‹ Dictionnaire universel de philologie sacréeChapitre 16 sur 259 · AC.C · texte numérisé non relu

AC.C

surtout au temps de David. Go qui estctprl-

1116 nom. 23. 24 : Ecce pçpului ut leœnà consun/ft , 1/ i/i(u>'( /en crii/vtur; non accubidtit iltnirc dtvoret prœdam. c. -V. 9. Accuhuits dormlvit ut leo. Cela s'explique du temps où lt> peuple de Dieu a élé le |)lus puissant et le plus heureux , comme sous les règnes <le David et de Salpmon (xàT«x^îvstrB«t). Gènes. 19. IV. Bzech. 34. 15. Soph. 3. 13.

4° Faire coucher, faire reposer (xoirâÇsiv). Jcrem. 33. 12 : Adhuc erit in loco islo habitaculum pastorum accubantium gregem : 11 y aura encore dans la Judée des cabanes de pasteurs , qui y feront reposer leurs troupeaux. Le Grec et l'Hébreu font accubare actif; ainsi il faudrait dans notre Vulgate, gregem, ou grèges, comme il semble que l'interprète avilit traduit, au lieu de i/regum; mais on lit présentement , pastorum et accu- Ixiniiuin gregutn.

ACCUB1TUS, us. Ce mot, soit qu'il vienne du verbe accubare , ou d'accumbcrc, signifie ou la posture de celui qui est couché auprès d'un aulrc , ou la séance à table avec d'autres.

Séance à table . ou place que l'on y tient (àvàxiioif). Garil. 1. 11. Dum esset rex in accubilu suo, nardus mea dédit odorem suum : Lorsque mon roi était à lable , l'odeur des parfums que j'ai versés sur lui s'est répandue. C'était la coutume dans l'Orient de répandre à table des parfums sur la tête et sur tout le corps des personnes à qui on voulait témoigner de l'estime et de la vénération {Voy. Luc. 7. v. 37. 38. Joan. 12. v. 2. 3J. Luc. 1k. 7. Dicebat et ad invitatos parabolam , intendens quomodo primos accubitus eligerent : Jésus considérant comme les conviés choisissaient les premières places , il leur proposa cette parabole. Tob. 2. 3.

ACCDMBERE , Voy. Recumbere , de ad et de cubo , ou plutôt de cumbo , qui était autrefois usité.

1° Se reposer (xoipiÇeiv). Gènes. 24. 11. Cum cametos fecissel accumbere : Le serviteur d'Abraham ayant fait reposer ses chameaux.

2° Se mettre à table , manger à la façon des Orientaux ( xv.zK-xdvBui xaxaxXtveiv).. Judith. 12. 17. Accumbe in jucuhditate : Mettezvous là, et mangez- avec joie, dit Holopherne à Judith. Eccli. 9. 12. Amos. 2. 8. Marc. 2. 15. c. 6. 39. Lue. 7. v. 37. 49. Ce qui se dit d'une manière figurée pour marquer le bonheur des bienheureux dans le ciel (avùxkiveé^ &ui). Luc. 13. 29. Venient ab Oriente, et accidente , et aquilone, et austro , et accumbent in regno Dei : Il en viendra d'Orient, d'occident, du septentrion et du midi, qui seront à table dans le royaume de Dieu. Celle coutume de se coucher pour manger n'a pas toujours été en usage chez les Hébreux ; ils étaient assis à table, comme il paraît. Gènes. 27. 19. c. 37. 25. ce qui est évident.c. 43.33. Maisensuileilssuivircnt, aussi bien que les Grecs et los Romains, la coutume des Perses et des autres Orientaux, de laquelle l'Ecriture commence à parler dans les livres de Judith et d'Esthcr.

ACCUHRERE, 7tpoircBixtiv. 1" Accourir, venir en hâte à quelqu un ou quelque part. Marc. 9. 14. Accurrcntcs salutabanl eum : Tous accouraient pour saluer Jésus-Christ. Luc. 15. 20. Act. 8. 30. Dan. 13. 19.

2° Surprendre , venir fondre (to/jïv., vclox ). Jcrem. 48. l(i. Prope est interilus Moab ut reniât , et malum ejus vclocitcr uceurret nimis : La destruction de Moab est proche , et sa ruine va venir très-prompteiriènt.

ACCUS, Heb. Spina , nom d'homme, père d'Urie. 2. Esd. 3. 3. Voy. Haccus.

ACCUSARE, xarrtyopEÎv , èyx'/ïscj. Ce verbe

vient de causa, causare, et de la préposition ad, comme qui dirait : Vocare aliquem in causant , in jus : Appeler quelqu'un en justice, ou le déférer au juge.

1° Accuser, appeler en justice , intenter une action criminelle contre quelqu'un.

Act. 19. 38. Conventus forenses aguntur et proconsules sunt , accusent invicem : On tient l'audience , et il y a des proconsuls ; qu'ils s'appellent en justice, c. 22. 30. c. 23. 29. c. 24. 2. etc. Malt. 12. 10. c. 27. 12. Marc 3. 2. etc. D'où vient : Accusnre adversus aliquem .-Accuser quelqu'un. Rom. 8. 33. Quis accusabit adversus electos Dei ? Qui accusera les élus de Dieu ? c'est Dieu même qui les justifie.

2° Accuser, reprocher. Rom. 2. 15. Testimonium reddente Mis conscientia ipsoT rum, et inter se invicem cogitationibus accusantibus, aut eliam defendentibus : Là consciencedes Gentils leur rend témoignage, par la diversité des réflexions et des pensées qui les accusent ou qui les défendent; que ce qui est écrit dans la Loi est écrit dans leur cœur : les reproches de la conscience sont des accusations de la loi naturelle. Act 28.19.

ACCUSATIO , nis, xa-njyopïa. 1° Accusation, délation en justice pour quelque crime. 1. Tim. 5. 19. Adversus presbyterum accusationem noli recipere. Ne recevez point d'accusation conlre un prêlre, que sur la déposition de deux ou trois témoins. Joan. 18. 29. l.Esdr.4. v. 6.7. 18.

2° Blâme , reproche. Tit. 1. 6. flabens filios fidèles , non in accusatione luxuriw aut non subdilos : Choisissez pour ministres de l'Eglise celui dont les enfants seront fidèles, non accusés de débauche ni désobéissante. Ainsi, Eccli. 41. 7. Non est in inferno accusatio vitee : Gr. slty^b; , Incusatio , reprehensia : On ne compte point les années de la vie parmi les morts , et personne ne se plaint d'avoir pou ou longtemps vécu, mais d'avoir mal vécu : c'est ce qu'on à sujet de blâmer, el non point la brièveté ni la longueur de la vie.

ACCUSAÏOR, is , xmnyopos — 1° Accusateur, qui poursuit quelqu'un en justice pour quelque crime. Act. .15. IG. Non est Romanis consuetudo damnarc aliquem hominem priusquam is qui accusatUt prœscnlcs habeat accusatores, locumque defendendi dccipial ad abluenda crimina : Ce n'est point la coutume des Romains de condamner un homme avant

que l'accusé ait ses accusateurs présents dc- \ ;i ii t lui, et qu'on lui ail donné la liberté de ce justifier du crime dont on l'accuse, c. 23. \ . 30. 35. c. 24. 8. 2. Mach. 4. 5. Ainsi le diable est appelé Accusateur. Apoc. 12. 10. l'rojcctus est accusator fratrum nostrorwn, ijui accusabat illos unie conspectum Dei nostri die ac nocle : L'accusateur de nos frères, qui les accusait jour et nuit devant notre Dieu, a été précipité du ciel : le diable accuse auprès de Dieu les fidèles , et les charge de taux crimes, comme il a calomnié Le saint homme Job; aussi est-il appelé diable, c'està-dire calomniateur.

2 Accusateur , qui déclare et confesse quelque chose. Prov. 18. 17. Justus prior est accusator sui : Le juste s'accuse luimême le premier, c'est-à-dire déclare et confesse ses fautes.

ACEDIAHI , «zTiôiâv. Ce mot est formé du Grec 7.f,ào;, cura, d'où vient acedia, paresse; àzr,ô(âv, être dans la nonchalance et dans l'abattement , dont le chagrin et la tristesse sont inséparables. Ainsi , acediari signifie s'ennuyer, être chagrin. Eccli. 22. 16. De- [lectc ab illo (stullo) et inverties requiem , et non acediaberis in stullitia illius : Détournez-vous de l'insensé, et vous trouverez du repos, et sa folie ne vous accablera pas de chagrin, c. G. 26. Ne acedieris vinculis ejus : Ne vousennuyez point des liensde la sagesse (rfo<7o/6iÏ£iv, moleste ferre).

ACELDAMA. Voy. Haceldama.

ACEREES , a , um , âupo;. Cet adjectif vient, selon quelques-uns, du nom grec ùxi;, acies , acumen; parce que ce qui est aigre au goût pique la langue ; selon d'autres, du latin acer ; mais il signifie :

1° Apre au goût, vert, aigre, amer (ôpfog, uva immatura). Jerem. 31. v. 29. 30. Èzech. 18. 2. Patres comederunt uvam acerbam : Les pères ont mangé des raisins verts. Voy. Uva. Sap. 4. 5. Fructus acerbi ad manducandum : Les fruits des méchants seront des fruits âpres au goût. Voy. Fructls. 3".

2 Affligeant, fâcheux, sensible. Sap. 14. 15. A'cerbo luctu dolens pater, cito sibi rapti filii fecit imaginera : Un père, affligé de la mort de son fils, fit faire l'image de celui qui lui avait été ravi sitôt : c'est là le commencement de l'idolâtrie.

ACERVATIM , Gr. «apwpv. Voy. Acervus. Par monceaux, pêle-mêle. Sap. 18. 23. t'umjam acervalim cecidissenl super ulterutrum mortui inlerstitit: Lorsqu'il y avait déjà des monceaux de morts qui étaient tombés les uns sur les autres, Aaron se mil entre deux pour apaiser la colère de Dieu.

ACERVARE. awàyin. Entasser , amasser.

Eccli. 14. 4. Qui acervat ex animo suo injuste (Gr. Ex anima sua: en se l'ôtant à lui-même, et se plaignant sa propre vie), aliis congre- (jat et in bonis illius alius luxuriabitur : Celui qui amasse injustement des richesses, les amasse pour d'autres; et il en viendra un qui prodiguera tout son bien.

ACERVUS, î. ■:■.>■.'■,;, du verbe grec ùy.if.ziv, colliijere.

1 las, monceau, amas. Job. 5. 26. Ingre-

dieris in abundantia sepulchrum, sic.ut infertur acervus trilici in tempore suo : Vous entrerez dans le tombeau en un âge mûr et fort avancé, comme au temps que le blé est mûr ; on en porte des tas dans le grenier. Voy. Ain ndantia. Exod. 22. 6. Huth. 3. 7. 4. Reg. 10. S. 2. Par. 31. v. 6. 7. 8. 9. 2. Esd. 4. 2. Nwnquid œdificare poterunt lapides de aeervis pulveris qui combusti sunt ? Les Juifs bâtiront-ils avec des pierres que le feu a réduites en un grand monceau de poudre? /J>uu. Job. 8. 17. c. 24. 11. Prov. 26. 8. Gant. 7. 2. Voy. Triticum. Eccli. 20. 30. Agg. 2. 17. De ce mot se font ces expressions figurées:

Essesicut acervum lapidum:Elve comme un tas de pierres, c'est-à-dire être toutà fait ruiné. Isa. 17. X.Ecce Damascus desinct esse civitas, et erit sicut acervus lapidum in ruina : Damas va cesser d'être ville, et elle deviendra comme un monceau de pierres d'une maison ruinée. Jerem. 26. 18. Jérusalem in acervum lapidum erit. Jérusalem sera réduite en un monceau de pierres. Mich. 1. 6. c. 3. 12. (ànoipofiAà/.io-j, tugurium ad fructus custodientes ereelum). Ainsi :

Lare in acervos arenœ : Réduire à n'être plus qu'un amas de sable; c'est ruiner entièrement. Jerem. 9. 11. Dabo Jérusalem in acervos arenœ : Je ferai de Jérusalem un amas de sable (peTotxia, deportatio).

Redigcre lapides in acervos : Faire des monceaux de pierres pour rendre les chemins plus libres, en faciliter le passage. Jerem. 50. 26. Tollite de via lapides et redigite in acervos : Olez les pierres des chemins, et mettez-les en monceaux ; le Prophète marque par ces expressions la venue des ennemis qui devaient ruiner Babylone.

Esse ut acervos salis : Etre comme des monceaux de sel ; c'est une expression qui marque la stérilité et la désolation d'un pays (C»îf/uvia). Soph. 2. 9. Moab ut Sodoma erit, siccitas spinarum et acervi salis. Moab deviendra comme SoJome, sa terre ne sera plus qu'un amas d'épines sèches, que des monceaux de sel. Voy. Sal. Mais ces mots, acervus lapidum, tas de pierres s'expliquent diversement, selon l'usage qu'on en faisait.

1° Pour servir de monument, comme ce tas de pierres, que Jacob et Laban avaient dressé pour être un monument de leur traité, qui est appelé Acervus testimonii (|3ouvôç) ; en Hébreu Galaad. Gen. 31. 47. Quem vocavit Laban, tumulum teslis, et Jacob acervum testimonii : Laban appela ce monceau de pierres, le mo7iceau du témoin; et Jacob, le monceau du témoignage. Voy. Testis.

2' Pour servir d'une marque d'infamie, et comme un supplice honteux dont on punissait quelques coupables après leur mort, comme Achat). Jos. 7. 26. comme le roi de Haï, c. 8. 29. comme Absalon, 2. Reg. 18. 17. Comportaicrunl super cumacervum lapidum:

Ou éleva sur lui un grand monceau de pierres. Jos. 8. 28. lumulus.

3" Pour reconnaître les chemins, tels qu'étaient les tas de pierres que les Juifs dressé^ rent quand ils allèrent eu captivité, commu étant assurés qu'ils en reviendraient. Jerem.

73 àCE

81. 81. Pone tibi amaritudints [Htb. Pyramidal ttu acei vus lapidutn) : Dressez-vous des moineaux de pierres en pyramides pour marquer les chemins par où vous devez revenir de Babylone ( xip<u/>««, lactus). Voy.

Ah IB1TDDO.

i Pour nettoyer un clianipoù il y a beaucoup de pierres que les laboureurs ont soin tir mettre eu monceaux pour le rendre plus propre à être labouré (^sXûv», tesludo). Ose. 12. il. Allai ia eorum quasi acervi super suli/ii : Leurs autels ne sont plus aujourd'hui que des monceaux de pierres, comme ceux que l'on trouve dans les champs, c'està-dire les autels que les habitants de Galaad avaient élevés sont maintenant renversés.

Acervun novarum frui/um (ugriup;): Un las de li é qui vient d'être coupé. Ezecn. 3. 15. Veni ad transmigrationem, ad acervum novarum fnujuin : Je vins au lieu où étaient les captifs, près d'un las de blé qui venait d'être coupé; ce qui marque le temps de leur départ; mais d'autres prennent ces mots pour un nom de lieu; Heb. Thel-abib; ce qui est rendu par ce qu'ils signifient, savoir, acermts novarum frugum.

ACETABULUM , 1 , ôÇOëayov , espèce de mesure, qui prend son nom du vinaigre acetum, ô§oç, parce que ce mol signifiait d'abord le vase où l'on niellait du vinaigre; mais il signifie dans 1 Ecriture,

1° Plat ou écuellc (t/ju6Xîov), telle qu'étaient celles ou l'on mettait les pains exposés, ou la farine qui servait aux sacrifices, ou celles où l'on recevait les gâteaux offerts en sacrifice, que l'on faisait faire ou cuire dans le four. Exod. 25.29. Parabis et acetabula. c. 37. 16. Et vasa ad diversos usus mensœ, acetabula, phialas, in quibus off'erenda sunt libamtna;Pour lesdifférents usages de cette table, Beseléel fil des petits vases d'un or très-pur, des coupes, des encensoirs et des tasses, pour y mettre les oblations de liqueur qu'on offrait à Dieu.

2° Grand vase d'argent en forme de plat (TjsugXiov), qui pesait cent trente sicles. Chaque chef de famille du peuple d'Israël en offrit un pour être employé aux oblations qui se faisaient dans le Tabernacle. Num. 7. 13. Fuerunt in ea, acetabulum argenteum pondo cenlum triginta siclorum : Son présent fut un plat d'argent du poids de cent trente sicles : ce qui est souvent répété dans ce même chapitre, v. 25. 31. etc.

ACETUM, 1 , ôÇoff, du verbe aceo ou acesco, devenir aigre et signifie:

1" Du vinaigre, vin qui s'est aigri, ou qu'on a fait aigrir exprès ( ïftyaÇ , uva acerba). Prov. 10. 20. Sicut acelum dentibus cl fumus oculis, sic piger his qui miserunt eum : Ce qu'est le vinaigre aux dents et la fumée aux yeux; tel est le paresseux à l'égard de ceux qui l'ont envoyé, c. 25. 20. Num. 6. 3. Ainsi, 'Uulh. 2.1 4. /rUm;/c6ucce//«m tuum in aceto .-Trempez votre morceau dans ie vinaigre; les gens de travail chez les anciens se servaient de vinaigre ou pur ou mêlé avec de l'eau, pour se rafraîchir dans les grandes chaleurs ou dans les travaux rudes

DiCTIONN. DE PHILOL. SACRÉE. I.

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el pénibles, tels que sonl ceux de la moisson.

2» Traverse-., afflictions. Ps. 08. 22. Insiti mea potaverunt me aceto : Mes ennemis m'ont présenté du vinaigre à boire. C'est une façon de parler, familière aux prophètes, de marquer des afflictions par des aliments et des breuvages amers, tels que l'absinthe el le fiel. Jer. 8. 14. (Detis) potum dédit nobis aquam fcllis : Dieu nous a donné h boire de l'eau de fiel. c. 9. 15. c. 28. 15. Thr. 3. 15. Ce qui ne se peut dire de David, selon le sens propre de la lettre : car on ne voit point que ses ennemis lui aient présenté du vinaigre à boire et du fiel à manger; mais cela s'est accompli à la lettre dans la personne de Jésus-Christ. Matth. 27. 48. Marc. 15. 38. Luc. 23. 30. Joan. 19. 30. Cum ergo accepisset Jésus acetutn : Jésus ayant pris le vinaigre.

ACHAB, Heb. fraler patris. Ce prince, qui a été le septième roi d'Israël, fut fils el successeur d'Amri : il surpassa ses prédécesseurs en impiété et en superstition. Il fut le premier qui dressa des autels à Baal. par la persuasion de Jésabel, sa femme, qui le portait à des excès épouvantables. Ce fui à sa sollicitation qu'on employa une calomnie horrible pour faire condamner à être lapidé l'innocent Nabolh, parce qu'il ne voulut pas lui vendre l'héritage qu'il avait reçu de ses pères. Quoiqu'il fût si méchant, Dieu ne laissa pas de le favoriser d'un secours et d'une protection extraordinaire en plusieurs rencontres contre le roi de Syrie; parce qu'il s'était humilié et avait imploré son assistance; mais enfin Dieu voulant le punir de ses impiétés, il permit qu'il entreprit une guerre contre le même peuple, où ayant été blessé d'un coup de flèche tirée à tout hasard, il expira dans son char, et fut porté à Jezraël, où les chiens léchèrent son sang qui roulait de son chariot, comme l'avaient prédit Elie et Michée. 11 régna à Samarie i'an du monde 3806, et son règne dura vingl-deux ans, étant mort l'an 3107. v. 3. Bejr. 10. v. 28. 29. et suivants, et c. 22. v. 37. 38.

2° Un faux prophète que le roi de Babylone fit brûler avec Sédecias, son compagnon. Jerem. 29. v. 21. 22. Quos frixit rex Babylonis in igné : Que le Seigneur vous traite comme il traita Sédecias et Achab, que le roi de Babylone fit brûler dans la. poêle ardente. Heb. fil brûler à petit feu. Voy. Frigere.

ACHAD , Heb. Amphora, grand vase ù deux anses. Ville de la Mésopotamie, où régna Nemrod. Gènes. 10. 10. Fuit principium regni cjus Babylon, et Arach el Achad : La ville capitale de sou royaume fut Babylone, Arach et Achad : on croit que c'est lu ville célèbre de Nisihc.

ACHAIA, je, Gr. Douleur ou tristesse.

1° Achaïe, province de la Grèce, dont la capitale était Corinibe. 1. Cor. 10, 15. Sunt primitive Achaiœ ; Stephan.is, Fortunal et Achaïque sont les prémices de l'Achaïe, c'est-à-dire les premiers convertis Voy. Pri-

ta

miti.e. Art. 18.27 c. I!t. 21. 2. Cor. 1. 1. c. 11. 10. l.Thess. 1. r. 7. 8.

2° Les habitants de l'Aehaïe. Uom. 15. 26. Probaverunt Macedonia et Achaiu vollulionem aliquam facert in pauperesSanclurum fui sunt in Jérusalem : Les Eglises de Macédoine et d'Achaïe ont résolu avec beaucoup d'affection de faire quelque part de leurs biens à ceux d'entre les saints de Jérusalem qui sont pauvres. 2. Cor. 9. 2.

3" Toute la Grèce inarquée par sa principale partie. Acl. 18. 12. Gallione proconsuls Achaiœ : Galliou étant proconsul d'Achaïe; c'était une province consulaire, qui comprenait toute la Grèce. Les Romains l'appelaient du nom d'Achaïe, parce que c'était par le moyeu des Achéens qu'ils avaient réduit sous leur obéissance la Grèce tout entière (Pausan.); mais Homère et les autres poètes marquent souvent les Grecs par le mot ù'Achéens : c'est ainsi que quelques-uns prennent ces autres passages. 1. Cor. 16. 15. 2. Cor. 9. 2. 1. Thess. 1. v. 7. 8.

ACHAICDS , 1. à/ouxiç, homme d'Achaïe.

— Achaïque, nom d'homme, disciple de saint Paul, que cet apôtre recommande trèsparticulièrement aux Corinthiens. 1. Cor. 16. v. 15. 17. Gaudeo in prœsentia Stephunœ, Fortunati et Achaici : Je me réjouis de l'arrivée de Stephanas, de Fortunat et d'Achaïque.

ACHAN, Heb. Conlurbans. Achan, Gis de Charmi, de la tribu de Juda, qui fut lapide pour avoir pris un manteau d'écarlate et un lingot d'or, des dépouilles de la ville de Jéricho, contre la défense que Dieu en avait faite. Jos. 7. v. 1. 17. c. 22. 20. Nonne Achan filius Zare prœteriit mandatum Domini ?

N'est-ce pas ainsi qu'Achan, fils de Zaré, viola le commandement du Seigneur? Il est appelé fils de Zaré, parce que Zaré était le chef de cette famille; il est aussi nommé Achar. 1. Par. 2.7. Acliar qui iuroavit Israël, et peccavit in furto anathemutis : Achar troubla Israël, et pécha par un larcin de l'analhènie. Voy. Anatulma.

ACHAR. Voy. Achan.

ACHARIS, uyuptç, illepidus, nom grec, qui signifie ingrat ou désagréable. C'est en ce dernier sens qu'il se prend pour un homme dont l'entretien est sans agrément, fade et insipide. Eccli. 20. 21. Jlumu acharis i/uasi fabula vana : L'homme sans grâce est comme un méchant conte qui est toujours en la bouche des gens imprudents.

ACHATES, je, à^âTJî;, agate, pierre précieuse de diverses couleurs, qui tire son nom du fleuve Achatc en Sicile, où l'on commença d'en découvrir, dit Pline, 1. 37. c. 10. Dieu commanda à Moïse d'en mettre une au troisième rang du Rational, dans laquelle on avait fait graver le nom d'Aser, huitième fils deJacob, dans l'ordre des tribus. Exod.28. 19. c. 39. 12. In tertio Liyurius, Achates et Amethystus : Cette pierre précieuse est rouge en dedans comme du sang , et transparente comme dn cristal : on dit qu'elle dissipe les vapeurs que cause la mélancolie, et qu'elle tempère les ardeurs de la fièvre.

ACHAZ, Heb. Possessio, fils et successeur de Joathan, fut l'onzième roi de Juda : il so signala par ses impiétés, ayant imité en tout les idolâtries de Jéroboam et d'Achab ; il fit fermer le temple de Dieu, et en fit bâtir d'autres en l'honneur de diverses divinités, auxquelles il sacrifia, et leur consacra son fils, en le faisant passer par le feu, selon la coutume des nations idolâtres. Etant à Damas, il vit un autel dans un temple, dont il fit prendre la mesure et en envoya le modèle au pontife Urie pour en bâtir un semblable. Dieu l'abandonna dans les guerres qu'il eut contre ses ennemis, et ne put s'échapper de leurs mains, qu'en leur donnant tout l'or et l'argent qu'il trouva dans le temple. Il mourut âgé de trente-six ans, en ayant régné seize. Il commença à régner l'an du monde 3263. Il a eu Ezéchias, son fils, à l'âge de douze ans, car il a commencé de régner à l'âge de vingt ans, et a régné seize ans. 4. Reg. 16. 2. Ezéchias avait vingt-cinq ans quand il a succédé à son père. c. 18. 2. Achaz n'avait donc qu'onze ans quand il l'a eu; ce qui n'est pas sans exemple, dit saint Jérôme. Voy. Hieron. Ep. ad Vitalem; mais d'autres croient qu'il faut entendre de Joatham, et non pas d'Achaz, cet endroit du quatrième des Rois. 16. 2. Viginti annorum erat Achaz cum reynare cœpisset scil. Joathan. Achaz avait vingt ans lorsque Joathan commença à régner.

ACHAZIB, Heb.il/mrfaciMm, nom d'une ville dans latribu d'Aser, d'où ceux de cette tribu ne chassèrent point lesChananéens. Judic. 1.31, Aser non delevit habitatores Accho et Sidonis et Achuzib. Elle est aussi appelée Achziba.

ACHIAS, je, ou ACHIA, Heb. Frater Domini, Frère du Seigneur. 1° Un grand prêtre, fils d'Achitob, petit-fils d'Héli. I Reg. 14. v. 3. 8.

2° Un fils de Jéraméel, et petit-fils d'Esron. 1. Par. 2. 25.

3° Un descendant de Benjamin. 1. Par.

4° Un lévite. 1. Par. 26. 20.

ACH1M. Heb. Prœparabo, fils de Sadoc et père d'Eliud. Matlh. 1. 14.

ACHIMAAS, Heb. Frater consilianus. — 1° Fils du grand prêtre Sadoc. 2. Reg. 15. 27. Dixit rex ad Sadoc sacerdotem, revertere in pace et Achimaas, filius tuus : Le roi dit encore au grand prêtre Sadoc : Retournez à Jérusalem avec Achimaas, votre fils. v. 36. 11 avertit David de la part de Chusaï, du conseil qu'Achilophel donnait à Absalon.2. Reg. 17. v. 17. 20. etc. — 2° Le beau-père de Saùl. 1. Reg. 14. 50. Voy. Achinoam. — 3" Le gendre de Salomon. 3. Reg. 4. 15. Achimaas in Nepthali ; Achimaas était intendant de la maison de Salomon en Nephlhali.

ACH1MAN, Heb. Frater pnrpuraïus. Achiman, fils d'Enac, c'est-à-dire de ses descendants, de !a race des géanlsen Hébron. Num. 13. 23. il est appelé Âhiman. Jos. 15. 14.

ACHIMELECH, Heb. Frater meus rex. 1° Un Hétéen, qui était officier de David. 1. Reg. 26. 6. AU David ad Achimelech llethœum el Abisai filium Sarviœ. — 2 Le grand prêtre

Af.ll

qui donna à manger à David et à ses gens les pains de proposition, c'est-à-dire les pains exposés devant l'Arche. l.Reg. 21. 1. Venit David in Nobe ad,Achimelech. l's. 51. 1. Vtnit David in domuth Achimelech : Il est appelé Abiathar. 2. Reg. 8. 17. Marc. 2. 26. et Achias 1. Reg. 14. 3. — 3° Le fils de ce même grand prêtre. 2. Heg. 8. 17. que l'on appelait aussi Abiathar.

ACH1MOT1I, Frdier mortis, fils d'Elcana.

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