‹ Dictionnaire universel de philologie sacrée (volume 2)Chapitre 398 sur 429 · PN · texte numérisé non relu

PN

ΠΣ (natha). Voyez Yn5, enlever, détruire.

ΥΓΣ (nathats), arracher , détruire, perdre, Lev. xiv, 45 ; Jug. vu, 9, etc.

pri (nathak), ôter, enlever. Le participe passif pi s'applique à l’eunuque, cujus testiculi fuerunt avulsi, Lev. xx1, 24.

ΕΙΣ (nethek), démangeaison , et par extension, toutes les maladies qui l’excitent; particulièrement une espèce de lèpre. Cette maladie est ainsi appelée, dit-on, parce qu'elle fait tomber les cheveux et les poils , ab evellendo. Cependant Rosenmüller croit plus raisonnable de tirer ce nom d'un verbe arabe qui siguifie exciter le feu, échauffer, enflammer.

ΤΩ (nathar), trembler, tressaillir. Cette racine est onomatopoétique ; car il est impossible de prononcer -N, sans produire une espèce de tremblement par le frôlement rapide de la langue contre les dents. Ce verbe se lit dans Job xxxvu, 1; et il ἃ passé dans le grec τρέω, τρέμω, dans le latin fremo, trepidare, tressaillir, trembler, etc.

Là

2 (n'thar), chald. tomber, en parlant des feuilles, des fleurs, des fruits, des cheveux quitombent, Dan. iv, 11.

72 (nether), le nitre, alcali fossile qu’on trouve en grande abondance en Egypte, dans les lacs Memphis et Naucratis. Il se distingue du M2 (borith), en ce que celui-ci est un nitre vézétal, dont les Hébreux se servaient comme de savon. Du reste les Esyptiens en faisaient un très-grand usage; ils l'employaient même à la fabrication du pain, où il remplaçait le levain. L'Ecriture n'en fait mention que dans deux ou trois endroits, Jer. 11, 22; Prov. xxv, 20:

ΤΣ (nalasch), arracher ; puis extirper , c'est-àdire, arracher les racines ; chasser, c’est-à dire, arracher un peuple du pays où il a crû et grandi, Deut. xxix, 27, renverser de fond en comble, c'est-à-dire, arracher jusqu'aux fondements d'une maison, d’une ville, Ps. 1x, 7; Mich. v, 15. ot ὐ

Ὁ SAMECH.

D (samech}, quinzième lettre de l'alphabet, et soixante dans l’ordre numérique. Son nom signifie un soutien, un appui, et sa forme dans l'alphabet phénicien en représente les éléments grossiers. Les Grecs ont emprunté cette lettre, comme toutes les autres; mais je ne sais s’il ne vaudrait pas mieux faire dériver le nom qu'ils lui donnent, σίγμα, de σίζω, siffler, que de samech. On aurait l'avantage d’avoir approprié le nom de la lettre à la fonction qu’elle est appelée à remplir parmi les autres. Le samech est en effet une sifflante, et la plus douce des sifflantes. Voilà pourquoi dans les racines elle se permule très-facilement avec les autres sifflantes de la même classe, c'est-à-dire, © (sch), encore et plus souveut avec D (sc), dont elle ne se distingue que par une légère nuance, peu saisissable à notre oreille.

ñND (saah), inusité; en arabe, tendre, étendre, élargir, de là mesurer; parce que primitivement la mesure se prenait des bras étendus. De nos jours encore οἱ avant l'introduction du système métrique, l’aune pour bien des gens se mesurait sur les deux bras étendus.

ñND (s’ah), mesure des grains, qui, au rapport des anciens, était la troisième partie de l’épha, et équivalait à deux boisseaux, et à 8,40 environ de nos litres modernes, I Rois vis, 1 ; Gen. xvut, Ὁ.

TIND Οὐ θη), chaussure, sandale. Les sandales étaient des es; èces de chaussures qui s’attachaient aux pieds avec des courroies. Les personnes distinguées en portaient de magnifiques et d’une beauté extraordinaire, puisque la chaussure de Judiih enchantx les regards d'Holopherne , Jud. xv1, 41. Elles étaient portées ordinairement par des esclaves, ce qui fait dire à saint Jean qu’il n'ésait pas digne de portee les

DICTIONNAIRE DE PHILOL. SAGRÉG. Ve

sandales du Sauveur. L'étymologie de ce mot est assez controversée. La plupart cependant pensent que les sandales sont ainsi nommées parce qu'étant en contact immédiat avec le sol, elles se salissaient facilement, et se remplissaient d’une bone immonde. En effet la racine JN2 veut dire, selon Gesenius, être bourbeux, etc.

TND (saan), être boueux ; de là chausser des sandales couvertes de boue, et en général chausser.

MNDND (sass’ah). Voyez HKD (saah).

N2D (saba), boire, mais avec intempérance, s’enivrer, 2bsorber, engioutir. Cette racine est onomatopoétique. Necroirait-on pas en effet, en prononçautles deux premières radicales 2D, entendre le bruit que fait le chien qui lampe, ou l’homme qui boit avide— ment? De là viennent, avec quelques modifications, le grec ῥοφέω, le latin sorbere , absorbere ; l'anglo-sax. supan; l’all. saufen, schlürfen , etc. Prov. xxur, 20. De cette racine se sont aussi formés les mots suivants: cañot, cri des prêtres de Bacchus; oubatw, être en fureur comine les bacchantes; o&éos, nom de Bacchus, d’où vient celui des Sabins :

Paterque Sabinus Vilisator. (Virc.)

Souper (p pour δὴ); δορὰ en espagn.; soppa en italien, repas principal où lon se livre davantage aux plaisirs de Ja table.

ΝΖ (saba). 1° Du vin, de celui-là surtout dont on boit avec excès ; le vin de l'ivresse, Nah. 1, 10. — 90 L'ac'ion de boire et de s’enivrer ensemble, 0:. 1V, 18.

ΝΞΟ (s’ba), en éthiop. l’homme; 1° n.pr. du fils premier-né de Chus, qui peupla l'île de Saba, connue depuis sous le nom de Méroé, du nom de la sœur de Cambyse, Gen. x, 17, C'est de lui que sont descen<

dus les Sabéens dont il est parlé dans Isaïe xLur, 3. — 2° Le fils de Jectan, dont les descendants habitérent à l'entrée de l'Arabie Heureuse ct près des Nabathéens, Gen, xxv, 3. — 3° Saba, fils de Rehgma, qui s'empara de cette partie de l'Arabie voisine du golfe Persique, I Par. 1, 9. — 4° Enfin le petit-fils &’Héber, qui babita aussi l'Arabie Heureuse, à laquelle même il donna son nom, Is. Lx, 6.

229 ( sabab ), se tourner, aller autour, entourer, Gen. u, 12; 1 Par. xvur, 9: Prov. xx vi, 44; se transformer, c'est-à-dire, se convertir, Zach. x1v, 10. Enfin un dernier sens de ce verbe est, devenir, être cause, par une analogie cachée avec l'idée fondamentale, laquelle n’a point échappé à la langue latine, où circumstantia, cause, circonstance, vient de circumstare, la même chose que 223; 1 Sam. xxu, 22. D (sibbah), conversion, direction nouvelle que prend une chose, 1 Rois x, 15,

220 (sabib), circuit; de là l'expression 2210 {nissabib), pour dire çà et là, circumquâque ; rings vom allen Seiten, Job 1, 10. — Le pluriel, EY212D (s’hbibim), signifie ceux qui sont dans le voisinage, ceux qui sont autour (d’entourer), Jer. xLvnt, 17, οἵ en parlant des lieux, les environs (d’environner), Jer. xxx, 1. — Le pluriel fém., n122D (s’biboth), désigne les circuits, les détours que l’on fait pour revenir à la même place, die Umläufe, ἘΠΕ]. 1, 6.

20 (sabach), plier, ployer, tordre, enlacer,; il se dit au propre des branches ou des racines qui s’embarrassent les unes dans les autres, mais, au figuré, des affaires épineuses, inextricables, Job vin,17; ΝᾺ}. 1, 10.

72 (s'bach), des rameaux enlacés, un buisson de ronces, Gen. xxII, 13.

“22, qui ne diffère du précédent que par la quantité, signifie la même chose.

pe) (sobech}, id., Jer. iv, 7.

N222 (sabb'cha), chald., instrument de mosique ancien usité en Chaldée. On croit, sur le témoignage de Philémon, cité par Athénée 1v, qu'il était de furme triangulaire, τὸ τρίγωνον δὲ καλούμενον ὄργανον, εἰ qu’il n'était monté que de quatre cordes inégales , ἐν τετάρτῳ. Les Grecs et les Latins en faisaient peu de cas, ou du moins il était presque exclusivement © abandonné aux femmes publiques ét aux courtisanes,

qu'on nommait pour cela σαμθυχίστριαι, Plut. Anton. 9, et sambucinæ, Plaut. Stich. 11, 2, 7; ou encore sambucistiæ, Liv. xxxix, 6. Mais en Palestine on s’en servait dans les fê:es publiques, comme l’atteste l’Ecriture, Dan. ut, à.

9220 (sibl’chai), forêt de Jéhova; n. pr. m., Il Sam. xx1, 15.

Ep (sabal), porter, supporter ; il se dit des fardeaux pesants que l’on traîne plutôt qu'on ne porte, Gen. xuix, 19. Au figuré, il se prend des douleurs ou des maux qui pêsent comme un lourd fardeau; des péchés dont on supporte le châtiment, Is. Lt, 4; Lam. v, 7. — Le chalüéen a la même significatiou que l’hébreu. — De 520 (sabal), porter, vient

le mot sabulum, saburra, sable, le lest qui est la première charge qu’on donne aux vaisseaux ; sébylle qui porte en elle les oracles, appelés dans l'Ecriture onus :

εν νον Magnum si pectore possit Excussisse Deum, (Vinaic.)

es (sebel), l’action de porter, par extension, [ἃ douleur, le mal qui accable, Ps. Lxxx1, 7; l'affaire difficile que l'on ἃ à manier, 1 Rois x1, 28.

ἘΞΞΡ (sobel). Cest à peu près la même chose que le précédent,

ns (sabbal), un porte-faix, IT Par. 11, 1, 47.

520 (siblah ou s'balah), qu'on ne rencontre qu’au pluriel; m520 (sibloth), des douleurs pénibles, des maux qui accablent, Ex. 1, 11, etc.

20 (sibboleth), un épi. Ce mot est le seul vestige qui nous reste, et la seule preuve que nous ayons de l'existence des différents dialectes de la langue sacrée. il appartient à l’hébreu des Ephraïmites , qui, n'ayant qu’une seule manière d'émettre les sifflantes, prononçaient n°29 (sibboleth), quand ils auräiérit dû dire noa® (schibboleth). Les enfants de la Sivoie, que la misère amène à Paris, n’ont aussi qu’une seule Sifflante; et pour eux s, ch, sch, se confondent dans le même prononciation ch.

720 (s’bar), chald. : 4° porter, soutenir, sustenter. — 2° Espérer, avoir confiance, parce que l'espérance soutient, Dan. vu, 25.

©2920 (sibraim), double espoir ; n. pr. d'une ville de Syrie, entre Damas et Hemath. Elle devint le partage de la tribu de Nephtali, Ez. xzvn, 16.

n729 (sablah), circuit; Sabbatha, troisième fils de Chus, qui veupla une partie de l’Arabie Heureuse, où l’on trouve, en effet, une ville de Sabta et des peuples sabbathéens, Gen. x, 7.

N2729 (sablcha}, n. pr. d’un peuple descendant de Chus, et qui habitait l'Ethiopie, appelée en effet Sabathoca dans les anciens monuments de l'Egypte.

0 (sagad), se prosterner, faire un acte d’adoration, Is. xz1v, 15.

70 (sad), chald., même signification que Fhébreu 35 (sagad), avec cette différence qu'il ne se dit exclusivement que du culte impie des faux dieux. Ainsi, dans l'Écriture, il signifie se prosterner pour adorer une idole, Dan. in, à; pour adorer un simple mortel, Dan. 11, 46, etc. C’est de celte racine que s’est fait le grec du moyen àge, μασγίδιον, italien et l'espagnol moscheta, meschita, d’où nous avons fuit mosquée. Les mosquées sont en effet des temples consacrés à un culte profane et sacrilége.

-"22 (s'gor), clôture, enveloppe, tout ce qui renferme quelque chose, Os. xu1, 8; par métonymie, la chose enfermée ou qui mérite de l'être; par conséquent un objet précieux, rare, remarquable, etc. ; enfin, une flèche, une arme à deux trancbants , c&γάρις, parce qu’en pénétrant elle s'enferme pour ainsi dire, et ne peut plus se retirer, Ps. ΧΧΧΥ͂, 5.

50 (siggim). Voyez ἘΞῚ 2).

Don (sagal), inusité; en chald. , acquérir, et de là

posséder.

D ss ohne de mm

877 jo

ΓΞ (s'gullah), pécule, biens acquis; par métaphore, le peuple d'Israël, qui était comme la propriété, le bien acquis du Seigneur, Ex. χιχ, ὃ; Deut. vu, 6. De là le grec σιγαλόεις, particulier, réservé, singularis.

119 (s'gan), usité seulement au pluriel 3.225 (s'ganim), un préfet, un satrape. C’étaient des officiers supérieurs chargés du gouvernement des provinces de Babylone. Plus tard, on appela de ce nom les préiets de Jérusalem, au temps d'Esdras et de Néhémie, Esdr. 1x, 2; Neb. 11, 16. Quant à l’étymologie de ce mot, les uns lui donnent une origine sémitique; d’autres veulent que ce soit un nom étranger. Cette dernière opinion nous paraît la plus vraisemblable; car il est naturel de- supposer que le nom d’une dignité étrangère l’est aussi. En effet, ce mot se retrouve en persan, en sanscrit, çangha, câsana; en zend, câoghana, sugana; et il signifie dans ces langues un chef, un grand, un gouverneur.

122 (s’gan), chald., même signification que le précédent. Dau. u, 48, s’en sert encore pour désigner le grand prêtre de l’ordre des mages. — De là dérivent les mots suivants : σωγάνη, habit royal que les rois de Babylone portaient les grands jours ; insignis, insigne , remarquable; insigne, marque naturelle et éclatante ; ensena, espagn., enseigne.

"22 (sagar), fermer, clore, houcher. La syllabe primitive est πὰ, qui entraîne celte idée avec elle dans tous les mots où elle se rencontre. "39 (sagar), se dit des portes d’une ville que l'on ferme à l'approche de l'ennemi, Jos. n, 7; du sein d’une femme que Dieu ferme pour la rendre stérile, Job πὶ, 10; des murs d’une ville dont on répare les brèches, 1 Rois x, 27; métaphoriquement, du cœur de l'homme qui se ferme et s’endurcit à la voix de la grâce, Ps. xvu, 10, etc.

22 (τ᾽ σαν), chald., comme en hébreu, fermer. Dans le Targum il ne s’emploie ordinairement que pour désigner la séquestration complète des lépreux, repoussés de tous, et enfermés, pour ainsi dire, seu!s el sans secours, loin du commerce des vivants.

750 (sagrir), pluie violente, averse, Prov. xxvu, 45. Quant à l’origine de ce mot, les uns, et en particulier Kimchi, le rattachent à la racine 20, fermer, parce que, disent-ils, la pluie force les hommes à se tenir renfermés ; les autres le font dériver d’un verbe arabe qui signifie répandre l'eau, couler à flots ; enfin Gesenius donne pour racine à 66 mot le verbe = (garar), qui signifie en arabe, soulever, balayer, enlever, faire jaillir la terre comme la pluie d'un violent nrage : chacune de ces étymologies ἃ sa probabilité.

TD (sad), proprement, un pieux enfoncé en terre pour embarrasser le passage; puis les entraves, les chaines que l’on fixait aux pieds des captifs, Job xn1, 27.

770 (sadad), inusité; en arabe, obstruer, boucher,

VO (sadin), proprement, un drap, puis une tuni-

ND 878 que, une robe ample, mais légère, que les Juifs portaient durant les chaleurs de l’été (Talm., Menach., fol. χει, 4); enfin une espèce d’écharpe dont les femmes se couvraient la tête, Prov. xxx1, 24. On croit que ce vêtement venait des Sidoniens, dont il portait le nom.

DTD (sadam), racine inusitée comme verbe, d'où s’est formé le nom propre suivant.

ET (s’dom), champ des vignobles ; Sodome, ville de Palestine, capitale de Ia Pentapole, située dans une plaine agréable et fertile, que l’Ecriture compare au paradis Lerrestre. Lot, près s'être séparé d'Abraham, choïsil ce pays pour y faire sa demeure, et vint s'éla blir à Sodome. Mais les crimes de cette ville infâme attirèrent peu à peu sur elle les foudres du ciel, qui tombèrent aussi sur trois autres villes voisines aussi corrompues qu’elles. Dieu fit tomber une pluie de soufre et de feu quiconsuma ces villes criminelles ; et le bitume dont la terre était remplie s'étant en même temps enflammé, ce pays si riant fut changé en un désert affreux, dont les eaux du désert qui s'y répaudirent firent un lac qu'on appela mer Morte. On voyait encore du temps de Josèphe l'historien, autour de ce lac, les effets funestes de ce terrible incendie , et les restes malheureux de ces villes dont la ruine noas est représentée dans l’Ecriture comme un des plus terribles effets de la colère de Dieu, Am. 1v, 11. Du reste, eet événement épouvantable de l'histoire des premiers âges est rapporté même par les auteurs profanes (Tac. Hist, v, 7), ee qui ne permet point d'en contester la vérité.

TD (sadan), inusité; en arabe, laisser flotter 58 robe, la relâcher, étendre, d’où pro (sadin), que nons avons vu plus haut.

"70 (sadar), inusité; en chald., disposer, coordonner.

72 (seder), ordre, série, rang, suite, et par extension une armée, Job x, 22. D'où vient, selon Ravius, le latin sidera, les étoiles, à cause de leur ordre admirable. On trouve fort souvent ee mot chez les rabbins; mais dans l’Ecriture il ne se lit qu'une fois au pluriel.

70 (sahar), inusité; aller en rond, former le rond, être rond.

10 (sahar), rondeur, rotordité; rond, cerele, or4 bite. Il ne se lit qu'une seule fois, Cant. vu, 3.

"D (sohar), une tour, ainsi appelée de sa forme, Quelques auteurs ajoutent que les tours ou prisons des anciens étaient ainsi nommées, parce qu'il s’y trouvait des pierres de meules, que les prisonniers étaient obligés de tourner, Jug. xwr, 10.

NT (so), ἢ. pr. d’un roi d'Egypte dont Osée, roi d'Israël , implora le secours eontre Salmanasar. Mais la protection de ce prince fut inutile au roi d'Israël, dont Salmanasar détruisit le royaume. On croit que So est le huitième Pharaon à qui Néchs0 succéda. Les Septante l’appellent indifféremment Σουά, Σοδά, Σωδά et Σουδά; la Vulgate, Sua. Ce nom en égyptien signifie un crocodile, et c'est aussi sous

819 DICTIONNAIRE DE μὰ LANGUE SAINTE. 820

la forme de cet anima que ce roi est représenté dans l'écriture hiéroglyphique.

“D (soug), se retirer, s'éloigner, s'écarter, Ps. Lxxx, 19; Prov. x1v, 14.

x" (soug). Voyez ΔῈ (sig).

xD (soug), enclore, enfermer, environner. 1} n'est qu’une fois employé, Cant. vi, 3.

+ (sod), de τοὶ (iasad) : 1° Un conseil, une assemblée de quelque nature qu’elle soit, Jer. v1, 11 ; Ps. Lxtv, 3. — 2° Une douce familiarité ; un colloque d'amis, Ps. Lv, 15. — 3° Par métonymie, l'avis, le conseil que donne une assemblée d'hommes sages; la délibération, le parti qu’elle prend, Prov. xv, 22. — 40 Enfin un secret, parce que les délibérations d'une assemblée sont des secrets qu'on ne doit point révéler, Prov. x1, 15.

70 (sodi), familiarité de Dieu; n. pr. m., Nomb. καὶ, 10.

. ΠῚΞ (savah}), inusité ; se voiler, se couvrir, Se Cacher, se vêtir.

no (souahh), essuyer, nettoyer, emporter.

mo (sozahh), n. pr. m., 4 Par. vi, 56.

"no (souhhah), balayure; ordure, fumier, Is. v, 25, où les Septante portent ὡς κοπρία, οἱ la Vulgate quasi stercus.

UD (souti}. Voy. T2 (scout).

70 (souch), frotter, σώχειν, adoucir la peau, pariumer, oindre ; il se ditconstamment de ces frictions que les anciens pratiquaient au sortir du bain; et c’est en quoi il diffère de rw (maschahh), qui se dit seulement des onctions soleunelles, IE Par. xxvur, 15.

MIND (soumponiah), mot qui vient évidemment du grec συμφωνία, dont il a la signification, Dan. 11, b. La symphonie fut d'abord un instrument de musique composé, à ce que l’on croit, de deux ou plusieurs flûtes rénnies entre elles sur une outre ou soufflet, et dont les sons simultanés produisaient une agréable symphonie. Les colonies grecques iinporiées en Syrie avaient pour cet instrument un goût tout particulier ; ce qui explique Le passage de son nom dans les langues séinitiques. Chez les anciens Romains, Ja symphonie était, comme chez nous, le ré-ultat des accords de plusieurs instruments; mais au moyen âge on rendit ce mot à sa primitive désignation. L'instrument qui délectait nos pères s'appelle aujourd’hui cornemuse; il est ce qu'il était autrefois, un instrument à vent composé de deux tuyaux et d'une peau de mouton, sur laquelle ils sont fixés. Mais aujourd'hui il w'y a plus de symphonie produiie; un des luyaux est consacré exclusivement à fournir le vent nécessaire.

ΓΙῸ (s'venne), Syène, ville d'Egypte, sur le Nil et aux confins de l'Ethiopie. Son nom en égyplien sigaifie ouverture, clef, pour montrer que celte ville était le rempart de l'Esyote, οἱ que ce n’est que par elle qu'on pouvait y pénétrer. Une particularité de ‘celte ville que nous devons consigner ici, c’est que pendant que le soleil était dans le signe du Cancer, n'y avait à Syène ni arbres ni animaux qui fissenk

ombre. Strabon ajoute qu'il y avait dans cette vile un puits qui marquait le solstice d'été, paree qu'à celle époque on n’y voyait aucune ombre; c'est ce qui a fait dire à Lucain, τι, 587 :

….Umbras rusquam flectente Syene.

Ὁ (sous), inusité; probablement comme tt?

(ssousç), se réjouir, tressaillir d’allégresse, bondir fier et orgueilleux.

C\D (sous), le cheval, ainsi appelé, parce que, seul de tous les animaux, il semble avoir la conscience de sa noblesse, de sa force, de sa grâce, qu'il en est fier, eu qu'il paraît être également sensible aux affronts qui l’offensent comme aux louanges qui l’ho« norent. Rien n’est magn.fique comme la deseription que Job nous en a faite; en vain chercherait-on dans les poëtes profanes quelque chose qui en approche; cette description n’est pas sublime : elle est divine; elle est inspirée comme le livre qui la contient: Est-ce toi, dit le Seigneur, qui donnes au coursier sa force et sa souplesse, qui revé!s son col de son on doyante crinière? Le feras-tu bondir comme la sauterelle, tandis que la terreur qu'il inspire fait la gloire da ses naseaux ? Il creuse du piel la vallée; il s'élance avec audace; il se précipite au-devan’ des guerriers ; il se rit de la peur, il affronte Le glaive ! Sur lui résonne le carquois ; la lance et le dard s’agitent ; il bouillonne, il frémit, il hume la terre! A-t-il entendu le bruit des irompelles, a-t-or sonné la charge, il s'écrie : Vah! Il sent de loin les conibats, les excitations des capitaines, les cris confus de l’armée !... — Ὁ (sous), signifie encore dans l’Ecriture l'hirondelle, non qu'il y ait quelque rapport entre le cheval et cet oiseau, mais parce que l’hirondelle, par son vol inconstant et rapide, semble exprimer des sentiments de gaieté et d’allégresse (voy. la racine), Is. xxxvint, 14.

ΓΙΕῚΣ (sousuh), une cavale; c’est le fé.ninin de DD (sous), cheval, Cant. 1, 9.

‘DO (sousi), équestre; n. pr. m., Nomb. πὶ, 11.

ΜΘ (sou), inusité; s’assembler, se rassembler.

D (souph), 4° proprement ravir, emporter ; οὐ ἃ l’a'lem. schürfen schufen, schaufeln.—2° Mettre fin, terminer, accomplir; proprement, ravir, emporter, enlever tout ce qui restait à faire. Nous disons aussi famil:èrement d'un ouvrage qu’il a 6.6 enleré, pour dire qu’il est fini, 5. Lxv1, 17.

D (souph), chald. terminer, enlever, mettre fin à une chose, Dan. 11, 44.

70 ( soph ), la fin, le terme d’une chose. Ce mot n'est pas, selon Gesenius, de l’hébreu le plus pur, Ecel. ant, 11.

#D (soujh), 1° un jone, une algue marine, Jon. 11, G.— 920 Le jone du Nil, le papyrus, Ex. πὶ, 5, ΠΕΣ χιχ, 6. Ce mot est d’origine égyplienne, comme la chose qu'il signifie. Il veut dire proprement une é,ée, à cause de la forme du jone, comme en allemand on appelle une certaine herbe Schwertyrass, en latin gladiolus. , . . Nous disons de même de quelques arbres , tels que le pin, οἷοι, qu'ils ont les feuilles lancéolées.

ΠΒῸ (suphah), tourbillon, parce qu’il emporte, renverse, détruit. D'autres cependant traduisent, tempête, orage violent, ouragan, trombe; tous ces cens se rattachent très-bien à la racine, Nomb. xxx, 44; Job 14; Job χχι, 18.

=" (sour), se retirer, soit d’un lieu, d’une route, 15. Lu, 11; soit de l’homme, c’est-à-dire s’en éloiguer. Ainsi Ps. vi, 9: fietirez-vous de moi, vous tous qui faites le mal; c'est-à-dire cessez de me poursuivre, de m'ob-éder; soit de Dieu, c’est-à-dire Pabandonner, Jer. xvn, 5; soit de la loi et des précéptes divins, c’est-à-dire les violer, Deut. xvir, 20 ; soit du mal, c’est-à-dire cesser de le commettre, embrasser le bien, se convertir, Ps. xxxiv, 15; soit cufin de l’homme, en parlant de Dieu; ce qui a lieu quand , cessant l’action de sa grâce, de cette grâce qui n’est pas due à l’homme, mais qui lui est trèsutile pour faire son salut, Dieu l'abandonne à ses propres pensées, et le met, pour parler comme l’Ecrilure, dans la main de son propre conseil. Cet abandon de Dieu est le plus grand châtiment que puisse éprouver l’homme coupable; c’est une espèce de malédiction, une damnation anticipée; en cet état l'homme n’a plus, et ne peut presque plus avoir de goût pour le ciel et les choses du ciel, il est mort; et quoiqu'à la rigueur il puisse encore recouvrer la vie, du moins est-il certain que rien n’est si difficile; ce qui 4 fait dire à saint Paul que c'é:ait impossible. — 2 signifie encore se retirer pour se porter dans un lieu, c’est-à-dire se diriger, se porter vers, Gen. x111, 3.

"D (sour), proprement éloigné, rejeté, chassé, repoussé; pris par extension, un rameau, une branche éloignée du tronc, et qui dégéuère, Jer. τι, 21,— C’est enfin le ἢ. pr. d’une des portes du temple, peut-être parce que c'était la dernière, la plus éloigné», I Rois x1, G.

DD (south) οἱ D ( sith }, aïguillonner, stimuler, exciter, pousser, exhorter, persuader. Ce verbe se prend toujours en mauvaise part, des mauvais conseils, des instigations perfides, des exhortations dangéreuses. Ainsi c'est Satan qui pousse David à faire le dé :ombrement de ses forces, 1 Par. xx1, 1, C’est Isabelle qui séduit son époux Achab, I Rois xx1, “ὃ, ele., ete, Ce verbe paraît avoir formé le latin suader, l'allem. schwatzen , le belg. swetsen , l'ang. 10 twa;Ëe, qui ont tous pour é.ément primitif et essentiel le monosyllabe sout.

TO (south), pour rA> ( seveth ), de ΠῚ ( savah); vêtement, Gen, xLix, 11.

2.12 (sahhab), traîner, an der Erde herumschleppen, I Sam, xv1r, 13.

ΓΊΞΙΙΞ (s’hhabah), dilacération, Jer. χχχυπι, 11.

"no (sahhuh), nettoyer, balayer, ΕΖ. xxvi, 4.

‘no (s’hhi), ordures, souillure qu'on rejette, Lam, nt, 45.

VO (sahhisch}, ce qui vient de lui-même, spontanément , IL Rois xx, 29. Ce mot est pour ΘΠ:

po 882 (sohahhis), par une transposition de lettres, et appartient à la racine Dr? (schahhas).

"no (sahhaph), 1° raser, enlever en rasant, c’està-dire entraîner, en parlant d’une pluie violente qui emporte le sable avec elle, Prov. xxvirr, 3.—20 P&pétrer le sol, comme fait l'eau qui tombe avec force: de là, par métaphore, détruire, ruiner de fond en comble, bouleverser, Ex. xxur, 24; Jug. vi, 25.

"D (sahhar ), errer çà ei là, parcourir la terre, soit en nomade, Gen. xxx1v, 10; soit en mendiant, Jer. xiv, 14; soit enfin en marchand pour faire le commerce, Gen. Lxn, 34.

72 (sahhar), foire, marché où l'on trafique, Is. xxur, 3; par métonymie, le gain acquis par un honnête négoce, Is. Lxv, 14.

"2 ( sahhar ), gain, lucre, bénéfice que l'or Fait dans le commerce, Is. xxur, 18.

ΠΤ (s’Ahorah ), négoce, commerce; au concret, ceux qui font le commerce, les marchands, ΕΖ. xxvi, 15: |

nn2 (sohherah), le bouclier, ainsi appelé à cause de sa forme circulaire, Ps. ΧΕΙ, 4.

ND (sohhereth), une certaine pierre de prix, une espèce de marbre noir remarquable par ses taches circulaires, et qu’on employait pour daler, Esth. x, 6.

ὉΠ (sahhasch), inusité.

ἘΞ ὩΣ (setim). Voyez ὩΣ (scout).

ΔῈ (sig), le résidu, les scories de métaux après qu'ils ont été purifiés par le feu, Prov. xxt, 4.

Jo (sivan), Sivan, troisième mois de l’annéa sainte, et le neuvième de l’année civile; il répond en parlie à mai, et en partie à juin. Le nom de ce mois signifie spléndeur, éclat, à cause des fleurs de toutes espêces dont la nature est embellie à cette époque. Comme tous les autres, il est d'origine per sane. En Perse, en effet, nous le retrouvons le douzième de l’année, et portant encore le nom de safend, zend cpenta, pehlvi sapand.

Po (sihhon), balayeur, c’est-à-dire le général qui baluye tout sur son passage; Sihon, ou selon la Vulgate Sehon, roi des Amorrhéens, à qui Moise demanda là permission de traverser son pays avec tous les Israélites, en lui promettant de ne faire aucun dégât, et d'acheter tout ce qui serait nécessaire pour leur nourriture, Mais Sehon lui refusa le passage avec dureté, et alla même au-devant des Hébreux ἡ avec une puissante armée; mais il fut défait par les Hébreux, qui s'emparèreut de tout son pays, et exercèrent sur ce peuple impie une épouvantable justice, Nomb. xx1, 20.

ΤῸ (sin), être bourbeux. Cette racine est inusitée.

Τ᾽ (sin), de la boue, bourbeux, marécageux. Peluse, ville d'Egypte, située à l'embouchure du bras le plus oriental du Nil, et le plus voisin de la Palestine, C'était comme la clef et le rempart de l'Egypte du côté de la Phénicie et de la Judée. Aujourd'hui elle est engloutie sous la mer avec tout le pays qui l'entourait.

VO 2379 (midbar sin), le désert de Sin, Ex. xy1, 4.

C'était un désert d'Arabie situé entre Elim et le Sinaï. C'est dans ce désert que les Israélites murmurèrent contre Moïse, parce que les vivres leur manquaient; c’est là que le Seigneur leur envoya une grande quantité de cailles, et leur fit pleuvoir le lendemain la manne, Ex. xvi, 1.

9190 (sinai), qui ἃ la même signification que les mots précédents, est le nom de la montagne à jomais cé'èbre où Dieu donna sa loi à Moïse, et prépara par ceite première révélation la révélation plus sublime de son Fils Jésus-Christ. Elle est située dans l'Arabie Pétrée, dans une espèce de péninsule formée par les deux bras de la mer Rouge, dont l’un, le golfe de Colsam, s'étend vers le nord, et l’autre, le golfe E/anitique, s'avance vers l'orient. Les Arabes appellent cette montagne tof, c’est-à-dire, la montagne par excellence, ou gibel Mousa , la montagne de Moïse. Le mont Oreb est un des points de cette montagne vers la partie méridionale, Ex. xvr, 4; Nomb. xxx, 16, etc.

"20 (sinim). Ce mot joint avec Y=K (eréts) dans le seul passage où il se rencontre, Is. xzix, 10, s’entend ordinairement d’un pays fort éloigné. Mais quel est ce pays? C’est sur quoi les interprètes ne sont nullement d'accord. Les uns ont entendu Péluse et l'Egypte; les autres la Perse; mais il faut avouer que leurs raisons sont loin d'être convaincantes. L'opinion [a plus probable, pour ne pas dire certaine , est sans doute celle qu'a émise le premier Arias Montanus, qu'ont soutenue ensuite Junius, Mueller, et de nos jours Langlès, dans ses Recherches asiatiques, Ces savants pensent que par Æ22 on doit entendre la Chine, dont l’existence ne pouvait être ignorée des Hébreux. Et en effet si nous comparons ce mot avec le nom que les Grecs, les Perses, les Indiens, les Juifs eux-mêmes donnent à ce grand pays, on ne pourra s'empêcher d'y voir une analogie parfaite. Les Grecs l'appellent Six; les Syriens distinguent la Zin septentrionale, et la Zin méridionale, qu’ils nomment encore Mazin; les Juifs dans leurs écrits ne désignent jamais la Chiñe que sous le nom de F3 (sin); les Perses l'appellent Tschineslan, C'est-à-dire, pays , royaume de Chine ; les Indiens, Tschina, nom que l’on trouye même mentionné dans les lois de Manou. Or toutes ces dénominations et bien d’autres que nous pourrions rapporter encore ne peuvent avoir par hasard une aussi grande analogie avec l’hébreu 2, pluriel de TD (sin); et comme il est certain que la plupart d’entre eux, ne sauraient s'entendre que de la Chine et des Chinois (Voyez Recherch. äsiat, 115 vol., pag. 406 et suiv.), on peut déjà en conclure qu’il en est de même pour les autres, et en particulier pour celui qui nous occupe. Mais si nous consultons les écrits des Chinois eux-mêmes, nous ne pouvons plus avoir de doute à cet égard. Dans ces écrits en effet, dont quelquesvus remontent probablement à l’époque de David, la Chine, ou le premier empire chinois, est désignée 605 le nom de Tsin ; et chose remarquable, la Pates-

tine et les pays circonvoisins portent celui de Tatsin, c’est-à-dire, de Grand-Tsin, Ilager, d’après les monuments les plus authentiques, a expliqué cette dénomination commune. Dans son Panthéon chinois, il nous montre que les Phéniciens et les Syriens, traversant la Perse et les deux Bucharies , avaient su de tous temps, et à l’aide de leurs chameaux rapides, se rendre en Chine, et y avaient laissé des colonies, qui, sorties de la Syrie, avaient par làmême porté le nom de Syriens de l'Orient, ou des Sères (ser-es).

Mais, trouvant dans ces contrées lointaines des sauvages srossiers, de race mongolc et autre, qui ne pouvaient prononcer la lettre R, et avec laquelle ils durent bientôt s'allier, ils leur enseignèrent l'écriture hiéroglyphique, encore usitée à celte époque en Egypte, en Arabie, en Syrie, en Babylouie et en Perse; et fondant chez eux une colonie à laquelle ils donnèrent tout naturellement le nom même du pays d'où ils élaient sortis, ils établirent sinsi dans le nord-ouest de la Chine, c’est-à-dire dans la partia la plus proche de la Perse, et par cela même Ja moins sauvage, l’antique et l’illustre principauté de Tsin. Or, soit que ce mot de Tsin fût pour Tsir, 3 Tyr, soit qu'il fût réellement l’ancien nom donné à la Palestine (Pales tsine), et dont nous retrouvons encore des traces dans beth-sane (tsane), et dans (sion, FPS, toujours est-il que les deux peuples de Palestine etde Syrie, et du pays de Tsin ou de Chine, se regardaient donc comme ayant une origine commune, quant à leur civilisation du moins; el que ce petit, mais important pays de Palestine et de Phénicie, auquel les Chinois donnent l'épithète de ta ou de grand, avait été évidemment là métropole de ces colonies orientales et lointaines. Mais s'il en est ainsi les Hébreux connaissaient donc a fortiori un pays dont ils avaient été les civilisateurs, et avec lequel ils avaient constamment des relations commerciales ; donc ils avaient un nom pour le désigner, et ce nom ne peut être que EY2D pour 222 (Isinim), de ὯΝ (tsin), identique avec celui que tous les peuples donnent à la Chine, avec celui que la Chine se donne elle-même dans les plus anciens monuments.

"190 (siphon'iah). Voyez DD (soum’phoniah).

2 (sir), bouillonner, fermenter, en parlant du vin, de la colère, de la fièvre. Ce verbe est inusité en hébreu.

0 (sir). 10 Une chaudière dans laquelle l’eau s’échauffe et bouillonne , Job xzr, 23; Mich. mi, 5. — 2 Au pluriel 3% (sirim), et ND (siroth), des épines, un buisson d’épines, parce que ces plantes parasites croissent et semultiplientavee une telle rapidité, qu'elles paraissent. bouillonner. Les épines, dans l'Ecriture sainte, signifient poétiquement les méchants qui grandissent el prospèrent en ce monde, et que Dieu doit un jour arracher, Nah. 1, 10; Ps. Lvut, 10, = signifie encore un hameçon, parce qu'il ressemble à une épine, Am. iv, 2.

ro (sith). Voyez TD (south).

ἽΡ (such), de 29 (sachach); une multitude de branches enlacées les unes dans les autres; el par métaphore, une foule, une multitude d'hommes pressés ; du reste, ce mot ne se lit qu’une fois, Ps. xuus, 5. D (soch), un abri, tel qu'en cffrirait par exemple un bois épais et Louffu; par extension , le bois luimême; l'endroit d’une forêt qui sert de retraite aux animaux sauvages, Jer. xxv, 38.

10 (sachah), comme ΠΡ (sçachah), regarder, contempler. Voyez ce verbe.

ΤΌ (succah), abri, ombrage. La fête des Tabernacles est appelée ΓΟ 37 (khug hassuccoth), parce que les Juifs habitaient pendant sept jours sous des tentes de verdure, en mémoire de ce que leurs pères avaient ainsi camçé dans le désert. Elle se célébrait après la moisson, le quinzième jour du mois tisri, Lev. ΧΧΠΙ, 34 ΓΘ signilie encore par extension, une lente, une maison, une lanière, en parlant de la retraite du lion, Job xxxvmt, 40.

D"2D (süccoth), ombrages ; n. pr. d’une des stations des Israéiites dans le désert, Ex. xn, 37, et d’une ville de la tribu de Gad, située sur Jes bords du Jour: dain, Jos. x, 27; Jug. νη, ὃ.

ΤῊΞΘ (siccouth). C’est le nom du tabernacle que les Israélites construisirent dans le désert, pour y sacrifier aux idoles, Am. v, 26.

C2Y2D (succiim), ἢ. pr. d’un peuple sauvage d’Afrique qui vivait sous des tentes ou dans le creux des rochers. La Vulgate et les Septante l’appellent troglodytæ, 11 Par. x, 3.

70 (sachach), racine de tous les mots qui précèdent, signifie, 4° proprement faire un tissu, tresser, entrelacer des branches, Soit pour former une haie, soit pour faire une couverture, Ps. cxxxix, 13. — 2° Protéger, proprement couvrir en entrelaçant des branches entre elles pour produire de l'ombre, un abri, une retraite assurée, Job xL, 22. Le partic'pe 7 (sochech), pris Substantivement, s'entend de cette espèce de couverture formée par la réunion des boucliers, et dont les anciens faisaient un grand usage dans le siége des villes, Nah. 11, 6. Peut-être est-ce encore des travaux avancés de maçonnerie qui couvraient les assiégeants. — De 20 (sachach) viennent les mots suivants : σχία, ombre; onx6e, étable ; cxoros, lénèbres; σάγος., sagum, sagulum, saye, 1ncien habit des Gaulois :

Virgatis lucent sagulis. (Vinc.)

σχύτος, sculum, bouclier, é‘usson; σάχος, bouclier; soccus, Socque où brodequin, etc.

"22 (s’chachah}, clôture ; n. pr. d'une ville de la tribu de Juda, Jos. xv, 61. ἐ

5 (sachal), être insensé. — Au piel faire ou rendre insensé, c'est-à-dire, vain, inutile, sans effet, en parlant d’un conseil, ΠῚ Sam. xv,31.— En kiphil faire l'insensé, agir comme un insensé, Gen. xxx1, 98, D'où σχολίος, pervers.

So (sachal), insensé, imprudent, stupide, Jer. xIv, 22.

np 386 ip > (sechel) , démence, folie; au concret les insensés, Eccl. x, 6.

np20 (sichlouth), démence, Eccl. u, 3.

es) (sachan). Ce verbe signifie proprement et primiuvement habiter ; mais parce que ceux qui habitent ensemble se familiarisent bientôt, s'accoutument peu à peu et prennent les mêmes goûts, les mêmes habitudes, =D veüit dire en second lieu, s'accoutumer, comme en allemand gewohnt seyn de wohnen; Is. xx11, 15. Pais l'habitude d’être ensemble fait qu'on prend intérêt l'an à l'autre, qu'on aime à s’obliger, à se rendre service, el voilà pourquoi 7-0 signifie en troisième lieu, rendre service, être utile à quelqu'un, Job xx, 2. Enfin les services réciproques supposent 1à nécessité; d’ailleurs, on ne se réunit d’ordinaire que parce que isolé on se sent faible, pauvre, dénué, seul, et telle est la raison de la quatrième signification de 120, être pauvre, indigent, c’est-à-dire sentir le besoin d'habiter avec quelqu'un, de se soutenir, de Se soulager mutuellement, parce que seul on est exposé à tous les dangers, à toutesles vicissitudes qu'entraine l'isolement, Ecc. x, 9. Quelques savarts ont proposé d’autres manières de lier logiquement ensemble les diverses significations de ce verbe, mais nous pensons que celle donnée plus haut satisfait également et l’esprit et les passages où 130 88 rencontre. — De ete) vient &oxiw, exCrcer.

20 (sachar), comme "55 (sugar) , son homogène, fermer , clore, livrer pour enfermer , Is. xix, ὦ, — D'où scrinium, coffre on cabinet où l’on serre ce que l’on ἃ de plus précieux.

22 (sachar), comme ΣΕ (sçachar), louer, prendre en location, Esdr. αν, 5.

FLO (sachath), se taire, réduiré au silence, Deut. xxvir, 9. Les Septante traduisent par σιώπα, la Vulgate par attènde. — De là vient ausculto, écouter, autrefois escouter.

ne (sal), de δ; branche flexible, corbeille faite de ces branches enlacées les unes dans les autres, Gen. χα 17.

ΜΠ (sala), proprement soulever, puis peser, parce qu’on soulève les deux bassins de la balance, Lam. 1v, 2.

ΣΤ (silla), osier flexible; ἢ. pr. d'une ville dâns le voisinage de Jérusalem, IT Rois x11, 24.

+50 (salad), sécher au feu ; de là endurcir, Job V1, 40.

+20 (seled), n. pr. m., I Par. n, 50.

ΤῸ (sulah), comme ΝΘ, soulever, et par extension, peser, élever la balance; ensuite mépriser, faire peu de cas, comme on dit en latin elevare pour contemnere, et en effet les choses et les personnes n'ont de valeur qu'à raison de leur plus où moins de poids. Ne di:ons-nous pas en français un homme de poids, pour un homme recommandable ; un homme vain, léger, pour un homme sans valeur, méprisable ? — De ΓῺ dans le sens de mépriser, fouler aux pieds, viennent peut-être solum, le sol, la terre qu’on foule aux pieds; soles, pièces de bois qui se couchent à terre, et soutiennent un édifice ; le seuil d’une porte; salle, ou rez-de-chaussée.

750 (selah).Ce mot paraît jusqu'à soixante et dix fois dans le texte hébreu des psaumes, et trois fois dans le cantique d’Habacuc. Les Septante en lisaient même un plus grand nombre dans l'hébreu de leur temps. ΠῚ signilie proprement pause, repos; les Grecs le traduisent par διαψάλμα. Il se met à la fin de la section, de la lecture ou du chant. L'urigine de selah ou diapsalma ne remonte pas, suivant Contant de la Molette, jusqu'aux interprètes grecs, comme le veut saint Hilaire; encore moins jusqu'aux auteurs sacrés, comme le prétend Eusèbe de Césirée dans sa préface sur les psaumes. Le témoignage de ce dernier est de si peu de poids dans celte matière, qu’il suffit d'exposer son sentiment pour Je réfuter. Selon lui, les musiciens, ayant David à leur tête, chantaient devant le sanctuaire les louanges du Seigneur ; ils tenaient à la main leur instrument de musique; les uns une cymbale, les autres une lyre, d’autres un psaltérion. Chacun, ajoute ce Père, suivait dans le chant l'impression du Saint-Esprit qui Jauimait. Le premier qui se sentait inspiré entonnait un Cantique, et les autres se contentaient de répondre : Alleluia. Aussitôt que l'inspiration cessait, les instruments demeuraient dans le silence, et l’on écrivait n5D (selak), diapsalma. Le bon Eusèbe rend comple de tont cela comme s'il en eût é é témoin ; mais il est évident que ce n’est qu’une fable de sa pieuse imag nation. Quoi qu'il en soit, le selah n'appartient point essentiellement à la peésie sacrée, puis= qu'on ne le trouve point dans le livre de Job, dans les Proverbes de Salomon et autres morceaux poétiques. On voit d’ailleurs par l’usage que les Juifs en font, qu'ils ne le considèrent que comme une conclusion de prière qui revient à la nôtre, ainsi soit-il: Toutes leurs épitaphes finissent par ces mots : Que son äme soit liée dans le ciel, amen, selah, et à la fin de leurs livres, ils ont coutume de mettre ces quatre mots en abré.é : 751 790 ΓΥΣ T2", c’est-à-dire, vrai-

ment, pour loujours, ainsi soil-il, ἃ jamais. I] faut done :

regarder le selah comme absolument étranger à la poé:ie.

+55 (sallou), pesé; ἢ. pr. m., Neh. χα, 7.

ΝΟ (salou), id.; n. pr. m., Nomb. xxv, 24.

ND (salou), id.; n. pr. m., [ Par. 1x, 7.

ὙΠῸ (sallon), épine, et par mé aphore, 165. méchants : nous avons dé,à vu cette figure plus haut, Ez. πὶ, 6.

Po (sillon), même signification que Je précédent, Ez. xxvin, 24.

n5o (salahh), pardonner, faire miséricorde ; mais, comme les racines dont nous avons parlé plus haut, ce verbe paraît signifier primitivement élever, enleter, d'où découle naturellement le sens de pardonner. Nous avons vu déjà la même chose pour Nt2 (nasca). Lev. 1v, 20.

no (πανία ει), bierveillant, miséricordieux, qui pardonne aisément, Ps. Lxxxvi, 5.

D (sallaï), vannier ; n. pr. m., Neh. x1, 8,

nb (s'lihhah), pardon, miséricorde, Ps, cxxx, 4,

770 (salach), inusité; en arabe, marcher, aller, s'avancer.

250 (sal'chah),n. pr. d'une ville de la tribu de Manassé, | Par. v, 44.

5) (salal), élever , soulever ; de là, 1° amonceler en las, élever pierre sur p'erre, Jer.1,26. —92° Mais plus une chose est élevée, moins elle conserve son centre de gravité; de là LD signifie vaciller, chanceler, se bilancer ; il se dit ensuite spécialement des rameaux flexibles des arbres que le vent agite et balance d'ns les airs. À

159 sol'lah), monceau, tas, butte de terre que les assiégeants ὁ vent, soit pour se mettre à couvert, soit pour dominer la ville ass égée, Jer. xxxu, 24.

ἘΞ 29 (sullam), échelle par laquelle on s'élève, Gen. XXVII, 42.

no (salsilloth), corbeille, panier fait de rameaux flexibles, Jer. vi, 9.

ÿ50 (sala), racine inusitée, mais qui doit aussi avoir pour signification primitive celle d'élever, de s'élever, qui paraît inhérente au monosyllabe 22.

9 (sela) : 15 rocher qui s'avance et s’éève audessus de la mer, Job xxxix, 1. De là le sanserit οἰ, et probablement le latin silex, pour silec- 8. —2° ἢ, pr. d'une des plus importantes villes des Ammonites, située au fond d'une vallé:, et entourée de rochers escarpés qui larendaientimpé :étrable, et d'où elle tira son nom; les Septante l’appellent Petra, et c'est d'elle que la partie de l'Arabie où elle se trouve s’est nommée Pé!rée.

©y°0 (salam), absorber, dévorer, consumer.

τΞ} 3 (solom), une espèce de sauterelles ailées, ainsi appelées à cause de leur voracité, Lev. x1, 22.

55 (salaph), pervertir, subvertir, renverser, tourner, détourner ; il se dit des paroles auxquelles oa donne une signification détournée ; du droit chemin duquel on s'écarte, pour suivre la voie large de la perdition ; de l’homme enfin dont on séduit l'esprit, dont on ézare le cœur, et que lon fait ainsi tomber dans le précipice, Job xu, 19.

be {seleph), perversité, dépravation, Prov. x1, 3.

po (s’{ek δι s'lik), chald., monter, Dan. vu, 3.

n° (salath), inusité; en arabe, décortiquer, purifier, monder.

n°0 (soleth}, de la fleur de farine dont Martial a dit :

Nec poteris similæ dotes numerare nec usus.

Ce mot diffère de m2> (kemahh), qui signifie de la farine grossière, telle qu'on s'en sert dans les usages ordinaires, Gen. xvit, 6; Lev. 11, 2.

422 220 (samgar n'bou), en persan, le glaive de Nabo;n. pr. m., Is. xxxIX, 5.

720 (s'madar), fleurir comme Ja vigne, ou encore, se tourner en raisins, Cant. vn, 13.

CD (sammim), de CMD (samam) ; des aromates, des parfums, Ex. xxx, 54.

722 (samach), imposer un lourd fardeau, peser sur quelqu'un, s'appuyer sur lui, par conséquent se soutenir ; et transitivement, supporter, Soutenir, Ps. xxxvIt, 24,

4729 (s'machiahou), que Dieu soutient ; n. pr. m., EPar. xxvi, 7.

20 (samal), inusité; assimiler ; similis, oux)os. bo (semel), image, simulacre , ido!e, IL Par. XXXIN, 7.

0 (samam), inusité; en arabe, sentir, exhaler une odeur bonne où mauvaise, d’où m2 (sammin:).

29 (saman), désigner, signifier, définir, Es. xxvin, 25. D'où σῆμα, σαμα, σημείον, signe.

20 (samar), se dresser, soil par un mouvement convulsif de crainte, comme les cheveux , soit par une surexcitation nerveuse, Job 1v, 15.

20 (samar), qui a les cheveux hérissés ; horrible, Jer. 11, 27.

N22 (sana), inusité ; être hérissé d’épines.

MN2D (s’naah), couverte de ronces; ἢ. pr. d’une ville de la tribu de Juda, Esdr. 11, 35.

19220 (sanballai), ἢ. pr. d'un des chefs ennemis des Juifs qui s'opposèrent avec le plus d’acharnement à la reconstruction des murs de Jérusalem après la captivité, Neh. 11, 10. Ce nom est persan : il signifie, loué par l'armée.

ΤΣ (sanah), inusité; être hérissé, épineux.

"0 (s’ueh), 1“ ronce, buisson d'épines , Ex. 11, 2.— 2 n. pr. d’un rocher, 1 Sam. x1v, ἀ.

FIND (s’rouah), ἢ. pr. f., Neh. x1, 9.

ñ:D (sannah), de 12 (sanan) ; une branche, un rameau.

"LD (sanver), aveugler.

ŒYM0 (sanverim), aveuglement. Il se dit au figuré de l’aveuglement de l'esprit, et marque l'état d’un homme qui, après avoir perdu le sentiment du vrai, et cet œil de l'intelligence et du cœur qui sait discerner le bien du mal, s'égare dans les fausses routes du mensonge et de l'erreur, et se conduit comme un aveugle qu'aucune main directrice ne guide, Gen, xx, 11.

2750 (sanhherib), Sennachérib, fils et successeur de Salmanacar, ΠΥ avait quatorze ans qu'Ezéchias régnait en Juda, lorsque Sennachérib vint attaquer toutes les villes de la Judée, et s’en rendit le maître. Ezéchiis lui envoya des ambassadeurs, et offrit de lui payer tel imyôt qu'il jugerait convenable, à condition qu'il se retirerait. Le roi d’Assyrie exigea trois cents talents d'argent, et trente talents d’or; mais cet argent ayant été payé, il voulut qu'Ezéchias se renil entre ses mains; mais 66 pieux roi ayant eu recours à Dieu par la prière la plus fervente, et s'étant bumilié devant le Seigneur, en obtint un secours puissant. L'ange du Seigneur mit à mort quatre-vingt-cinq mille hommes de l’armée de Sennachérib, ce qui le contraignit à retourner à Ninive, où deux de ses fils l'assassiièrent dans un temple de ses faux dieux. Quant à l'é’ymologie de ce nom, selon Bohlen on doit le rapprocher du sanscerit senagrib , qui signifie Le vainqueur des armées, dénomination parfaitement remplie par celui que Dieu avait particulièrement suscité pour être comme la verge de fer dont il voulait châtier son peuple infidèle,

Page 1