‹ Dictionnaire universel de philologie sacrée (volume 2)Chapitre 392 sur 429 · PN · texte numérisé non relu

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portion, héritage; K se joint habituellement à celui du Dieu suprême, ΤΩΝ; ainsi Thèbes pour les Egyptiens était la portion privilégiée d’'Ammon, c'était la ville de Dieu, Διόσπολις.

<N2(naad), inusité; en arabe laisser échapper l’eau, en parlant de la terre qui ne retient point l’eau des pluies.

N2 (nod), une outre qui retient l’eau, une peau dans laquelle on porte et on conserve le vin. Les anciens ne connaissaient point l'usage des tonneaux. Pour conserver le vin, ilsse servaient de larges amphores en terre ou en métal, et d'outres faites ordinairement de peaux de boues, et enduites d'une couche de graisse ou d'huile. C’est encore de cette manière que, au rapport des voyageurs, on conserve le vin en Orient. — De ΠΝ les Grecs ont fait νηδύς, ventre, venter quasi uter.

ΓΝ (aaah), s'asseoir, habiter, demeurer ; mais proprement, se reposer, signification qui reparaît plus ou moins dans tous les homogènes, tels que ΤῊΣ, ΠῚΣ, etc. De cette racine dérivent ναίω, ναός, el. — Au piel s'asseoir avec plaisir, plaire, se convenir; transitivement , plaire, convenir, Comme nous disons en français: cela vous sied bien, pour cela vous convient. Eufin être beau, agréable, décent, etc., Ps. xcuu, ὃ; €xLvII, 1.

ΤΝΣ (naah), siége, demeure, domicile, habitation; par métaphore, pâturage, parce que c’est le séjour ordinaire des troupeaux, Jer. xxv, 37, etc. Ce mot est poétique.

MN2 (naïh), beau, agréable, décent, Ps. xxxui, 1; Cant. 1, ὃ.

DN2 (naam),en arabe, murmurer, parler bas, entre ses dents; il se dit en particulier des oracles des faux prophètes, intéressés à ne pas être entendus parfaitement, Jer. ΧΧΗΙ, 51.

DON3 (num), oracle, prophétie. Ce mot se trouve ordinairement joint avec celui de 7", et signifie parole de Jéhova, comme on dirait en latin : ait, inquit Dominus. Cette formule est très-fréquente chez les prophètes, Am. vi, ὃ; Ez, v, 11, etc.

NI (naaph), commettre un adulière; grec μοιχεύειν; lat. mœchari. Ce verbe marque spécialement le crime des personnes mariées ou qui vont l'être, Cependant Aben-Esra croit qu'il s'applique encore à toute <orte d'amour illicite, et nême à la simple fornication. Par métaphore il se dit de l’idolàtrie par laquelle l'âme renonce au vrai Dieu, son époux légitime, pour s'attacher aux divinités mensongères, Jer. Ju, 9.

EEN:(n'uphim), adultère, Jer, xx, 27.

ἘΞ ΞΊΞΝΣ (naaphouphim), id.

l'a (naats), se moquer, tourner en dérision, mépriser, rejeter, réprouver, avoir en aversion, Prov.

» 123; xv, 5. D'où le latin nauci, lerme de mépris, naucifacere, mépriser.

MSN (n'atsah), injure, affront, Is. xxxvu, 3.

ΓΣΝΩ (neatsah), id.

EN2 (naak), verbe onomatopogtique qui signifie,

Ἴ2Σ 834 comme DN, Son homogène, gémir, pousser des soupirs et des cris, ΕΖ. xxx, 24.

ΠΕΝΣ (n'akah), cri, gémissement, sanglot, Ex. 11, 24.

KI (naar), détester, exécrer, avoir en abomina- Uon, Lament. 11, 7; Ps. Lxx\Ix, 40.

22 (10b), lieu élevé; n. pr. d’une ville sacerdotale de la tribu de Benjamin, 1 Sam. xxu, 11.

N22 (naba), proprement, écumer, bouillonner; de là dévorder , répandre avec abondance, effusion , et enfin prophétiser, Les prophètes, remplis de l'esprit de Dieu, laissent échapper en quelque sorte malzré eux les torrents de lumière qui les iaondent. C’est du moins de cette manière que se les représentaient les anciens; c’est ainsi que les faux prophètes s’efforçaient de paraître aux yeux de la foule étonnée. La sibylle d’Eubée s’agite et ne peut contenir le dieu qui la remplit :

. Deus, ecce Deus! (πὶ talia fanti, Ante fores, subito non vultus, uon color unus, Non comtæ mausere COMÆ, sed pectus aubelum, Et rabie fera corda tument, Inajorque videri,

Non mortale sonans..….

(Vinçiz. Enéid. νι, 46 εἰ suiv.) Et plus loin :

At Phœbi nondum patiens immanis in antro Bacchatur vales, magnum si pectore possit Excussisse Deurm ; laulo magis ile fatiga, Os rabidum, fera Corda dumans, fiugiique ‘premendo. (Ibid. v. T7 el suiv.)

Tels étaient les prophètes paiers. Chez les Juifs, l'inspiration , pour êire plus douce et plus céleste, n'en était pas moins irrésistible. 1} ne faut que lira certains passages d’Isaie, par exemple, pour se convaincre de celte puissance invincible qui poussait le prophète à répandre au dehors les saintes vérités que Dieu lui révélait. Aussi est-ce avec bonheur qu'on ἃ choisi pour exprimer cette aclion toute divine un verbe qui par sa signification primitive en représente parfaitement l’effet infaillible. Sur ce verbe ΝΣ, sou vent usité dans l'Ecriture, on ἃ fait une remarque plutôt curieuse que véritablement fondée. C’est que quand l'écrivain sacré fait mention des vrais pro phètes qui ont Pinspiration du Saint-Esprit, il se sert de la conjugaison niphal; quand au coutraire il s’agit des faux prophètes, il emploie la conjugaison hithpael, comne s’il voulait faire entendre, par Pusage de cette conjugaison reflexe, que ces sortes de prophètes ne sont pointenvoyés de Deu, mais qu'ils prophétisent d’après leur propre inspiration.

22 (nabab), perlorer, faire une excavation, Ex. XxXvVII, 8. Par métaphore, être insensé. C’est ainsi qu'en français nous appelons un fou, tête creuse, tête vide, etc.

n22 (uobeh). Voyez 23 (nob).

123 (bo), 1° n.pr. de Mercure ou de la planète qui porte ce nom. Selon plusieurs savants, ce mot n’est qu'une forme dérivée de 22 (mabi), interprète divin, prophète. Ce qui donne à ce:te opinion encore plus de vraisemblance, c’est qu’en effet Mercure, dans les théogonies païennes, était le messager, l'ambassrdeur des dieux. — 2° ἢν pr. d'uug

montagne aux frontières du pays des Moabites, et d'une ville située dans son voisinage, Deut. xxxu, 49; Nomb. xxx, 3.— 3° ἢ. pr. d’une autre ville de la tribu de Juda, Esdr. 1, 29.

MN°22 {(x’bouah}), prophétie. Neh. vr, 12.

NT22 (n'houzaradan ), n. pr. d'un général de l'armée de Nabucadnetsar. I signifie le chef et seigneur auquel Mercure est propice, Hermianax, W Rois Xxv, 8.

ΞΙΥΝΣΊΣΊΣΖΣ, ailleurs 372723 et ENTT225 (n’bouchadnetsar), n. pr. que la Vulgate a transcrit Nabuchodonosor. Ce nom signifie, selou les uns : Mercure est le prince des dieux; selon es autres : Mercure est Le dieu du feu; enfin selon Gesenius, le prince que favorise le dieu Mercure. Ces trois explications ont leurs preuves, mais nous préférons la dernière, comme nous paraissant la plus vraisemblable.

Pare (nbeuschazban), n. pr. du chef des gardes de Nabucadnetsar, I signifie : serviteur de Mercure, Hermodule.

D22 (uabouth}), de 2; fruit, rapport, n. pr. m., lPois xx1, 1.

2322 (n'bizbah), chald., de 572 (bazaz); don, présent, Dan, 11, 6.

32 (nab«hh), racine onomatopoétique, aboyer; on ne la lit qu’une seule fois, dans Is. Lvr, 10. De ce verbe on peut dériver l'égyptien ἀνοῦσις, chien. Anubis, dieu des Egyptiens qui avait la tête d’un chien, latrator Anubis, NVirg.

n23 (nobahh), aboiement; ἢ. pr. m., Nomb.

xxx, 42.

ὙΠῚ2 (nibhhaz), seigneur des ténèbres; n. pr. d'une ido!e, I Rois xvir, 51.

ἊΣ (nabat), regarder, 15. xzn, 18.

223 (x’bat), aspect; n. pr. m., Rois 11, 26.

N°23 (οὐδ᾽), de N22, prophète, devin, docteur, seribe, Deut. xt, 2; Jug. vi, 8, etc. V. N22.

n23 (n'biah), prophétesse, on simplement la fenime d'un prophète; comme en français nous appelons princesse, duchesse, la femme d’un duc, d’un prince, etc., IE Roïs xxu, 14.

ΤῊΣ (n’bioth), les Nabathéens, peuple de l'Arabie septentrionale, qui descendaient d’Ismaëi, Gen. xxv,

722 (nabach), inusité; en chald. jaillir, s'échapper avec abondance,

22 (ncbech), fontaine, source. ἢ ne se lit qu'une seule fois, dans Job xxxvit, 16.

La (nabel), être flasque, mou, languissant, tomber de défaillance, tomber, succomber, Ps. 1, 3; Is. 1, 90. Par métaphore, il se dit de l'esprit de l’homme, lorsque, abandonnant la voie et les sentiers de la justice, il tombe et s’égare dans ses propres pensées; ce verbe signilie alors devenir fou, insensé, impie, car toutes ces idées se touchent, et la plus grande &es fo'ies est sans doute celle de l’incrédulité, Prov. XXx ὁ.

523 (uabal), stupide, insensé, impie, méchant, I Sam. xxv, 25.

Ἐπὶ (nebel) de 522 (nabal). Ce mot désigne propres ment une outre qui s’affaisse sur elle-même quand rien ne Ja soutient. Ensuite, et parce que les outres ont été sans doute les premiers vases dont les hommes se sont servis pour conserver et transporter les liquides, le même mot a signifié toute espèce da vases propres à cel usage, comme les amphores, les urnes, les cruches, les bouteilles, Is. xxx, 14. Enfin 523 représente encore le nom d’un instrument da musique en usage dans l'antiquité, mais dont il ne reste aucune trace certaine. Ce qui est seulement incontestable, selon nous, c’est que c'était un instru ment à vent. Quelques auteurs l’assimilent à la cornemuse, formée en effet d’une espèce d’outre remplie de vent, et d’une flûte à anche libre sur laquelle le joueur applique les doigts. D’autres veulent que ce soit l'instrument appelé en grec νάδλα, ναύλη, et en latin nablium; mais je crois que cet instrument est aussi peu connu que celui qu’on prétend expliquer. Tout ce qu'on sait du nablium, c’est qu’il se jouait avec les deux mains, et que les sons en étaient fort agréables.

Disce etiam duplici genialia vertere palma Nablia; convemunt dulcibus illa modis.

2922 (n'balah), folle, insensée ; folie, démence, Job XLII, 8.

222 (n'helah), ignominie; par métaphore, lés parties honteuses, Os. n, 14.

052: ( n'ballat ), qui fait le crime en secret; nm. pr. d’une ville de la tribu de Benjamin, Neh. xr, 54.

ÿ23 (uaba}, bouillonner, s'échapper en bouillennant. Cette signification dépend de la syllabe essenuelle Y2, qui représente à l'oreille le sen que fait un liquide en s’échappant, Prov. xvin, 4. ÿ23 se rapproche autant par sa signification que par sa forme, de N21; anssi, par une extension analogue du premier sens, signifie-t-il, annoncer, révéler, s’exclamer; Virgile ἃ dit, talia fundebat lacrymans. Enfin, se fermenter, se corrompre , suite nécéssaire de Ja fermentation.

23 (nibrasch), chaldéen, luire, briller.

NT22 (nebraschta), chald. chandelier, flambeau, Dan. v, 5.

7223 (nibschan), sol uni et doux au marcher; n. pr. d’une ville de la tribu de Juda, Jos. xv, 62.

222 ( nagab), inusité; en syriaque, sécher, se dessécher.

222 (negeb), une terre sèche, un lieu sec et aride, un désert, Ps. cxxvr, 4. Par métonymie, 16 midi, mais particulièrement cette partie de la Judée qui” s'étend vers le midi et qui avoisine les montagnes, I Sam. xx, 4.

22 (nagad), être en présence, en face, apparaître. — En hiphil, mettre en lumière, annoncer, indiquer, soil par des paroles, soit par des gestes, II Sam. xv,

722 (neged), proprement, la partie qui est en avant, qui est placée la première; de là adverbialement, en présence, vis-à-vis, en face, 1 Sami. x, 3.

#2 (nagah), resplendir, briller, apparaître, éclairer, en parlant du ciel, Jos. ΧΠῚν 10.

ΤΣ ( nogah }, la splendeur du soleil, du feu, de l'orient, au lever de l'aurore, Is. 1v, ὃ. -— C'est aussi le n. pr. d’un des fils de David, 1 Chr. nr, 7.

ΠῺΣ et N°53 {nogha ), chald., signifie plus particulièrement la splendeur du matin, l’aurôre, et même l'étoile qui la précède, Lucifer, Dan. vi, 20.

32 (n’gohah), splendeur, lumière, Is. Lx, 9.

na2 (nagahh), frapper des cornes, donner de la tête, comme font les animaux à cornes; il se dit proprement des béliers, arietare, Ex. xx1, 28.

ΤΣ (nagyahh), qui heurte de ses cornes, petulcus, Ex: xx1, 29.

23 (nagid), prince , seigneur, chef, souverain, parce que c'est lui qui s’avance le premier. En allemand le mot Fürst, prince, signifiait primitivement premier, qui est le seul sens conservé dans l'anglais, first, primus. Par extension, le mot ΤᾺΣ signifie en-

core noble, généreux, honnête, parce que ces quali-

tés sont les premières dans l'estime des hommes, Prov. vu, 0.

ΤΩ (n'ginah), de 25 les vibrations d'une corde ou d’un instrument à cordes; par métonymie, un chant, un cantique accompagné par un instrument de ce genre : ce mot se rencontre assez souvent dans les titres des psaumes, Ps, 1v, 6, etc.

2 (nagal), inusité; en arabe, eouper, tailler, fendre, blesser, percer.

742 (nagan), toucher ou pincer les cordes d’un instrument de musique, 1 Sam. xvi, 16.

ΝΣ (naga), toucher, parvenir, atteindre. Ce verbe se prend ordinairement en mauvaise part; ainsi il signifie toucher, dans le sens de nuire, blesser, causer quelque incommodité, frapper, bleiser, violer, etc., Gen. xxvi, 11. — De là s’est formé probablement le grec θιγγάνω, toucher.

ÿ232 (nega), tout ce qui est le résultat du toucher, dans le sens que nous avons dit plus haut; comme les coups, les plaies, les blessures, les taches, et par extension, celles que la lèpre répand sur le corps, Lev. xvi, 3. Par métonymie, il se dit encore des personnes qui apportent en naissant certains signes (nœvis), Lev. 1v, 12.

31 (nagaph), frapper, blesser, battre; il se prend communément de toutes sortes de peines divines que Dieu inflige aux méchants par une sévériié exemplaire, Ex. vn, 27; 1 Sam, xxvi, 10.

122 (negeph), une plaie, particulièrement de celles dont Dieu frappe les méchants. En général, un coup, un choc; avec TN (eben), une pierre d’achoppement, λίθος roocroupures, 15. vin, 44; Rom. 1x, 53.

"22 (nagar), proprement , couler, faire couler; tirer, allirer, extraire. L'expression qui rendrait toute la force de l’hébreu serait l’auglais run out : aussi la version anglaise a t-elle développé le passage du Ps. LXIN, 11 : They shall make him run out like water by the hand of the sword : c'est-à-dire qu’il les fera s’éçouler comme l’eau, par la main du glaive; pour ex-

ma 833 primer que le glaive leur arracherait la vie en faisant jaillir leur sang.

ἘΔ (nagasç), avec le point à gauche, ousser, presser, hâter, exciter ; par métaphore d’un pasteur qui pousse devant lui son troupeau, commander, régner, d’où le participe ὩΣ ΔῚΣ (nogesc), roi, tyran, Is. 11, 12.

W22 (nagasch), avec le point à droite, venir, s'approcher, toucher, Gen. xxvit, 21. On peut faire dériver de ce mot ἐγγύς, près; ἐγγίζω, approcher.

+2 (ned), de 3;-un tas, un monceau, un amas da choses rassemblées; il se dit poétiquement des flots de la mer que Dieu rassemble et maintient immobilesg comme un amas de pierres par sa loute-puissance; expression plus énergique peut-être que celle dont Virgile s’est servi, Géorg. 19, 316, quand il ἃ dit :

Curvata in montis faciem circumstetit unda.

22 (nadab), pousser, exciter. — En hithpael, s’ex= citer, se pousser, se produire, s'offrir, se donner, Neb. x1, 2. Il se dit des soldats qui s'offrent de leur plein gré au service, et que nous appellerions volon« taires, Jug. v, 2.

272 (n'dab), chald., donner, offrir, présenter, Esdr. vi, 16.

172 (nadab), généreux, libéral ; n. pr., Rois xv, 55.

7272 (n'dabah), spontanéité, premptitude, empress sement à faire une chose, Nomb. xv, 3. Au concret, une offrande spontanée, un don volontaire, Esdr. 1, 4.

"272 (n'dabiah) , que Dieu pousse; n. pr. m., I Chr. in, 8.

722 (uidbach), un rang de pierres. Ce mot, qui est chaldéen, ne se lit qu’une seule fois, Esd. vt, 4.

72 (nadad), mouvoir, agiter, et intransitivement, sé mouvoir, s’agiter; par conséquent, se porter de côté et d'autre, errer, fuir, et mettre en fuite. Ce verbe ἃ passé dans le sanscrit, nat, mouvoir, et je crois l’entrevoir dans le nom propre de Didon, qua les Grecs appelaient vagabonde : τῇ γὰρ Φοινίκων φωνῇ τὴν πλανητὴν Διδὼ προσαγορεύουσι, Car, dit Hérodo:’e, en langue phénicienne Didün signifie vagabande. Voyez Bochart, Chanaan, ἵ, xx1v.

o752 (n'dudim), mouvement inquiet; divagation d’un homme tourmenté par une cruelle insomnie, Job vu, 4.

172 (nadah), fuir, se retirer. — Au piel, mettre en fuite, faire retirer, répudier, Es. Lxvi, 5. Dans la langue rabbinique, 9172 (niddoui) Signilie excommunication.

ΤΣ (nadah), inusité; en arabe, donner, mais νοῦ plaisir et joie ; être libéral.

72 (nadah), du verbe précédent, un dou, un présent ; les libéralités qu'on fait aux courtisanes , ΕΖ. xv1, 35. De ce mot s’est formé ἔδνα, dans un Sens plus honnête, la dot que donne l'époux ; ἐδνέω, fiancer.

1112 (niddah), de 473; proprement, éloignement ; puis par extension, tout ce qui s'éloigne ou quon

éloigne à cause de son impureté; ce que tout le monde fuit et évite. Par métonymie, il signifie aussi le sang menstruel, qui éloigne la femme du temple et de son mari, Lev. 1, 47; xvinr, 19.

ΤΙΣ (nadahh), pousser dehors, ôter, extraire, rejeter, chasser, Deut. xix, ὃ, etc.

2772 (aadib), de 273; volontaire, spontané, libéral, généreux. Par métonymie, prince, parce que, plus que les autres, il doit avoir ces nobles qualités, Job XxxIV, 18.

n2972 (n'dibah), noblesse ; condition exempte des misères de la vie, Job xxx, 15.

+2 (nadan), inusité; en arabe, être mou, sans consisiance, flexible.

132 (nadan), le fourreau de l'épée, parce que seul il se plie aisément et cède à la moindre pression, 1 Chr. xx, 27.

T2 (nadan), de 572; le prix des faveurs d’une courtisane, ΕΖ. xv1, 33.

"272 (nidneh), le fourreau de l'épée. Par métaphore, le corps de l’homme qui est pour l’âme ce que le fourreau est pour le glaive qu'il renferme, Dan. vu, 15. Cette figure n’est pas seulement parliculière aux écrivains sacrés, les profanes s'en sont servis quelquefois avec avantage; ainsi d'Herbelot rapporte dans sa Bibliothèque orientale qu'un philosophe dont Alexandre le Grand méprisait le corps faible et débile lui répondit ces paroles remarquables : Corpus hominis nil est nisi vagina gladii, in qua anima tanquam in vagina reconditur. Pline tient quelque part le même langage.

772 (nadaph), pousser , chasser, dissiper, Job Xxx11, 43.

"72 (nadar), se répandre, s'échapper : il se dit proprement du grain qui s'échappe de l'enveloppe légère où il est renfermé ; mais par métiphore il se dit encore du vœu que l'âme fait à Dieu pour en obtenir quelque grâce ; de là, vouer, promeutre, faire un vœu, Lev. xxvir, 8.

772 (neder), un vœu, et par métonymie la chose vouée, le sacrifice promis, Lev. vu, 16.

"3 (noah). Ce mot, qui ne se rencontre qu’une seule fois, dans Ezech. vis, 11, paraît signifier ornement, beauté, grâce, comme l'ont traduit les Septante. Les interprètes hébreux le traduisent cependant par lamentation; mais celte signification ne paraît pas aussi ben adapiée au contexte que la première.

22 (nahag), haleter, comme un homme qui ἃ fait une longue course ; puis, dans un sens causatif, faire haleter; par conséquent, presser, pousser, stimuler, et enfin conduire. Cette dernière signification est la plus ordinaire. 372 paraît avoir donné naissance à ἄγω, ago, mener, conduire.

12 (nahuh), hurler, se lamenter, sangloter, pleurer, gémir, pousser des cris, Ce verbe est onomatopoétique et représente à l'oreille, par la répétition de la gutturale, le eri lingoureux que pousse la détresse ou la douleur. Plusieurs auteurs donnent en-

gore une autre signification au verbe qui nous oc-

cupe, celle de se rassembler; mais nous croyons qu’il n’est pas nécessaire de recourir à ce sens pour expliquer les différents passages où ce mot se ren contre. Ainsi je traduirai, 1 Sam. vu, 2 : Toute la maison d'Israël gémit après Jéhova, au lieu de suit en foule Jéhova; expression bien plus énergique, qui exprime l'unité d'esprit et de cœur ave: laquelle les Israélites invoquaient le Seigneur. Il y ἃ une pensée semblable dans le Nouveau Testament, où les disciples de Jésus le prient d’éloigner une femme : Quia clamat post nos, disaient-ils.

172 (n'hor), chald. lumière, Dan. 11, 22. Remarquons l'homogénéité de ce mot avec l'hébreu "x (or), qui a la même signification.

‘na (᾽πὶ), de ΠΣ; lamentation, chant lugubre, Jer. 1x, 17.

na (nihiah), id.

4972 (nahirou), chald., illumination; par métaphore, la sagesse qui illumine, Dan. v. 11,

La (nahal), proprement aller, couler, et dans un sens factitif, faire aller; d’où conduire, mener. Ce verbe se dit souvent du pasteur qui conduit son troupeau à de gras pâturages, qui ἃ pour lui une tendre sollicitude, qui le guide, le défend et le nourrit, Gen. - XVII, 17.

553 (nahalol), la conduite d’un troupeau daus un päturage, le pâturage lui-même, Is. vn, 19. C'est aussi le ἢ. pr. d’une ville de la tribu de Zabulon, Jug. 1, 30.

On2 (naham), rugir, gronder, gémir; il se dit proprement des cris du lionceau; mais, par métaphore, du inugissement de la mer, Is. v, 30. Du reste, le bruit sourd qu’on fait entendre en prononçant ce verbe est parfaitement en harmonie avec l'idée qu'il présente à l'esprit.

072 (naham), le frémissement du jeunelion, Prov. ΧΙΧ 42

"1272 (n’hamah), le mugissement de la mer, Is. v, 90; el encore les gémissements des affligés, Ps. xxx VII, 9.

ἘΠῚ (nahak), braire, Job νι, 5.

2 (nahar), couler, s'écouler, soit en parlant des eaux, ce qui est le sens propre ; soit en parlant de la foule qui afflue dans un endroit, ce qui est la signification métaphorique, Is. n, 2.

"72. Le même verbe, en syriaque, signifie encore briller, resplendir ; cependant il nous semble que le sens propre 651 encore s’écouler, en parlant de la lumière considérée comme un courant d’eau limpide (λαμπάς). Cette figure est très-fréquente en français et dans les autres langues; Lefranc de Pompignan ἃ dit :

Le dieu (le scleil), poursuivant sa carrière,

Versait des torrents de lumère our ses obscurs blasphémateurs.

De la signification de brilier est naturellement venue celle d’éclaircir, de récréer, de réjouir, qui est le sens que l’on doit donner à ce verbe dans le psauma xxMV, 6, De 552, vient γήρος, humide; Nereus, Nc-

821 Mu ΠΣ

rée, dieu des eaux dans les théogonies de la Grèce; manare, couler; émaner; νώροψ, brillant, composé de ὄψ, vue, et de "2, elc.

ΠΩ (nahur), courant d’eau, fleuve, rivière; par antonomase, le Nil ou l'Euphrate, selon que le contexte l'indique, Gen. xv, 18; Is. xix, ὃ, etc. Le duel 2-72 (aaaruim) signifie proprement les deux fleuves : ainsi la Syrie est sppelée dans l'Ecriture ΣΝ DV, Syria interamnis, c’est-à-dire ls Mésopotamie, s'éceudant en effet entre le Tigre et l'Euphrate.

m2 (2’harah), la lumière du jour, Job πὶ, 4,

NW (nou), nier, refuser; réiracter, réluter, anéantir; rompre, briser, ébranler, casser. D'où ἀννώ, Consumer, dissiper ; ἀνανεύω, abnuere, reluser ; néant ; οἷς.

27 (noub), pulluler, germer, eroître, fructifier, procréer, Prov. x, 31. D'où le latin nubo, se marier, en parlant des femmes; nuptiæ, noces.

ΤῚΣ (noeud), 19 Se mouvoir, s'agiter, s'enfuir, Ps. ΧΙ, 1. — 2° Avoir pitié, compassion, soit parce que nou» faisons connaître ces sentiments par un mouvement de tête, soit parce qu'à l'idée de fuir se jomt paturellement celie d'un malheureux qu'on doit plaindre, Job τι, 41. De ΤΊΣ, errer, s'enfuir, vient le grec νοθΞεύω, aliéuer ; νήθος, bälard, quasi ex vaga venere conceplus.

T2 (noud) , inusité; amonceler, assembler, conjoindre, réunir. D'où le sanscrit nodh; grec νήθειν; lat. nodare, licr, nouer.

ΠῺΣ (aoud), fuite, exil; et aussi le ἢ. pr. du pays que Caïn parcourut en fugitif, Gen. 1v, 16.

27 (nodub), noblesse ; ἢ. pr. m., 1 Chr. v, 19.

n'a (navah), proprement, s'asseoir, se reposer; et puis, en parlant d’un ornement qui sied bien, convenir, embellir, oruer. — En hiphil, louer, célébrer, Ex. xv, 2.

n'a (naveh). Ce mot se prend tantôt comme adjeetif, tan1ôt comme substantif. Dans le premier cas, il signilie celui ou celle qui est assis, qui demeure, sedens, habitans, Ps. LxvIt, 44; puis dans la même acceplien que ie verbe sa racine, ce qui sied bien, te qui convient, Jer. γι, 2. Dans le second cas il s’enteud d’ur siége, d’une demeure, d’un domicile, d’un pâ:urage où les troupeaux paissent et se reposent, Os. 1x, 13. De ΠῚ: vient le grec vxiw, habiler; ναός, νεώς, lemple; lat. navis, vaisseau, nef. 12 2, (bar nave), fils de la maisor, d’où s’est iormé le latin verna, esclave né dans la maison du maitre.

nu (uavah). Même signification que le précédent.

ΤῊΣ (neuahh), proprement, reprendre haleine ; c'est en effet le son que produit l'homme qui s’arrête fatigué d’une longue course. De là se reposer, cesser de faire une chose, se taire. Les Septante ont partout rendu ce verbe par celui de παυέσθαι, Job ut, 26; Esth. 1x, 22.

NU, ΤΣ (noahh), repos, calme, tranquillité, sileuce, Esth. 1x, 10, C’est aussi le nom propre du patriarche qui, seul avec sa famille. fut miraculeu-

Dicrion. νὰ PHILOL, sacrée, IV;

d'or 843 sement sauvé des eaux du délnge, Gen. v, 10. Ce nom doit s’interpréter, selon nous, Le sauvé, siguification empruntée à celle de ΠΣ, en hiphil, réserver. mettre à part, garder, Conserver.

"n'a (nohhah), repos; n. pr. m., I Chr. vu, 2.

ὯΔ (οι), se mouvoir, se remuer. Ce verbe ne se rencontre qu’une seule fois dans l'Ecriture, Ps. xCix, 1. 1] ἃ passé dans le latin nutare, branler; nutus, branlement, signe de tête; et dans l'alleinand, Noth, la nécessité qui meut et dirige toute chose,

Ὁ (εἶναι), chald., souiller, tacher, salir.

Dub (n’vali), fumier, excrément, Dan. 11, 5.

O1 (xoum), sommeiller. Il y a trois verbes en hébreu pour signifier l’idée du dormir : D" qui nous occupe, ΠῚ et DT 3. Le premier se dit du commnencement, le second de la continuation, et le troisième de la profondeur du sommeil. Ainsi D'3 signifie sommeiller, s'endormir ; 72”, dormir, οἱ ΤΣ, être accablé de sommeil, dormir profondément. A ces trois verbes correspondent trois noms pour désigner le sommeil : MON (tenoumah), ΤΙΣ (schenah) et ΤΣ ΤΠ (shardemah). Le premier signifie une certaine pesanteur de tête, cowume celle qu'éprouve un homme qui commence à fermer les yeux; le second, un plein sommail; et le troisième, un sommeil très-profond, une espèce de léthargie.

ΓΖ (aoumah), un léger sommeil, Prov. xxnr, 24,

2 (noun), procrévr, engendrer. C2 verbe se trouve dans un passusge célèbre où la filiation éternelle du Verbe est hautement exprimée : Antequam sol fuerit, dit le Psalmiste inspiré, sobolescebat nomen ejus, paroles qui ne peuvent évidemment s'entendre que de celui dent il est dit ailleurs : Ante Luciferum genui te, Ps. Lxxu, 47.

ΤῸ (noun), poisson, parce que de tous les animaux c’est le genre le plus fécond; ἢ. pr. du père de Jo sué, Nomb. x1,28. De Tu et de by on ἃ formé le mot balænæ, baleines, gros poissons qui engloutissent tout vivants des milliers de poissons plus petits.

ὈῚΣ (nous), fuir, éviter, se sauver; par conséquent se hâter, se presser, comme un homme qui s'enfuit, 15. xxx, 16.— En hiphil, mettre en fuite, Deut. xxxu, 30.— De là vient νῆσος, île où se retiraient les exilés; enaziado, en espagnol, transfuge.

y (noua), chanceler, vaciller. Ce verbe se dit proprement de celte espèce de balancement irrégulier qui est la suite inséparable de l'ivresse, Is. xxiv, 20. 1] se dit ensuite, par métaphore, du tremblement des feuilles agitées par le vent, Is. 1v, 14; de la peur qui émeut et saisit le cœur des hommes, Is. vi, 4; enfin de toute espèce de mouvement, comme de celui des lèvres quand on parle, 1 Sam. 1, 43. Si de lidée d'agitation on passe à l'effet qu'elle produit, on aura pour seconde signification du verbe y"3 celle d'erier, de s'enfuir : Cuin, maudit de Dieu, est condamné à être y, c'est-à-dire errant par toute la terre, Comme un exemple terrible de la malélicuion réieste. — De y: vient νεύω, pencher; ἐνόω, brauler, mouvoir, espagn. meneo, remuement.

7723 (noadiah), avec qui Dieu s'accorde ; n. pr. m. et F., Esdr. vin, 35; Neh. vr, 14.

my (nouph), lever, élever, tourner, agiter de tous côtés, faire le signe de la croix, cérémonie en usage chez les Hébreux bien avant le christianisme ; enfin asperger, c'est-à-dire, agiter la main en répandant l’eau lustrale.— En hiphil, agiter la main, menacer; le crible, cribler, Is. xxx, 28; agiter une scie, scier; une faux, faucher, Deut. xx, 26; enfin, agiter, éparpiller la pluie, c'est-à-dire faire pleuvoir, PS. Lxvnr, 10. — De 9 vient νίφος, neige; νέφος, nuage.

mu (noph), élévation, éminence, hauteur, Ps.xLvin1,3.

Vu (nouts). 1° Briller, puis fleurir; car ces deux idées sont intimenent liées entre elles. Nous disons trèsbien en français que Les fleurs brillent d’un éclat enchanteur, Cant. xv1, 11. — 2° S'enfuir; mais cette dernière signification en suppose une autre qui n’a pas échappé aux anciens léxicographes. En effet de la notion de briller on ἃ passé naturellement à celle de se couvrir de plumes, se revélir d'un brillant plumage; de celle-ci à cette autre : voler, s'envoler ; car s’est au moyen de leurs plumes que les oiseaux prennent leur vol; et eufin de cette dernière est venue celle qui nous occupe : s’enfuir, s’échapper. Nous disons également d’an voleur : à! s’est envolé, pour il s’est enfui, Lament. 1v, 15.

ΠΝ (notsah), plume, Ez. xvIr, 3.

pu (nouk), sucer. — En hiphil, allaiter, Ex. 11, 9.

"3 (nour), inusité; en arabe, luire. Ce verbe se rattache, aussi bien que 2, que nous avons déjà vu, à la racine primitive "x.

5 (nour), chald., une lampe, un flambeau, I Rois ΧΙ, 36. — De ce mot vient l'espagnol almenar, lanterne ou falot pour éclairer de loin.

tt (nousch), êtré malade. Ce verbe ne se lit qu’une seule fois, Ps. Lxix, 21.— D'où le grec νόσος, νοῦσος, maladie.

ΤῊΣ (nazah), faillir, saillir, rejaillir; il se dit surtout des liquides qui s’'échappent avec violence, Lev. vi, 20. Cependani il s'emploie aussi métaphoriquement pour marquer la joïe, l’allégresse, ou pour exprimer le respect, l’éstime, la vénération que l'on ἃ pour une personne devant laquelle on se lève, comme dans ce passage célèbre où Dieu, par la bouche du prophète Istie, dit au Messie couvert d'opprobres et de confusion : Les peuples, à la vue de tes souffrances, ont été stupéfaits ; un jour les rois, à lu vue de ta gloire, m5, se lèveront avec respect, et garderont devant toi un silence d'adoration, 15. ται, 15. ΠΣ signifie encore, en hiphil, faire jaïllir, c’est-àa dire, répandre, verser, asperger, Ex. xx1x, 2.

52 (nazid), purée, potage, fricassée, morceau friand, Gen. xxv, 29.

72 (nasir), proprement voué, consacré. M se dit spécialement de ceux qui se condamnaient par vœu à s'abstenir de l'usage de certaines choses, comme de boire du vin et autres liqueurs enivranies, de $e faire couper les cheveux, ete., etc. On les appelait #axaες eus Où mieux nagiréens. Par métaphore, on appe-

lait une vigne naziréenne, quand ôn ne la taillait pas, par allusion à ces personnes qui étaient tenues de ne point se faire couper la barbe ou les cheveux jusqu'à ce que leur vœu fût accompli. Les Latins disaïent par une figure analogue herba virgo.

553 (nazal), couler, distiller, dégoutter. 11 se dit proprement des eaux; mais, par métaphore, du langage, de même que nous disons en français : un fleuve d'éloquence, un torrent de paroles, Cant. 1v, 16.

ὩΣ (nazam), inusité ; en arabe, percer, perforer, passer un fil dans un trou, enfiler des perles.

O2 (nezem), un ornement d'argent, d’or ou de pierres précieuses que l’on mettait au nez eu aux oreilles. On pense communément que le premier de ces ornements était attaché à un filet suspendu sur le front; mais je croirais plus volontiers, d’après l'étymologie même du terme qui le désigne, que c'était un petit anneau qu’on passait à une des narines, comme c’est encore l'usage parmi les Orientaux. En parlant des parures des femmes persanes, Chardin dit, entre autres choses : « Les femmes, en diverses provinces, passent un anneau à la narine gauche, qui pend comme une boucle d'oreïllés. Cet anneau est mince, assez grand pour entrer dans le doigt du milieu, et au bas il y a deux perles rondes, avec un rubis rond entre deux passé dedans. Les femmes esclaves particulièrement, ou nées d'esclaves, portent presque toutes de ces annéaux, ét de si grands en quelques endroits, qu’on y passerait le pouce... Les femmes font pis en la Caramanie Déserte; elles se percent le nez au haut, et y passent un anneau, auquel elles attachent une application dé pierreries qui leur couvre tout un côté du nez. »

pi! (nazak), chald., causer du dommage, Esdr. 1, 15. — D'où le latin noceo, nuire ; noxa, tffense.

pra (nazzek), dommage, détriment, Esth. vu, 4

52 (nazar), séparer , mettre à part. Quand æette séparation ἃ pour cause ou pour motif la religion ou 18 sainteté, ce verbe signifie alors vouer, consacrer; en latin le verbe sacrare vient de secernere, séparer.

2 (nezer). 1° Diadème, couronne; parce que c'est par là que les rois, les prêtres et les sacrificateurs se distinguaient des autres hommes.— 2° Consécration, soit des prêtres, Lev. xx1, 42, soit et par! ticulièrement des naziréens. Par métonymie, une tête consacrée, c’est-à-dire dont on n’a point coupé les cheveux, Nomb. vi, 19. Voyez 33. *

273 (nahhbi), occulte; ἢ. pr. m., Nomb. χπὶ, 14,

nn3 (nahhah), mener, conduire, gouverner, régir, Ex. xxx, 34; Ps. v, 9.

ΤΙΣ (n'hhoum). Voyez Om.

O2 (nahhoum), consolation; n. pr. d’un des douze petits prophètes, Nah. 1, 1.

OOYT2 (n’hhoumim), de ἘΠῚ; 1° consolation. 15. Lvu, 18. — 2° Ce qui donne de la consolation, c’est= à-dire la miséricorde et la clémence dont on est l’objet, Os. χι, 8.

173 (nahhor), le ronfleur; n. pr. m., Gen. χι, 22; xXVI, 27.

wma (nahhousch), d’airain, de bronze , de cuivre, Job vi, 12.

ΤῚΣ (n’hhouschah), féminin du précédent, dont il a la même signification.

"ra (whhilah), proprement le perforé; c'est le nom d’un instrument de musique, probablement la flûte, Ps. v, 1.

on (n'hhiraïim), de na, ronfler ; les narines, le nez, Job χει, 12.

bn (nahhal), prendre, recevoir, posséder, hériter, Prov.am, 55; vin, 21, etc

bn (nahhal), inusité ; couler, s'écouler, se répandre.

ns (nahhal), un courant d'eau; une rivière, un fleuve, un torrent, une vallée. Les Septante le reudent en effet tantôt par ποταμός, LanlÔL par χειμάῤῥος, tantôt par φάραγξ. Sn se prend par antonomase pour le Nil, ce fleuve par excellence, qui, à une certaine époque de l’année, se déborde cemme un yasie torrent, et porte dans toute l'Egypte l'abondance et la vié. Fuller pense même que c’est du mot 53 que s’est formé le nom du Nil; car les Phéniciens et les Egyptiens le prononcent Neel, d’où, par contraction, Neil, Nil. — Nahhal signifie encore dans Job une mine , un puits d’où l’on extrait les métaux, Job ΧΧΥΠΙ, 4.

#2 (nahhalah), occupation, possession, héritage, Is. xvur, 11: P'Rois xx1, 3,

Snbna (nahhaliel), le torrent de Dieu; n. pr. d'une des Stations des Israélites dans le désert, Nomb. xx1, 49.

MDN (nehhelami), n. patronymique, Jer, xx, 24.

non (tahhalath). Voyez roma (wahhalak), dont il a la méme signification.

ἘΠῚ (πα απ), verbe onomatopoétique qui signifie haleter, respirer fortement, pousser de profonds soupirs ; par métaphore, avoir de La douleur, de la pitié, de la compassion; s’affliger, se repentir, puis se consoler, se soulager, soit en respiram, soit par la miséricorde dout on est l'objet, Gen. z, 24; der. xv, 6; enfin, parce que la vengeance console et soulage, ce verbe signifie encore se venger, punir, Gen. xxvI, 42,

Dr (nahham) , consolation; ἢ. pr. m., 1 Cbr.

OM (nohkham), la pénitence, Os. χπὶ, 14.

122 (nehhañah), consolation, Job νι, 40.

MONA (n'hhemiah), que Dieu console; Néhémias, n. pr. du chef qui ramena les dsraélites à Jérusalem au temps d’Artaxerxe Longaemain, Neh. 1, 4.

#22 (nahhamani), le pénritent ; ἢ. pr. ra., Neb. νη, 7

"O7 (nahhnou), forme abrégée du pronom de 1a première personne plurielle, pour 1372» (anahhaou), nous. Elle ne se trouve que six fois dans l’Ecriture, Gen. x, 14, Ex. xv1, 7, 8; Nomb. xxx, 32 ; Sam. xvu, 42; Lament. in, 42.

OMS (nahhas). Voyez 22 (nin'nnas).

WT (nahhuts), comme γηῦ, Vis. et bien d’autres, presser, insister, solliciter, hater, 1 Sam. xx, 9.

nn 846

2 (nahhar), racine onomatopoétique; souffler fortement, haleter, ronfler, d'où legrec ῥέγχω, ἐέγχω, dormir en ronflant; ῥέγχος, ῥέγξις, ronchus, ronflement; ῥύγχος, INUSEAU; fév, naris, narine.

12 (nahhar), ronflement, hennissement, Job xxxIx, 20.

ὙΠ (nahharaï), le ronfleur; ἢ. pr. m., II Sam. xxiu, 27,

UT (nahhasch), siffler comme les gens qui parlent à voix basse; murmurer, marmotter 1] se dit particulièrement des prières ou formules que les devins et les enchanteurs ont coutume de prononcer à voix basse dans leurs opérations magiques. De là enchanter, user de preslige, et enfin présager, augurer, οἰωνέξομαι, Gen. xxx, 27.

ὉΤῚΣ (nahhasch), enchantement , prestige , augure qui en résulte, Nomb. xx1v, 1.

ὍΤΙΣ (nahhasch), serpent. Cet animal est ainsi appelé, soit parce qu’il siffle (voyez la racine), soit parce qu’en Orient £’est l'objet le plus ordinaire des prestiges et des enchantements, « Dans l’Inde et l'Egypte, les psylles, dit M. de Laborde, parcourent les rues et proposent leurs services. Si l'on ἃ chez soi des serpents, moyennant une faible ré!ribution ils les appellent, les prennent, les couchent dans leur sein, et en délivrent la demeure qui en est infestée. D’autres, consacrant leur talent aux amateurs de spectacles nouveaux, habituent les serpents les plus venimeux, les vipères les plus dangereuses, à se plier autour de leur eou et de leurs bras sans les mordre. Is font plus, ils les dressent à faire le mort, ou bien encore à se tenir debout sur Jes derniers anueaux de leur queue, et, dans cette position, à remuer Je corps en cadenee , à lever el à hausser la tête selon la mesure de la musique, et à simuler ainsi une espèce de danse, » — @na est encore le nom propre d’une ville d’ailleurs inconaue, 1 Chr. 4v, A2, et d’un roi ammonite dont il est question I Sam, xx, 1, etc.

ns (n'hhasch }, en ehaldéen, airain, cuivre, Dan. un, 52.

mena (nahhschon), lenchanteur; n. pr. m., Ex. vi, 24.

nwm2 (n'hhoscheth), 1° Du gçuivre ou de l’airain ; par métaphore, la classe infime du peuple, par opposition à la haute classe, que l’Ecriture figure par l'or et l'argent. Ainsi, quand Jérémie vi, 28, dit : Tous ces honimes ne sont que du fer et du cuivre, ji] veut dire que ce sont des gens impurs et de basse naissance. — 2°” Tout ce qui est fait de cuivre, comme la monnaie, Ez. xvi, ὅθ ; les chaînes dont les rois de Babylone chargeaient des vaincus à leur char de triowphe, Lament. int, 7.

NN (w'hhuschta), airain ; n. pr. de la imnère du roi Joachim, 1 Rois xx1v, 8. Ce nom, faisant allusion saus doute à la couleur cuivrée de la peau, indiquerail pour eelte femme une origine étrangère.

pris (whhuschtan), le serpent d'airaiu, élevé par Moïse dans le désert, H Rois xvin, 4.

nr (nahhaih), descendre. Ce verbe esi propre-

ment chaldéen; en hébreu, 7, Jer. xx1, 15. — Au piel il signifie déprimer, tendre, par ailusion à un arc que l'on fait descendre jusqu'à l'extrémité de la flèche quand on veut le tendre, Ps. xvI, 55.

m2 (aahhath), abaissement, Job xxxvi, 46. Par extension, le repos, parce qu'on s’abaisse pour s'asseoir et se reposer, Is. xxx, 19.

nn2 (nahheth), celui qui descend, Il Rois 1, 9, seul passage où ce mot 56 (Trouve.

0) (natah). 1° Tendre, étendre, développer, allonger, derouler ; ainsi ΡΣ PT2 NON, Is. xz, 22: Il déroule Les cieux comme un vêlement; “01 by (sel natoui), Ps. cu, 12 : L'ombre qui s'élend vers le soir. Nous disons également que l'ombre s'allonge dans la plaine. — 2° S'inclincr, parce que dans ce mouvementon présente plus de surface, et par conséquent on paraît s'étendre, Gen. xLIx, 45. — 3° Décliner, se détourner, proprement étendre sa route d'un côté plutôt que d’un autre, 15. Lxvi, 12. — 4° Enfin s’en aller, allonger ses pas, 1 Sam. x1v, 7. — Cette racine reparaîl dans τείνω, τανύω, tendre; τένων, nerf; τάναος, long; ταίνια, lœnia, bandeleile; nant, en bas breton, vallée, parce qu’elle s'étend en pente, Nantuates, peuple de la Gaule celtique qui occupait le pays de Vaux (vallium) et le bas Valais (vallis à en Suisse.

bros (natil), de Los; chargé, Soph. 1, 11.

ΓΊΞΥΩΣ (n’tiphoph), de ΠΥ; proprement gouttes , puis, par métaphore, des pendants d'oreilles , garnis de perles rondes semblables à des gouttes de rosée. On trouve la même analogie en grec, car σταλαγαῖον, sorte de pendants d'oreilles, vient aussi de σταλάζω, tomber goulle à goutte.

nues (ntischoth), sarments de vigne, Is.

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