V. 19. Voy. H.EREDITARE
CAMPUS, i. Voy. supra.
CAMUEL, Heb. Surrexit Deus. - 1" Fils de Nachor, frère d'Abraham. Gen. 22.41, Camuel patrem Syrorum ; Hub. patron Aranii : Cet Aram fils de Camuel, est différent d'Aram fils de Sem, qui a donné le nom aux Syriens. — 2° Un des premiers de la tribu d'Ephraïm. Num. 34. 24. — 3° Père d'Hasabias, qui commandait aux lévites. 1. Par. 27. 17.
CAMUS, i. du Grec xtifiôç, et signifie, mors fort rude, sorte de bride. Ps. 31. 9. In camo et freno maxillas eorum constrintje , qui non upproximant ad le : Vous resserrerez avec le mors et le frein la bouche de ceux qui, comme des chevaux, vous veulent échapper, dit Dav id : ce qu'Isaïe témoigne que Dieu a fait à l'égard de Sennachérib. 4. Reg. 19. 2S. Cette expression marque que Dieu dompte !"s méchants, comme on dompte les chevaux par le mors. Prov. 26. 3.
CANA, Heb. Zelus. — 1° Ville de la tribu
DlCTIONM. DE PHILOL, SACRÉE. I.
d'Aser dans la Galilée supérieure, près de Tyr et Sidon. Jos. 19. 28. llamonet Cana usqut ail Sidanem magnum. Cette ville est appelée Cana la grande, en comparaison de l'autre. — 2" Ville de la tribu de Zabulon dans la Galilée inférieure, où Jésus-Christ, a changé l'eau en vin, et a guéri le Dis d'un officier du roi. Joan. 2. v. 1. 11. Hoc fecit initium signorum Jésus in Cana Galilece : Ce fui là le premier des miracles de Jésus- Christ, qui fut fait à Cana en Galilée, c. 4. 4ti. C'est d'où étaient Nathanael et Simon l'Apôtre.
CANAL1S, ).rjvôf, De canna, canne, roseau, à cause de sa figure, et signifie proprement, canal, lit d'une rivière : dans l'Ecriture,
1° Canal où on met l'eau pour abreuver le bétail (Xv?voj). Gen. 30. 41. Ponebat Jacob virgas in canalibus aquarum : Lorsque les brebis devaient concevoir au printemps, Jacob mettait les branches vertes de peuplier dans les canaux : celait afin que, venant boire, elles conçussent des agneaux de diverses couleurs, qui devaient être sa récompense. c. 2t. 20. Gr. 7:o7i7T»jp(ov, Exod. 2. 10. Gr.
ùiiy.uvjri.
2" Chaudière, ou envier dont se servent les teinturiers pour teindre leurs étoffes. Cant. 7. 5. Comœ capilis lui, sicul purpura régis vincta canalibus {nxp'Apoph, transcursus. Hebr. rakit, trabs iransversa) : Les cheveux de votre létc sont comme les fils de la soie de couleur de pourpre, qui sont longtemps attachés sur le bord de la chaudière, pour prendre une (orte teinture: cette description des cheveux figure les chrétiens, qui, étant attachés par la foi aux divins canaux des plaies de Jésus-Christ, sont tout pénétrés du double amour et pour Dieu et pour le prochain.
CANAfUEUS, Heb. Zelolcs. De Cana en Galilée [xayavitvs). Malth. 20. 4. Simon Cunanœus. Marc. 3. 18. Il est appelé Cananéen, pour le distinguer de Simon Pierre. Voy. Zelotes.
CANATH, Heb. Emptio'. Ville de la tribu de Manassé de là le Jourdain. Num. 32. i2.
1. Par. 2. 23. dans le pays de Galand. CANCELLI , orum. Du Grec xiyiàî;, porte
fermée avec des barresou chancels(ôizr<jwT6v), et signifie,
Barreaux, qui se croisent les uns les autres en ligne droite ou oblique. 4. Reg. 1.
2. Ceciditque Ochosias per cancellos cœnuculi sui quod habebat in Samaria : Ochosias tomba par la fenêtre d'une chambre haute qu'il avait à Samarie. Prov. 7. 6. Cant. 2. 9.
CANCER , Grec, xap.iviu^sc. Ce mot qui a différentes racines selon ses différentes significations, signifie proprement, un cancre, espèce de poisson; le Cancer, signe céleste; un cancer, sorte de maladie, ou, comme il est pris dans l'Ecriture, gangrène, maladie, et alors il vient de xapxhoç , ainsi appelée, parce qu'elle s'étend par les parties voisines du corps.
Gangrène, maladie, qui mange et gâte les parties voisines, et s'étend toujours de plus en plus (yuyypxivz). 2. Tim. 2. 17. Sertno co~
rum ut foncer aerpit : La doctrine de ceux qui sèmeiil de vains discours gâtera peu à.
• Los bras et tout <|ue je vis, été
peu, comme la gangrène, ce qui est sain.
CANDACE, Heb. Possidens contrHionem.
Candace, reine d'Ethiopie. Ce nom est commun aux reines de ce pays. Act. 8. -"i. Et ecce vir Mlhiops Eunuckus potens Candacis reginœ JElhiopum, ou Candaces, selon le Grec (/.y.-jSàxr,) : Un Ethiopien eunuque , l'un des premiers officiers de Candace, reine d'Ethiopie, < tail venu à Jérusalem pour adorer. Voy. Plin. I. (i. 26.
CANDELABRUM, i. Xox»f*. De candela , parce que i;i chaud. Ile se met sur le chandelier, et signifie :
1 Chandelier, Eccli. 26. 22. Lucerna splendens super candelabrum sanclum, cl species super œtalem slabilem : L'agrément du \i l;c dans un âge mûr, est comme une lampe qui luit sur un chandelier saint. Levit. 2V. 4. Super candelab'rum mundissim m ponentur : Les lampes seront toujours posées sur un chandelier (rès-pur devant le Seigneur. Le chandelier que Moïse fit par l'ordre de Dieu, était très-pur , tant parce qu il était fait de l'or le plus pur, que parce qu'il était destiné à des usages saints. Voyezen la description, Exod. -2'i. 31. etc. c. 37. v. 17. 18. 19. etc. sur le modèle duquel Salomon en fit faire dix pour le temple.
2° Jésus-Christ, ou l'Eglise qui porte la lumière de la doctrine céleste et des bonnes œuvres, étaient figurés par ce chandelier de Moïse , comme le chandelier d'or décril dans 7. i h. i. 2. était ta figure du temple qui devait être rebâti. Voy. Lampas. Ainsi les sep( chandeliers d'or que vit saint Jean , Apoc. 1. 12. représentaient les sept Eglises v. 20. Candelabra septem : Les sept chandeliers sont les sept Eglises.
3° les vicaires de Jésus-Christ, tels que sont les évéques : d'où vient cette phrase. Mo ver e candelabrum de loco suo : Oter le chandelier de sa place, c'est ôter la conduite et le gouvernement d'une église à un évoque qui la gouvernail, pour la donner à un autre. Apoc. 2. 5. Movcbo candelabrum CUum de loco suo, nisi pœnitentiam egeris : Dieu déclare à l'évêque d'Ephè-e qu'il l'ôlera de sa dignité et de son siège, s'il ne l'ait pénitence et ne rentre dans sa première ferveur : d'autres entendent que Dieu privera entièrement cette Eglise de la lumière et de la prédication de l'Evangile; ce dernier sens soppose que tout son diocèse s'était relâché à son exemple : c'est la punition dont Dieu menace les Juifs. Matlh. 21. V3. De plus les deux prophètes qui doivent porter la lumière de la vérité, sont appelés deux chandeliers. Apoc. 11.4.
CANDENS. De candere, qui vi< nt du Grec y.i.',>, ou xoeû», uro, et signifie :
1° Qui est blanc. Nmn. 12. 10. El ecce Maria apparuil candens hpra : .Marie parut ausv i : r> t toute blanche de lèpre comme de la neige : ce fut en punition d'avoir parlé contn Moïse.
- Luisant , poli , éclatant (tt'/'.v). Ezcch. 1. 7. Dan. 10. G. Brachia et quœ deorsum sunl
quasi species œris candenlis le reste du corps de l'homme que je vis, était comme d'un airain élincelanl : ce qui figurait la force éclatante avec laquelle Jésus- Christ briserait ses ennemis. Ezeeh. 1. 7. Scintilla quasi aspettu» œris candentis : 11 sortait de ces quatre animaux des étincelles, comme il en sort de l'airain le plus luisant, Hebr. poli : ce qui figure la pureté de la nature et de toutes les actions des quatre premiers anges, figurés par ces quatre animaux du v. 5.
CANDIDUS, a,ijm, fovxôs, De Caru/crc: Etre éclatant et embrasé, briller comme les métaux à la fonte. Candere, de canus, caneo : Filanc, de couleur éclatante ; et dans le sens figuré, sincère, qui agit avec sincérité.
1° Blanc, de couleur blanche. Gen. 49. 12, Dénies ejus lacté candidiores : Les dents de Jnda sont plus blanches que le lait. Jacob marque l'abondance du lait qui serait dans le pays de Juda : d'autres l'expliquent spirituellement de la pureté de la vie, et de la doctrine des apôlres et des docteurs, qui sont comme les dents de l'Eglise. Marc. 9. 2. c. 16. 5. Apoc. 1. 14. c. 2. 17. c. 14. 14. c. 20. 11.
2' Eclatant, brillant ()KFfi;). Act. 10. 30. Ecce vir stelil anle me in veste candida : Un homme vêtu d'une robe blanche, i. e. éclatante, vint se présenter tout d'un coup devant moi. Corneille raconte à saint Pierre l'apparition qu'il avait eue de l'ange, de qui il avait reçu ordre d'envoyer quérir saint Pierre. Thren. 4. 7. Candidiores Nazarœi rjus nive : Les Nazaréens de Jérusalem étaient plus blancs que la neige. Ces Nazaréens étaient la portion la plus sainte parmi les Juifs, et étaient éclatantset bien faits; Gr. h.9iï«.pii>%sv.-i, inundali sunl.
Pur de la pureté de l'âme, accompagnée de celle du corps. Ecel. 9. 8. Omni temporc sint vcstimenla tua candida : Que vos vêtements soient blancs en tout temps ; ces vêlements sont l'homme intérieur etla pureté dont nous sommes revêtus dans le baptême; ce que d'autres expliquent de la gaîlé et de la joie, ce qui convient bien à la suite de ce passage. Aussi les Anciens usaient de robes blanches les jours de fêles et de joie. Cant. 5. 10. Vitra us meus candidus : Cette blancheur et cette couleur vermeille de l'Epoux se prend allé— goriquement pour la beauté de l'âme de Jésus-Christ, qui est appelé, Condor lucis œternœ. Voy. ci-après.
CANDOR, is. De candere; et se dit dans les auteurs, outre sa propre signification, pour la sincérité ; dans l'Ecriture :
Blancheur , couleur blanche ; soit commune, Gen. 30. 37. Candor apparuil (>eux»v) : Les endroits des branches vertes, d'où Jacob avait ôté l'écorce, parurent blancs : il les mettait au printemps dans les canaux où les brebis avaient coutume do boire. Levit. J3. v. 4. 13. soit d'une blancheur éclatante. Eccli. 43. 20. Pulcln iludinrm caudoris ejus admirabilur ocutus : L'éclat de la blancheur de la neige ravira les yeux.
— Le Fils de Dieu, la seconde personne de
CAN
CAN
la sainte Trinité, la Sagesse éternelle («-«oyarriw.). Sap. 7. 25. ïdeo nihil inquinatum in eatn incurrit, condor est rnim lueis wternm : 1 I Sagesse ne peut être susceptible de la
moindre impureté , parce qu'elle est l'é- , lai de la lumière éternelle : Le Verbe éternel est lumière comme le l'ère : Lumen de tumine.
CANERE, «îhv. Du mot Hébreu Kana, qui signiEe, chalumeau, ou roseau, dont les gens de la campagne ont coutume de se servir pour jouer au lieu de flageolet ou Hûle, et Signifie :
1° Chanter, publier par des chants et des cantiques, les louanges de Dieu (leûsft). Judic. 15. 17. T unique hœr verliurunens implesset, projecit mandibulttm de manu : Après que Samson eut dit en chantant, J'ai défait les Philistins avec la mâchoire d'un poulain d'ànesse, il jeta de sa main la mâchoire. Exod. 15. 1. Tune cecinit Moyses et p'Iii Israël Carmen hoc Domina : Après que les Israélites eurent passé la mer Rouge, et qu'ils se virent délivrés des Egyptiens, Moïse et les enfants d'Israël chantèrent le cantique , appelé, de Moïse. Exod. 15. 1. Num. 21. 17. Judic. 5. v. 1.3. I. Par. 2. 55. d'où vient cette phrase, Canere ad vocem psalterii : Accorder sa voix avec le son de la harpe. Amos. 6. 5. Vœ... qui canitis ad vocem psalterii (int.-xpoTtî-j,plaudere. al. èizixpazsh) , etc.
2° Jouer des instruments de musique, et alors ce verbe est accompagné des ablatifs tuba, tibia, organis, etc., où ils sont sousentendus. Mat th. 6. 2. Noli tuba canere ante te. Lorsque vous donnerez l'aumône, ne faites point sonner la trompette devant vous. c. 11. 17. 1. Cor. 14. 7. 4. Reg. 3. 15. etc.
3° Raconter, faire le récit de quelque chose, en parler. Job. 36. 2'+. Mémento quod ignores opus ejus, de quo cecinerunt viri • Souvenez-vous que vous ne connaissez point les ouvrages de Dieu, dont les hommes ont parlé dans leurs caniiques, dit Eliu à Job. Isa. 5. 1. D'où vient :
CANENS , tis, chantre, qui chante les louanges de Dieu. 1. Par. 2. 55. Canentes atque résonantes hi sunt Cinœi : Ceux qui chantent les louanges de Dieu avec la voix et sur les instruments, ce sont ceux qu'on nomme Cinéens. Ces mots canentes et résonantes, qui sont de la Vulgate, sont chez les Septante des noms propres hébreux, savoir : Tirathim et Scimalhim, qui siguiGent la même chose.
CANI. Voy. Canus.
CANIS , is, *uv6s du génitif grec de zùwv changeant n en a, et signifie proprement chien ; et se dit aussi chez les auteurs de la canicule, constellation appelée canis major ; et d'une autre appelée canis minor : dans l'Ecriture :
Chien. Exod. 11. 7. Non mutie.t canis : On n'entendra pas seulement un chien grogner. L'Ecriture marque la grande et générale tranquillité qui serait parmi les Juifs, au même temps qu'on entendrait les cris de tous les Egyptiens, a cause du carnage de tous leurs premiers-nés; et Ce silence des
chiens dis Juifs parmi ce trouble, était un très-grand mirai le. Prov 20. 11. 2. Pctr. 26. 17. Canis revenus ad suum votnitum, Voy.Vomitcs. Isa. 66. ■'!. Qui mactat pecus, quasi qui excerebret canem : Celui qui sacrifie une brebis sans piété, est comme celui qui assommerait un chien; c'est-à-dire qui sacrifierait un animal immonde. Prov. 20. 17. Deut. 23. 18. Non offerts mercedem prostibuli, nec pretium canis : Vous n'offrirez point dans la maison du Seigneur la récompense de la prostituée, ni le prix du chien. Dieu défendait d'offrir le prix par lequel on aurait cru pouvoir racheter le premier-né de la chienne, comme ceux des autres bêtes impures ; ou bien celte défense si; faisait pour donner de l'horreur de la superstition des Egyptiens, qui avaient pour cet animal une vénération particulière, puisque d'ailleurs on pouvait offrir au temple les autres animaux immondes qu'on rachetait pour en donner le prix au prêtre. Voy. Bochart, /. de Anim.Sac, p. 1. /. 2. col. 691.
— 1 Les pasleurs qui doiventétre vigilants et fidèles à garder le troupeau qui leur est confié. Cette signification est tirée de la fidélité du chien. Isa. 66. v. 10. 11. Canes muti non ralenles latrare : Les sentinelles d'Israël sont des chiens muets qui ne sauraient aboyer.
2° Homme de rien, méprisable. 4. Reg. 8. 13. Quid enim sum servns tuus canis, ut faciam rem islam magnam? Qui suis-je. moi, votre serviteur, qui ne suis qu'un chien, se. pour faire aux Juifs tous les maux que vous dites que je dois faire? dit à Elizée Hazaël, étant encore un des officiers de Bénadad. 1. Reg. 17. 43. Ce qui est aussi marqué par un chien mort, ou même vivant. 1 Reg. 24. 15. Canem mortuum persequeris : Vous poursuivez un chien mort, dit David à Saùl. 2 Reg. 9. 8. c. 16. 9. Eccl. 9. 4. Melior est canis vivus leone mortuo : Un chien vivant vaut mieux qu'un lion mort : ce qui montre que la vie est naturellement préférable à la mort. On dit aussi dans le même sens, caput canis; la tête d'un chien, purce qu'il ne s'y trouve rien de bon. 2. Reg. 3. 8.
3° Infidèles, idolâtres, qui n'ont pas de part à l'alliance que Dieu a faite avec les hommes. Matlh. 15. 26. Marc. 7. 27. Non est bonum sumere paneni filiorum et mil ter e canibus: 11 n'est pas bon de prendre le pain des enfants pour le jeter aux chiens, dit Jésus- Christ à la femme chananéenne.
4" Impies, qui étant plongés dans les plaisirs charnels et dans les autres vices, persécutent ceux qui leur annoncent la vérité; les persécuteurs des gens de bien. Malin. 7. 6. Nolite sunctum dure canibus : Garaezvous bien de donner les choses saintes aux: chien, dit Jésus-Christ. Philip. 3. 2. Apec. 22. 15. Ps. 21. 17. Cirumdcderunt me canes multi : Un grand nombre de chiens m'ont environné, v. 21. Ps. 58. v. 7. 15. Famem patient ur ut canes • Ceux qui commettent l'iniquité seront affamés comme des chiens. David marque l'ardeur avec laquelle ses ennemis le cherchaient partout pour le perdre :
DICTIONNAIRE DE l'UH.oi.ut.lK SACdEË.
Ils étaient la figure des ennemis de Jésus- Christ.
5 Les impurs et les abominables. Apoe.
22. 18 Foris autan canes, venefici et impudici: Qu'on laisse dehors 1rs chiens, les empoisonneurs, les impudiques, etc. l'rov. 2<i. 11. 2. Petr. 2. 22.
CAN1STRUM, I, xôvwr, du grec x«va<rT/>ov, changeant o en ï, et signifie,
Panier, corbeille. Gen. 40. 10. El ego vidi somnium , guod tria canistra farinée haberem super caput meum .-J'ai eu aussi un songe : il me semblait que je portais sur ma tête trois corbeilles de farine, dit le grand panctier de Pharaon à Joseph, voyant qu'il avait interprété le songe du grand échanson.
CANTARE, 58cm fréquentatif de canere, et signifie :
1° Chanter. Jerem. 48. 33. Nequaquam culcalor, uvœ solitum celeusma canlabit : Ceux qui foulaient les raisins ne chanteront plus leurs chansons ordinaires. Le Prophète prédit la ruine des terres des Moahiles, où il ne devait plus croître de raisins, c. 51. 14. Prov. 25. 20. Mich. 2. 4. Matth. 26. 34. D'où vient, cantans, oiseau qui chante. Soph. 2. 14. Vox ccMtaniis in fenestra : Les oiseaux crieront sur les fenêtres (xi[-y.l, corvus ). Le Prophète, prédisant ici la destruction de Ninive, dit que les maisons seront si désertes, que les oiseaux chanteront sur les fenêtres. Prov. 25. 20. Voy. Carmen 6".
2" Chanter en dansant. Exod. 32. 18. Vocem canlanlium ego nudin : J'entends les voix des personnes qui chantent, dit Moïse à Josué des Juifs qui dansaient autour du veau d'or. Voy. v. 6. Judic. 9. 27. 1. Reg. 18. 6. c. 21. 11. c. 29. o.
3° Chanter les louanges de Dieu par des psaumes et des cantiques. Exod. 15. 1. Cantemus Domino : Chantons des hymnes au Seigneur; Heb. Je chanterai, dit Moïse, à la sortie de la mer Rouge. Ps. 70. 23. Isa. 12. 5. Osée. 2. 15. Voy. Mebum.
4" Chanter, donner des marques d'une grande réjouissance. Tob. 13. 22. Fer vicos ejns alléluia cantabitur : Le père du jeune Tobie témoigne qu'au temps que Jérusalem serait rebâtie, comme elle le fut par Cyrus, et encore plus au temps de l'établissement éclatant de l'Eglise, on chanterait le long de ses rues : Alléluia. 1. Par. 16. 23. Ps. 67. 33. Ps. 136. 5. à quoi se rapporte Isa. 55. 12. Montes et colles canlahunt coram vobis laudem : Au temps de la conversion des peuples a l'Evangile, les montagnes el les colimi s retentiront des cantiques de louanges.
.. Publier, déclarer publiquement à haute voix et d'autorité publique. Exod. 30. 6. Jussit ergo Moyses prœconis voce cantari : Comme le peuple uflrait plus de dons qu'il n'était nécessaire pour les ouvrages du tabernacle, Moïse commanda qu'on lit une déclaration publique, par la voix d'un héraut, qu'on n'en offrit plus.
CANTAR1I.IS, e, îs. Qui mérite d'être chanté, qui est la matière de chant et de cantiques y/,-,,;). Ps. 118. 54. Canlabiles milti trant jwtificaliones tvœ, in Ivco peregrtnatio-
nis meœ; Hebr. Psallendi argumenta : Vos ordonnances pleines de justice me tenaient lieu de cantique dans le lieu de mon exil.
CANTATIO, chant, sujet de chant cl de cantique, matière de louanges ( ûpvqo'c; ). Ps. 70. 8. In le cuntatio mea semper : Vous avez toujours été le sujet de mes cantiques de louanges.
CANTATRIX , chanteuse , musicienne («8§v!ra). 2. Reg. 19. v. 3. 5. Ycl audire possum ultra vocem canlorum ati/ue cantatricum? Puis-je trouver quelque plaisir à entendre la voix des musiciens et des musiciennes ? Berzellaï s'excuse à David sur son granl âge, peu susceptible des plaisirs de la cour, pour ne le pas suivre dans Jérusalem. 2. Par. 35. 25. 1. Esdr. 2. 65. 2. Esdr. 7. 67. Eccl. 2.8.
CANTHUS, i , Gr. xavôof, bande de fer qu'on mei autour d'une roue, les jantes d'une roue. 3. Reg. 7. 33. Canlln : Les jantes des quatre roues qui étaient au droit des quatre angles de chaque socle, étaient semblables à celles d'un chariot. Ceci entrait dans la composition de la mer de fonte.
CANÏ1CUM, I. wa», licàpo;, ù8«. — 1° Chanson gaie, air agréable. Isa. 23. 16. Freguenta eanticum, ut memoria lui sit. Etudiez-vous à multiplier vos airs, afin qu'on se souvienne de vous. v. 15. Posl septuaginla annos erit Tyro quasi eanticum merelricis : Apres ces soixante-dix ans, Cyrus ayant détruit le règne des Babyloniens, la ville de Tyr a été rétablie et a recommencé son commerce qu'elle entretenait par les attraits de ses belles paroles, comme une courtisane entrelient le sien par la douceur de son chant. Voy. v. 17. Gen. 31. 27. Isa. 24. 9. Ezech. 26. 13. Amos. 8. 10.
2° Cri militaire, usité pour s'animer au combat, et pour marquer sa joie après la victoire ( îratàv. pœan. ). 2. Mach. 15. 25. Nicanor autem cl gui cum eo erant, cum tubis et canticis adinovebiint : Cependant Nicanor marchait avec son armée au son des trompettes et au bruit des voix qui s'animaient au combat.
3° Chant satirique, air fait ou chanté pour railler quelqu'un : d'où viennent ces phrases. — I. Cunticum cantare super aliguem : Chanter des chansons sur quelqu'un. Mich 2. 4. In die illa sumelur super vos parabola, cl cantabitur eanticum cum suavilale [napaSokri): En ce temps-là, vous deviendrez la fable des hommes; el l'on prendra plaisir à chanter des chansons sur vous. Le Prophète parle du temps que Salmanasar vint s'emparer des places fortes d'Israël, dans le temps qu'il semblait que les ennemis , sous Teglatphalasar se fussent retirés. — H. Canticum alicujus fieri, in canticum alicujus verti : De- \i nir le sujet des chansons de quelqu'un. T.bren. 3. 14. Foetus sum in derisum ornni populo meo, canticum eorum tola die : Je suis devenu le jouet de tout mon peuple, le sujet de leurs chansons pendant tout le jour. Le Prophète parle des chansons injurieuses que faisaient !esChaldéens sur les misères, ou du Prophète ou du peuple, ou plutôt de l'un cl