liban. Cette montagne doit son nom aux neiges éternelles qui couvrent son front ; aussi les Arabes ne l’appellent-ils que le mont des neiges, comme nous appelons les chaînes qui séparent Pitalie de la France les Alpes (ab albedine).

5320 (libni), ἢ. pr. m., Ex. vi, 47.

152) (labasch), s'habiller, se revêtir, s'orner, Lev. vi, 3; Esth. vi, 8. — D'où λώπος, λαῖφος, habit, λεπίς, écorce; limbus, bord, etc.

20 (l'éusch). Vey. w25 (Pbosch).

39 (Log ), ἢ. pr.; un lieu creusé et rempli d’eau, un lac, mnt qui se retrouve encore dans le grec λάκχος, λάχος ; latin lacus, lacuna. — Dans l'usage ordinaire de la langue, l’hébreu exprime une mesure propre à mesurer les liquides; elle contenait environ 0,458 millilitres

ΔΩ (lagag), inusité; en arabe être profond, en parlant de {a mer, etc.

"Ὁ (lad), combat, dispute; n. pr. d'un grand bourg dans la tribu de Benjamin; en grec Λύδδα, Act. Ix, 32.

7 (ladad ), inusité; en arabe disputer.

m9 (ledah) et n19 (ledeth). Voy. +0? (ialad).

τῷ (ah ), chaldéen, rien.

19 (loh), pour N° (Lo).

279 (læhab), inusité; en arabe, enflammer, brûler ; mais proprement, lécher comme la flamme, idée que renferme le monosyllabe 1.

20 (/ahab). flamme, au propre et au figuré, Is. LvI, 15.

27 (lehabah }, Nomb. xxr, 28.

2519 (luhebeth), flamme, 1 Sam. xvnr, 7.

man) (l'habim), n. pr. d’un peuple originaire d'Egypte, Gen. x, 15.

370 (lahag), inusité; en arabe être avide, désirer avec ardeur, s'appliquer avec zèle à une chose, mais plus spécialement à l'étude.

37 (Lahag) l'étude des lettres, Eccl.xn,12. Dece mot les Grecs ont sans doute fait leur λέγω ; latin, lego.

ἼΠῚῸ (lahad), inusité; en arabe presser, oppresser, opprimer.

77) (lahad), n. pr. m., { Chr. 1v, 2.

πρὸ (lahah), languir, défaillir; mais proprement et primitivement, tirer la langue comme un animal altéré, avoir soif par suite d’une fatigue extraordinaire. De ce verbe, aspiré suffisamment, on forme l'allem. lechen, lechzen, Lech, Leck, Gen. xLvir, ἰδ.

nb (lahah), être travaillé d’une soif ardente : c'est le même que le précédent. —D'où en hithpael être enragé, car c'est la soif non satisfaite qui produit ordinairement {a rage, Prov. xxvi, 18.

075 (lahaï), brûler, enflammer, Ps. civ, 4.

ur, cacher; d'où, se servir de moyens cachés et magiques pour opérer quelque chose. Peut-être ce verbe est-il le même que le précédent, et a-t-il eu prinitivement la même signification. Le sens de empluyer des moyens magiques lui viendrait peul-être de ce que, dans les opérations occultes, on brüle cerlains parfums pour produire l'effet désiré.

ΠΩ, flamme ; par métaphore, une épée flamboyante, Gen. πὶ, 24,

mur (l'hatim), prestiges, arts magiques, Ex.

vin, 11.

cd (laham), inusité ; en arabe avaler avec avidité. Remarquez que celte racine est onomatopoétique : elle exprime admirablement l'espèce de bruit que produit la langue en léchant, lambere.

1 (luhan), prép., c’est pourquoi, Ruth τ, 43.

FL (lahen), chald., id.

PT (lahakah }, assemblée ; ilne se trouve qu'une seule fois, 1 Sam. χιχ, 20.

D et ND (lou), conj. conditionnelle, si, 1 Sam. χιν, 00. Quelquefois on le traduit par une interjection de désir, oh sil δὲ jamais! Job xvr, 4: oh!

si vous éliez à ma place! dit le saint homme Job à ses amis, qui l’accusent.

ΝῺ (lo), inusité; qui ἃ pu signifier nier, refu er, d'où 5 (Lo).

29 (ob), inusité; en arabe, avoir soif.

πΞ 3. ({oubim),n. pr. d'un peuple toujours nommé dans l’Ecriture avec les Egyptiens et les Ethiopiens : or il ne peut être que les Libyens, qui habitaient un pays excessivement aride et chaud, ce qui est conforme à l'étymologie, I Chr. χα, 9.

ΤῸ (lod), 1° n. pr. de peuple, les Lydiens, dans l'Asie Mineure, Gen. x, 22. — 2° n. pr. d’un autre peuple originaire d'Egypte, 2. xxvir, 10.

ΠῚ (lavah), 4° plier, fféchir, tordre, contourner, entrelacer. —2° Adhérer, Eccl. vin, à.— 3° Emprunter, parce qu'après l'emprunt nait un rapport intime entre le débiteur et le créancier; de là les Latins appelaient ce rapport nexus, un lien. — Les Grecs en ont fait leur ἀλλοίω, prendre ou donner en échange; louer, louage; et de la première signification, celle de lier, γλία, gluten, glu; liaison , allier, alliage, etc.

Ὁ (louz), fléchir, incliner, décliner, s’en retourner, rétrograder; en iphal être pervers, c’est-à-dire, quitter le sentier du bien pour se détourner dans celui du vice, Prov. ur, 32. — D'où λίαζω, décliner, 58 retirer.

ΤῊ (loux), 4° amandier, Gen. xxx, 37.— 2° n. pr. de deux villes, dont l'une était située das la tribu de Benjamin, l'autre dans le pays des Héthéens, Jug. 1, 23, 26.

ΓΘ (louahh), table sur laquelle on écrit ; nn), les tables de la loi, Ex. xxx, 18; par mélaphore, le cœur dans lequel on dit que l’on grave, Prov. im, 3.

nb (louhhith), n. pr. d'une ville moabite, Is. XV, ἢ.

ὉΠ (lohhesch), enchanteur; n. pr. d'homme, Neb. ur, 42.

Ὧ Ὁ (lout), cacher, occulter, envelopper, I Sam. xx1, 10. — Agir en secret, Ex. vn, 22, d’où le grec ληθέω, λανθάνω, lateo, être caché; ital., lout, à la dérobée ; λωτός, lotus, arbre dont le fruit est agréable, et dont la douceur semblait faire oublier leur patrie aux étrangers : de là vient que le Lotus, dans tlomère, a la vertu de faire oublier. Avec la préposition À, wi, en secret : d’où, butare dans les lois des Lombards , voler, furari, et probablement le français, se blottir. 3

Ὁ (lot), 1° voile, Is. xxv, 7. — 2°n. pr. du' cousin d'Abraham, Lot, père et chef de la race des Ammonites el des Moabites, Gen. xi1, 4; Deut, n, 9.

ip (lotan), ἢ. pr. m., Gen. xxxvi, 20.

N) (Levi), associé; ἢ. pr. de Lévi, un des fils de Jacob, le père et le chef de la tribu désignée par Dieu pour exercer les fonetions saintes après la famille d'Aaron, Gen. xxIx, 34.

“D (levai), chald., lévite, Esdr. vi, 16.

ΠΥ (liviah), petite couronne faite de fleurs ou de feuilles enlicées entre elles, Prov. 1, 7,

τ (liviathan), proprement, l'anima, au corps flexible, Le Léviathan. On ἃ beaucoup disputé pour savoir quel est l'animal que l’Eeriture désigne sous ce nom, et dont elle donne dans Job, xL, 25, une description détaillée. Plusieurs ont pensé que ce pouvait être la baleine, d’autres le crocodile; quelques-uns ont supposé qu'il n'existait plus. Nous croyons que l'étymologie du mot f:vorise le sentiment de ceux qui reconnaissent le léviathan dans le crocodile, animal très-connu des Juifs, qui avaient demeuré si longtemps en Egypte.

Sh (loul), inusité; probablement d’une signification rapprochée de celle du verbe Ἐπ, rouler.

+ (Lol), escalier en limaçon, I Rois νι, 8.

Sd (loulai), les petits cordons qui, dans le tabernacle, servaient à relier ensemble différentes parties de tenture, Ex. xxvi, 4.

5 (loule), conj. conditionnelle, mais négative, à moins que, si ce n’est que, nisi, Gen. xxx1, 42.

1? (loun) , passer la nuit, puis demeurer, habiter, faire sa résidence. Remarquons que ce verbe est sans doute dérivé du substantif =, nuit, dont on a fait v?, puis τῇ, passer la nuit, Gen. χιχ, 2; Ps. xxv, 15. — Au niphal, la signification de demeurer ἃ produit celle de persister , être tenace, obstiné, Ex. xv, 24.

y (loua), engloutir, absorber, Obad. 16. Nous devons faire observer avec J.-D. Michaelis que la syllabe y9 paraît être affectée à exprimer les idées de ce genre. Elle se retrouve dans tous les mots arabes qui signifient lécher, absorber, avaler, engloutir, dévorer ; dans la plupart des mots hébreux qui ont le même sens, comme PP? τὸ, ἘΞ ἘΞ» D, etc.; dans le sanscrit, ἐπι, lécher ; en grec, λείχω, λιχμάω, λιχνεύω ; lat., lingo, ligurio, et en transposaut, gula, deglutio; en all. lecken, schlucken, schlingen; en français, lécher, glouton, engloutir, etc. Ajoutous que cette syllabe féconde sert encore à exprimer les nombreuses actions où la langue, aussi bien que les autres organes de la bouche, jouent le principal rôle. Ainsi, λάω, lingo, λάδρος, λάμυρος, Vorace et loquace ; λαμός, λαιμός, gula, gueule, }euiz, anthropophage; en arabe, ghula, λάμτω, λάρυσσω; lat., lambo, labium ; ail., Lippe, lèvres; labbern, schlabbern, schlappen, remuer les lèvres, babiller, etc.; franç., laper, etc. : dans lesquels mots la syllabe primitive ÿ5 donne la notion principale, et les lettres ajoutées, les notions accessoires , d’où nañt l’idée complexe.

vo (louis), remuer les lèvres, balbutier ; d'où mal parler une langue, ne la savoir qu’à moitié. — 2° Se moquer de quelqu’un en imitant sa manière de parler, Is. xxvur, 10. —En hiphil, interpréter le discours de quelqu'un, lui servir d’interprète, Gen. xzu, 23. Voyez Ὁ.

Ὁ (lousch), pétrir, amollir, Gen. xvin, 6.

Ὁ (lousch), ἢ. pr. m., II Sam. πὶ, 18.

Ὃ (ναι), chald., de m9 ; proprement, connexion, adhésion; puis employé comme préposition dans le

wn Ἰδὲ sens ae aupres, Cnez, en la puissance de, apud, pencs, Esdr. 1v, 12. |

15 (Laz). Voyez 597 (halaz).

M (lazah), inusité. Voyez xd (Louz)

m9 (lazeh). Voyez 5197 (allazeh).

52 (lezou). Voyez ὙΠ (hallezou).

no (lizouth}, perversité, Prov. 1v, 24.

nd (lahh), proprement, humide, par consequent, récemment coupé, eueilli, eu parlant du bois, du raisin, etc., Gen. xxx, 37.

no (Leahh), la vigueur de l’âge, Deut. xxxiv, 7

nn ({ahhuh), inusité; en éthiopien, être beau, agréable, de belle apparence.

en ΠΟ (lhhoum). 4° Proprement, tout ce qui sa mange, Job xx, 23. — 2° La chair qui sert à la nourriture des hommes, et en général un corps vivant ou mort, Soph. 1, 17.

nn) (lahhahh), inusité; en éthiopien, humecté, être humide,

‘nd (l’hhi). 4° La joue, parce qu’elle est le siége da la beauté de l'homme, Mich. 1v, 14. — 2° La màchoire, Jug. xv, 15. — 3° n. pr. d'un pays sur les confins de celui qu'habitaient les Philistins.

7 ( lahhach), lécher, lecken; dévorer, brouter, Nombr. xx11, 4.

en (lahham), manger, consumer, Prov. 1v, 47; par métaphore, battre, attsquer, combattre. Nous disons en français que le glaive dévore les hommes dans la guerre, Ps. xxxv, 1.

an (lahhem), combat, Jug. v, 8.

on { lehhem ). 4° En général, nourriture, soit des hommes, soit des animaux, Lev. πὶ, 11; Ps. xt, À0.—20 En particulier, du pain, Ex. xxv, 30.— 30 De {a farine dont on fait le pain, Is. xx vin, 28.— 4° Enfin, par une métaphore assez heureuse, les Hébreux se servaient de ce mot pour désigner d’uve manière honnête le corps de la femme. Ainsi, pour eux, manger le pain d'autrui, voulait quelquefois dire, abuser de la femme de son prochain. Nous en trouvons quelques exemples dans l'Ecriture, en particulier dans le livre des Proverbes, où il est dit que l'impudique trouve bon toute espèce de pain, mais que le pain clandestin lui paraît le meilleur.

=" (l’hhem), chald., pain, nourriture, Dan. v, 4.

“an (lahhmi ), un habitant de Bethléhem. Voyez ann n'a.

D) (lahhmas), n. pr. d’une ville de la tribu de Juda, Jos. xv, 40.

in) ( l'hhan), chald., inusité comme verbe; proprement être désireux, convoiter; en parlant des passions déshonnêies.

sn ('hhenah), chald., concubine, Dan. v, 2.

ÿm (lahhats), presser, oppresser, opprimer, affliger, Jug. 1, 34.

ὙΠ}, oppression, vexation, calamité, angoisse, Ex. ur, 93 Job xxxvr, 45.

&n0 ((ahhasch), siffler, murmurer, chuchoter; gr., ψιθυρίζειν; all., zischeln; angl., 10 wisper, qui tous sont onomalcpoéiiques eonme l'hébreu, Ps. zvin, 6,

ὉΠ (lahhasch), murmure, enchantement, parce qu'on y parle à voix basse, prestige, Is.m, 3. Au pluriel, amuleties, ornement auquel les gens superstitieux attachaient de grandes vertus. Is. m1, 20. Dans ces dernières aeceptions le mot hébreu a formé sans doute le grec λαχάξω, attirer; illex, appât trompeur.

ap) (lot), le leda, plante dont on se sert dans la composition de plusieurs médicaments, Gen. xxxvn1,

ΝῺ (lata), inusité; en arabe, adhérer à la terre, s'y cacher.

nu) (l'tauh), une espèce de sauterelle, le grillon, Lev. x1, 50.

nur (Ptouschim),n. pr. d'une tribu arabe, Gen. XXV, 9.

wi (/atasch}, marteler, forger, aiguiser, Gen. ιν

πὴ (loich), dem, guirlandes, festons, TRois vn, 29.

τὸ (lil) οἱ τὴν ({aïlah), la nuit, Gen. τ, 5.

DS (liPia), chald. id.

mo (μη), proprement, nocturne, qui va de nuit; par métaphore, un spectre, un fantôme.

75 (lin). Voyez 1? (loun).

Ὁ) {lisch), inusité; en arabe, prévaloir, être fort et robuste.

ὉΔῚ’ (laïisch), 4° le lion, ainsi nommé à cause de sa force, Is. xxx, 6.—20n. pr. d'un lieu, dog. xvi, 7.

cd ( lachud ), prendre, aitraper, intercepter; au propre et au figuré, Amos τη, ὃ; Jug. vu, 24 —D'eù l'esyagnol alcade, prévôt de maréchaussée chargé de prendre les voleurs.

729 (leched), capture, Prov. n1, 26.

"25 (Pchah), proprement impératif du verbe ἪΡ, aller ; H signifie denc va; mais il s'emploie ordinaireent comme particule d’exhortation, d’encouragement : allons, courage, Gen, xxx1, 24.

ΤΙΣ (l'chak), pour + (ἔμπα), à toi, Gen. xxvir, 37.

729 (lechah), n. pr. d’une ville dans la tribu de Juda, 1 Chr. τν, 2.

w?20 (lachisch), difficile à prendre; n. pr. d’une ville fortifiée, située dans la tribu de Juda, Jos. x, 5.

7° (lachen). Voyez }> (cen).

©29 (lachasch ), inusité, en arabe, adhérer, prendre.

70) (lamad), proprement châtier, frapper de verges; par extension, habituer à une chose, iustruire quelqu'un à force de le corriger; puis, dans un sens intransilif, s'h:bituer, apprendre, Ts. xavi, 9; Eccl, Ἡ, 9. — Le grec μαθέω, μανθάνω, vient de ce verbe.

127 (fmo), particule poétique pour ἢ, Voyez ce mot.

np à =) (Pmoel), et ἘΝῚ 20 (lmouel), de Dieu;n. pr. m., Prov. xxx, 4.

7129 (limmoud), habité, exercé, Is. 1, 4: un disciple, un élève, Is. Liv, 15.

29 (lamach ), inusité; en arabe ce mot signifie un jeune homme fort et vigoureux.

Ἴ2" (lemech), n. pr. du fils de Methnsalé, le dernier des Caïnites, célèbre par l'abus qu'il Gt des armes inventées par son fils, Gen. 1v, 48. L'espèce de

chant que l'Ecriture lui attribue est le plus aucien morceau de poésie qui existe.

rap) (Pmin). Voyez Te (min).

pa (l'maan), à cause, parce que.

y? ( loa ), gosier, bouche, gueule, Prov. xxim , 2. Voyez ν Ὁ.

229 (laab }, inusité; en arabe, jouer, se moquer ; d'où le grec λώβη, λωβάομαι.

299 (laaq ). proprement balbutier, d’où, 4° parler mal une langue. — 2° Se moquer de quelqu'un en imitant sa manière de parler. Les Grecs, en transposant, ont fait γελάω, χλεύη, χλευάξζω; goth., hlahjan, lakhan ; allem., {achen; angl., laugh, etc.

229 (lag), visée, moquerie, discours impie et moqueur, Ps. LXxIx, 4.

259 (leg), 4° qui parle mal une langue, barbare, Is. xxvni, 11.—2° Bouffonnerie, mot pour rire, bons mots, Ps. xxxv, 16.

+29 (laad), inusité; en arabe, ordonner, coordonner.

71%) (ludah), ordre; n. pr.m., 1 Chr. av, 21.

ΠΣ (lidih), ordonné; n. pr. m., Τ᾿ Chr. vu, 26.

ΤΣ (laah), en arabe, parler téinérairement, pro< férer des paroles futiles, insensées, Joh σι, €.

1) (laaz), parler en barbare, Ps. çex1v, 1.

35 (lai), gloutonner, dévorer, manger avidement. En hiphil, donner à manger, à dévorer, etc., Gen. xxv, 50. De ce verbe vient lautus, exquis : glutire, avaler, engloutir, glouton.

MY) (l'ummah). Voyez 2% (ummuk).

7? (aan), inusité; en arabe, exécrer.

"2ÿ9 (laanah), absinthe, ainsi appelée parce que les Hébreux la considéraient comme une plante nuisib'e el véiéneuse, qu'ils avaient par conséquent en æxéeralion, Prov. v, 4. Aussi ce mot leur a-t-il fourni une figure très-énergique. Pour dire que quelqu'un est comblé de misère, ils disent qu'il est nourri d'absinthe, Lam. πὶ, 15.

2) (layhad), inusité; enflammer, luire. Cette racine ἃ pour signification première celle de lécher, idée qui dans les langues sémitique et greeqne se rattache à la syllabe lab, lap. Dans le sens de luire, enflammer, elle a produit évidemment le grec λάμπω, λάμπος, dont le radical est certainement λάμπαδ ; limpidus, clair.

29 (lappid), lampe, flamme, Jug. vu, 46.

ὩΣ. (Lappidoth), des torches; Ἢ. pr. m., Jud. av, À.

ΞΟ (liphne), proprement devant la face, composé de Ὁ et de 19; mais il est considéré commeune préposition et signifie, devant, avant, anle, 1 Rois vi, 17.

ΤΕΣ (laphath}, ployer, fléchir, incliner, d’où embras-er, Jug. xvr, 29. Au niphal, se détourner de sa route, Job νι, 18.

ΤΣ (latson), moquerie, dérision, Prov. 1, 22.

V3 (latsats), comme Υ (louts), se moquer, auquel on pourrait aisément rapporter la forme γυ (lotsets), Os. vu, 5,

739 ONND

Ep) (lakkoum), n. pr. d’une ville de la tribu de Nephiali, Jos. x1x, 33.

7? (lakahh), prendre, dans toutes les acceptons de ce mot, Gen. mm, 22. D'où vient le grec λάχω, λαγχάνω, ἐλέγχω, reprendre. ν

ΤΉ (lekahh), 1° sortilége par lequel on prend les ignorants, Prov. vi, 21.—2° Doctrine, science, sagesse, Prov. 1, 5.

MP? (likkhhi}, docte ; n. pr. m., 1 Chr. vn, 49.

ὩΡ} (lukat), cueillir, recueillir, ramasser, Ruth τι, 2.

ἘΠ (leket), cueillette, glanage, Lev. xix, 9.

Ep (lakam), inusité; en arabe, obstruer Île chemin.

ps (lakak), racine onomatopoétique qui signifie lécher, laniper, comme fait le chien quaud il boit, 1 Rois xxr, 19.

WP? (lakasch), être tardif; au piel, cueillir les fruits de l'arrière-saison, Job xxiv, 6,

Ὁ (/kesch), du regain, le foin qui vient plus tard, Am. vir, 1.

25 (luschad), inusité; en arabe, sucer, lécher.

τ (l'schad), suc, séve, vigueur, Ps. xxx, 4.

(ae) (laschon), mot primitif, qui signifie la langne des hommes et des animaux, Ἐκ. τ, 7. Il se retrouve dans la plupart des langues : ainsi, en arabe, en éthiopien, (Ce) (L‘sçan); en syriaque, τ} (lizchan) ; en

DR 710 Sanscrit, rasana, en changeant la liquide douce en sa forte; en arménien, liezu ; en copte, las; en grec, γλῶσσα, En ajoutant y, etc.

ΤΙΣ (lischeah), chambre, cellule, 1 Chr. 1x, 26. Qu (laschum), inusité; en arabe, goûter, 1écher.

av (leschem), 1° une sorte de pierre préciense, lopale, Ex. xxvur, 149.—2° ἢ. pr. de ville, Jos. xIx, 47.

ΤΩ (laschan), lécber, Wnmper; puis donner son coup de langue, calommier, dénominatif de γὼ (laschon), Ps. er, 5.

7&° (lischschen), chald., langue, Dan. πὶ, 4.

ywS (/ascha), inusité; en arabe, piquer, darder, en parlant du scorpion. ;

vw (lascha}, n. pr. de ville, Gen. x, 19.

rs (lath). Voyez “τὸ (ialad).

nn (lathahh), inusité; en samaritain, s'étendre, avoir de l'ampleur ; d'où nr 0 (meltahhah).

ΣΝ (laïhach), inusité; comme ἽΠΣ, répandre, se répandre.

τὸ (lethech), un demi-homer, une mesure qui contient cinq éphas. C'était une mesure pour les grains qui équivalait à peu près à 157 litres 718 millilitres, Os. im, 2.

ynb (latha), inusité; en arabe :

mordre; d'où ἘΜ) (malcaoth), les dents.

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