‹ Dictionnaire universel de philologie sacréeChapitre 157 sur 259 · Tim · texte numérisé non relu

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6° Dans la foi de Jésus-Christ. 1. Cor. 15. 18. Erqo qui dormierunt in Christo perierunt : Si Jésus-Christ n'est point ressuscité, votre foi est vaine et vous êtes encore dans vos péchés : d'où il s'ensuit que ceux qui sont morts en Jésus-Christ sont perdus. 1. Thess. 4. 15.

7" Dans l'avancement de l'Evangile. Rom. 16. 3. Salutate Priscam et Aquilam, adjutores meos in Christo Jesu : Saluez de ma part Prisque et Aquilas, son mari, qui ont travaillé avec moi pour le service de Jésus - Christ, v.9. 1. Cor. 4. v. 10. 17.

8° Pour le nom et pour la gloire de Jésus- Christ. Philipp. 1. 13. Ita ut vincula mea manifesta fièrent in Christo : Mes liens ont été connus pour la gloire de Jésus-Christ.

9° Selon l'instruction de Jésus-Christ. 1. Thess. 5. 18. Hœc est enim voluntas Dei in Christo Jesu, in omnibus vobis : Dieu vous ordonne à tous en Jésus-Christ de rendre grâces à Dieu en toutes choses.

10 Par la prédication de l'Evangile. 1. Cor. 4. 10.

CHRYSOLITHUS, i, de x/>ucrô?, aurum, et de XWoff, lapis.

Chrysolite, pierre précieuse de couleur d'or mêlé de vert , avec un feu agréable. Exod. 28. 20. c. 39. 13. Apoc. 21. 20.

CHUYSOPRASUS, i, de x;™<™?, aurum, et de npàtrov, porrus , et est une espèce de béryl.

Chrysoprasc , pierre précieuse. Apocal.

CHL'B, Hrb. Exstinguens, l'Arabie. Ezech. 30. 5. Chub et filii terrœ fœderis cum eis gladio cadenl : Les Arabes et les peuples alliés des Egyptiens périront avec eux : Ptoloméo met les Chubiens dans la Maréotide.

CHUN, Heb. Prœparatio. Ville de l'obéissance d'Adarezer, roi de Soba. 1. Par. 18. 8.

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CHUS, Beb. Niitu. l'ils de Ghana et père de Notnrod. lien. 10, .s. i. Par. 1. v. 8. «.). 10. On croit qu'il a habile l'Ethiopie, que l'on appelle de son nom; l'Ethiopie orientale, t. >' l'Arabie, est aussi appelée Chus. V. BoCH. I. :t. t. 1. 11 était Irère de Mesraïm, de l'hnl ci de Chanaam; il est reconnu pour le père des Arabes et des Ethiopiens ou Africains.

Clll'S.V, lleb. Vident. Intendant de la maison d'Hérode. Lue H. 3. Joaitna uxor Clnisœ procuratoris Herodis,

CIIUS.V1 , Hch. Festinans. Sage conseiller de David, lequel renversa les desseins d'Achilophel. 2. Reg. 15. v.32. 37. Ecce occurrit Chutai .{facilites : Chusaï de la ville d'Araeh Vint au-devant de lui. C. 10. 10. etc.

CRUSAN , Heb. JEthiops, Roi de Syrie et de Mésopotamie, sous la domination duquel les Israélites ont été assujettis, et dont ils ont été délivrés par Olhoniel. Judic. 3. v, 8. 10.

CHUSI , jrouo-i, Heb. JEthiops.—i° Un Ethiopien , olficier de David. 2. Reg. 18. 21. Ait Joab Chusiy vude. v. 22. 23. 31. 32. 11 porta à Datid la nouvelle de la mort d'Absalon.

2° Le bisaïeul de Juda. Jer. 30. 14. Miserunt ad Jituucli, Judi filium Nallianiœ, filii Sclemiw. filii Cliusi : Tous les grands envoyèrent à Baruch Judi , 01s de Nalhanias, fils de Selémias, fils de Chnsi.

3° Père du prophète Sophonie. Soph. 1. 1.

4" Le roi Saùl est désigné par ce nom, qui signifie Ethiopien, à cause de sa méchanceté et de la perfidie qu'il exerçait contre David. Ps. 7. 1. Psatmus David queni canlavit Domino pro verbis Cliusi filii Jemini : Psaume que David composa sur le sujet de Saùl , de la tribu de Benjamin, ou petit-fils de Jemini.

CHYTRAPUS, CHYTRAPODIS, de zût/>« tebes, olla, et de kqvç, pes.

Marmite, pot de 1er ou de fonte. Lévit. 11. 35. Sive clibani , site chylrapodes, destruentur, et immundi erunt.

CIBARE, ipwpiÇeiv, de cibus.

1° Nourrir quelqu'un , le rassasier comme une personne qui nous est chère. Deut. 8. 10. Cibavit te manna in soliludine : Le Seigneur vous a nourri, dans cette solitude, de la manne inconnue à vos pères. Voy. Exod. 10. 15- Ainsi, Ps. 80. 10. Cibavit eos ex adipe frumenli : Le Seigneur les a nourris de la plus pure farine; llebr. les eût nourris, avec rapport au v. 12. Voy. Deut. 32. 14.

Cibare absinlhio , cinere, pane lacrymarum. Nourrir d'absinthe, de cendre, etc., signifie : Affliger, faire souffrir, réduire à une extrême nécessité et misère. Ps. 79. G. Quo usque... cibabis nos pane lacrymarum? Jusqu'à quand nous nourrirez-vous d'un pain de larmes? Celte façon de parler marque les souffrances continuelles et fréquentes où était le peuple au U'iiip-, que parle ici David, comme l'usage du pain est journalier. Jerem. 9. 15. c. 23. 15. Ecce ego cibabo eos absinlhio : Je nourrirai les prophètes de Jérusalem d'absinthe. Celte herbe est amère : ce qui marque les plaies amères dont Dieu les devait punir, à cause de leurs prophéties trompeuses. Voy. 3. Reg. 22. v. 11. 12. 24. 25. Thrcn. 3. 10. Cibavit me

cintre : Le Seigneur m'a nourri de cendres. Ilcbr. Operuit me pulvère. Voy. Cims.

Cibare aliquem carnibus filiarum suorum , cl cainibus /Hiuium sunrum. Réduire à un tel point de nécessité cl de misère, que de manger ses propres enfants (iosiOui, edere). Jerem. 19. 9. Cibabo eos ex cainibus filiurum suorum , et carnibus filiarum tuarym : Je nourrirai les habitants de Jérusalem de la chair de leurs fils, et de la chair de leurs filles. Voyez-en 1 accomplissement 4. Reg. 0.29.

Cibare aliquem populum carnibus ipsius.

Faire manger à un peuple sa propre chair ; i. e. faire en sorle qu'ils se déchirent , se tuent, et se consument les uns les autres. Isa. 49. 20. Cibabo liostes tuos carnibus suis : Je ferai manger à vos ennemis leur propre chair. Voy. 4. Reg. 19. 37. Ce qui a quelque rapport à Judic. 7. 22.

2° Donner à manger à quelqu'un , avoir soin de lui, lui faire du bien. Rom. 12. 20. Si esurierit inimicus tuus, ciba illum : Si votre ennemi a faim, donnez-lui à manger : ce qui est tiré des Prov. 25. 21. De là vient:

Cibare aliquem hœreditate. Donner quelque héritage à quelqu'un pour se nourrir. Isa. 58. 14. Cibabo te hœreditate Jacob patris tui : Je vous donnerai pour vous nourrir l'héritage de Jacob votre père. Dieu promet aux Israélites de leur faire habiter la terre promise, où ils auraient pleinement de quoi se nourrir, s'ils observent ses commandements.

§ 1. — Faire manger, faire avaler, se dit de la parole de Dieu, lorsque Dieu donne à. quelqu'un le zèle et l'ardeur pour la recevoir et pour s'en nourrir, et la lui fait prendre à cœur. Ezech. 3. 2. Cibavit me volùmine illo : Le Seigneur me fit manger ce livre. Voy. v. 3. 10. Jerem. 15. 10. Ainsi, voyez une pareille expression Apoc. 10. 9.

§ 2. — Nourrir, se dit de l'intelligence de la sagesse et de la parole de Dieu, qui est la vraie nourriture de l'âme. Eccli. 15. 3. Cibavit illum pane vitœ et intellcctus : Dieu l'a nourri du pain dévie et d'intelligence. Voy. Joan. G. 35.

CIBAR1A, s7ri<rtTt(T|*ôc, de cibus.

Aliments, vivres pour une ville, un peuple, une armée. Ps. 77. 25. Cibaria misil eis in abundanlia : Dieu envoya en abondance aux Israélites de quoi se nourrir; se la manne répandue dedans et autour du camp des Israélites, en une telle quantité que beaucoup d'autres personnes en eussent été rassasiées. Eccli. 33, 25. Cibaria et virga, et onus asino : Le fourrage , le bâlon et la charge est pour l'âne [jii^xv.n\j.a).

C1BSAIM, Heb. Congregutioncs. Ville de la tribu d'Epbraïm, donnée aux Lévites. Jos, 21. 22. Voy. Jecmaan.

CIBUS, i. Tf>o?-n, du grecxtSo,-, ou xtSwTtov, parce que les Grecs appellent ainsi un sac à resserrer le pain , ou de l'hébreu saba , cibare.

1° Viande , nourriture que l'on prend , ce que l'on mange. Prov. 0. 8. Parât in wstate cibum : La fourmi l'ait sa provision durant l'été, c. 23. v. 3. 0. 3. Reg. 10 5. c 11. 18.

69". DICTIONNAIRE DE l'U

Psi 5». 15. Act. 14. 16. De là viennent ces phrases :

Cibum sumere, capere cum aliquo (ownrfun). Manger avec quelqu'un, signifie, ou passer toute sa vie avec lui dans une union étroite. Ps. 5». 15. Mecum dulces capiebus cibos : ilSc<jfia): Vous qui trouviez tant de douceur a vous nourrir des mêmes viandes que moi. David parle du traître Achitophcl , chef de son conseil , qui le quitta pour passer du côté d'Absnlon ; ou signifie avoir quelque liaison avec quelqu'un, telle que de manger avec lui. 1. Cor. 11. Scripsi vobis non cornmisceri si is qui frater nominatur est fornicator, avarus, etc., cum cjusmodi nec cibum sumere : Le saint Apôtre défend de ne manger pas même avec un chrétien qui est ou lornicateur, ou qui a quelque autre vice semblable, bien loin d'avoir commerce avec lui.

Cibos evomere. Rejeter les viandes que l'on a mangées, signifie : Souhaiter n'avoir point mangé de viandes, être fâché et mécontent d'avoir pris son repas (&>pàf, buccella . Prov. 23. 8. Cibos quos comederas, evotnes : Si vous mangez avec un homme envieux, vous rejetterez les viandes que vous aviez mangées; i. e. vous serez fâché d'avoir mangé chez lui à cause de ses manières indignes. Voy. Evomere.

2° Le blé, les fruits qui croissent dans la campagne (foûai;). Habac. 3. 17. Arva non afférent cibum : Les campagnes ne porteront point de grain. Prov. 13. 23. Ainsi, Nuni. 15. 19. Separabitis pritnitias Domino de cibis vestris : Vous mettrez à part les prémices du blé que vous mangez pour les offrir au Seigneur. De là vient:

3° Les dîmes et les prémices qui étaient offertes à Dieu, dont une partie servait pour la nourriture et l'entretien de ses ministres. Malach. 3. 10. Inferte omnem decimam in Itorreum, et sit cibus in domo mea [Stapneeyà) : Apportez toutes mes dîmes dans mes greniers, et qu'il y ait dans ma maison de quoi nourrir mes ministres. Dieu promet en ce même verset toute sortes de bénédictions en échange. 2. Esdr. 10. 37. Primitias ciborum nostrorum... afferemus [enoç) : Nous apporterons les prémices de nos aliments, Hebr. tnas8arum,de la farine pétrie pour être mise au four.

4* Les douceurs de la vie (jSfûjzsc). Habac. 1. 10. In ipsis incrassala est pars ejus, et cibus eleclus : Parce que les rets et les filets de l'ennemi lui auront servi à accroître son empire, et à se préparer une viande choisie et délicieuse. Le prophète parle des Chaldéens, qui s'étaient procuré plus de douceurs de la vie, et avaient enrichi et augmenté leur empire par la victoire qu'ils avaient eue sur les Juifs, et l'attribuaient à leur prudence.

s 1. — Nourriture de l'Âme, telle est la parole de Dieu , ou incarnée , le corps de Jésus-Christ, l'Eucharistie. Caro mea vere est cibus : ou préchée et enseignée ; Jlebr. ■'■ IV. Perfectorum autem est solidus cibus: La nourriture solide est pour les parfaits :

IL01.OGIE SACKEE.

celte nourriture solide est la connaissance des plus grands mystères, \. 12. Mais Joan. 0. 27. s'entend de la parole de Dieu considérée sous ces deux égards , et en tant qu'elle est opposée à ponts, dont il est parlé, v. 26.

§ 2. — Le contentement , le plaisir de l'esprit, ce qui le contente, ce qu'on fait le plus volontiers {ppûpa). Joan. k. '3k. Meus cibus est , u( faciam voluntatem ejus qui misit me : Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé, dit Jésus -Christ , v. 32.

CICAïRIX, icis, oj'/ri, de cetcare, Couvrir, cacher, parce que la cicatrice couvre la plaie; ou de l'hébreu sacac, légère, obducere.

1° Cicatrice , la marque qui reste d'une plaie, après qu'elle est guérie. Chez les Juifs, certaines circonstances que le prêtre remarquait à la cicatrice d'un ulcère qui avait été guéri, lui faisait juger si c'était la lèpre ou non. Lévil. 13. 19. Voy. v. 18. Ainsi v. 21. 23.25.28. c. H. 56.

2° Rlcssure , plaie , ulcère. Lévit. 22. 22. Si cicalricem liabens... non offeretis ea Domino : Si c'est une bête qui ail une blessure, vous n'offrirez point de bête de cette sorte au Seigneur : c'est le terme de l'Hébreu ; lettre, une cicalrice. Ps. 37. 6. Putruerunt et corruptœ sunt cicatrices meœ (pû}w|) : Mes plaies ont été remplies de corruption et de pourriture. David put bien être affligé de quelque vilain ulcère, en punition de son péché d'homicide et d'adultère , quoique, communément et selon la suite du verset, il s'entende des plaies que le péché avait faites en lui; de ce mot vient cette phrase :

Cicatrix parietum. Fente, brèche de muraille f pjxos , longitudo ). 2. Par. 24. 13. Obduccbatur parietum cicatrix : Les ouvriers réparèrent toutes les fentes et les ouvertures des murs de Jérusalem au temps de Joas. 2. Esdr. k. 7. Gr. $w4, Germen.

3° Les malheurs et les afflictions (ïu.71; , sanitas). Jerem. 8. 22. Quare igitur non est obducta cicatrix filiœ populi mei? Pourquoi donc la blessure de la fille de mon peuple n'a-t-clle point été fermée? Dieu demande s'il n'y avait point de remèdes spirituels pour corriger les fautes du peuple, ce qui lui eût procuré la délivrance de tous les maux dont il était accablé par les Rabylonicns. c. 33. 6. Ubducam eis cicalricem ( <7\>va<ÙM<n; , cicatricum obduclio) : Je refermerai leurs plaies ; se. des Juifs, dont la plaie universelle était la dure captivité où ils étaient, et dont Dieu leur promet de les délivrer. Voy. v. 7. Ainsi c. 30. 17. La métaphore est tirée des blessures qui se referment.

CIC1ÎR, Eius. De xîxuj, robur, à cause de la force qu'il a de brûler la terre, par la liqueur salée qu'il renferme, c'est pourquoi il ne se sème point qu'il n'ait été mis à Iremperdujourprécédent, etsignifie, proprement, pois chiche; dans l'Ecriture :

Pois, en général («Xyirov, polenta). 2. Reg. 17. 28. Obtulerunl ei stratoria... et frixum cicer : David étant venu au camp, ils lui offrirent des lapis... et des pois fricassés ; il avait passé le Jourdain pour fuir Absalon; le

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