XVII, D
ba (natal). 4° Soulever, soutenir, porter en haut, Is. χα, 45. Cette racine paraît s’être conservée dans le grec τλάω, τλήμι, tollo; Ailas qui portait le ciel sur ses épaules. — 2° Imposer, surcharger, comme en latin detollo vient tolero, I Sam. xx1v, 12.
bros (natel), charge, fardeau, Prov. xxvn, 5.
ΜῺΣ (nata), dresser, élever, mettre debout, fixer en terre; sansc. dha, gr. τίθημι. Ce verbe, dans l'Ecriture, se dit des arbres ou arbustes que l'on plante, Gen. n, 8; des clous que l’on enfonce, Ecel. χα, 11. Nous disons aussi planter un clou; des tentes qu’on dresse, Dan. x1, 45. Planter sa ten'e est aussi une 10cution reçue en fraiçais.
y122 (neta). 1° Une plante nouvellement en terre, νεόφυτον, Job χιν, 9. — 2° Plantation, Is. xvn, 11. — 5” Uue pépinière, un lieu planté d'arbres, Is. LE
QYy02 (n'tiim), les plantes, Ps. cxuiv, 12.
ὩΣ (nataph), distiller, couler, découler, tomber goulte à goulte, filtrer, clarifier. La syllabe Ώ, qui est l'élément primitif de ce verbe, reparaît dans l’allemand tropfen, et l'anglais to drop, qui ont la même signification. — Par métaphore, ΠῺΣ se dit des paroles qu'on glisse, qu'on fait découler dans l'oreille,
et qui produisent la persuasion. Horace ἃ dit de même , 1 Epist. 8 :
Subinde Præceptum auriculis hoc instillare memento.
at (nataph), proprement goutte; par extension, la résine qui s'écoule goutte à goutte des arbres verts, la myrrhe. Les Septante ont traduit par σταχτή, de ατάζω, Ex. xxx, 54.
ΠΞῺΣ (n’tophah), distillation; n. pr. d'une ville proche de Bethléem, Esdr. 11, 22. Cette ville faisait probablement un grand commerce de myrrhe, ce qui lui valut son nom.
“ὩΣ (nalar), garder, conserver, mettre en réserve. Ce verbe se prend le plus souvent en mauvaise part, et se dit ordinairement de la colère, de la haine, de l'envie, qu'on garde pour la faire éclater à la première occasion. De là il signifie encore observer, parce qu’on épie les moindres actions de ceux à qui l'on veut du mal, pour les prendre en défaut, Jer. ΠΙ, ὃ. — De ce verbe vient rnpéw , conserver ; tueri, prendre soin, garder, défendre.
ΦῺΣ (natasch), proprement, frapper, briser, rompre, disrompre, séparer avec violence; et de là, jeter à droite el à gauche, lancer au loin, projeter; puis simplement, envoyer, laisser aller, abandonner, et celte dernière signification est la plus fréquente, 1 Sam. χα, 2; Jug. νι, 15, etc.
292 (nib), de ΔῚΣ (noub) ; produit; par métaphore, les louanges, qui sont comme le produit des lèvres : ce que l’apôtre saint Paul ἃ rendu de même par xap= πὸς χειλέων, Hebr. xn1, 15; 15. Lvu, 49.
292 (nebaï), fructifère; n. pr. m., Neh. x, 20.
2 (nid), de ΤῺ (noud); consolation, Job xvr, 5.
173 (nidah), de 572 (nadah) ; immondices, impus reté, abomination, Lament. 1, 8.
ΤῊΣ (naioth), habitations; ἢ. pr. de lieu, 1 Sam. xIx, 18.
ΤΙΣ (nihhoahh), de ΤῊΣ (nouahh); proprement acquiescement, repos, délectation que fait éprouver une chose qui plait et dans laquelie on se repose; c’est ainsi qu'en latin acquiescere se prend souvent pour delectari. Ce mot se trouve souvent joint avec celui de nn, de cette manière : Fi m2 (rehh nihhoahh), proprement odeur de délectation, c'est-àdire odeur suave qu’on aime à respirer, Gen. vin, 2i. — En chaldéen Tr, pluriel de ΠΣ, signifie par lui-même parfums, aromates; mais dans ce cas F7 est sous-entendu, Dan. 11, 46.
2 (nin), de 1; enfant, progéniture, race. Ce mt se trouve toujours joint avec 722 (neched), qui a le même sens, Gen. xx1, 25. — De là ἴνις, fils; Eve, Ὦνος et ὕννος, fille, νάνος nanus ; espagn. enano, nain ; mannus, bidet : € Appiam manuis terit, » Hor.; εὐνή, lit conjugal ; νέννος, νάννη, tante, oncle; nonni, nonnains ; c’est le nom qu’on donnait aux moines d'Egypte du temps de saint Jérôme : Nulli liceat alium puro nomire appellare; sed... juniores priores suos nonnos vocent; quod intelligitur paterna reverentia, Règle de S. Benoît.
ΠΡῸΣ (nin'veh) Ninive, la belle; une des plus an-
aennes, es plus grandes et des plus puissantes villes du monde; capitale d'Assyrie, sur le bord oriental du Tigre. Elle futhâtie, selon quelques-uns, par Assur, fils de Sem : De terra illa egressus est Assur et œdifi-
᾿ς cavit Niniven, Gen. x, 11; et selon d’autres par
Nembrod, fils de Chus. 11 est diflicile de fixer le temps de sa fondation, mais on ne peut la mettre longtemps après celle de la tour de Babel. Ninus, fils de Bélus, un des successeurs de Nembrod qui vivait du temps de Débora, après avoir conquis une partie de la terre, agrandi et fortifa Ninive, dont il fit la plus célèbre ville du monde. Diodore de Sicile en fait une description maguifique, et assure qu’elle avait 480 stades de circuit, 450 de longueur et 90 de large. Sur la rive opposée de celle où s'élevait Ninive se trouve un petit bourg ou village anpelé Hosul, trèsfréquenté par les voyageurs qui viennent contempler les restes de l'ancienne capitale du monde.
D (nis), fugitif, fuyard, Jer. xzvus, 44.
10}2 (nisan), mois des fleurs, mois des Hébreux qui répond à une partie de nos mois de mars et d'avril. Au sortir de l'Egypte il fut établi le premier mois de l'année sainte : mensis 1516 principium mensium. Il était le septième de l’année civile, et s'appelait aussi 22 (abib). On célébrait la pâque le quatorzième jour de ce mois. Le seizième on offrait la gerbe des épis d'orge ; le vingt-sixième on commençait les prières pour demander les pluies du printemps (les rogations) ; et le vingt-neuvième on faisait mémoire de la chute des murailles de Jéricho.
l'a (nitsots), de Yu; étincelle, Is. 1, 51.
2 (ner), de ="; lampe, IE Sam. xxn, 29.
23 (air), de la même racine que le précédent et de la même signification, avec cette différence 4} se prend communément dans un sens métaphorique, ainsi [ Rois x1, 36 : Dieu veut que La lampe de David son serviteur brille dans tous les temps; pour : que sa postérité, ete, Racine ἃ emprunté cette belle image dans Athalie, quand il dit :
Et de David éteint rallumer le flambeau!
N22 (nacha) frapper, Job xxx, 8.
ΝΩΣ (nacha), qui est frappé, affligé, Is. xvr, 7.
22 (nache\, affligé, maladif, Prov. xv, 13.
ΝΣ (n’choth), proprement l’action de broyer, briser, réduire en poudre; ensuite ce qui est soumis à cette action; et enfin le résultat de cette action, poudre, poussière aromatique, encens, Gen. xxxvir, 25,
23 (nachad), inusité
723 (neched), race, progéniture. Voyez 7.2.
ΤΩΣ (nachah), frapper, blesser, tuer, mettre en pièces; il se dit aussi bien des êtres animés que des êtres inanimés, et dans ce dernier cas il signifie, meurtrir, gâter, elc. Horace ἃ dit de même :
Non verberatæ grandine vineæ.
—-De ΠῺΣ vient νεῖχος, querelle; véxoe, cadavre: χαίνω, tuer ; χαινές, boucherie ; νιχάω, vaincre; we», victoire,
25 8:0 ete.; de 523, un de ses dérivé:, aixia, piaie; mancus manchot; espagn. maço, maillet, etc.
22 (nacheh) frappé, blesse, IT Sam. 1v, 4.
ΠΩΣ (necheh), celui qui frappe, qui blesse, soit physiquement, soit moralement; le calomniateur, Ps. xxxv, 19.
“22 (n’cho) et 723 (n'choh), Necho, ou selon la Vulgate Nechao, roi d'Egypte et fils de Psammitichus, auquel il succéda. C'est lui qui gagna la bataille de Mageddo, aux frontières de Manassès, où Josias, roi de Juda, perdit la victoire et la vie. Ce prince régna seize ans, disent les historiens grecs, et mourut l'an du monde 3435.
122 (nachon), disposé, préparé; n. pr. de lieu, Il Sam. vi, 6.
n23 (nachahh), inusité, aller à la rencontre, en avant, en face.
n22 (nacohh), droit; il se dit proprement de la route qu’on suit en allant toujours droit devant soi sans se détourner ni à droite ni à gauche, Is. vu, 2. Au figuré, il désigne la rectitude dans la conduite, et signifie probe, intègre, juste, Prov. vin, 9.
n22 (nochahh), proprement ce qui est devant, quod oculos offendit. Ce inot joue ordinairement le rôle de préposition, et signifie devant, en avant, en face, en présence, Jug. xvin, 8.
"22 (nechahh), même signification.
ὮΣΣ (nachal), frauder, user de détours pour prendre ou pour obtenir quelque chose, Malach. 1, 14. — De là calleo, savoir bien; callidus, rusé; ἀϊχάλλω, flate ter, elc.
Ls: (nechel), machination, astuce, fraude, détour, Nomb. xxv, 18.
D22 (nachas), inusité; rassembler, entasser.
. D23 (neches), tout ce qu’on entasse; tout ce qu'on rassemble avec soin; les biens, les richesses, 1 Chr, re (4 le
025 (n’chas), chald., id.
22 (nachar), proprement être étranger. — Au piel rendre étranger, aliéner, soit en faisant passer une chose en des mains étrangères, soit en la consacrant à un usage étranger à sa destination primitive, Jer. XVIN, 4.—En hiphilcontempler, regarderavec étonnement, comme on fait d’une chose que l’on voit pour la première fois, et qui est étrangère, Gen. xxx1, 32. Les Anglais ont conservé celte signification à leur verbe {0 strange, et ils disent encore : to strange at some thing, pour signifier : regarder, admirer quelque chose.
22 (nechar), ce qui est étranger, comme un pays, Gen. xvi1, 12; un culte, une idole, ete., Neh. χα, 30.
23 (necher), par antonomase, la mauvaise fortune, qui nous traite en étranger, Job xxx1, 3.
"23 (nocher), id.
222 (nochri), étranger, soit de pays, soit de famille. Une femme étrangère est souvent dans j'Écriture une femme illégitime, adultère, Ecel. vi, 2. — Par métaphore, le mot %-23 se dit encore d'une chose nouvelle, et dont on entend parler ou que l’on voit pour la première fois, Is. xxvin, 24.
Ma (nmibzah), méprisable, vil. Il se dit des animaux : vile pecus, 1 Sam, xv, 9.
ὈΝΎΩΣ (n’mouel), jour de Dieu; n. pr. m., Nomb. XXVI, ὃ.
ΠΡῸΣ (m'malah), la fourmi, Prov. vi, 6.
22 (namer), inusité. Ce verbe a deux sens bien distincts qui on! chacun leur correspondant en arabe; il signifie, 4° maculér, tacheter, ponctuer, d’où 23 (namer), le pard, le léopard, à cause des taches de sa robe. —92° Trouver ἀπ éau limpide et salubre; d’où ΠΣ dans le nom propre ñ23 Ma. Voyez ce mot.
22 (namer), lé pard, le léopard, bête fauve toute tachetée. Ce mot se prend métaphoriquement d’un ennemi cruel qui observe l’occasion de se jeter sur ceux qu'il ἃ en vue : Et ego ero eis sicut pardus in via Assyriorum, Os. x1ù, 7. Dieu, qui veut exercer sa rigueur contre les méchants, se compare à un léopard qui attend les passants sur les chemins : Pardus vigilans super civitates eorum, Jer. v, 6. Le même prophète représente Nabuchodonosor qui observait les Juifs afin qu'ils ne sortissent pas de leurs villes, etc., etc. Le même mot fournit encore uné comparaison très-poétique au même Jérémie, quatd il assure qu’il est aussi peu possible que ceux qui sont accoutumés à faire mal se portent au bien, qu'il est possible qu’un léopard quitte les taches dont sa peau est couverte : Si mutare potest Æthiops pellem suam, aut pardus varielates suas, Jer. xin, 25.
ΤΊΣ (nimrod), le rebelle; ἢ. pr., Nembrod, fils de Chus, petit-fils de Cham, et le premier qui commença à usurper la puissance souveraine sur les autres hommes. Il s’exerça d’abord à la chasse des bêtes les plus farouches, avec une troupe de jeunes gens hardis, qu’il endurcit au travail et accoutuma au maniement des armes, Gen. x, 9. Cette troupe grossissant peu à peu, ét pleine d'estime pour son courage, lui déféra, sans doute volontairement, l'autorité, dans l'espérance que Ja crainte de ses armes [ἃ mettrait à l'abri de l'injustice et de la violence des autres hommes; mais Nembrod, ayant une fois goûté la douceur du gouvernement, oublia qu'il n’était que mandataire, ét en vint bientôt jusqu'à employer à asservir les hommes les mêmes armes dont il ne s’élait servi que pour détruire lés bêtes. On croit que c’est à son instigation ét en quelque sorte sous 865 ordres que s’éleva la toür de Babel, témoin honteux de la vanité humaine. Quoi qu’il en soit, elle fut le noyau de ce royaume de Babyione qu'il fenda, et qui devait être plus tard si célèbre dans les annales du monde.
TN (nimrah). Voyez ΠΣ n'a.
NDI2 (nimschi), extractus ; n. pr. m., IL Rois 1x, 9.
D2 (nes), de DD3; un drapeau, une enseigne qu’on élève en l'air pour servir de point de ralliement; par métonymie, le porte-enseigne , ainsi que les soldats qui l'entourent ; par mélaphore, le trophée de la vietoire, Nomb. xx1, 8; enfin, et en sénéral tout ce qui s'élève où qu'on tient élevé, comme les voiles d'un navire, Ez: xxvn, 7; les colonnes d’un temyle les portiques garnis de colonnes , Nomb. ΧΧΙ,
8, ete. — Moïse mit sur un autel l'inscription suivante : 9D3 nn (Jehova nissi), Dieu est mon exaltation. Les paiens, interprétant Jéhova Nysseus, ont appelé Bacchus Nysseum, et Διόνυσον, c’est-à-dire dovem Nysseum.
"203 (n'sibbuh), de 229 ; l’action de diriger, de convertir, 11 Chr. x, 45.
ΔῸΣ (nasag) , se retirer, s'éloigner, s’en retourner, Ps. μιχ, 15.
ΠΣ (nasah), proprement, sentir, flairer. Mais parce que cette action a pour hut de s'assurer de la bonté où de la malice d’une chose, le verbe qui la désigne ἃ signiñé, par extension, explorer, tenter, éprouver, s'assurer, essayer, 1 Rois x, 1. ΠΣ ἸῺΝ, pierre qui éprouve, d'où s’est fait βάσανος, pierre de touche.
ΠΩΣ (nasahh), arracner, par exemple, une plante du sol qui l’a vue naître; par métaphore, chasser, exiler, renvoyer, détruire, Prov. n,22; Ps. Lu, 7.
702 (nasich), de 02; 1° libation, Deut. xxxn, 38. — 2° L’idole devant laquelle on fait des libations, la statue en fonte, Dan: x1, 8. — 3° Par métaphore, celui sur lequel on répand une huile sacrée, le prince que l’on sacre, Jos. x, 24.
“D3 (nasach), répandre, verser, faire eouler; épancher, arroser, fondre, oindre, Ps: 1, 6; Is. xe, 45; par métaphore, cacher, c’est-à-dire couvrir une chose en répandant dessus une liqueur, Is. xxv, 7. Ce verbe s'applique le plus souvent aux offrandes que l’on présentait à Dieu dans les sacrifices des Juifs, et dont la plus grande partie consistait en liqueur répandue.
ἼΘΙ (nesech), 4° libation, terme consacré dans le langage de l’Ecriture pour marquer l’effusion des liqueurs qu’on répandair sur les victimes immolées au Seigneur. Voici comment se faisait la cérémonie des libations. Un laïque qui voulait offrir une victime avec les libations ordinaires, prenait une certaine mesure de pure farine, sur laquelle il versait la mesure d'huile prescrite; après l'avoir mêlée l’une avec l'autre et l'avoir salée, il lapportait au sanctuaire avec la mesure de vin qu'il fallait. Le prêtre recévait tout, et versait une partie du vin Sur la victime qui devait être brûlée, et prenait aussi une petite poignée de farine qu'il jetait dans le feu de l'autel, réservant pour lui tout ce qui restait de fariné et de vin : C'était son casuel., La mesure de vin pour les libations était la quatrième partie du hin. — 2° D] signifie encore une statue en fonte, Is. χε, 29.
703 (n’such), chald., id.