‹ Dictionnaire universel de philologie sacrée (volume 2)Chapitre 395 sur 429 · SES · texte numérisé non relu

SES

de la tente que le nomade enlève d’un lieu pour la transporter daos un autre, Jug. xv1, 3; de là, par métaphore, il signifie partir, s’en aller, décamper, éraigver, Ex. χιν, 49; Gen. χε, 9; xxx, 17.

(uasak), monter. Ce verbe ne se lit qu'une seule fois en hébreu, Ps. cxxxix, 8; mais il est d’un fréquent usage en chaldéen et en syriaque.

5702 (nisroch), dieu des Assyriens, qui avait un temple magnifique à Ninive. C’est dans ce temple que Sennachérib fat tué par deux de ses fils. Le nom de "02 signifie le grand aigle, soit qu’on l’entende métaphoriquement, soit plutôt que le dieu fût représenté sous la forme d’un aigle. Ce culte rendu à un aigle est peut-être la raison cachée pour laquelle il est déclaré impur dans le Lévitique , avec tous ceux de son espèce. '

ny (neah), tremblement de terre, où ville sujette aux tremblements de terre; n. pr. d’une ville de la tribu de Zabulon, Jos. x1x, 45.

ΓΝ (noah}), la trembleuse ; ἢ. pr. f., Nomb.

XxVI, 33.

ὨΣῚΝ (n'ourim), de ὍΔ; enfance, adolescence, jeunesse. Il se dit métaphoriquement de la jeunesse du peuple d'Israël, Jer. n, 2.

ΤΥ (n'ouroth), id.

bysy (n'iel), ἢ. pr. d’une ville de la tribu de Nephtali, Jos. χιχ, 24.

ὩΣ (naîim), de DY3; doux, suave, agréable, qui flatte le goût, qui charme l'oreille, qui plaît à la vue, Job xxxvi, 41; Ps. xvr, 6; au figuré, aimable, bienveillant, gracieux, Ps. cxxxv, 5.

Lys (nual), 1° fermer, clore une porte avec une serrure, un verrou, avec des liens, des courroies, Jug. τη, 24; I Sam. xur, 18. — 95 Enfermer le pied, c'est-à-dire le chausser. Du participe de ce verbe, byan, s’est formé mulleus, chaussure ou brodequins que portaient à Rome les enfants des sénateurs; mulas, espagn. mules.

ΟΣ (naal}, soulier, sandale, chaussure. La chaussure jouait un grand rôle dans les transactions commerciales des premiers âges. Comme on ne connaissait point encore l’usage des contrats écrits, ou que du moins on ne s’en servait que dans les marchés d’une grande importance, l'échange réciproque des chaussures attestait la légitimité de la vente, el garautissait les droits respectifs du vendeur et de l’acquéreur. De là l’expression métaphorique de livrer sa chaussure, pour dire, aliéner son droit de propriété, prendre possession d’une chose, Ainsi au psaume Lx, 40, on lit ces paroles remarquables : Sur la terre d'Edom, je jette ma chaussure ; ce qui signifie : J’envahirai ia terre d’Edom, je l'occuperai comme ma chose.

ΤΩΣΣ (naam), être doux, suave, agréable, Cant. vir, 7. Eu transposant, on pourrait faire dériver de cette racine le latin amœnus.

ἘΞῺΣ (noam), suavité; ἢ. pr. m., 1 Chr. iv, 15.

EY2 (naam), suavilé, douceur; par métonymie, grâce, faveur insigne, douce pour celui qui en est l'objet, Ps. χα, 17.

ΓΏΣΣ (naamah), suave, douce; ἢ. pr. f., Gen. w, 22, etc.—C'est aussi le nom propre d’une ville de la tribu de Juda, Jos. xv, 441.

22 (noomi), ma douceur; n. p. f., Ruth 4, 2.

ἸῺΝ (naaman), 1“ suavité, Is. xvn, 40.—2° n. pr. m., Gen. xLvI, 21.

ὙΩΣΣ (naamathi), habitant de ΠΩΣ (naamuh), ville dont la position topographique est complétenent iuconnue.

V2 (naats), inusité; en chaldéen, ficher, piquer, planter.

V'8Y2 (naatsouts), épine, buisson épineux, Is. vu, 49:

"22 (naar), rugir, en parlant du lion jeune, mais déjà assez grand pour essayer sa force ei aller luimême chercher sa proie. Ce verbe du reste est onomatopoétique; prononcé comme il doit l’être, avee l'espèce de râlement du gosier qu’entraîne la gutturale y, il représente à l'oreille ce bruit sourd et caverneux dont le lion se sert pour épouvanter les animaux qu’il veut saisir.

-ÿ2, homonyme du verbe précédent, mais d'une signification taute différente : 1° Secouer les paus de sa robe, Neh. v, 13; sa main, c’est-à-dire, la repousser légèremem, faire avec là main un geste de négation : c'est le geste d’un homme modeste aux louanges qu’on lui denne, d’un homme désintéressé aux présents qu'on lui offre, etc.—2° Ebrauler, £ecouez fortement, renverser, Is. xxx1In, 9.

"22 (naar), proprement un jeune lion; puis, en ne prenant de ces deux idées que la première, la jeunesse, tout 66 qui est jeune, un enfant, un adolescent, un jeune homme. Ce mot se retrouve dans le sanse. nara, homme, nari, femme; dans le zend. naere, grec ἀνήρ, véapos, jeune homme. Remarquons en outre que c’est dans Ja jeunesse surtout qu’on trouve le feu des passions, la chaleur des sentiments, l'éclat et le brillant de limogination, tout ce qui éclaire les esprits, tout ce qui échauffe les âmes. Voilà pourquoi ΠΣ (naar) se ratiache, dans la langue sainte, à la racine SN (or), lumière, chaleur, etc.— ΤΣ, dans le sens de jeune fille, est un archaïsme qu'on ne retrouve que dans le Pentateuque, preuve entre mille autres de la haute antiquité de ce livre.

ΚΣ (naar), ce qui est secoué; par métonymie, le troupeau que l’on mène avec violence. En français nous trouvons aussi le verbe secouer dans le sens de rudoyer, brutaliser ; on dit familièrement : il ne fait que me secouer.

2 (nour), enfance, jeunesse, Job xxxnt, 25.

ΤΙ (naarah), jeune fille; c’est le féminin de -ÿ2, jeune homme, Jug. xix, ἀν n. pr. d’une ville de la tribu d’Ephraïm, Jos. xvr, 7. De là nurus, bru, nouvelle épouse.

ΠΩΣ (n'ariah), serviteur de Dieu ; n. pr. m., 1 Chr. ni, 22.

ὭΣ (naaran), juvénil; n. pr. de ville. Voy. ya. ny: (n'oreth),l'étoupe,les filaments que l'on extrait

du chanvre ou du lin, en en écrasant fortement les tiges, Jug. XVI, 9.

WY2 (raasch), inusité ; en arabe, soulever, supporter, soutenir. ᾿

ΣῈ (noph), Memphis. Voyez "3

323 (naphag), inusité; germer, pousser, prodire.

322 (nepheg), germe; ἢ. pr. m., Ex. νι, 21,

ΠΏ, (nophah), de ©); lieu élevé; n. pr. d’une ville maritime, dans le voisinage du mont Carmel, Jos. xvu, 11.

"23 veut dire encore un crible, un van, où l’on agite le blé pour en détacher les petits corps étrangers qui le souillent.

©2022 (n'vhousim), de D21, expansions ; n. pr.m., Esdr. 11, 50.

ἘΣ (naphahh), racine onomatopoétique qui signifie souffler, respirer, aspirer, exh:ler. De là s’est formé rio, Soufller, et du participe m2, mephitis, exhalaison.

Sævamque exhalat opaca mephitim.

(Virg.)

ΓΙΏΣ (nophahh), souffle, c'est-à dire, lieu où le vent souffle avec violence; n. pr. d'une vilie moabite, Nomb. xx1, 50.

Los (naphil), usité seulement au pluriel :

ΠΛ ὩΣ (n'philim). Ge met, d'après son étymologie, signifie proprement, ceux qui tombent, qui se jeltent sur quelqu'un, qui l’attiquent, qui fondent sur lui comme un oiseau sur sa proie ; où bien ceux qui font tomber, qui renversent; ou enfin des hommes viOlents, cruels, audacieux. Mais ce terme, dans l'usage de l’Ecriture sainte et de Moïse, chez qui seuls il se trouve, paraît désigner des hommes d’une haute stature, desgéants. L'existence des géants est un fait tellementet si souvent attesté par toute l'antiquité tant sacrée que profane, qu’il n’est pas permis de le révoquer en doute : ils furent très-fréquents avant le déluge; ils l’étaient aussi lorsqu'on commença la tour de Babel. 11 y en avait encore plusieurs familles du temps de Moïse, de Josué, et même de David. Les monuments qui nous l’apprennent sont les plus authentiques, les plus anciens, les plus incontestables. Ce ne sont ni des poëtes, ni des auteurs nouveaux ou fabuleux : c’est Moïse, le plus ancien écrivain dont on ait les ouvrages certains; ce sont les auteurs sacrés qui le racontent; et c’est dans l’ancienne et constante tradition des peuples que les poëtes ont puisé et qu'ils ont pris plaisir d’exagérer et d’embellir leur poésie touchant les géants.

ἢ 1- 1 (n'phisim). Voy. DT.

WD2 (naphisch), consolateur ; n. pr. m., Gen. xxv,

ἘΞ (x'plusch'sim). Voy. ἘΣ ΟἿΣ.

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