Sopb. 1. 15. 2. Petr. 2. 17. Jud. v
CAL1TA , Un lévite, l's.lr. 10. 23. Voy. Cki.aia. Il chassa la femme étrangère qu il avait épousée.
CALIX , cis , 7roT»)ptov. Vient du grec xOÀt?, et signifie une coupe, une tasse, un verre, une Heur épanouie qui s'ouvre en forme de coupe ou de panier, la coquille d'un limaçon : dans l'Ecriture :
1" Coupe à boire, tasse, verre, et comprend souvent la coupe et ce qui y est conlenu. Matth. 10. 42. Quicumque potum dederit uni ex minimis istis calicem aquœ trigidœ tantum in nomine discipidi : Quiconque aura donné seulement à boire un verre d'eau froide par charité, en aura la récompense. Jerem. 1C. 1. Mon dabunl eis potum adicis ad consolandum :0n ne donnera point à boire à celui qui pleure la mort de son père et de sa mère pour le consoler. Le prophète prédit que la désolation qui devait arriver sur tous les habitants de Jérusalem par Nabuchodonosor, au temps de Sédecias, serait si grande, qu'étant tous également dans la misère et l'affliction , ils ne pourront être consolés à la mort de leurs proches par aucuns festins , ce qui était en ce temps-là une coutume. Ps. 115. 4. Calicem salutaris accipiam : Je prendrai en main la coupe dans le festin que je ferai à l'honneur du Seigneur, pour le remercier de m'avoir conservé, ce qui était une coutume chez les Juifs. Matth. 29. 42. c. 26. 27. Marc. 9. 40.
2" Ce qui est contenu dans le calice, dans la coupe. 1. Cor. 10. 16. Calix benedictionis cui benedicimus, nonne communicatio sanguinis Christi est ? N'est-il pas vrai que le calice de bénédiction, que nous bénissons, est la communion du sang du Seigneur? Saint Paul veut dire que ceux qui communient participent au sacrement de l'Eucharistie, v. 20. c. 11. 25. Hic calix novum Testamentum est in meo sanguine : Ce qui est dans celte coupe est mon sang, par lequel est établie la nouvelle alliance, dit Jésus-Christ, en prenant le calice, v. 26. 27. 28. Ainsi, Ps. 22. 5. Calix meus inebrians quam prœclarus csl.'Quc mon calice qui a la force d'enivrer est admirable ! Cette allégorie du vin délicat qui réjouit le cœur, figure les joies et les consolations divines que David ressentait.
§ 1. — La passionetla mort que Jésus-Christ a soufferlcs par l'ordre de son Père. Joan. 18. 11. Calicem quem dédit mihipater, non bibam UltimfNé faut-il pas que je bohe le calice que mon Père m'a donné? dil Jésus-Christ à saint Pierre, qui venait de couper l'oreille à Malchus. Mallh.26. v. 39. 42. c. 20. v. 22. 23. Marc. 10. v. 38. 39. Luc. 22. 42.
§ 2. — Le partage et le sort d'un chacun, soit bon, soit mauvais. Ps. 15. 5. Dominus pars hœredilatis meœ et caiieis mei: Le Seigneur est la part qui m'est échue en héritage et la portion qui m'est destinée. Ps. 22. 5. La mélaphore est liree de la coutume qui se pratiquait autrefois, dans les festins, de distribuer à chacun sa portion de vin pour boire ; niais il est pris plus souvent dans l'Ecriture en mauvaise part pour le partage et la punition des méchants. Ps. 10. 7. Jgnh
DICTION Y\ lui; DE PIIILOI/'GIE SACRÉE.
et tulph tr et apiritus proeellarum pars calicis i m : Le feu cl le souffre, et le venl impelucux des tempêtes, sonl le calice qui sera pré.-cnlé aux pécheurs pour leur partage. IN. 74. 9. Isa. .'il. v. 17. -22. Eiecb. 23. 31. H ib. 2. 16. Apoc. l'i. 10. etc. Ainsi, Jer. 51. 7. Culix aureus Babylon in manu Domini: Bubvloue csl une coupe d'or dans la main du Seigneur : Dieu se servait 'le la force ei de la puissance de cet empire pour punir les nations.
CALLIDE. Finement , avec ruse cl adresse. Deut. 10. 10. .Vie âges quidpiam callide in ej'is necessitatibus stiblevandis : Vous soulagerez franchement voire frère dans sa nécessité, sans user de détour ni de linesse. Lxod. .12. 12. Jos. 9. 'i. I. Reg. 2.1. 22.
CALLIDUS, a, l.m, jravovfyof, de Çallis, el signifie :
I Fin, rusé, artificieux (jpviftor). Gen. 3. 1. Serpenterai callidior cunctis animantibus Urne : Le serpent était le plus fin de tous 1rs animaux qui étaient sur la terre, à cause que le démon se servait de lui pour tromper Ere, étant d'ailleurs, par sa finesse naturelle, un instrument convenable à son dessein. Eslh. 1G. G. Job. oG. 13.
2° Habile, prudent, avisé. Prov. 14. 8. Sapienlia callidi est intelligere viam suam : La sagesse de l'homme bibilc est de bien comprendre sa voie; i. e. de comprendre si, dans toute la conduite de sa vie, il ne recherche que Dieu. c. 12. 16. Qui dissimulât injurium callidus est : Celui qui dissimule l'injure par une vraie patience, cl non pour s'en mieux venger, estun homme habile, c. 22. ■'!.
CALL1S, is. De callus, parce que c'est un chemin qui se durcit à force de marcher.
1 Chemin étroit, sentier (ôSôf). Judir. 5. 6. Qui ingrediebantur per setnilas, ambutaverunt per colles devios : Ceux qui devaient aller par des chemins ballus ont marché par des routes détournées : Debora a en vu la consternation où les persécutions des Philistins el des Chananéens avaient mis les Hébreux depuis le temps de Samgar jusqu'au temps de Jabel.
2" Le rang et le poste que chaque soldat lient dans la marche et dan- le chemin. Joël. 2. 8. Singvli in calle suo ambulabunt „• Chacun gardera la place qui lui aura été marquée. Ici le prophète parle du grand nombre des sauterelles, ou des armées des Assyriens et des Babyloniens qui de vaieni ravager la Judée.
— La conduite, le cours, le train de la vie. Job. 19. 8. In calle nieo tenebras posuit : Le S igneur a répandu îles ténèbres dans le « hemin étroit par <ù je marchais. Ces ténèbres marquent les maux dont il était environné. Voy. c. 3. 22. Prov. 2. 20. Ainsi, Isa. 26. 7. Reclus callis jusli ad ambulandum : Le chemin du juste le conduira droit dans sa voie. Hebr. Vous dresserez au niveau le chemin du juste.
CALLISTHENES , is, Gr. Putchrum robur.
1 cier de Nicanor, brûle par les Juifs. 2. Mac. 8. 83.
CALOB, is, De i avoir
chaud, brûler. 1 1 signifie :
Chaleur, le chaud, l'ardeur. Ps. 18. 7. i\ec est qui se iiliscondiit a calore ejtts : Il n'y a personne qui se cache à la chaleur du soleil. Job. 24. 19. Ad Rtmtua ealorem tratueat al> aqui» niviumi L'adultère passera tout d'un coup des eaux froides de la neige à une chaleur excessive; i. v. i! sera tourmenté des derniers supplices opposés, tels que sont le dernier degré du froid et le dernier degré de la chaleur. D'autres expliquent ce passage des tourments des damnés, dont le supplice, selon l'Ecriture, est un feu éternel. Le Grec porte : de même que la chaleur d'une terre altérée consume les eaux des neiges, ainsi la mort emporte les pécheurs. Voy. Ntx.
Ardeur, transport, emportement (Gr^aria).
Jerem. 51. 39. In calore eorum ponam polus eorum , et inebriabo eus : Je les ferai boire dans leur chaleur, et je les enivrerai. Le prophèlc prédit ou les maux extrêmes par les- (]ue:s Dieu devait tirer des Juifs une juste vengeance, qui est souvent appelée le vin de sa fureur ; ou c'est une prophétie de ce qui arriva à Ballbazar, qui, après s'être rempli de vin, but dans les vases sacrés, et fut tué la même nuit. Voy. Dan. 5. 2. 30.
Autre signification.
C alor, Heb. /inmnf/i, chaleur. Nom d'homme appelé Hamath, de qui est sortie la famille des Rechabiles: ce nom appellalif lui est demeuréau lieu du nom propre. 1. Par. 2. b5.
CALPHI, Heb. Vox oris. Père de Juda; qui était colonel général de la cavalerie de JonaHias. 1. Mac. 11.70. Voy. Judas.
CALDBI, Heb. Caninus. Fils d'Hesron. 1.
Par. 2. 9. Le même que Caleb.
CALU.MN1A, m. Gvxofmzi's.. De calvor, i. e. fr.tstrur, ou decipio, tromper.
1 Calomnie , fraude, imposture. Gcn. 43. 18. Inlroducti sumus ut devolvat in nos ca~ lumniam: C'est sans doute à cause de ecl argent que nous avons remporté dans nos s es, qu'il nous fait entrer ici pour faire retomhersur nous ce reproche, disent les frères de Joseph étant introduits en sa maison. Levit. 19. 13. Non faciès calumniam proximotuo: Vous ne calomnierez point votre prochain, c. 6. 2. Ps. 118. 134. Eccl. 7. 8. Lue. -1. 14. etc.
2° Oppression, violence, injustice, ou voie injuste. Prov. 28. 16. Dtix indigens prudentin, m Itos opprimet per calumniam :\Jn prince imprudent opprimera plusieurs personnes par ses violences. Isa. .'l-'î. 15. Qui projii c I ' ' >i/rt... v. 1G. Istein exitiiliit: Celui qui a horreur d'un bi n acquis par extorsion, demeurera dans des lieux éle> es. I fse. 12. 7. Ainsi, Deut. 28. v.29. 83. liccl.4. i.c.5. 7. Isa. 23. 12. etc. D'où vient celle signification suivante :
3° Le puits qu'lsaac fit creuser au fond du torrent fui appelé injustice ou violence [iSixia , parce que les pasteurs de Gerara quen èrenl les pasteurs d'Isaac, lorsqu'ils le creusèrent, > n leur disant que l'eau était à eux.Gen. 26. 20. Nomen pulci, ex eo quod acciderat, vocavii Calumniam: Isaac appela
rtsi
CAL
CAL
BS2
le puits. Injustice, à cause de ce qui était arrivé. Voy. Toiiuens.
GALUMNIARI, auxofavT.rv. — 1" User de calomnie . c;ilomnier , accuser faussement quelqu'un, le décrier (stdijoikÇjjv). Luc. G. 28. Orale pro calumniuntibus vos: Priez pour ceux qui vous calomnient: Gr. qui cherhent à vous faire du mal. Maltil. 5. 14. Ainsi, 1. Petr. 3. 16. In co quoi detrahunt vobis, eonfundantur, qui calumniantur vestram oonam m Chrislo conversationem : Conservez en tout une conscience pure, afin que ceux qui décrient la Nie sainte que vous menez en Jésus-Christ, rougissent de vous diffamer comme ils font. Ps. 118. 121.
2° Opprimer par des violences et des injuslices. Prov. 14. 31. Qui calumniatur egentcm,exprobrat factori e/us: Celui qui opprime le pauvre l'ait injure à Dieu qui la créé. 1. Par. 16. 21. 1. Reg. 12. v. 3. 4. Job. 10. 3. Isa. 52. 3. Ezech. 22. v. 7. 12. 29. Mal. 3. 5. et ce mot en ce sens répond au verbe Hebr. ghaschaq, qui signifie retenir injustement, et avec violence le bien d'autrui, ne vouloir point le rendre , ou payer ce qu'on doit, au lieu que gazai signifie le prendre par force.
3° Entreprendre, ou attenter malicieusement et injustement surquelquc chose. Prov. 28. 17. Qui calumniatur animas sanguinem: Celui qui répand injustement le sang, en quoi consiste la vie. Mich. 2. 2. Malacb. 3. 5. 1. Petr. 3. 16.
CALVARIA, je. xpmviov. Vient de calva, Voy. Calvus, et signifie,
l'Le crâne de la tête. 4. Reg. 9. 35. Non invenerunt nisi culvariam : Les gens de Jehu ne trouvèrent que le crâne, les pieds, et l'extrémité des mains de Jezabel : Jehu les avait envoyés pour l'ensevelir.
2° Lieu hors la ville de Jérusalem, où Jésus-Christ fut crucifié. Matth. 27. 33. Marc. 15. 22. Luc. 23. 33. Joan. 19. 17. Ainsi appelé, selon saint Jérôme, parce que ce-lieu, où l'on suppliciait ordinairement les criminels, était plein de crânes de têtes, et d'ossements de ceux qui y avaient été exécutés : selon plusieurs Pères, parce que Adam, le premier homme, y avait été enterré : mais saint Jérôme, sur saint Matth. 27. 33. réfute ce sentiment ( que les Pères ont fondé sur le passage de Jos. 14. 15. qui porte, Adammaximus ibi inler Enacim situs est: } par ce passage même de Josué, en ce que le mot de Adam, signifie, selon le sens de la langue originale, un homme en général, et non le prenrierde tous les hommes; etque cet homme dont il esl parlé en cet cndroil-là de Josué, est Arbe, qui a donné le nom à la ville appelée Cariath-arbé.Vny. Adam.
CALV1T1UM, i. y*À«*Wa. — 1" Défaut de cheveux, soit sur le devant soit au derrière de la tète. Levit. 13. 42. Sin autem in calvitio sive in recalvalionc albus, vel rufus culor fuerii exortus: Que si sur la peau de la tête qui est sans cheveux, il se forme une tache blanche ou rousse: c'était une marque de lèptfi. v. 43. 2° Défaut de cheveux au devant de la tète. Isa. 3. 24. Et erit... nro
critpanti crine, culvitium: Les cheveux frisés des filles de Jérusalem, seront changes en une tète nue et sans cheveux. — 3" La rasure du devant de la tête, et même de la barbe ; ce qui était la marque d'un grand deuil parmi les idolâtres. Deut. 14. I. Nec facietis calvit'ium super mortuo : Ne vous rasez point en pleurant les morts: Dieu défend aux Juifs de se raser, comme les idolâtres, à la mort de leurs proches.
Grand deuil et affliction (iiprtatt, rasura). Isa. 22. 12. V acabit Dominus Deus exercituum in die illa ad culvitium: Le Seigneur vous invitera a raser vos cheveux: ce qui peut s'entendre de la désolation que fil Sennacherib dans la Judée au temps d'Ezechias. c. 15. 2. Jcrem. 1(5. 6. c. 47. 5. c. 48. 37. Ezech. 7. 18. c. 27. 31. Amas. 8. 10. Ainsi, Mich. 1. 16. Dilata culvitium tuum sicui aquila: Demeurez sans aucun poil, comme l'aigle se dépouille de loules ses plumes: Les prophètes, dans tous ces passages cités, n'ordonnent pas aux Juifs de s'arracher ou se raser les cheveux à la mort de leurs proches, puisque cela était défendu. Deut. 14. î. Mais ils leur prédisaient que leurs afflictions et leurs misères seraient si grandes, qu'ils donneraient volontiers, ou auraient raison de vouloir donner des marques aussi éclatantes de leur douleur que celles-là, s'il leur était permis-, Voy. Attondebe.
CALVUS, fcàa-xpo;. Du Grec xeîoeiv, tondre, ou de l'Hébreu kal, lavis.
Chauve, qui a la tête dégarnie de cneveux pour le moins en partie. 4. Reg. 2. 23.Ascende, calve; ascende, calve : Monte , chauve. Il y a bien de l'apparence que ces petits enfants qui insultaient à Elisée, suivaient en cela les impressions que leurs parents et leurs proches leur avaient données ton Ire le saint prophète: ce fut pourquoi il livra ces enfants à des ours, pour réprimer l'orgueil des Juifs.
CALVUS. Voy. supra, post Calvitium.
CALX, cis. xovia. Ce nom signifiant lebout du pied, vient du Grec lài, du verbe Inyoi, desino, et signifiant de la chaux, vient de x*y\-oï„ qui signifie pierre, ou moellon, et signifie proprement de la chaux, dont ou sesert pour faire le mortier: dans l'Ecriture,
1° Chaux. Deut. 27. v. 2. 4. Eriyile lapides... in monte Hebal, et lœvigabis eos catec: Vous dresserez de grandes pierres sur le mont Hebal, et vous les enduirez avec de la chaux; c'était pour y écrire les paroles de la loi de Dieu.
2' Le pied, la corne du pied d'un cheval (Ô7r>>ij. 2. Mach. 3. 25. lsque cum impeltt Heiiodoro priores calces elisil:\]i\ cheval fondant avec impétuosité sur Heliodore, le frappa, en lui donnant plusieurs coups des deux, pieds de devant. Dieu fil paraître sa protection contre Heliodore, qui voulut lui-même faire enlever le trésor du temple.
Calce abjicere. Mépriser, fouler aux piid-i. 1. Reg. 2. 29. Quare calce abjecistis tictimamî Pourquoi avez-vous foulé aux pieds mes victimes? Les enfants d'Eli traitaient indignement et avec mépris les victimes qui étaient offertes à Dieu, cl comme une chose
profane, en prenant d'abord le meilleur, el ce qui leur plaisait, et ne laissaient à Dieu que le reste.
CAMELOPARDALUS, i. Gr. xapAo^îa)..?.
Du Grec xa^rAo?, et de xâpBahç , et signifie ,
Giraffe, animal de la grandeur du chameau, mais moucheté comme la panthère; il était permis aux Juifs d'en manger. Deut. 14. v.4.5.
CAMELUS , i. xàfi»W. Peul venir du mot Hébreu gantai, qui signifie, Rendre, parce que. c'est un animal fort vindicatif; ou du verbe Grec xûpvu, laboro ; parce que cet animal est né pour le travail ; ou de xifiina,
flecto; et de //«fi,-, fémur; parce qu'il courbe e genou, et signifie :
Chameau, qui sert dans l'Orient à porter les fardeaux, et qui était immonde parmi les Juifs. Deut. 14. 7. Ezech. 25. 5. Dabo Rabbath in habilaculum camelomm: J'abandonnerai Rabbath, pour être la demeure des chameaux: Dieu menace les Ammonites qu'il les assujettira aux Arabes pour faire parquer leurs chameaux dans leurs pays, ou du moins aux Chaldéens, dont le roi Nabuchodonosor s'élaii rendu maître de l'Arabie. Gen. 12. 1G. Isa. 60. 6. Ces animaux étaient fort fréquents et de grand usage dans la Judée, et les pays circonvoisins. Ainsi, Matth. 19. 24. Facilius est camelum perforamen acus transire, quam divitem intrare in regnum cœlorum: Il est plus aisé qu'un chameau passe par le trou d'une aiguille, que non pas qu'un riche entre dans le royaume des cieux. Quelques uns croient que camelus signifie un cable, ou grosse corde, que l'on attache à l'ancre d'un vaisseau , supposant que xâ/x>Ao;, a aussi celte signification; mais on n'en trouve point d'autorité ; il est vrai que Suidas et quelques autres lisent xâpào;, en ce sens, el non pas xâpnXo;.
CAMERA. Du Grec vapùpu, qui a la même signification, et signifie proprement, une voûte: dans l'Ecriture :
1° Voûte, plafond (olxoj). 3. Reg. 7. 3. Tabulatis cedrinis veslivit lotam cameram: Salomon revêtit de lambris de bois de cèdre tout le plafond.
2° Loge ou cabane (B«i0axâ0). 4. Reg. 10. v. 12. 14. Jugulaverunt eos in cisterna juxta cameram quadi nginlu duos viros: Les gens de Jehu menèrent à une citerne, près d'une cabane de pasteurs, les frères d'Ochozias : c'étaientses neveux, tous enfants de ses frères, comme était Loth à l'égard d'Abraham. 2. Par. 22. 8. Cum everleret Jehu domum Achab, invenit principes Juda el filios fratrum Ochosiœ, et interfecit illos: Comme Jehu s'en allait pour ruiner la maison d'Aehab, il trouva les princes de Juda, ot les fils des frères d'Ochozias; ils les égorgèrent tous, au nombre de quarante-deux qu'ils étaient. Quelques auteurs prennent ici ce nom pour un nom propre de lieu; savoir d'un village sur le grand chemin, et proche de Samarie; et croient que ce lieu était ainsi appelé, parce qu'il était propre à tondre les brebis. Hebr. bailhacad; Domus ligationis, où on liait les brebis pour les tondre.
CAMINUS, l, xaftivoç, du grec xaûpa, aïof, Chaleur, et signifie :
1 Cheminée. Exnd. !). v. 8. 10. Tuleruntcinerem de eamino : Moïse jeta au ciel la cendre que lui el Aaron avaient prise de la cheminée avec leurs mains: il se forma des ulcères et des tumeurs dans les hommes et les animaux par toute l'Egypte. Eccl. 22.30.
2 Fournaise, lieu embrasé de feu. Dan. 3. 17. Deus noster quem colimus, potest eripere nos de eamino ignis ardentis : Notre Dieu, le Dieu que nous adorons, peut certainement nous retirer du milieu des flammrsde la fournaise, disent les trois enfants à Nabuchodonosor. v. 23. Apoc. 1. 15. A quoi sepeut rapporter le feu dont les damnés seront tourmentés. Matth. 13. kl. Milicnt eos in caminum ignis: Les anges précipiteront les pécheurs dans la fournaise du feu. Jésus-Christ parle de ce qui arrivera au dernier jugement, v. 50.
3 Creusetpourfondrel'orou l'argent. Prov.
17. 3. Sicut igné probatur argentum, et aurum eamino, ita corda probal Dominus : Comme l'argent s'éprouve par le feu, et l'or par le creuset : ainsi le Seigneur éprouve les cœurs.
§ 1. — L'état des afflictions et des misères, par lesquelles Dieu éprouve les siens, est appelé le. fourneau de l'affliction, de la pauvreté, pour les éprouverel les purifier. Eccl. 2. 5. Hommes receptibiles probantur in eamino Itumitiationis: Les hommes que Dieu reçoit au nombre des siens, sont purifiés dans le fourneau de l'affliction. Isa. 48. 10.
§ 2. — La punition terrible des méchants est représentée par une fournaise ardente. Isa. 31.9. Caminns ejus in Jérusalem: Le Seigneur qui a une fournaise ardente dans Jérusalem. Le prophète parle de la défaite de l'armée de Sennachérib par l'ange. Malach. 4. 1. Dies veniet succensa quasi caminus (x),igavoç) : 11 viendra un jour de feu , semblable à une fournaise ardente: ce qui s'entend de la prise et de l'embrasement de Jérusalem, qui fut prédite par Jésus-Christ; mais il s'entend bien aussi du dernier jour du jugement, dont la destruction de Jérusalem fut la figure. Voy. Matth. 13. v. 42.50.
§ 3. — Feu allumé dans le foyer, ou tison ardent (8«Xôf), se dit figurément des chefs du peuple de Dieu, qui consument et détruisent leurs ennemis avec la même facilité que le bois sen le peut "être par un tison allumé. Zach. 12.6. Ponam duces Juda sicut caminum ignis in lignis: Je rendrai les chefs de Juda comme un tison de feu qu'on met sous le bois: ceci peul être une prophétie des Machabées, qui ont défait leurs ennemis.
CAMON. Ville dans la tribu de Manassès, delà le Jourdain. Judic. 10. 5.
CAMPUS, 1, TTEOtov, du Grec xuimôç, qui signifie cirque, qui est un champ grand et uni. pour faire les courses des chevaux.
Champ, plaine, campagne. Ps. 103. 8.
Ascenderunl montes et descenderunt eampi: Lorsque les eaux se retirèrent, les montagnes parurent s'élever, elles collines parurent s'abaisser, chacune dans le lieu que vous leur avez marqué : c'est ce qui arriva au troisième jour de la création du monde»
CAN
CAN
IN. 8. S. l's. 93. 12. Judith. I. 6. Ainsi, Ps. 131. 6. Invenimus tant in eampis situa : Nous
;i\oits trouvé l'arche dans les champs île la forêt. Ce lieu est le même que Cariathiarim, où l'arche demeura vingt ans depuis qu'elle fut ramenée du pays des Philistins, v. 1. Ken. (i. 21. et c 7. 2. Cant. 2. 1. De là vient:
CAMPUS MAGNUS. Ces mots qui répondent à l'Hébreu Haraboth, Campestria , signifient dans l'Ecriture :
1° Une plaine commandée par des montapues. 1. Mach. 5. 52. Traits /ressi sunl Joratmem ineampo magno, contra fiuciem Jiethsuii : Judas et ses gens passèrent ensuite le Jourdain dans la grande plaine, qui est visn-vis de Belhsan. Judith. 1. (i. Voy. Ar-