k. Reg
§4. — Tomberdans quelque péché ou dans quelque faute. 1. Cor. 10. 12. Qui se existimat stare, videat ne cadat : Que celui qui croit être fe:mc prenne garde à ne pas tomber, savoir : par trop de présomption; mais d'éviter avec soin lotîtes les occasions de chute. Prov. -2h. 16. c. 25. 26. Ps. 36. 2V. etc.
§ 5. — Tomber dans un jugement, être condamné comme coupable. Rom. Ik. k. Domino suo stat , aut cadit : Si le serviteur d'aulrui tombe, ou s'il demeure ferme, c'est à son maître de le juger; et, s'il ne le condamne point, les autres ne le doivent pas condamner. Ceci prouve qu'on ne doit point juger mal du prochain.
§ 6. — Echoir, arriver par sort, ou comme par sort (fenirnrrtcv), Ps. 15. 6. Fîmes creiderutit mihi in prœclaris : Mon partage m'est échu en des lieux excellents ; c'est ce que dit Jésus-Christ de son Eglise qu'il a reçue de son Père, et ce que dit réciproquement L'Eglise, qui attend la gloire du ciel par Jésus-Christ.
CADES, heb. Sanclitas. — 1° Ville d'Arabie, sur les frontières de l'Idumée, que quelques-uns croient être Cadesbarné. Nom. 20. v. 1. 14. Misit nunlios de Codes ad Regem Jùlom , v. 16. Ecce in urbe Codes, quœ est in extremis finibus luis, posili , obserramus : N >us sommes en la ville de Cades, qui est en l'extrémité de votre royaume. Gen. IV. 7. c. 20. 22. etc. C'est la (rente-troisième demeure des Israélites , où Marie , sœur de Moïse, a été inhumée.
2 Le Désert cl toute la contrée qui a tiré son nom de la ville. Num. 33. 36. Inde profecii venerunt in deserlum Sin, hœc est Codes: D'Asiongaber, ils vinrent an déserl de Sin , qui est Cades. Ps. 28. tf. Commovebit Dominos deserlum Cades : Dieu , par la voix do
f,S7 CMC,
son tonnerre, fait trembler les Mies farouches qui se trouvent dans ce vaste désert; r'i si (!.i;is ce désert que les Israélites ont unie l'espace de quarante ans. 11 est dans l'Arabie, au-dessus do la ville de Pétra.
9 Cuirs, ville royale. Jos. 12. 22. Iicx Cadet unu». 1. Mac. il. v. l>3. 73. D'autres lisent Cèdes, ei la prenueut pour Cèdes de Nephthalim.
Y Cades, ou Cades-Asor, ville de la tribu de Jud.i. Jos. 15. 23. Et Cades et Asor. Sanson croil qu'il faut lire : Et Cades-Asor, afin que le nombre se rapporte.
H Cades est mis pour Cadesbarné. Gcn.
1G. 12. Num. 13.27. Rerersi exploratores terra-... voici -tint ad Moysen et Aaron.., in dcsertxim Pharan qvod est in Cades : Ceux qui avaient été explorer la terre, vinrent trouver Moïse et Aaron dans le désert de Pharan qui est à Cadès. Voy. Cadesbarné.
6° Il est mis pour Gadcs ou Engaddi, qui est une ville et une contrée, dans la tribu de Juda, fertile en palmiers. Eccli. 24. 18. Quasi palliai exaltai a sain in Cades: J'ai poussé mes branches en haut, comme les palmiers de Cades. Joseph. Anliq. L 9. c. 1.
CADESBARNE. Lieu situé sur les frontières do la terre promise, dans le désert de Pharan, du côté du midi; ce fut le quinzième campement des Israélites, d'où Moïse envoya les douze espions dans la terre de Chanaan. Num. 32. 8, Quando misi de Cadesbarné ad cxplorandam terrain, c. 34. 4. Deut. 1. 46. Heb. et Gr. in Cades.
CADUM1M , Heb. Priores, torrent dans la tribu de Ituben. Judic. 5. 21. Torrens Cadutnim, Hebr. torrens occursuum : Le torrent de la rencontre ; parce que c'est à ce torrent que se rencontrèrent l'armée des Israélites et celle de Sisara.
CADUS, i. Ce nom vient de l'hébreu cad , qui signifie : cruche, bouteille, ou autre vaisseau à mettre du vinouquclque autreliqueuri dans l'Ecriture,
Mesure qui tient environ 27 pintes de Paris (p«To?, baril). Luc. 16. 6. Quantum debes domino meot At ille dixit : Centum cados olei .-Combien devez-vous à mon maître?
Cent barils d'huile, répond le débiteur à l'économe. C'est le même que batus. 3. Rcg. 7. 26. et Ezec. 45. v. 10. 14.
CjECITAS, atis. 1° Aveuglement des yeux du corps, en sorte qu'on ne voie aucuns objets. Tob. 2. 13. Non est conlrislalns contra Deum, quud plaga cœcitaiis eveneril ei : Tobie ne murmura point contre Dieu, de ce qu'il l'avait frappé par cette plaie de l'aveuglement. Voyez v. 11.
2° Kbiouissemenl, espèce d'aveuglement ou d'étounlissemenl qui fait qu'on ne peut voir certains objets, quoiqu'on puisse voir les autres (àopaaia.). 4. Ueg. 6. 18. Percute, obsecro, ijenlem liane cœcitale : Frappez, je vous prie , tout ce peuple d'aveuglement. Dieu ayant aveuglé ainsi les Iroupes de Syrie, Elysée les mena dans la ville de Samarie. lieu. 19. 11. Eos qui foris erant percusterunt cœoitate : Les deux anges frappèrent d'aveuglement ceux de Sodomc qui étaient
CAIC KSft
au dehors de la maison de Lolh. Sap. 19. 16. Le mot grec àopuaitt, qui y répond, ne peut se rendre par un mot latin. Voyez Hieron. in c. l.Eph.
3° Aveuglement d'esprit, égarement, folio (àopaerra). Deut. 28.28. Percutait te Dominus amentia et cœcitate : Le Seigneur vous frappera de frénésie et d'aveuglement d'esprit, se. si vous n'écoutez sa voix. Zachar. 12. 4. Omnem cquum populorum percutiam cœcitate : Je frapperai d'aveuglement les chevaux de tous les peuples : ce qui marque l'élourdissement des Syriens, qui furent plusieurs fois défaits par les Machabées, et qui sont la figure des ennemis de l'Eglise, que Dieu frappe d'aveuglement.
4' Aveuglement et endurcissement do cœur {m^uaiç). Marc. 3. 5. Contristatus super cœcitale cordis eorum : Jésus-Christ affligé de l'aveuglement du cœur des Juifs. Rom. 11. 25. Cœcitas ex parte contigit in Israël: Une partie des Juifs est tombée dans l'aveuglement. Ephes. 4. 18. Alicnati a vila Dei per ignorantiam, quœ in illis est propter cœcitatem cordis ipsorum : Les nations sont entièrement éloignées de la vie de Dieu, à cause de 1 ignorance où elles sont et de l'aveuglement de leur cœur.
CjECARE. Ce verbe signifie proprement aveugler quelqu'un, lui faire perdre ou lui ôler l'usage de la vue : dans notre Vulgatc, il signiGe :
Un aveuglement d'esprit (tt^oOi/), ou plutôt, selon la force du mot grec, une stupidité qui fait qu'on ne comprend pas aisément ce qu'on dit. Marc. 8. 17. Adhuc cœcatumhnbetis cor vestrum? Votre cœur est-il encore dans l'aveuglement : ce qui paraît par les mots précédents. Voyez Obcecare, et Matth. 16. v. 11. 12,
C/ECUS, a, um, TupXoçr. Ce mot, dont l'origine est obscure, soit qu'il vienne de l'hébreu caha, caligare, ou de cœdere, signifie,
1° Aveugle, privé de la vue corporelle. Joan. 9. 39. A sœculo non est audit um quia quis aperuit oculos cœci nati : Depuis que le inonde est, on n'a jamais ouï dire que personne ail ouvert les yeux à un aveugle-né. Exod. 4. 11. Quis fabricatus est... videntemet cœcum? Qui a formé le muet et le sourd, celui qui voit et celui qui ne voit pas? N'est-ce pas moi? dit Dieu à Moïse. Levit. 21. 18. c. 22. La. 59. 10. Luc. 14.21.
2° Aveugle d'esprit, qui ignore ce qu'il doit savoir et ce qu'il doit faire, comme les ignoranls et les infidèles. Job 29. lo. Oculus fui cœco : J'ai été l'œil de l'aveuglo, savoir, en aidant les pauvres et les simples de ses instructions et de son conseil. Luc. 14.21. Rom. 2. 19. Isa. 42. 19. c. 43. 8. Sophi. 17. etc.
3" Aveugle se dit de celui qui, étant éclairé de la loi de Dieu, néglige de la suivre et de travailler à son salut. Apoc. 3. 17. Nescis quia tu es... et pauper, et cœcus, et nudus : Vous ne savez pas que vous êtes pauvre, et aveugle, et nu : Dieu reproche à Pévéquc de Laodieéu qu'il ne. lait point le bien qu'il connaît. 2. Petr. 1. 9.
4" Aveugle, ignorant, mais qui reconnaît son
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DICTIONNAIRE DE PIIII.OLOCIK SACREE.
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Ignorance et soi) peu de lumière. Joan. 9. M. Si eœci essetis, non huberelit peccatum : Si vous étiez aveugles (c'est-à-dire si vous vous reconnaissiez aveugles . vous n'auriez pas île péché : l'ignorance et la BÏmplicité diminuent beaucoup de la grandeur du péché.
5° Aveugle d'un aveuglement volontaire, qui a le cœur endurci. Joan. 9. 39. In juilicium cijo in liiinr mundum veni, ut qui non vident videant, et qui vident eœci fiant : Je suis venu dans ce monde, afin que ceux (|iii ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles. La vérité éclaire les ignorants humbles, et aveugle les orgueilleux. Isa. \1. 18. c. 56. 10. Malin. 15. 14. c. 23. v. 2V. 26.
6° Les Jebuséens, marqués par 1"S aveugles et les boiteux dont ils s'étaient servis pour insulter à David. 2. Reg. ;». S. Cœcus el elaudus non intrabunt in templum : On dit en proverbe : Les aveugles et les boiteux n'entreront point dans le temple. David voulant prendre sur les Jebuséens la forteresse de Sion, ceux-ci, qui la croyaient imprenable, placèrent sur les murailles les plus faibles d'en Ire eux pour faire insulte à David ; mais David l'ayant prise, on croit qu'il ordonna que les Jebuséens n'entreraient point euxmêmes dans le temple ou dans Sion, car l'Hébreu porte dans la maison. Voyez Templum. C'est ce qui donna lieu au proverbe.
CEDERE, Séoeiv. On croit que ce verbe vient de l'hébreu citât, qui signifie la même chose, ou de kiJ, exitium, et signifie:
1" Couper, trancher, tailler (vsufoxoTrefv). Dent. 21. 4. Cœdenl in ea cerviecs vitulœ : Les anciens de la ville la plus proche du lieu du corps d'un homme qui aura été tué, sans savoir l'auteur du meurtre, couperont le cou à la génisse dans une vallée, etc. Voyez v. 3. c. 19. 5. Levit. 1. 8. Malth. 21. 8. Marc. 11. 8. Ainsi, 4. Reg. 12. 12. Qui cœdebant saxa : Ceux qui taillaient les pierres, les tailleurs de pierres.
2" Battre, frapper, blesser, traiter rigoureusement. Joan. 18. 23. Quid me cœdis? Que si j'ai bien parlé, pourquoi me frappez-vous? dit Jésus-Christ à l'officier dont il reçut un souffle! : d'où vient cette phrase : Cœdere in fini m : Traiter indignement, outrageusement, et avec le dernier mépris. 2. Cor. 11. 20. Sustinetis, si quis in faeiem vos cœdit : Vbns souffrez qu'on vous frappe au visage. Ainsi, Exod. 5. 16. Malth. 21. 35. Ose. 7. 12. D'où viennent ces phrases : Cœdere flagellis, scorpionibus : Frapper avec des verges, i. e. exercer un règne ou un empire dur sur un peuple. 3. Reg. 12. IV. Pater meus cœcidit vos flnijellis : Mon l'ère vous a châtiés avec des verges, i. e. a exercé un dur empire sur vous. Ego autan cœdam vos scorpionibuB : Mais moi je vous châtierai avec des verges de fer (ce qui marquait un empire encore plus rudej, dit Roboam au peuple. Mais virga cœdere se dit du blé qu'on bat pour en faire sortir le grain. Itulli. 2. 17. Virga cœdetu : Ruth battit avec une baguette les épis qu'elle avail recueillis dans le champ de Booz. Cœdere (abiii : Frapper .par les lèvres, s'culend
Gguréraenl pour réprimander quelqu'un , l'offenser par les réprimandes qu'on lui fait, quoique justes. Prov. 10. 8. Stultus cœditur labiit : L'insensé est frappé par les lèvres : ce qui se peut entendre aussi des propres lèvres de l'insensé, qui dit des ehoses contre lui-même.
3" Tuer, défaire, immoler. Jos. 10. 9. Extremos quoque fugientium cœdile : Tuez les derniers des ennemis qui fuient, dit Josué à ses soldats, dans la déroute de l'armée des cinq mis ; cl souvent dans l'Ancien Testament, où il est parlé de la défaite des ennemis (fffàrmv). N um . 11. 22. Numqttid ovium et boum multilurlo cœdetur? Ferez-vous égorger une multitude de brebis ou de bœufs? dit Moïse à Dieu, qui lui pi omettait de donner à tout le peuple dans le désert des viandes pour se rassasier. Ainsi, Levit. 4. 33. c. 6. 30. c. 23. 12. Cœdetur agnus : On immolera un agneau.
CjÉDES, is, vivo,-. Ce nom vient du verbe cœdo. el signifie :
1" Meurtre, homicide. Act. 9. 1. Saulus spirans minarum et cœdis in discipulos : Saul ne respirant que le sang des disciples du Seigneur. Deut. 21. 1. 1. Mach. 1. 25. 2. Mach. 6. 13.
2° Carnage fait en un combat, défaite d'ennemis. Judic. 7. 22. Mutua se cœde truncubanl : Les Madianites, ennemis de Gédéon, se tuaient les uns les autres. Hebr. 7. 1. Obviavit A'orahœ regresso a cœde regum: Melchisedech vint au devant d'Abraham lorsqu'il retournait de la défaite des rois, et le bénit.
CLELARE, yXûj>Ew. Ce verbe semble venir de cœdere, changeant (/ en /, parce que le graveur coupe el taille le métal sur lequel il travaille, cl signifie :
Tailler, graver, ciseler. Exod. 28. 21. Duodecim nominibus cœlabuntur : Sur chacune des pierres précieuses du Rational était grave le nom de chacun des douze patriarches. 3. Reg. 7. 36. Zach. 3. 9.
C.ELATOR. Vient de cœlare, et signifie graveur. Exod. 28. 36. In lamina sculpes opère cœlaloris sanctum Domino. Voyez Sanctim.
C.ELATURA vient de cœlare, et signifie sculpture, gravure. 3. Reg. 6. v. 29- 35. El sculpsit clierubim, et palmas, et cœlaluras valde eminentes : Salomon fit tailler des chérubins, des palmes et d'autres ornements, avec beaucoup de saillie. Exod. 38. v. 10. 12.
CjELUM, i, oOûcvif. Ce nom vient de cœlure. Les Hébreux n'expriment ce mot que par le duel ou le pluriel scltamaïm, el ne reconnaissent que trois cieux ou trois régions célestes : la première, celle de l'air; la seconde, celle des astres; la troisième est la demeure des anges et des saints, appelée le troisième ciel. 2. Cor. 12. 2. Scio hominem in Cbrislo raptum tisque ail lerlium cœlum : Je connais un homme en Jésus-Christ qui lut ravi au troisième ciel. Ce ciel est le plus élevé el est appelé par excellence cœlum cœli, cœlum cœlorum, cœli cœlorum. Deut. 10. 14. .'i. Reg. 8. 27. 2. Par. 2. 6. c. 6. 18. 2. Esdr. '.i. t.. Ps. 67. 3i. Ps. II!. 16. Ps. 148.4.
1 Le ciel, le premier ciel, qui est la àe->
soi
CML
SGI
meure de Dion, dos anges el des saints. Joan. 3. 13. Nttno attendit m cvelutn, nist qui descendu dt <•<<•/<>, t'ilitis homini» qui est m cœlo: Personne n'es! monlé au ciel, .•>•<•. pour on découvrir los secrets, que celui qui osi descendu ilu ciel, se. Jésus-Chrisl en se faisant homme, qui est dans le ciel et y demeure toujours comme Dieu. Dan. 4. 10. Matin. 28. 2. Angélus Domini descendit de cœlo : Va ange du Seigneur descendit du ciel. Ps. 148. I. I.audate Dominum de cwlis : Louez le Seigneur, 6 vous qui êtes dans les cieux. Gen. 28. 17. Dan. 4. 28. Joan. 3. 31. c. (i. 3:1. Malt, ti. 10. Luc. 10. 18. c. 11. 13. c. 19. 38, etc.
2e Tout cet espace qui renferme tous les corps célestes, el même l'air, l'espace qui est depuis la terre jusqu'au plus haut point du monde, et se prend, ou pour le tout, Prov. 25. 3. Cœliun sursum... inscrutabile : Le ciel dans sa hauteur... est impénétrable; ou se prend pour une partie, soit celle vaste étendue dos sphères célestes, où sont les planètes, les étoiles fixes et le premier mobile. Gen. 22. 17. Multiptieabo semen tuum sicitt stellas cœli : Je multiplierai votre race comme les étoiles du ciel, dit Dieu à Abraham, Ps. 18. v. 2. 7. Cœli enarrant gloriam Dei : Les cieux racontent la gloire de Dieu, t. e. ils représentent un tableau des perfections de Dieu, dont la vue porte à publier sa gloire : d'où vient celle expression figurée. 2. Reg. 22. 10. Ps. 17. 10. Inclinavit cœlos et descendit : Dieu a baissé les cieux et est descendu, pour marquer d'une manière figurée que Dieu a fait paraître sa présence dans l'air, pour défendre son serviteur contre ses ennemis Ps. 143. 5. D'où viennent ces phrases : Reqina cœli, pour marquer la lune, ainsi appelée à cause de sa lumière, qui efface toutes les étoiles qui sont au-dessus d'elle. Jerem. 7. 18. Mililia cœlorum, pour marquer tous les astres, se. le soleil, la lune et les étoiles. Ainsi l'obscurcissement, le deuil, ou l'ébranlement du ciel ou dos astres, el la chute do quelque étoile, est la figure de quelques grands malheurs et de quelque grande désolation. Isa. 34. 4. Tabescet oinnis militia lœlorum, et complicabuntur sicut liber cœli, et omnis militia eorum defluet : Toutes les étoiles du ciel seront comme languissantes, les cieux se plieront comme un rouleau, tous les astres en tomberont comme les feuilles tombent de la vigne et du figuier. Le prophète témoigne qu'au temps que Dieu doit tirer vengeance dos ennemis de son peuple, tant de la synagogue que de son Eglise, ils seront en une aussi grande frayeur que si tout ce qu'il rapporte ici arrivait. Voyez v. 5. Ainsi, Apoc. 6. v. 13. 14. Isa. 13. v. 10. 13. Jerem. 4. v. 23. 28. c. 15. 9. Ezech. 32. v. 7. 8. Joël. 2. 10. Amos. 8. 9. Soit qu'il se prenne pour toute l'étendue qui se trouve depuis la terre jusqu'à la lune (Ion. 19. 24. Luc. 17. 29. Qtia (lie exiit Lot a Sodomis, pluit irjnem et sulphur de cœlo : Le jour que Lolh sortit do Sodome, il tomba du ciel une pluie de fou et de soufre. Gen. 7. 19. c. 8. 2. c. 49. 25. Ps. 17. 14. mtonuit de c<elo Dominas : Le Seigneur a tonné du haut du ciel. Luc. 12. 50. Fuçiem
cœli et terrm nostis probare : Vous savez si bien reconnaître ce que présagent les diverses apparences du Ciel et de la terre : Jésus- Christ se plaint de l'aveuglement où sont les Juifs, do ce qu'ils ne jugent point selon le témoignage de leur propre conscience de la venue du Messie, par tous les signes et toutes los marques qu'ils voyaient et qui le devaient précéder, jugeant si bien de la disposition du beau ou du mauvais temps par les signes qui le précèdent. Act. 2. 5. c. 14. 17. Soit que ce mot soit pris pour les nuées qui sont dans l'air, ou pour l'étendue de l'air. Ose. 2. 21. Exaudiam cœlos : En ce temps-là j'exaucerai les cieux : Dieu déclare qu'après s'ôlre réconcilié avec, son peuple, il fora que les cieux, qui semblent n'être que pour son bien, répandront leurs influences, et les nuages leurs pluies sur la terre. Levit. 26. 19. Dout. 28. 23. Ps. 77. 27. Januns cœli aperuit, id est nubcs aeris ; Dieu ouvrit les portes du ciel, c'est-à-dire fit pleuvoir. Ps. 77. 28. Panent cœli dédit eis : Dieu a donné aux Israélites un pain du ciel, c'est-à-dire la manne faite el préparée dans l'air par le ministère des anges. Sap. 16. 20. Ainsi, Ps. 8. 8. Volucres cœli: Les oiseaux qui volent dans l'air. Dan. 4. 9. Soit enfin que par ce mot l'on entende toute l'étendue de la terre, dont les extrémités semblent répondre aux extrémités du ciel et être contiguës. Deul. 2. 25. Qui habitant sub otnni cœlo : Les peuples qui habitent sous le ciel. D'où viennent cardines, extrema, summum ou termini cœli ou cœlorum : L'extrémité du monde. Deut. 30. 4. Si ad cardines cœli fueris dissipatus, inde te retrahet Dominus Deus tuus : Quand vous auriez été dispersés jusqu'aux extrémités du monde, le Seigneur votre Dieu vous en retirera, si vous revenez à lui par un vrai repentir, c. 4. 32. 2. Esdr. 1. 9. Isa. 13. 5. Matlh. 21.31.
3° Toutes les créatures sont marquées par le ciel et la (erre. Gen. 1.1. Inprincipio creavit Deus cœlum et terrain: Au commencement Dieu créa le ciel et la terre, c. 2. v. 1. 4. c. 14. 19. 22. c. 24. 3. Exod. 31. 17. Matth. 11. 25.
4° Lieux élevés , qui sonl au-dessus de nous. Ps. 106. 26. Ascendant usque ad cœlos: Les (lots étant agiles par la tempête, ceux qui sont dans les navires montent jusqu'au ciel ; c'est-à-dire, sur los flots qui semblent s'y élever. Exod. 20. 22. A quoi se peuvent rapporter, Deut. 30. 12. Ps. 52. 3. Ps. 101.
20. Ps. 138. 8. Ainsi, Thren. 1.\. De cœlo in terrain projecit. Voy. Piiojiceue.
§ 1. — Les habitants du ciel, l°Dieu même. Joan. 3. 27. Nonpotcst homo accipere quidquam, nisi fuerit ei dation de cœlo : L'homme ne peut rien recevoir s'il ne lui a été donné du ciel : toute charge légitime doil venir de Dieu pour y servir avec fruit. Matth.
21. 25. Marc. 11. v. 30. 31. Luc. 20. v. 4. 5. c. 15. v. 18. 21. Rom. 1. 18. D'où est venuo colle façon de parler, Ps. 56. 4. Misit de cœlo ; pour marquer que quelque grâce ou faveur cous est venue de la part de Dieu: car comme Dieu est appelé Lieu, par les
>.Ci
Hébreux, Macom , parce que lout lieu est rempli de son immensité, de même Dieu cm appelé Ciel, Sohamajim, parce qu'il reoaplil le* cieux. ainsi, Ps. 75. 9. Ps. 84. 12. 2° Les anges et les saints qui sont au ciel, les bienheureux. Job. la. 13. Civli non sunt mundi in conspectu ejus: Les anges, dont une partie est tombée, ne se sont pas trouvés purs devant Dieu : ceci se peut entendre : in' des bons anges et île tous les saints, qu'un peut dire n'être pas purs, en fes comparant avec la souveraine pureté île Dieu, l's. 1V8. 1. Laudate Dominant de cœlis : Louez le Seigneur, ô vous qui êtes dans les cieux. l's. 87. G.
§ 2. — L'Eglise militante, soit la Synagogue. Dan. 8. 10. Magnifieatum est usque \d fortitudinem cœli : 11 éleva sa grande corne jusqu'aux années du ciel. Antiochus Kpiph mes, ligure parcelle corne, s'est élevé avec fierté contre ceux qui adoraient le vrai Dieu dans la Judée qui combattait sous sa protection ; soit l'Eglise. Apoc. 12. 4. Cauda y'us trahebit tertiam parlent stellarum cœli : Ce dragon entraînait avec sa queue la troisième partie des étoiles du ciel : ces étoiles s'entendent des âmes les plus attachées au culte de Dieu, que le démon délourue et allireà lui ; comme aussi des docteurs mêmes, et des pasteurs de l'Eglise : ce qui est marqué par la chute des étoiles, c. 8. 10. c. lJ. 1. Mais par ces étoiles qui tombent du ciel, ou entend souvent aussi les Hérésiarques qui sortent de l'Eglise, laquelle est aussi appelée souvent, dans l'Evangile, le royaume du ciel ; comme Ilebr. 12. 22. Elle est appelée /<; Jérusalem céleste. Isa. 51. 1G. Voy. Plankia, m. 4. Ainsi, l'Eglise, soit militante, soit triomphante. Isa. Go. 17. Jîcce ego creo cœlos novos et novam terrain: Je m'en vais créer de nouveaux cieux et une terre nouvelle, cela s'entend ou de la vie du ciel, où Les saints, après la résurrection, jouiront de la vue de Dieu dans une paix et une félicité ineffable; ou de l'Eglise d'ici-bas, telle qu'elle nous est représentée dans les Actes.
Phrases tirées de la nalure de ce mol dans le sens figuré.
In cœlo rem esse, usque ad cœlos, ou ad cœlum rem magnifieatum ou munitam esse, in cœlum ascendere, usque ad cœlum rempertingere, crescere, super cœlos rem élevât ttn esse. Parce que le ciel est celui de tous les corps le plus haut et le plus élevé; toutes ces expressions se joignent avec l'attribut d'une chose pour marquer qu'il s'y trouve dans son dernier degré, dans son dernier point, dans sa dernière perfection. Ps. 35. 5. Domine, in cœlo misericordia tua : Seigneur, votre miséricorde est dans le ciel; c'est-àdire est souveraine et infinie. 2. Par. 28. 9. Occidislis eos atrociler, ita ut ad cœlum pertingertt vestra crudelilas: Vous avez irèsinhumainement tué les Juifs, en sorte que votre cruauté est montée jusqu'au ciel; c'està-dire, est extrême, dit Oded à l'armée de Samarie. Deut. 1. 28. Urbes magnœ, et ad cœlum usque munitœ : Les villes de la terre promise sont grandes et fortifiées de murs ,
qui vont jusqu'au ciel; i. c. sont très-hauts : c'est ce que dirent ceux qu'on avait envoyés pour reconnaître la terre promise. Gen. 11. 4. Ps.8. 2. Ps. 112. k. Ps. 148. 13. Apoc. 18.5. In cœlis rem œdificutam, prœparatam esse; in cœlo nia jiermanere, marque qu'une chose est ferme et assurée dans sa durée. Ps. 88. ;î. Misericordia tua œdificabitur in cœlis : Voire miséricorde durera autant que les cii'UX mêmes. Ps. 118. 80. In œternum, Domine, verbum tuum permanet in cwlo : Voire parole, Seigneur, demeure éternellement dans le ciel : David témoigne ici qu'il devait s'assurer sur la promesse de la protection de Dieu, la voyant, pour ainsi dire, gravée au ciel même.
C.'ELESTIS, e, ÈîroufKviof, où^àvio». Cet adjectif vient du substantif cœlum, et signifie,
1° Qui est de la nature des corps célestes, etc. qui est au ciel , ou du ciel étoile. 1. Cor. 15. 40. Et corpora cœlestia : Il y a des corps célestes et des corps terrestres.
2" Oui est dans le ciel, qui appartient aux habitants du ciel ; 1" à Dieu même. Ps. G7. la. Dam discernit cœlestis reges super eam ; Pendant que le Tout-Puissant qui est dans le ciel exterminait les rois de la terre qu'il avait promise à son peuple : d'où vient Pater cœlestis. Malth. 5. 48. Eslote ergo vos perfecti, sicut et pater vester cœlestis perfectas est : Soyez donc, vous autres, parfaits, comme votre Père céleste est parfait ; savoir, en tâchant à vous rendre semblables à Dieu par vos bonnes œuvres, en aimant vos ennemis, comme il fait du bien aux bons et aux méchants. 2U 11 s'entend des anges. Luc. 2. 13. Multitude militiœ cœlestis : Une grande troupe de l'armée céleste; qui sont les anges dont Dieu se sert pour la protection des bons, et pour la punition des méchants. Philipp. 2. 10.
3U Céleste, divin, qui est et vient de Dieu, dont Dieu est maître. Dan. 4. 23. Rei/~ num tuum tibi munebit, postquam cognoveris poleslalem esse cœleslem : Votre royaume vous demeurera, après que vous aurez reconnu que toute puissance vient du ciel, dit Daniel à Nabuchodonosor. Act. 26. 19. Non fui incredutus cœlesti visioni • Je ne résistai point à la vision céleste, dit saint Paul au roi Agrippa. 2. M ici). 9. 4. Hebr. 3. 1. c. G. 4.
4° Sublime et relevé. Joan. 3. 12. Quomodo si dixero vobis cœlestia, credetis? Si vous ne me croyez pas, lorsque je vous parle des comparaisons de choses naturelles , pour vous faire comprendre les choses célestes, comment me croirez- vous quand je vous parlerai des choses du ciel? se. en des termes qui leur conviennent immédiatement et sans comparaison des choses sensibles.
5 Céleste, spirituel, opposé à lerreslrc. 1. Tim. 4. 18. Dominus salvum me faciet in régnant sa nia cœleste : Le Seigneur, me sauvant, meconduiradans son royaume céleste. Hebr. 12. 22. hecessislis ad Jérusalem cœlestem : Vous vous êtes approchés de la Jérusalem céleste; se. l'Eglise, qui est celte cité du Dieu rivant, laquelle demeurant encore sur
ils
In terre, vit déjà dans le ciel, où elle tend gomme A sa patrie. \'«>> . Cal. 4.21». Quœ rerttim est Jeritstiitiii libéra est, qua est mater notera. Hebr. 8. 5. Qui exempton et timbradestrvixmt cœlcstium: Ce qu'Aaron et les prélrei de l'ancienne loi Faisaient dans leurs sacrifices n'était que la ligure de ce que Jésus-Christ fait dans le ciel pour son Eglise, qui devait être purifiée par une hostie plus excellente, c. 9. 23. c. 11. l(i. A quoi se peut rapporter, 1. Cor. 15. 47. Secundui homo de cœlo cœlestis : Jésus-Christ, qui étant Dieu s'est incarné, est devenu tout céleste , même dans son corps, par sa résurrection ; et les corps des saints auront les mêmes qualités glorieuses que celui de Jésus-Christ, lors de la résurrection. Voy. v. 48. 49. Voy. Homo.
0 Céleste, éternel, qui dure toujours dans le ciel (atiivtoç). 2. ïim. 2. 10. Omnia sustineo propter electos, ut et ipsi salulem con- ?ei/inniitir i/uœ est in Christo Jesu cm»! ijloria cœlesti : J'endure tout pour l'amour des élus, afin qu'ils acquièrent aussi bien que nous le salut, qui est en Jésus-Christ avec la gloire du ciel. c. 4. 18. Du singulier cœlestis , e, vient le neutre pluriel.
C.ELEST1A, xà ÈTTovpivta. Ce mot signifie généralement les choses célestes, ou qui appartiennent aux choses célestes: dans l'Ecriture :
1° Le plus haut des cieux, en pariant du siège et de la demeure de Dieu, ou du séjour et de la gloire des anges et des bienheureux. Ephes. 1. 20. Constituens ad dexteram suam in cœlestibus: Dieu a fait asseoir Jésus-Christ à sa droite dans le ciel. c. 1. 3. Benedixit nos in omni benediclione spirituali in cœlestibus, pour in cœlestia : Béni soit le Dieu et le Père de Noire-Seigneur Jésus-Christ , qui nous a comblés en Jésus-Christ de toutes sortes de bénédictions spirituelles, pour nous faire arriver au ciel ; ou, selon d'autres, nous a comblés de grâces et de dons célestes.
2° L'air, et ce bas monde. Ephes. 6. 12. Nobis estcolhiclatio.... contra spiritualia ncquitiœ in cœlestibus : Nous avons à combat- Ire contre les dénions qui sont dans l'air.
CjEMENTARIUS, ii. Ce nom est dérivé de cœmenlum, et signifie maçon \Sovlo;). 3. Reg. 5. 18. Uolaverunt cœmentarii Salomonis, et cœmenlahi lliram: Les maçons de Salomon et ceux d'Hiram curent soin de tailler des pierres qui étaient d'un grand prix, pour bâtir les fondements du temple. 4. Re«. 12. II. c. 22. 6.
ÇEMENTUM, i. Vient de cœdo, ainsi appelé, parce qu'il est coupé et séparé d'une aulre pierre plus grande, et signifie proprement du moellon. Ce sont des pierres dont on lait ordinairement les murailles, sans les tailler, et que l'on rompt dans la carrière : dans l'Ecriture,
1 " Moellon, pierres dont se font les murailles, sans les tailler. Eccli. 22. 21 . Pâli in excelsis, et cœmenta sine impensa posita contra faciem eenti non permanebunt ; Une cloison de bois dans un lieu élevé, et une muraille de
pierres sans mortier, ne peuvent résister à la violence du vent.
2" Mortier pour bâtir el lier les matériaux (to^o?). (Jeu. 11. 11. Habueruntque lateres pro saxis, et bùumen pro cœmenta; Les descendants de Noé se servirent de briques comme de pierres, et de bitume comme du ciment, pour bâtir la tour de Rabylone.
C7ERIMONIA. Voy. Cehimosia.
C./ESAR, is. Kviïvp. Nom propre du premier empereur des romains, qui a passé à ses successeurs. Ce nom vient ou a cœso màtrii utero, ou de cœsaries, la chevelure. — 1° — Auguste. Luc. 2. 1. Exiit edielum a Cœsare Auguslo : On publia un édit de César Auguste, sous l'empire duquel Jésus-Cluist est né; ce fut vers la trente-septième année de son règne. — 2" Tibère. Matth. 22. v. 17. 21. Licel dure censum Cœsari, an non ? Nous est-il libre de payer le tribut à César, ou non ? Marc. 12. 14. Joan. 12. 12. c. ii). v. 12. 15. C'est sous cet empereur que Jésus-Christ a paru dans la Judée, et qu'il a été crucifie par les Juifs, la dix-neuvième année de son empire, il régna vingt-sept ans. — 3' Claude. Ail. 11. 28. c. 17. 7. Hi omnes contra décréta Cœsaris faciunt : Ils sonllous rebelles aux ordonnances de César. — 4° Néron. Acl. 25. v. 8. 10. Cœsarem appello : J'en appelle à César. Philipp. 4. 22. Qui de Cœsaris domo sunt : Saint Paul avait converti des gens dans le palais de Néron.
CjESAREA, m. K.v.L<7«jjeiu, du mot Cœsar, qui est le nom des empereurs romains.
1" Ville de la Palestine, bâtie en l'honneur d'Auguste par Hérode le Grand , laquelle s'appelait auparavant ta tour de Straton. Act. 8. 40. ( Philippus ) Evangelizabat civitalibus cunctis , donec veniret Cœsaream : Philippe annonça l'Evangile à toutes les villes par où il passa jusqu'à ce qu'il vînt à Césarée. Celle ville est dans la tribu de Manassès deçà le Jourdain, sur la Méditerranée, d'abord épiscopale, ensuite métropole de vingt sulTragants ; et enfin la capitale du pays , en laissant à Jérusalem l'honneur du pa tria reliât : elle était !e siège des gouverneurs de la Judée.
2° Ville de la Trachonile, dans la tribu de Nephlhali, que Philippe fit rétablir magnifiquement en l'honneur de Tibère. Josèphe, 1. 18. Anliq. C. 3, semble dire que ce fut en l'honneur d'Auguste que celle ville fut bâtie ou rétablie, et fut appelée Césarée de Philipp? , au lieu qu'elle s'appelait Paneade. Ce Philippe était fils du grand Uerode, et frère du Tétrarquc. Matth, 10. 13. Cum venisset Jésus in parles Cœsnreœ Philippi : Jésus étant venu aux environs de Césarée de Philippe. Marc. 8. 27. Acl. 9. 30.
CiESARlES, iei. Gfiç. x.is, x6p«. Ce non» vient de cœdo , el signifie proprement chevelure de L'homme, parce que les hommes font couper leurs cheveux.
1° Chevelure, soit des hommes, soit des femmes (xo/*>), 9pl$). Num. 6. 5. Sanctus crit, crescenle cœsarie cupitis «jus: Celui qui lésera consacré au Seigneur sera saint, et il laissera toujours croître les cheveux de sa tête. Ley,
DICTIONNAIRE DE PHILOLOGIE SAC.llF.K
SCS
1S. marque le temps jusqu'auquel le Nazaréen devait les laisser croître. — 2° Chevelure d'homme. 2. Reg. li. 26. Semel in onno tonilt bai ur, quia yravabal eum cœsaries: Absalom se faisait faire les cheveux une fois lous les ans, pareequ'ils lui chargeaient trop la (été. — 3° Chevelure de femme. Deul. 31. 12. TradeC cœsariem : Celte femme rasera ses cheveux.
CESOR, is. XaTopoç. Ce substantif vient du participe cœsus, et signifie dans l'Ecriture: Ouvrier qui taille la pierre ou coupe le bois. 2. Par. 2V. 12.///J conducebant ex ea cœtores lapidum : Les officiers qui conduisaient lesouvrages du Temple, employaient à payer (les (ailleurs de pierre, l'argent que le peuple avait rais dans le tronc. Deuler. 29. 11. Exceplis liynorum cwsoribus : Vous êtes lous ici . . . outre ceux qui coupent le bois , dit Moïse au peuple assemblé pour faire alliance avec Dieu.
CiETERUS. Voy. ceterus.
CAIN, Heb. Acguisilio. Fils aîné d'Adam ri d'Eve, qui tua son frère Abel. Gen. ï. 1. I. Joan. 3. 12. Non sieut Cain , qui ex maligno erat et occidit fratrem suum : Ne faites pas comme Cain, qui était enfant du malin Esprit, cl qui tua son frère. Jud. v. 11. Vœ illis quia in via Cain abierunt : Malheur sur eux , parce qu'ils suivent la voie de Caïn : ce malheureux fut maudit de Dieu, et finit sa vie comme il l'avait commencée ; car, étant errant et vagabond , il fut tué par son petitfils Lamech, pensant tirer sur une bête sauvage
CAINAN, Hebr. Posscssor. 1° Fils d'Enos et père de Malaleel. Gen. 5. v. 9. 12. 13. li. 1. Par. 1. 2. Adam, Seth. Enos, Cainan, Malaleel.Luc. 3, 37. Il est mort l'an du monde 1235. — 2' Fils d'Arphaxad. Luc. 3. 30. Qui fuit Cainan, qui fuit Arphaxad. Ce nom ne se Irouve point. Gen. 10. 24. c. 11. 12. 1. Par. 1. v. 18. 2i. de notre Vulgale, qui a été traduite en Latin sur le lexte hébreu; mais il se trouve dans les Septante en lous ces endroits ; néanmoins, comme dans la primitive Eglise il n'y était pas , et que les Anciens, savoir, saint Irénée, Josèphe, Eusèbe, saint Jérôme, Théophile d'Anlioche, qui suivaient le Grec, ne l'y ont point luv il est plus vraisemblable que ce mot Caïnan, s'est glissé en cet endroit de saint Luc, aussi bien que dans les Septante : cependant il paraît plus sûr et plus sage, dans ces rencontres , d'avouer que nous ignorons ce qui nous est en effet inconnu, que d'établir quelque sentiment comme certain sur des conjectures incertaines. Voy. bocu, I. 2 c. 13.
CA1PHAS, Hebr. Sagax. Caïphe, souverain pontife, devant qui Noire-Seigneur fut amené. Math. 26. v. 3. 57. Jesum duxerurit ad Caipham principem sacerdotum. Il était gendre d'Anne. Joann. 18. 13. Erat socer Caiphw qui erat pontifex anni illius. Gr. hoc nnno. Il était pontife celte année-là, comme devant et après ce temps-là.
CAIUS, CAIOS, Lat. Dominas. — 1 Un Corinihien, hôte de saint Paul. Rom. lti. 23. et baptisé par lui. 1. Cor 1. 1. Neminem vestrum biwitxavi nisi Crispum et Caium : Je
n'ai baptisé aucun de vous , sinon Crispe et C, nus. D'autres lisent , Gaium ; mais c'est la même chose, Gaius esl grec et Caius est latin.
— 2° Un homme de Derbe. Act. 2 1. k. Comitatus est eum Caius Derbrus, ri Timotheus ; Saint Paul fui accompagné ( Gr. jusqu'en Asie) par Caïus de Derbe et par Timolhée.
— 3' Un habitant de quelque ville d'Asie , qui n'était pas éloignée d'Ephèse. Saint Jean lui écrit la troisième Epilre et le loue de l'hospitalité qu'il exerçait envers les étrangers. 3. Joann. 1.
CALAMITAS, atis. M+tç. Ce nom vient de calamus , et signifie proprement la destruction desroseaux, ou deschalumeaux par la grêle [Oopvëoç, tumultus) ; mais il signifie ordinairement ,
Malheur, misère, affliction. Prov. 1.
27. Repenlina catamitas : Malheur qui vient lout d'un coup. Isa. 10. 3. Quid facietis in die visitationis et calamilatis de longe venientis ? (lue ferez-vous au jour que Dieu vous visitera, au jour de l'affliction, qui viendra fondre de loin sur vous? Dieu parle aux magistrats et aux juges de la Judée , qu'il menace de ruiner par les Assyriens. Job. 5. 21. c. 6. 2. etc.
CALAMUS, i. Gr. M&afiof. Ce nom signifie chalumeau, chaume luyau de blé; comme aussi,
1° Canne, roseau qui croît sur le bord de l'eau. Job. M). 1(>. Sub timbra dormit in secreto calami : L'éléphant dort sous l'ombre, dans le secret des roseaux, c. 19. 6. Marc. 15. 36.
Phrases Urées de la propriété de ce mot dans le sens figuré.
Calamus quussatus. — Roseau cassé, se dit de la faiblesse des pécheurs, en qui on voit quelque espérance d'amendement. l«a. V2.
3. Calamum quassatum non confringet : Il ne brisera point le roseau cassé. Le Prophète prédit que Jésus-Chrisl ne poussera point à bout ses ennemis, et qu'il rétablira en eux ce qu'il trouvera de faible , tant qu'il y aura lieu de le faire. Voy. arundo.
Viror calami. — La verdeur des roseaux se dit de l'abondance des grâces divines répandues dans une âme, et qui en est comme arrosée ; parce que les roseaux ne viennent bien que dans les terres aqueuses et humides. Isa. 35. 7. In cubilibus, in quilius prius draconcs habitabant, orietur viror calami et junci : Dans les cavernes où les dragons habitaient auparavant, on verra naître la verdeur des roseaux et du jonc : ce qui s'entend des pécheurs qui , servant de demeure au démon par le péché, produisent ensuite des fruits dignes de Dieu par les influences de sa grâce.
2° Bois odoriférant qui ressemble au roseau. Ezech. 27. 19. Stade et calamus in negotialione tua : O Tyr, vous avez fait un trafic de casse el de cannes d'excellente odeur. Exod. 30. 23. Isa. 4-3. 2i. Jerem. (S. 20. Co bois croît dans l'Arabie, dans l'Inde el la Syrie, près du mont Liban.
3° Plume pour écrire: celle signification vient de ce uue les anciens se senaicul de
CAL
CAL
certains roseaux d'Egypte ou de Carie, où croissaient K's plus propres pour cela. Ps. 4*. •'. Lingua mea calamus scribœ : Ma langue esi comme la plume de l'écrivain. David témoigne que sa langue n'est que l'organe ou l'instrument dont se sert le Saint-Esprit , pour faire connaître aux hommes les grands mystères dont il va parler. 3. Joan.v. 13.
t* Canne pour mesurer. Apoc. 11. t. Daims est mihicalamus similis virgœ : On me donna une canne semblable à une toise: ce fut pour
mesurer le temple. Bzech. M), v. 3. 1. 6. 7. c. 41. 8. etc. 11 y en a de deux sortes : la commune et la sacrée ; la première est de neuf pieds, l'autre est un peu plus grande.
5° Branche du chandelier d'or (xaXaptoxo;). Exod. 25. 31. Fades et candelabrum ductile de uuro muiidissimo, liaslile ejus et calamos : Vous ferez un chandelier de l'or le plus pur battu au marteau, aveesatigeetses branches.
CALANE , Hebr. Consummalio ejus. Calane, ville célèbre de Babylone , que le roi d'Assyrie s'était assujettie. Isa. 10. 9. Voy. chalanne. On croit que c'est l'ancienne Ctésipbonte.
CALATHUS , î. xà>«9of , vient du grec xâtav, lignum, et de 8é<u, curro ; parce que pour faire un panier, on fait courir du bois autour, et signifie proprement un panier, et quelquefois une tasse ou une coupe : dans l'Ecriture,
Panier. Jerem.24. 1. Duo calathi pleni (icis: Deux paniers pleins de figues. Voy. ficus , v. 2.
CALCANEUS , CALCANEUM, ™!pa, vient de calx, et signifie dans l'Ecriture :
1° Le talon. Gen. 3. 15. Tu insidiaberis calcaneo ejus : Vous tâcherez de mordre la femme par le talon. Si le serpent qui rampe à terre , veut se venger , lorsqu'on veut l'écraser avec les pieds, il ne peut s'attaquer qu'à la plante des pieds ou au talon, ne se pouvant élever plus haut. Les fidèles sont comme les pieds du corps de Jésus-Christ , donl te démon tâche de surprendre les plus faibles, figurés par le talon, et même les plus forts, qu'il attaque par leur faible. — Démarche, conduite de la vie : celte signification vient de ce que le talon se prenant pour tout le pied, il est pris aussi pour les pas et les démarches. Ps. 55. 7. Ipsi calcaneum meutn observabunt : Mes ennemis observeront mes démarches. David parle de Saùl et de sa cour, qui cherchaient tous les moyens de le perdre ; d'où vient dans ce sens : Iniquitas calcanei : La méchante conduite, l'iniquité que l'homme commet, et dans laquelle il vit. Ps. 48. 6. Iniquitas calcanei met circumdabit me : Quel sujet aurai-je de craindre au jour mauvais ; t. e. du jugement de Dieu ? Ce sera si je me trouve enveloppé dans l'iniquité de ma conduite.
2° Le pied , le dessous du pied, la partie prise pour le tout : d'où vient celle phrase : Calcaneum levare contra aliquem : lever le pied contre quelqu'un; ce qui se dit proprement des chevaux et des autres bétes qui ruent contre leurs propres maîtres pour les blesser; et ligurcment de celui qui, par in-
gratitude , se porte à faire du mal à ceux dont il n'a reçu que du bien. Joan. 13. 18. Qui manducabat mecum pancm , levabit tonira me calcaneum suum : celui qui mange du pain avec moi, lèvera le pied contre moi. Jésus-Christ marque ici la perfidie par laquelle Judas le devait trahir : ce qu'il lire du Ps. 40. 10. qui porte, Magnificavit super me supplanlalionem ; i. e. in cursume supplantavtt, meegregie fefellit : ce qui s'entend d'Achitophel, qui était la figure de Judas.
CALCAHE, w/tsiv, x«T«7raT£fv, vient de caix, i. e. calcibus premere , et signifie :
Fouler aux pieds, marcher sur quelque chose. 1. lleg. 5. 5. Propter hanc causam non ealcant sacerdotes Dugon et omnes quiingre' diunlur lemplum ejus super limen Dagon in Azoto : Les prêtres de Dagon, et tous ceux, qui entrent dans son temple dans Azot , ne mat client point sur le seuil de la porte, parce que la lélede Dagon et ses deux mains en ayant été coupées, se trouvèrent sur ce seuil, se. à la présence de l'Arche. Deut. 1. 36. c. ■2. 5. c. 11.24. 25. ç. 28. 23. Mich. 5. 6. D'où viennent ces phrases:
Calcareolivam. Presser les olives, en faire la récolle. Mich. 6. 16. Tu calcubis olivam , et non ungeris oleo : Vous presserez les olives, et vous ne vous servirez point d'huile: c'est la punition dont Dieu menace les Juifs.
Calcare uvas, vinum, torcular: Calcare in torculari, calcare' lacum.
Fouler les grappes, ou le vin dans le pressoir, ou dans la cuve, marque, en signication figurée, et comme il se prend dans l'Ecriture, la vengeance que Dieu tire de ses ennemis, et des ennemis de son Eglise. Isa. 63. 2. Quarc. . . vestimenla tua sicut calcantium in torculari ? Pourquoi vos vêtements sont-ils comme les habits de ceux qui foulent le vin dans le pressoir? Le prophète parle en sa personne, ou en représentant l'Eglise, qui parle à Jésus-Christ tout couvert , tant de son sang, qu'il a répandu à sa passion, que de celui de ses ennemis , dont il s'est vengé. Apoc. 19. 15. Isa. 63. 3. Torcular calcavi solus: J'ai été seul à fouler le vin. Jésus-Christ marque son souverain pouvoir à réprimer ses ennemis, le démon, le péché et la mort; et le prophète semble représenter Jésus- Christ comme un victorieux, qui foulerait aux pieds ses ennemis, en sorte que le sang en regorgeât : Calcavi eos in furore meo : J'ai foulé mes ennemis dans ma fureur. Ainsi , Thren. 1. 15. Torcular calcavil Dominus virqini filiœ Judu: LeSeigneura foulé lui-même le pressoir pour la vierge, fillede Juda; c'està-dire que Dieu a exercé sa justice et sa fureur extrême contre Jérusalem. Ainsi, Apoc. 14. 20. Calcalus est lacus extra civitalem : La cuve fut foulée hors de la ville; i. e. la vendange qui était dans la cuve, ce qui s'entend des damnés qui sont jetés hors de la Jérusalem céleste, et jetés dans l'enfer. Voy. ch. 22. 15.
Calcare supra serpentes et scorpiones. Fouler aux pieds les bêtes venimeuses, signifie, dans l'Ecriture, n'avoir rien à craindre de ces bêles. Luc. 10. 19. Dedi vçbis potesla-
DICTIONNAIRE 1)K Nlll.OUKilr'. SACUEE.
ton calcandi tupra serpentes et scorpions» : Je vous ai donné le pouvoir de fouler aux pieds les serpents et les scorpions; ce qui s'est vérifié, A. cl. 28. v. 3. 5. El , par ers serpents et scorpions , s'entendent figu rément les démons, cl les impies leurs suppôts , ilo qui la grâce de Jésus-Christ a f.iit triompher tous les fidèles chrétiens, Ps. i>>>. 13. Isa. 18. 8.
1° Traiter cruellement , insulter, perdre, gâter, TTiiÇav. Isa. 63. 3. Calcuvi eos in furore meo : J'ai foulé mes ennemis dans ma foreur. Voy. supra. Calcare unis. Jerem. 25. 30. Celeumti quasi calcantium concinetur mlrei sus omnes habitatores terra': Il s'excitera un cri commun contre tous les habitants de la terre, tel qu'en font ceux qui foulent le vin. Voy. Jerem. 4-8. 33 ; ce qui marque que tous les peuples s'animeront et s'exciteront tous ensemble pour perdre'Jérusalem, et ensuite pour se perdre les uns les autres. Isa.10.lt. l.Mach. 14.31. -2. Mach. 8. 2. Midi. I. 3. c. 5. o. Malach. 4. 3. Luc. 21. 24. Ainsi, Apoc. 11. 2. Givitalem sanctam calcabunt : Ce qui s'entend de l'Eglise sainte, que l'Antéchrist et ses sectateurs traiteront d'une manière indigne.
2" S'assujettir entièrement, se rendre mai- Ire (irctësavstv). Deut. 33. 29. Tu eorum colla calcabis : Vous foulerez les têtes de vos ennemis sous vos pieds... dit Moïse des Israélites. Job. 18. 14. Culcet super eum, quasi rgx, iit- (critus : La mort foulera aux pieds l'impie, comme un roi qui le dominera. Ainsi , Eccli. 24. 11. Omnium excellentium et humilium corda virtule calcavi : Tous les grands et petits sont soumis à la sagesse divine.
3" Mépriser quoique chose, la rejeter, eu avoir du dégoût ( èfinuLÇeiv ). Prov. 27. 7. Anima snturata calcabil favum : Ceux qui sont rassasiés méprisent les choses les plus douces.
CALCATOR vient de calcare, fouler aux pieds ; d'où vient calcator uvœ.
Celui qui foule les raisins dans la cuve. Jerem. 48. 33. tftQuaqu un calcator uvœ solilum celeuma cunlabit : Dans la terre des Moahiles, ceux qui foulent les raisins ne chanteront plus leurs chansons ordinaires; t. e. il n'y aura point de vendange , qui est un temps où ceux qui les pressent , chantaient ensemble, de joie et d ■ réjouissance. Vuij. c. 25. 30. Amos. '.). 13. Comprehendet calcator uvœ millenlem semeit : Les ouvrages de celui qui foule les raisins et de celui qui sème la terre, s'enlresuivront ; ce qui marque une grande abondance de vin, puisque les vendanges devaient durer jusqu'au temps des semailles, et cette façon de parler comprend on général les vignerons et tous ceux qui travaillent à la vendange.
CALCEAMENTUM, i, ûiroirofuc. Ce mot vient do eateeus , et signifie chaussure de pied , soulier. Exnd. 12. 11. Calceamenla habebitii in pedibus : Vous mangerez l'agneau, ayant aux pieds des souliers. D'où vient cette phrase :
Solvere ou lollere calceamenla. Oter les souliers. Ce qui était , l* une marque d'hu-
miliation, d'abaissement et de respect , à cause de quelque chose sainte. Exod. 3. 5. Suite calceamentum de pedibus luis .- N'approchez pas d'ici; ôtez les souliers de vos pieds, dit Dieu à Moïse, lorsqu'il allait pour considérer le buisson ardent. Jos. 5. 10. Théodore! remarque que les prêtres d'Aaron, i. c. de l'ancienne loi, quittaient leurs souliers, lorsqu'ils devaient sacrifier, pour témoigner un plus grand abaissement devant la majesté de Dn'ii.
2° A celte phrase se peut rapporter celle autre : Solvere corrigiam calceamentorum alicujus : Dénouer les cordons des souliers de quelqu'un, lui rendre les services les plus bas; et, dans le même sens : Portare calceamenla, porter ses souliers. Luc. 3. 10. Non suffi dignus solvere corrigiam calceamentorum ejus : Je ne suis pas digne de dénouer les cordons de ses souliers, dit saint Jean de Jésus-Christ. Voy. MaUh. 3. 11. Marc. 1.7. 2. Joan. 1 . 27. etc.
3° C'était une marque du renoncement et de la cession qu'un homme Taisait volontairement à un autre de son droit; ce qui était une ancienne coutume marquée. Ruth 4. 7. Si quando aller altcri suo jure cedebat... solvebal homo calceamentum suum , et âabat proximo sud : S'il arrivait que l'un, i. e. , le plus proche des parents de celui dont la femme était veuve, cédât son droit à un autre, celui qui se démettait de son droit (Uait son soulier et le donnait à son parent ; ou c'était un affront et comme une marque d'exhéiédaliou , par laquelle un homme perdait le droit d'hériter à la succession de son proche parent, pour refuser d'en épouser la veuve. Deut. 2'5. 9. Totlel calceamentum de petle ejus : Cette femme lui ôtera sort soulier du pied. Voy. v. 7. 8. A quoi est opposé : Extendere calceamentum in aliquem locum , in f/entem : Etendre ou avancer ses pas sur quelque lieu, s'y avancer, et signifie se l'assujettir, s'en rendre le maître. Ps. 59. 10. Ps. 107. 10. In Idumœam extendam calceamentum meum : Je me rendrai maître de l'Iduinée, dit David , ce qui peut aussi marquer le mépris qu'il en faisait. Ainsi , marcher sans souliers était une marque de peine, d'affliction et de deuil. Ezcch.24. M. Calceamenla tua erunt in pedibus tuis : Dieu dit au prophète qu'il ait ses souliers à ses pieds, après la mort même de sa femme, parce qu'il ne voulait pas qu'il en fît le deuil. Isa. 20. 2. Calceamenla lua toile de pedibus tuis : Otez les souliers de vos pieds, dit Dieu à Isaïe ; ce qui était une prophétie, que le roi d'Assyrie emmènerait une foule de captifs, nus et sans souliers , d'Egypte et d'Ethiopie. Voy. v. 4.
§ 1. — Chose de vil prix. Amos. 2.6. F«ndidit... pauperem pro calceamentis : Israël, i. e. les magistrats et ceux qui devaient protéger l'innocent et le pauvre, ont vendu le pauvre pour les choses les plus viles, c. 8. 6. Les Juifs avares se rendaient maîtres nonseulement des biens, mais encore de la personne des pauvres qui étaient obligés de se rendre leurs esclaves, les réduisant à recer
CAL
voir d'eux, pour le prix do leur liberté, les choses les plus viles.
§ 2.— Ce qu'on foule aux pieds ou sur quoi ou marche. Deut. •'>'!. 2 •">. Fetrum et ces calc,- inriitum tjus : l.a chaussure d'Aser sera de Ter il d'acier; i. e. la lerre qu'il habitera sera remplie de mines de 1er et d'airain; co que dit Moïse, pour marquer la vigueur et la durée constante de celle tribu, comme s'il faisait allusion à des souliers garnis de fer ou d'airain, qui ne s'usent pas aisément.
I .'!. —Chaussure spirituelle. Cant. 7. !. (Juim pulctiri suni gressus lui in calceamentisl Que vos démarches sont belles, ô fille du prince , à cause de l'agrément de voire chaussure) l.a chaussure de l'épouse peut signifier, comme dans saint Paul, la disposition OU préparation pour annoncer l'Evangile. Eph. ti. 15. Calceati pedes in prœpitratione Evangelii paris : Que vos pieds aient une chaussure spirituelle, pour être toujours préparés à annoncer l'Evangile de paix. Le même saint Paul nous représente encore ailleurs les démarches de celle épouse sacrée, par les paroles du prophète Isaïe , c. 52. 7. Quant pulchri super montes pedes annuntiantis et prœdicantis pacem! Que les pieds de ceux qui annoncent l'Evangile de paix sont beaux! de ceux qui annoncent les vrais biens, c'est-à-dire que le progrès de la prédication de l'Evangile, faite par l'Eglise, a été véritablement quelque chose d'admirable.
CALCEARE , \mo$-à. Chausser, mettre aux pieds quelque chaussure. Act. 12. 8. Cnlcea te caligas tuns : Chaussez vos souliers, dit l'ange à saint Pierre, le faisant sortir de la prison. 2. Par. 28. 15. D'où vient celle phrase : Calceutum per /lumen iransire, pisser un fleuve à pied. Isa. 11. 15. Percutiet eum in septem rivis, ita ut transeant per eum culceali : Le Seigneur frappera le fleuve, et le divisera en sept ruisseaux, en sorte qu'on le pourra passera pied. Le prophète, pour marquer que le Messie ôtera tous les obstacles qui pourraient empêcher les peuples d'entrer dans l'Eglise et de recevoir l'Evangile , fait allusion au Nil , quMl dit qu'on passera aussi aisément que les Israélites passèrent la mer Rouge. A quoi peut se rapporter cette signification : Calceare aliquem ianihino, donner à quelqu'un une chaussure magnifique, de couleur éclatante, telle que le violet. Ezech. 16. 10. Calceavi te ianthino : Je vous ai donné une chaussure magnifique. Le prophète fait allusion aux peaux de celle couleur, dont était la couverture du Tabernacle, et fait souvenir Jérusalem de l'éclat où Dieu l'avait élevée.
Chausser, prendre une chaussure, se dit Ggurément de la fermeté et de la confiance que les prédicateurs du saint Evangile doivent avoir pour le soutenir et le défendre. Ephes. (j. 15. State... et calceati pedes inprœparatione Evangelii pacis : Que vos pieds aient une chaussure spirituelle, pour être toujours préparés à annoncer l'Evangile de paix; et dans ce sens, l'Apôtre semble faire allusion à un homme de guerre, qui, étant bien chaussé, est prêt d'agir avec plus de
hardiesse et de courage. Ce passage a rapport à Isa. .12. 7. Rom. K). 15.
CALCEDONIDS, (ir. /«Wùv. Ce mot vient de calcedo , nom de ville, proche laquelle ou a commencé do trouver celte pierre, et signifie :
Calcédoine, pierre précieuse, qui ne brille que quand elle paraît au jour : cette pierre a la ligure et la couleur d'une escarboucle ou charbon ardent. Apoc. 21. 19. Terlium Calcetfonius, le troisième fondement était de Calcédoine. Ces pierres précieuses îles fondements du temple, dont parle ici saint Jean, peuvent bien figurer les douze apôtres , comme les douze pierres qui étaient dans le Ralional du grand- prêtre figuraient les douze patriarches. Voy. Exod. 28. v. lo. 17. 21.
CALCITRARE, XaxrîÇem. Ce verbe vient de calx , comme pour dire : Frapper avec les talons , et signifie :
Ruer, regimber, en parlant du cheval, du mulet , du bœuf, etc. 2. Reg. G. 6. Calcilrabunt boves et declinaverunt eum. Oza porta la main à l'Arche de Dieu et la retint, parce que les bœufs regimbaient, et l'avaient fait pencher. D'où vient celle signification métaphorique:
Regimber se dit de la résistance que fait l'homme à la volonté et aux ordres pressants de Dieu. Act. 9. 5. Durum est tibi contra stimulum calcitrare : Il vous est dur de regimber contre l'aiguillon , dit Jésus Christ à saint Paul , terrassé dans le chemin de Damas. Gr. Durum tibi : il vous serait nuisible de regimber contre l'aiguillon. Voy. Durus. C'est une expression figurée, prise de l'usage où l'on est de piquer les bœufs, pour les faire aller plus vite ; en sorte que s'ils regimbent contre l'aiguillon , ils se l'enfoncent davantage dans la peau; c'est-à-dire qu'il ne tiouverail nullement son avantage à résister à cet avertissement qu'il lui donnait de se sou- • mettre à sa volonté. Voy. Stimulus.
CALCULUS , i. ipiîyo?, vient de calco , et signifie petite pierre, caillou, gravois , gravelle, dés, dames, jetons, pour calculer.
1° Petite pierre, gravier, petit caillou , tel que ceux qui se trouvent dans le pain (x&i?, silex). Prov. 20. 17. Suavis est homini partis mendacii, et posteaimplebilur os ejus calculo: Le pain du mensonge (c'est-à-dire le bien acquis injustement) est doux à l'homme; mais sa bouche ensuite sera pleine de gravier : on n'a que du trouble et de la peine, et des remords du bien mal acquis. Eccli. 18. 9. Calculus arenœ, grain de sable.
2° Pelite pierre, telle que celle qu'on emploie à garnir les murailles ou à les bât r ()iOoî). 2. Reg. 17. 13. Trahemus eum in torrentem, ut non reperiatur ne calculus quidem ex ea : Que si David se retire dans quelque ville, tout Israël environnera les murailles de cordes , et nous l'entraînerons dans un torrent , sans qu'il en reste seulement une petite pierre. Chusaï appuie l'avis qu'il donne à Absalom , contraire à celui d'Acbitophel.
3° Tesson, petite pierre, ou autre marque,
nu.llONN.VIlU. DE l'IHI.OI.OWK SACREE.
lelle qu'éCail celle dont usaient les anciens dans leurs suffrages et leurs jugements. Alors ces lissons étaient blancs, lorsqu'ils les donnaient favorables, et étaient noirs, lorsqu'ils les donnaient contraires ; ils y écrivaient le nom de celui dont il s'agissait. A quoi se rapporte, Apoc. 2. 17 : Yincenti dabo calcuhtm catididum: Je donnerai au victorieux une pierre blanche. Jésus-Christ témoigne qu'il prononcera un jugement favorable pour ceux qui auront triomphé du démon et du péché : le nom d'enfant de Dieu, qui leur sera donné, sera écrit sur cette pierre.
4" Charbon de feu (âvOpaÇ). Isa. 0. 6. Et volavit ad me unus de Seraphim, et in manu ejus calculas , qunn furcipe tulcrat de altari : Un des séraphins vola vers moi , tenant en sa main un charbon de feu qu'il avait pris avec des pincettes de dessus l'autel. Le mot hébreu, ritspah, signifie charbon et escarboucle. Ce charbon marque l'efficacité du sacrifice de Jésus-Christ, pour purger les péciiés.
CALDA1UA, je. Ce nom vient de caleo , et signifie chaudière (x«X»ïoy). 1. Reg. 2. 14. Mittcbat ftiscinulam tridentem in lebetem vel in caldariam : Le serviteur du prêtre mettait la fourchette à trois dents dans la chaudière ou dans le chaudron, savoir, pour enlever tout ce qu'il pouvait pour le prêtre.
CALLB, Heb. Quasi cor. 1" Fils d'Hesron. 1. Par. 2. 18. Caleb autein filius Hesron accefit uxorem nomine Azuba : Caleb, fils d'Hesron, épousa Azuba. v. 10. 24. 11 est appelé Calubi, v. 8. Mais d'autres croient que c'est le même que le fils de Jephoné, et qu'Hesron était son aïeul. Y ou. Menoch. in 1. Par. 21. 8. et Mas. in Jos. 14. 0.
2" Fils de Hur, et petit-fils du précédent Caleb , fils d'Hesron. 1. Par. 2. 50. Jli erant filii Caleb , filii Hur, primogeniti Ephrata : Ceux-ci étaient fils de Caleb, fils de Hur, fils aîné d'Epbrala. c. 4. 11.
3° Fils de Jephoné, lequel, avec Josué. s'opposa aux autres dix qui décourageaient le peuple d'entrer dans la terre promise. Num. 13. 7. De tribu Juda Caleb filium Jephoné. v. 51. Caleb compescens mur mur populi : Caleb fit ce qu'il put pour apaiser le murmure du peuple, c. 14. v. G. 24. Deut. 1. 30. 1. Mac. 2. o(>. etc.
CALEF ACERE, Bspitaivm, vient des verbes calere et facere , et signifie :
Chauffer, échauffer, faire échauffer. Eccl. 4. 11. Unus quomodo culefiet? Comment un seul échauffera - t- il? Comme deux personnes couchées dans un lit , s'échauffent plus aisément qu'un seul , de même deux ou plusieurs, unis par une sainte société, se soutiennent mieux , soit pour le temporel , soit pour le spirituel. Isa. 44. 10. Yah,calefactus sum, vidi focum : Bon , j'ai bien chaud, j'ai fait bon feu, savoir du même bois dont le sculpteur prend le reste pour faire une idole, ce qui en prouvé la vanité, à quoi se rapporte job. 39. 14. Tu forsilan m pulvere calefacies eu? Lorsque l'autruche abandonne ses œufs sur la terre, sera-ce vous qui lis échaufferez dans la poussière? Cet animal cache ses œufs dans le sable, où, s'échauf-
fant par la chaleur du soleil , les petils s'éclosent sans qu'elle les couve. Ce que Dieu marque à Job, comme un effet de sa providence divine.
Vêtir, couvrir pour échauffer, l'effet mis pour la cause. Jac. 2. 10. Si dicat aliquis ex vobis, Ile in pace, calefacimini et saturamini : non dederitis autem cis quœ necessaria sunt corpori : L'apôtre assure qu'une foi qui ne passe pas jusqu'aux bonnes œuvres ne sert, non plus qu'il ne sert de rien aux pauvres qu'on leur dise d'aller en paix, qu'on leur souhaite de quoi se nourrir et de quoi se couvrir, en ne donnant rien. Job. 31. 20. De Yelleribus ovium mearum calcfactus est : Les pauvres ont été échauffés des habits que je leur ai faits des toisons de mes brebis.
CALENDvE, arum, v;oft»vi«, uç. Vient du verbe ancien calare, xoàûv, c'est-à-dire convoquer ; car dès que la nouvelle lune paraissait , on convoquait le peuple pour l'en avertir; et signiGe :
Calendes, le 1" jour de chaque mois : ce jour était fêté chez les Juifs, appelé nouvelle lune; car leurs mois étaient lunaires. l.Rcg. 20. v. 5. 18. Ecce calendœ sunt craslino : H est demain le premier jour du mois, dit David à Jonalhas, qu'il prie de lui permettre de se cacher et de ne se trouver point au festin que faisait Saiil ces jours-là après le sacrifice offert, selon la coutume. 4. Reg. 4. 23. Ilodie non sunt calendœ: Ce n'est point aujourd'hui le premier jour du mois , ni un jour de Sabbat, dit le mari de la femme de Sunam. qui voulait aller trouver Elisée.
CALIDUS , a, um, Oepjj.hç, ri, ôv. Vient de caleo, et signifie :
Chaud, brûlant. 1. Reg. 21. 7. Panes propositions, qui sublati fuerant a facie Domini, ut ponercnlur panes catidi : 11 n'y avait que les pains de proposition qui avaient été ôlés de devant le Seigneur, pour y en mettre de chauds en la place. Le grand-prêtre en donna à manger à David. Jos. 9. 12.
§ 1. — Chaud et brûlant se dit de celui qui est possédé de quelque passion. Eccli. 23. ±2. Anima calida quasi ujnis ardens non extinguetur, donec aliquid glutiat : L'âme qui brûle comme un feu ardent ne s'éteindra point jusqu'à ce qu'elle ait dévoré quelque chose : Ce feu , dont l'âme brûle, est celui de la colère , de l'avarice, de l'ambition , ou de quelque autre passion.
^ 2. — Fervent à soutenir la foi et à s exercer dans les œuvres de charité (Çtomç). Apoc. 3. 15. Scio opéra tua, quia neque frigidus es , ncque culidus: Je sais quelles sont vos œuvres, que vous n'êtes ni froid ni chaud, dit l'ange à l'évêque deLaodicée, de qui Dieu se plaint pour sa tiédeur tant à soutenir la foi qu'à pratiquer le bien.
CAL1GA, je. Vient de calx, et signifie sorte de chaussure que portaient les simples soldats des années romaines; soulier, sandale, qui s'attache aux pieds avec des cordons (viroSijfia). Gen. 14. 23. A ftto subtei/miuis usque ad corrigiam caligœ, non accipiam ex omnibus quœ tua sunt : Je ne recevrai rien de tout ce qui est à vous, depuis le moindre
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fil jusqu'à on cordon de soulier, dil Abraham au r«>i de Sodome. Ad. 12.8.
CALIGAREi ùjjiCMveaOat. De l'ancien mot cala, pour lignum, bois; parce que cet obscurcissement se dil proprement de la famée qui se l'ail du bois qu'on met au feu.
Etre obscurci, troublé et couvert de ténèbres. Gen. 27. I . Caligaverunt oculi ejus : Les yeux d'Isaac s'étant obscurcis, il ne pouvait plus voir, se. de vieillesse. Deut. 33. 28. Cœliquc caligabunt rore : L'air sera obscurci par l'eau de la pluie et de la rosée, dit Moïse en promettant aux Hébreux la fécondité de la (erre.
CAL1GINOSUS, a, um. Obscur, ténébreux , en parlant du ciel, de l'air, d'un lieu (av^unpiç) , etc. 2. Petr. 1. 19. Habemus firmiorem Propheticum sermonem, eux benefacitis attendentts, quasi lucernœ lucenti in caliginoso loco : Vous faites bien de vous arrêter aux oracles des propbètes, comme à une lampe qui luit dans un lieu obscur : Mons caliginosus. Voy. Mons.
CAL1GO, inis. y\>i<?oç. Vient de la même racine que caligare, et signifie :
Obscurité, ténèbres, soit dans l'air, soit dans un lieu (opi^»). Job. 38. 9. Cum caligine mare quasi pannis infahtiœ obvolverem : Lorsque j'enveloppais la mer d'obscurité , comme on enveloppe un enfant de bandelettes. Ces nuages et cette obscurité figurent quelquefois l'incompréhensibilité de Dieu. Ps. 96. 2. Nxibes et caligo m circuitu ejus: Une nuée est autour du Seigneur, et l'obscurité l'environne; ou marque quelquefois une présence particulière de la majesié de Dieu, comme Exod. 20. 21. Moyses autem accessit ad caliginem in qua erut Deus : Moïse s'approcha de l'obscurité où Dieu était ; ce lut sur le mont Sinaï. Voy. Exod. 19. 9. Deut.
4. 11. c. 5. 22. Heb. 12. 18. etc. Job. 28. 3. Jpse considérât lapidem caliginis (<raoTi«) : Dieu considère la pierre ensevelie dans l'obscurité.
g 1. — Incertitude, ignorance, erreur. Job. 22. 13. Quasi per caliginem judicat : Eliphas accuse Job de juger que Dieu ne peut sûrement voir du ciel ce qui se passe sur la terre, comme les hommes ne peuvent voir de la terre ce qui se passe dans le ciel, à cause des obscurilés et de l'éloignement qui se trouve entre deux. Isa. 29. 18. De tenebris et caligine oculi cœcorum videbunt [ipv/ln) : Les yeux des aveugles, sortant de leur nuit , passeront des ténèbres à la lumière. Celle prophétie s'est accomplie dans le sens littéral , dans les aveugles que Jésus-Christ a guéris ; et dans le sens figuré, dans tous les peuples qu'il a éclairés de la lumière du saint Evangile, c. GO. 2. Jerem. 13. 16.
§ 2. — Affliction , misère , qui est souvent exprimée par le mot de ténèbres. Job. 23. 17. Nec faciem meam opérait caligo: L'obscurité où je suis n'a point mis un voile sur mon visage ; mes afflictions ne m'ont point fait perdre Dieu de vue, ni fait perdre sa crainte. Isa. 5. 30. c. 8. 22. Jerem. 13. 16. Thren. 2. 1. Ezech. 34. 12. Joël. 2. 2. \mos. »