‹ Dictionnaire universel de philologie sacrée (volume 2)Chapitre 399 sur 429 · MED · texte numérisé non relu

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122 (sanan), inusité; en syriaque, balayer.

2020 (sansannah), la ville des palmes ; ville de la tribu de Juda, Jos, xv, 51.

ΖΞ ΣῚΡ (sansinnim), branches, rameaux, Cant, ne

220 (s’nappir), nageoire de poisson, Lev. xr, 9. La racine de ce mot est arabe, où elle signifie, fuir, se hâter.

D2 (sas), la teigne, en grec σῆς, I:. τι, 8.

LD (sismai), n. pr. m., I Par. 1, 20.

ΝΟ (saad ), soutenir, supporter, étab'ir, affermir. Par métaphore, renforcer, refaire, récréer, aider; enfin manger pour se soutenir, 1 Rois xut, 7.

"yo (saah). Ce verbe ne se lit qu'une fois, Ps. zv, 9, où il paraît signifier courir avec impétuosité.

720 (s’iph). 10 Fissure , crevasse, Jug. xv, 8. — 2° Arbuste qui croît dans les fentes des rochers, branche, Is. xvir, 6.

720 (saaph), diviser, séparer, disséquer, couper en deux, disperser, Is. x, 33.

ἜΣΘ (seeph), divisé, c’est-à-dire partagé entre deux sentiments ; qui doute, et ne sait quel paru prendre; par extension, incrédulé, infidèle, Ps. cxix, 113.

n2;0 (s’aphah ), rameau, ΕΖ. xxx1, G.

ΓΞ. (s’ippah), des parties divisées; au figuré, des opinions, des sentiments partagés, 1 Rois xv, 2,

-Y2 (saar), éprouver une violente commetion, comme la mer quand elle est bouleversée par une tempête furieuse, Jon. 1, 11. Au figmé, il se dit des peuples agilés comme les flots de la mer, Zach. vu,

=D (saar), tempête, Am. 1, 14.

77ÿ0 (s'arah et saarah), id., H Rois n, 1.

"D (saph), de "ED (saphaph) ; 1° le seuil d'une porte, Jug. x1x, 27, — 2° Une coupe, dont les bords sont évasés comme un seuil usé par les pieds des passants, Ex. x11, 22,—5° n. pr. m., {1 Sam. xx1, 18.

NID (sapha), inusité; donner à manger, rassasier, d'où n°229 (mispoth), pâturage.

ἼΞΌ (saphad), frapper, se frapper la poitrine en signe de repentir, de douleur : geste si naturei qu’on le retrouve jusque chez les sauvages, comme l’ex-

pression s'en rencontre dans toutes les langues :

Nudaque marmoreis percussit peclora palmis.

(Ou) De ce verbe vient le grec σφαδάζω, σπόδος͵, Cendre dont on se couvrait la tête dans les grandes alflic- Lions ; σφέδανος, terrible, véhément, qui cause un grand deuil ou de grandes douleurs.

ΓΘ (saphah). 4° Raser, tondre, Is, vu, 20. — 2° Comme #2 (iasaph), ajouter, Is. xxx, 1.

ΤῈ (sippoun), ie plancher du temple, 1 Rois vi, 15.

MES (s'phorah), de ΞΟ (saphar); nombre, Ps, ἘΣΣΙ, 19.

ΤΞῸ (saphahh), répandre, verser; puis oindre, consacrer, C'est-à-dire verser l'huile sainte, 1 Sam. 1, 56; enfin, répandre, c’est-à-dire donner à ne chose une plus grande étendue, l'étendre, la développer, et par conséquent ajouter pusieurs choses

entre elles pour en former un tout étendu ; ce dernier sens est le plus ordinaire , Is. χιν, 2. — Le piel signifie, comme le Καὶ, répandre, verser, mais, par métaphore, faire tomber les cheveux, en assimilant les cheveux à un liquide qu’on laisserait échapper goutte à goutte, Is. m1, 17.

720 (sappahhath), la teigne qui fait tomber les cheveux , Lev. ΧΠΙ, 2.

ΠΣ ΞῸ (s'phinah), navire formé de planches join- (65 ensemble, Jon. 1, 5.

20 (sappir), le saphir, pierre précieuse de couleur d'azur, tachetée de marques d'or et fort éclatante. Elle était employée au second rang dans le rational, Ex. xx vin, 18.

Lo (saphal), inusité; en arabe, être bas, humble, rampant.

Los (sephel), une coupe, un bassin peu profond, Jug. v, 25. De là s’est formé le mot simpulum, vase dont on se servait pour les libalions, πύελος, pelvis, poêle; φιάλη, phiala, fiole.

122 (saphan), couvrir, recouvrir, Jlambrisser, I Pois vi, 9: d’où est venu sapinus, sapin qui sert à la construction des vaisseaux ; sapin, vieux mot français qui signifie une poudre de pierre qu’on détrempe pour faire des enduits.

29 (saphaph), inusité ; d'où s’est formé D (saph), se coupe, mot qui ἃ passé dans le grec σίφων, siphon, et le latin scyphus, verre à boire.

pED (saphak), faire du bruit en se frappant dans les mains, soit pour conclure et ratifier un marché, soit pour se réconcilier et se donner ainsi un signe de paix et d'union, soit enfin pour exprimer quelque sentiment de l'âme, comme la joie , l'admiration, la tristesse, Is. 11, 6.

p22 (saphah), d'une origine différente que la racine précédente, parait signifier proprement abonder, surabonder, d'où vomir, ce qui arrive quand l'estomac est trop chargé, Jer. xLvin, 26; et, en second lieu, suffire, être suffisant, avoir une abondance raisonnable, 1 Rois xx, 10,

PED (sephck), abondance, suffisance, Job xx, 22,

20 (saphar). 15 Ce verbe, qui est des plus usités de la langue sainte , paraît avoir pour sens primitif celui de percer, de graver en creux; c’est la signification première de toutes les racines équivalentes des langues de la même famille, et celle qui ἃ pascé dans quelques dérivés. — 2° Ce verbe signifie ensuite écrire, parce qu’on écrivit ou plutôt on grava, dans les commencements, l'écriture sur la pierre, le bois ou le plomb, sur le marbre et l’airain. On laissa ensuite ces malières pesantes et incommodes pour l'ivoire ou pour des feuillets de matières légères et moins embarrassantes. On se servit de feuilles d’arbres, d’écorces, et ensuite de cette peau lisse et souple qui est entre l'écorce et le bois, et qui, élant appelée liber par les Latins, nous ἃ fourni l'expression de livre. On écrivit aussi sur des tablettes ou petites planches enduites de cire, sur lesquelles on traçait les caractères avec le style ou stulet, qui était une

sorte de poinçon pointu par un bout pour graver, et aplati de l’autre pour effacer (De là l'expression latine vertere Stylum, pour dire corriger). On écrivit encore sur le papyrus, espèce de roseau qui croît dans les marais d'Egypte , et dont on apprêétaii les membranes en les collant les unes sur 1es autres pour leur donner plus de solidité. C'est de ce mot papyrus qu'est venu le nom de papier, donné à celui dont nous nous servons. Mais on voil que toujours on eut besoin de graver l'écriture, et que les caractères, sculptés en creux, étaient une véritable gravure. — 95° 2) signifie encore compter, parce que, chez les Orientaux comme chez les Grecs et les anciens Latins, les nombres arilhméiiques ne se dis tinguaient point des caractères de lalphabet, dont chacun ἃ sa valeur et sa place. En ce sens, le verbe qui nous occupe se retrouve dans le grec σπεῖρα, COhorte, a numerando, comme nous disons lever, enrôler des soldats, parce qu'on les met sur le rôle de la milice; dans le latin sufrag'um, suffrage, qu'on ἃ coutume de compter dans les assemblées; dans Île français chiffrer, chiffre, l'espagnol cifrar, l'ialien cifrare, Lous mots qui nous viennent des Maures ou des Arabes. — 4° Enfin, 529 siguifie raconter, c'està-dire additionner une suite d'événements pour en faire un tout qui s'appelle conte ou histoire. Nous n'avons pas besoin de faire remarquer qu'ici l'hébreu a de grands rapports avec notre langue, puisque le verbe qui s'applique aux événements se dit aussi des nombres, conter, raconter, compter.

20 (sapher), chald., en hébreu 29 (sopher), scribe, écrivain, secrétaire, Esdr. 1v, 8.

“20 (sepher), écriture, Is. xx1x, 11; et par extension tout ce qui est écrit, contrat, lettre, écritures, mais surtout et plus généralement livre, Ex. xvn, 14; Deut. xxvur, 58.

ΞῸ (s'phar), chald., livre, Dan. vnr, 10.

“20 (s’phar), qui ne se distingue du précédent que par la quantité de sa voyelle qui est longue, signifie compte, dénombrement, I Par. 11, 46.

“22 (s’phar), Sephar, pays et ville de l'Arabie qui servit de limite aux possessions de Jecian, Gen. x, 30. Les Arabes l’appellent encore Zafar, quoique ce nom ne s'applique plus à une seule ville, mais à une série de villages situés sur la côte ou près de la côte de l'océan Indien, entre Mirbat et le cap Sadjir.…. Celui que l'on nomme Belid où Hharckam est en ruines, mais en ruines splendides, c’est l'antique Sephar, Journal asiat., série 3, 1. V, pag. 316. ᾿

ΞΡ (siphrah), f. de 20 (sepher), livre, Ps, XLVI, 9.

n20 (soph'reth)}, scribe ; n. pr. m., Neh. vn, 57.

+20 (s'pharad) pays dans lequel furent déportés une partie des habitants de Jérusalem, Obad. xx. La plupart des interprètes hébreux l'expliquent de l'Espagne; mais saint Jérôme, plus près des sources de Ja tradition, croit avec plus de fondement qu'il faut entendre le Bosphore ; et celte conjecture est d'autant plus vraisemblable, que d’après les travaux des ethnüs

graphes modernes on est parvenu à déchiffrerle nom A défini une espèce de hauis-de-chausses, nous de-

même qui nous occupe, CP RD, sur les célèbres inscriptions cunéiformes de Persépolis, parmi les noms de peuples certainement voisins du Bosphore.

0-22 (s’pharvaim}), Sepharvaim, peuples du nombre de cenx que le roi d’Assyrie envoya dans le royaume d'Israël, dont il avait mené les habitants capufs au delà de l'Euphrate, On ne sait pas précisément de quel endroit ces peuples furent tirés : peutêtre leur demeure était-elle dans les monts Sephar, entre la Golchide et la Médie. Peut-être et plus probablement encore doit-on voir dans ces peuples les habitants de Σιπφάρα, dont parle Ptolomée, v, 18, ville de Mésopotamie située sur la rive orientale de l'Eupbrate, où ce fleuve se divise en deux branches, dont l'une se dirige vers Babylone, οἱ l'autre traverse le Séleucie et va se jeter dans le Tigre.

Lo (sakal), lapider,accabler quelqu'un de pierres, C'était un supplice usité chez les Hébreux. On menait 16 criminel hors du camp, et sur la route, un Léraut criait : Un tel va être lapidé pour un tel crime, et accusé par tels témoins; si quelqu'un peut faire voir qu'il est innocent, qu'il s'approche. S'ilse présentait quelqu'un, on ramenait le patient dans la prison pour être entendu de nouveau; à dix coudées de l'endroit du supplice, on l’exhortait à avouer son crime, et lorsqu'il était plus près on le dépouillait Ue ses habits. Le lieu où on lapidait, était élevé d'environ dix ou douze pieds. Le criminel étant monté, l’un des témoins le précipitait, et faisait rouler sur lui une grosse pierre, S'il ne mourait pas de cette chute et de ce coup, chacun de ceux qui étaient présents jetait une pierre sur lui, de sorte qu'il en était bientôt entièrement couvert. Ce supplice était affreux; mais que pouvaiton attendre de ces Juifs à dure tête, duræ cervicis, comme les appelle Moïse et auxquels il fut obligé de ce conformer en partie. De Bo vient scopulus, écueil dans la mer; escollo, espagn.; scoglio, ital.; Scylla, rocher dangereux dans le détroit de Sicile ; sæculum, siècle, selon Josèphe, parce qu'on gravait sur la pierre les choses mémorables de chaque siècle,

“D (sar), Contumace, puis méchant; mais en cesens ilne s'applique qu'au visage, dont la tristesse, la couleur blême, semble annoncer quelque mauvaise disposition du cœur, Jer. vi, 28. Nous disons de même, avoir un mauvais visage; et les Allem. bôse aussehend.

2"0 (sarab), inusité; en chald., être rebelle, réfractaire, indiscipliné.

“Ὁ (sarab), rebelle, réfractaire, Ez. τι, 6.

sp (sarbel}, chald., couvrir, revêtir, Nah. 11, 3.

720 (sarbalin), Vulgate sarabella; c'étais comme des hauts de chausses, ou bandes qui enveloppiient les jambes et les cuisses. Daniel ur, 92, dit que les trois jeunes hommes, ayant été jetés dans la fournaiss le feu ne leur fit aucun mal, et ue toucha pas même à leurs vêtements. Les sarabelles paraissent avoir été empruntées des Mêdes ou des Perses, chez qui nous trouvons en effet un vêtement du nom de sarvar, sarval. Mais bien que nous l’ayons nous-même

vons néanmoins avouer, que celle opinion pour être la phas commune, n’est pas absolument certaine. La seule preuve qu'on en ait, est le témoignage de saint Jérôme, mais ce savant interprète à pu être mal informé, D'un autre côté nous voyons que dans le Talmud ce mot signifie toujours un manteau, un vêlement large, et d’une grande ampleur; en outre l’habit des Perses ou des Mèdes, dont nous avons parlé plus haut, était un habit de triomphe, de fête; or l'ampleur convieul surtout à ces sortes de vêtements. Toutes ces raisons balancent l'autorité du Père de l’église et fout que nous laisserons le lecteur se prononcer pour l'une ou pour l’autre de ces explications.

Δ (sargon), ἢ. pr. d’un roi des Assyriens qui

B parait avoir régné entre Saimanassar et Sennachérib,

Is. xx, 1. Son nom en persan signifie tête de beauté. ὙΠῸ (sarad) inusité; en syriaque, craindre, trembler. 770 (sered), crainte, ou le trembleur; n. pr..m.,

Gen. xLvwi, 14.

779 (sarah), de D ; défection, éloignement, Deut. ΧΗ, 6.

7-0 (sirah), éloignement; ἢ. pr. d'une citerne, Π Sam. 11, 26.

ΤῸ (sarahh), verser, répandre; de là, abonder, surabonder ; par métaphore, d'un vase qui ne se répand que lorsqu'il est plein jusqu'aux bords ; et enfin s'étendre, s’allonger, croître, comme un liquide qui s'épanche, Am. vi, 4; Jer. xLIX, 7.

"0 (serahh), abondance, Surabondance, Ex. xxvi,

DD (saris), de DD (saras); châtré, et plns généralement encore eunuque. Bien des interprètes ont pensé que par ce mot d’eunuque il ne fallait pas toujours entendre ce que nous entendons nous-mêmes ; que l'on appelait eunuques des seigneurs exerçant à la cour des charges particulières, sans qu'ils fussent pour cela privés des douceurs du mariage et de la paternité. À l’appui de ce sentiment on cite Putiphar, expressément appelé eunuque, el ayant cependant une femme, € 1le-là même qui chercha à séduire Joseph. Quelques modernes, Winer, Bohlen et d’autres, ont soutenu la même opinion; mais Gesenius, fort des témoignages de l'antiquité et de l'éymolngie de DD, prétend au contraire qu'il faut toujours

D donner à ce mot le sens qu’il a dans notre langue.

Il rapporte plusieurs passages d'écrivains et de voyageurs célèbres qui aflirment qu’ils ont vu des hommes véritablement eunuques qui n'étaient pas cependant dépourvus de la faculté génératrice: PEcri- Lure même, dit-il, ne permet pas d'en douter. Combien de passages où il n’est pAs permis de donner à DY"D vu autre sens que celui d’eunuque, et où cependant nous voyons ces DD jouir des mêmes priviléges que ceux qui πὸ l’étaient pas: entre ces deux opipions, nous nous abstenons de prendre un parti. Nous devions les faire connaître au lecteur pour la parlaile entente du texte: c’est à lui à se dérider.

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