‹ Dictionnaire universel de philologie sacrée (volume 2)Chapitre 82 sur 429 · Baruch. 6. 11. Jac · texte numérisé non relu

Baruch. 6. 11. Jac

De cé mot viennent ces façons de parler figurées :

Comedi, devorari a tinea : Etre consumé et dévoré par les vers, c’est être réduil en pourriture, Isa. 50. 9. c. 51. 8. Devorabit vos tinea : Ils seront mangés par les vers; ce qui marque la fin et la perte des impies.

Ainsi, c. 14. 11. Subter te sternelur linea : Tu seras couché sur les vers. V. STERNERE.

Jac. 5. 20. Vestimenta a tineis comesta.

Consumi velut a tinea : Etre consumé peu à peu. Job. k. 19. Consumentur velul a linea : c'est l’état de la vie présente, qui se consume peu à peu comme le vêtement qui est rongé par les vers. 6. 13. 28. Quasi vestimentum quôod comedilur a tinea.

Esse alicui quasi tineam : Etre à quelqu'un comme un ver qui ronge; c’est ruiner el faire périr peu à peu comme le ver ronge un vêtement. Ose. 5. 12. Ego quasi Linea (ταραχή) Ephraim, et quasi putredo domui Juda. V. PUTREDO.

TINEARE; σήπεσθαι. — Ce verbe que l’on fait de tinea, signifie, être consumé par les vers, comme il paraît par le mot Giec qui lui répond, σήπεσθαι, qui vient de σήψ, vermis.

Baruch. 6. 71. À purpura quoque el nulrice quæ supra illos tineant, sciatis quia non sun dii : Vous reconnaîirez qu’ils ne sont point dieux par les vêtements de pourpre dont on les couvre, et qui se consument par les vers.

TINGERE ; βάπτειν. — Du verbe Grec τέγγειν, qui signifie la même chose.

4° Teindre, mettre en couleur. Job. 28. 16.

Non conferetur tinctis Indiæ coloribus : La sagesse est sans comparaison bien plus précicuse que les soies des Indes teintes en diverses couleurs : T'inctis; c’est-à-dire Rebus tinctis : L'Hébreu et les LXX, que l'or le plus pur. Ezech. 23. 15. Cum vidisset tiaras linctas in capitibus eorum : Ayant vu leurs bonnets de diverses couleurs sur leurs têtes.

V. Tiara. Exod. 25. 4. Coccum bis tinctum (χόχχινον διπλοῦν) : De l’écarlale teinte deux fois; afin que la couleur en fût plus vive. c. 26. v. 1. 31:36... 27..46.:c.:28.5..etc. Foy. VerMICULUS. Ainsi, Z'inctus, a, um : Qui est de différentes coueurs naturelles. Jer. 12.

9. Numquid avis {ποία (χόχχινον χεχλωσμένου) per totum? Mon peuple n'est-il pas Comme un oiseau étranger? V. DiscoLor.

2 ‘Tremper, arroser, mouiller; soit dans le sang. Gen. 87. 31, Tulerunt tunicam ejus οἱ in sanguine hœædi, quem occiderant, tinxerunt (μολύνειν, Inquinare) : Ils prirent la robe de Joseph, et layant trempée dans le sang d'un chevreau qu'ils avaient tué, ils l’'envoyèrent à son père. Levit. 4. v. 17. 25. Tinget Sacerdos digitum in sançuine hostiæ : Le prétre lrempera son doigt dans le sang de l'hostie. c. 8. 15. ο. 9. 9. etc. Isa. 63, 1. Qruus est iste qui venit de Edom, tinctis (ἐρύθημα) vestidus de Bosra? Qui est celui qui vient d'Edom, qui vient de Bosra avec sa robe teinte de

rouge ? c’est-à-dire, arrosée du sang de ses ennemis, dont le sang a rejailli sur sa robe, v. 13. Ces paroïes marquent l’avénement du Fils de Dieu dans le monde, et ce qu’il ἃ fait pour sauver les hommes. V. Epom, el Bosra.

Soit dans l’eau. Levit. 11. 32. 7n quocumque fit opus, tingentur aqua, et polluta erunt usque ad vesperam : Tous les vases qui servent à faire quelque chose seront lavés dans l'eau ; ils demeureront impurs jusqu'au soir, et après cela ils seront purifiés. Num. 19. 18. Jos. 3. 15. Dan. κε. 12.

Soit dans l'huile; d’où vient cette expres-

sion figurée, Tingere in oleo pedem suum :

Tremper ses pieds dans l'huile; c'est-à-dire, en avoir en grande abordance. Deut. 33. 24, Aser tingat in oleo pedem suum : Il y aura dans la triba d’Aser une si grande abon-— dance d'huile, que les hommes y pourraient laver leurs pieds; de même que Job dit qu'il se lavait les pieds dans le beurre, pour marquer sa grande prospérité.

TINCTUR\, æ. — Ce mot, qui vient de tingere, signifie proprement, teinture, l’action ou la manière de leindre ; mais il marque aussi dans un sens figuré,

Des étoffes, ou des pierres précieuses de couleur. Job. 28. 19. Non adæquabilur ei topazius de Æthiopia, nec tincturæ mundissimæ componelur : La sagesse est sans comparaison plus précieuse que le topase d’Ethiopie, et les éloffes teintes les plus précieuses. Voy Υ. 10.

TINNIRE ; ἥχειν. — Ce verbe se fait du son clair et du retentissement que rend le métal qui est frappé, car il siguifie,

Résonner, retentlir, rendre un son clair. 1. Cor. 13. 1. Factus sum velut æs sonans, aut cymbalum tinniens : Si je n'avais point la charité, je ne serais que comme un airain sonnant, et une cymbale retentissante: ce qui se dit par métaphore des oreilles, lorsque quelques vapeurs subtiles y étant renfermees el qu’elles en sortent, elles rendent un son clair pareil à celui des métaux; c’est de là que vient cette phrase, par laquelle on dit que les oreilles tintent, pour marquer une chose si terrible et si épouvantable, qu'on en est tout étourdi. 1. Reg. 3. 11. Ecce ego facio verbum in Israel, quod quicumque audierit, linnient ambæ aures ejus: Heb. movebunt se pavore, contremiscent, palpitabunt : ce qui signifie plutôt être frappé comme d'un coup de tonnerre : Quasi lonitrui fragore percellentur; Menoch. Je vais ue chose dans Israël que personne ne pourra entendre sans être frappé d’un profond étonnement. 1 marque la prise de l'Arche d'alliance par les Philistins. 4. Reg. 21.12. Jer.:19- 3.

TINTINNABULUM, 1; κώδων, ος. — Du verbe fintinnure, qui signifie la même chose que finnire, Où tilinnire; on dit aussi tintinnire, et tinlinare.

Une petite cloche, une sonnette. Eccli. 43 10. Cinxit illum tintinnabulis aureis plurimis in gyro : Dieu mit tout autour de la robe d’Aaron un grand nombre de sonneltes d'or :

c'est ce qui est ordonné, Exod. 28, v. 33,

faire -

34. 7έία ut tintinnabulum sit aureum et malum punicum : Ces sonneltes d’or étaient entremélées, en sorte qu'il y avait une sonnette d’or et une grenade, une sonnette d’or et une grenade, el ainsi de suite : Aaron était revêtu de cette robe lorsqu'il faisait les fonctions de son ministère, afin qu’on entendit le son de ces sonnetles lorsqu'il entrait dans le Sanctuaire, ou qu'il en sortait, pour marquer que toute la vie du prêtre doit être exemplaire, et qu'il doit instruire encore plus par ses actions que par ses paroles : Moïse ajoute, Exod. 28. 35. Ef non moriatur : Afin qu'il ne meure point; c'est-à-dire, afin que ce son l’excite aussi bien que le peuple à rendre à Dieu le respect qui lui est dû, de peur que sa négligence à accomplir ses devoirs ne le fasse Lomber dans la disgrâce de Dicu, et ne soit cause de sa mort. ὁ. 39. v. 23. 24.

TIRO. V. Tyro.

… TITAN , 15; Gr. τιτάν, ος. — Nom de géant, fils de la terre; car on dit que la terre irritée contre les dieux, créa les Titans pour s’en venger; ainsi on fait venir ce mot de τίσις, ullio, ou, selon d’autres, de τιταίνειν, extendere, parce qu’ils étaient toujours prêts d'étendre les mains pour faire violence. Judith, 16. 8. Nec filii Titan percusserunt eum : Ce ne sont point des géants qui ont défait Holopherne.

TITIO, ns ; δαλός. — On fait venir ce mot, ou de αἴθω, fumnigo, ou de θύω, uro,

Un tison ; d’où vient cette expression métaphorique, Caudæ titionum fumigantium :

Des bouts de tisons fumants, pour marquer des gens passionnés dont les entreprises sont inutiles, Asa. 7. k. Cor tuum ne formidet a duobus caudis tilionum fumigantium : Que voire cœur ne se trouble point devant ces deux bouts de tisons fumant de colère et de fureur, Rasin roi de Syrie, et le fils de Romélie : Le Prophèle assure Achaz qu'il ne fallait pas plus appréhender ces deux rois avec leurs armées, que deux bouts de tisons presque consumés el éleints, et qui se consument eux-mêmes peu à peu. V. CaUDA.

TITUBARE ; πταίειν. — L'on ne sait précisément si ce verbe se dit proprement, ou de la langue, ou des pieds ; c'est-à-dire, si sa première signification est chanceler, ou bégayer; si c’est bégayer, on tire son étymologie de la parole même de ceux qui bégayent; si chanceler se dit proprement des pieds et du marcher, il faut le tirer, selon Martinius, de τυττὸν βάω, parum eo. Quoi qu'il en soit, il signifie, dans l'Ecriture, dans un sens figuré,

Chanceler, faire un faux pas. Eccli. 37.

16. Cumoiro sancto assiduus esto, cujus anima est secundum animam tuam, el qui, cum {{{ιι-baveris in tenebris, condolebit tibi : Tenezvous sans cesse auprès d'un homme saint, dont l’âme ait du rapport avec la vôtre, et qui prendra part à votre douleur, lorsque vous aurez fait un faux pas parmi les ténèbres; c’est-à-dire, que vous serez tombé, ou dans quelque faute, ou dans quelque malheur, faute de prendre conseil.

TITUEUS, 1; στήλη. — De τιτός, honora-

DiCrIONN. DE PHILOL. SACRÉE, IV,

TIT 15) rable, qui se fait de rie”, honorer; d’où vient τιμή, parce que c'était un titre d'honneur.

Mais dans l'EÉcriture il signifie,

1° Titre, inscription, Marc. 15. 96. Joan.

19. v. 19. 20. Scripsit autem et titulum (ἐπιγράφη) Pilatus : Pilate fit aussi une inscription, qui fut mise au haut de la croix : Jésus de Nazareth, roi des Juifs. V. SUPER | scriprio. Tels sont les titres des psaumes, Ps. 15. 1. Tituli inscriptio ipsi David: στηλο-. γραφία. Inscription gravée sur une colonne pour David : comme on gravait sur des co-" lonnes les grandes victoires des conquérants, ces prophéties, plus durables que le marbre et que le bronze, devaient représenter à toute la postérité, avec des caractères ineffaçables, le grand ouvrage de notre Rédemption. Ce même litre est aussi, Ps. 55. 1. Ps. 56. 1. Ps. 57. 1. Ps. 59. 1. Plusieurs autres psaumes portent d’autres titres différents; mais on croit qu'ils ne marquent souvent que l’ins— trument de musique, ou le ton sur lequel ils se chantaient.

2 Un monument que l’on dresse pour marquer quelque chose à la postérité. Genes.

28. v. 18. 22. Surgens Jacub mane, tulit lapidem quem supposuerat capiti suo, et erexit in titulum : Jacob se levant le matin, prit la pierre qu’il avait mise sous sa tête, et l’érigea comme un monument, répandant de l'huile dessus ; il commença dès-lors à consacrer en quelque sorte celte pierre, dont après son retour il fit un autel. c. 35. 14.

Ainsi,c. 31. 45. Tulit Jacob lapidem, et erexit tllum in titulum : Jacob prit une pierre, et en dressa un monument pour marquer l'alliance qu'il faisait avee Laban son beau-père. ἢ. 35. 20. Erexit titulum super sepulcrum ejus :

Il dressa un monument de pierres sur le sépulcre de Rachel. 2. Reg. 18. 18. 4. Reg. 93. 17. Ainsi, Isa. 19. 19. Erif titulus Eomini juæta terminum ejus : Il y aura en ce temps - Ιὰ un autel du Seigneur au milieu de l'Egypte, et un monument au Seigneur à l’extrémité du pays; c'est-à-dire, des temples, des croix, qui marquent l'établissement de l'Eglise en ce pays.

3° Pierre, colonne, statue. Exod. 24, 4.

Moyses œædificavit altare a” radices montis, et duodecim titulos (λίθος) per duodecim tribus : Moïse dressa un autel au pied de la montagne, composé de douze pierres , selon le nombre des douze tribus d'Israël: On croit que cet autel était composé de ces douze pierres, pour marquer que {out le peuple était l'autel de Dieu, comme il en était le Temple. D'autres croient que ces douze pierres avaient été dressées séparément les unes des autres. Levit. 26. 1. Non facietis vobis idolum et sculptile, nec titulos erigetis: Hebr. statuas ; Gr. lapides: Vous ne vous ferez point d'idole, ni d'image taillée: vous ne dresserez point de colonnes ou de statues, ni autre chose qui puisse servir à l'idolâtrie, Num. 33. 52. 1. Mach. 1%. 26. In titulis :

Sur des colonnes.

ke Une marque, ou ce que l’on met quelque part pour y marquer quelque chose.

Ezech. 39. 15. Cum viderint os hominis , sta

tuent juxta illud tilulum (σημεῖον) : Quandils verront quelque 6s d'homme , ils mettront auprès une marque pour le reconnaître, afin de l'inhumer.

TITUS, τ; τιτός. — Ce mot vient de is, honorer, et signifie honorable, et marque quelques noms d'homme.

1: Tite, disciple de saint Paul, Grec, et Gentil de paissance. L’Apôtre le prit aveclui pour aller au concile de Jérusalem, et ne voulut point qu'il fût circoucis, pour mar-— quer que la circoncision n’était point nécessaire, quoiqu'il fit ensuite circoncire Timothée, pour marquer qu'on pouvait encore la pratiquer sans crime. C'est ce même Tite qu'il laissa en Caudie pour gouverner celte Eglise ; et c'est à lui qu’ii écrit son Epitre, où il l'appelle son fils bien-aimé. Tit. 1. k. Tito dilecto filio : À Tite, son fils bien-aimé. 9..Cor..2. 15.10. 7:10. 13: πὸ οἱ. ϑϑτ ιν. 16.16. 93. €. 42.18. Galat. 2, y. 1.3.9. Tim: εἶα, 40.

2° Tite, surnommé le Juste, chez qui saint Paul logeait à Corinthe, était Gentil, mais serviteur de Dieu. Act. 17.7. Et migrans inde ,intravit in domum cujusdam, nomine Titi Justi, colentis Deum, cujus domus erat conjuncta Synagogæ : L'Apôtre quittant la maison d'Aquila, qui était juif, entra chez un nommé Tite Juste , qui craignait Dieu, dont la maison tenait à la Synagogue. 11 parait qu'il n’était point prosélyte, et qu'ilavait appris à adorer Dieu par le commerce des Juifs. Voy. COLENS.

TOB, Heb. Bonus, ou Bonitas. — Pays,ou contrée voisine du pays de Galaad et de celui des Ammonites à l'entrée de l'Arabie déserte. Judic. 11. v. 3. ὃ. Jephie habitavit in terra Τοῦ : Jephté demeura au pays de Tob : C’est le même pays quiest nommé Jst6b, 2. Reg.

v. 6. 8. et Tubin, 1. Mach. ὃ. 143. Voy. Isros.

TOBIA, ou TOBIAS , Æ, Hcbr. Bonus Dominus. — 1 y a dans l’Ecriiure piusieurs hommes de ce nom ; mais le pius célèbre est celui dont ies aclions sont décrites dans le livre qui porte son nom ; savoir,

4° Tobie, de la tribu de Nephthali, et d’une ville de même nom qui s’appelle aussi Thisbe, lequel fut emmené en captivité à Ninive, du temps de Salimanasar, où il s'appliquait à toutes sorles de bonnes œuvres, el surtout à ensevelir les morts. Il devint aveugle, mais il recouvra la vue par l'entremise de l'ange Raphaël, et mourut fort âgé. Τοῦ. 1. 1. To- Lias ex Tribu et civitate Nephithali, et ce qui suit dans tout le reste du livre.

2 Tobie, fils de ce premer, qu'il eut d'Anne, sa femme. Il lenvoya dans le pays des Mèdes avec l'ange Raphaël, qu'il ne connaissait pas pour un ange; d’où élaat revenu avec Sara sa femme, et après avoir enseveli son père et sa mère, il se retira de Ninive, selon Pavis de Tobie, son père. Il s’en retourna dans la Médie avec sa femme et ses enfants, pour revoir son beau-père οἱ sa belle-mère, dout il recueillit la succession,

et mourut en paix. Tob. k. ὁ. ὃ. c. 6. et suiv.

3° Un lévite , chef de famille, 1. Esdr. 2.

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