Deut. 7. 3. Judic. 14. v. 2.3. 2. Par 24. 3. etc
3° Recevoir, obtenir, acquérir. Apoc.2. 28. c. 4. 11. c. 5. 12. Diqnus est Agnus, qui occisus est , accipere virtutem et divinitatem ; L'Agneau qui a souffert la mort est digne de recevoir la puissance, la divinité, Gr. les richesses. V. Divinitas. Jésus-Christ, comme homme, a reçu toute la gloire qu'il avait méritée par ses souffrances. Ps. 108. 8. Act. 1.20. 2. Petr. 1.20. etc.
4° Recevoir, admettre, agréer. Gènes. 37.
35. Noluit consolationem accipere: Jacob ne voulut point recevoir de consolation en voyant la robe de Joseph teinte de sang. Ose. 14. 3. Accipe bonum : Recevez nos vœux. V. Bonum. Jerem. 5. 3. Renuerat accipere disciplinam : Les habitants de Jérusalem n'ont point voulu se soumettre au châtiment, c. 17. 23. c. 25. 28. c. 32. 33. Prov. 8. 10. Matth. 10. 38. Joan. 13. 20. c. 5. 43. c. 3. v. 11. 32. etc. d'où vient Dextras accipere . Recevoir une composition. 1. Mach. 11. 66. c. 13. 50. V. Dextiu. Ainsi , recevoir avec docilité , apprendre. 1. Cor. 11. 23. Ego accepi a Domino quod et tradidi vobis : C'est du Seigneur même que j'ai appris ce que je vous ai aussi enseigné, c. 15. v. 1.3. Gai. 1. v. 9. 12. Philipp. 4. 9. Coloss. 2. 6. 1. Thess. 2. 13. c. 4. 1. Apoc. 3. 3. etc.
5° Recevoir, prendre en sa garde, en sa défense. Ps. 48. 16. Deus redimet animam meam de manu inferi, cum acceperit me : Dieu délivrera mon âme de la puissance de l'enfer, lorsqu'il m'aura pris en sa défense. Ps. 17. 17. Tob. 4. 3.
6° Recevoir, introduire, prendre avec soi ou chez soi. Joan. 6. 21. Voluerunt accipere eum in navim : Les apôtres voulurent prendre Jésus dans leur barque, c. 19. 27. Ex illa hora accepit eam discipulus in sua : Depuis cette heure-là ce disciple la prit ehoz lui V. Suus. Saint Jean prit avec lui la sainte Vierge comme sa mère. c. 14. 3.
7° Endurer, souffrir, supporter (S^saOaj). 2. Cor. 11. 16. Velut insipientem accipite me: Souffrez-moi, dit saint Paul , comme imprudenl. Matth. 23. 14. Majits judicium accipictis : C'est pour cela que vous recevrez une condamnation plus rigoureuse. Marc. 12, 40. Luc. 20. 47. 2. Cor. 11. 24. Apoc. 18;*. 2. Parai. 22. 6. etc. d'où vient accipere opprobrium adversus aliquem : Souffrir les nié-
Ps.
aisances qui se font contre lo prochain 14. S. V. Otphobbtom. Ainsi:
Dure, moleste, graviter accipere ; supporter avec peine. Gènes. 21. II. c. 18. 17.
S Porter, se charger de quelque chose.
Mallh. 8. 17. Jpsc infirmitates nosiras accepit : Il a pris lui-même nos langueurs , et s'csl chargé de nos maladies. V. vEgrotatio. Ceci est pris d'Isaïe. c. 53. 4. Vere languajres nostros ipse tulit : comme les Hébreux se servent de lakach, accipere, pour nasa, tôlière, et les Septante de Çau6«v£tv pour fêoeiv. Levit. 17. 16. c. 28. 9. et ailleurs ; ainsi , accipere se prend quelquefois pour ferre, tôlière. Saint Pierre citant le passage d'Isaïe, dit, 1. Pelr. 2. 24. Qui peccata nostra ipse pertulit in corpore suo : C'est lui qui a porté nos péchés en son corps. Celui qui a pris sur soi nos péchés, s'est aussi chargé de nos maladies , qui représentent les péchés, et qui en sont des effets et des suites. V. Infir-
HITAS.
9° Recouvrer (xojuÇetv, recuperare). Heb. il. 19. Eum in parnbolam accepit : Abraham recouvra son (ils Isaac d'entre les morts, en figure de la résurrection. V. Parabola. §2. — 1° Prendre, empoigner, avoir à la main. Mallh. 26.26. Accepif Jésus panem: Jésus prit du pain en instituant l'eucharistie, v. 27. Et accipiens caliccm : Et prenant le calice, v. 52. Qui acceperint gladium, gladio peribunt : Tous ceux qui prendront l'épée pour s'en servir périront par l'épée. Cela s'entend de ceux qui la prennent d'eux-mêmes, sans la permission d'une puissance supérieure et légitime, c. 27. v. 24. 30. 48. c. 13. v. 31. 33. c. 25. 3. Eccli. 37. 5. Ps. 115.3. Ephes. 6. 13. etc.
2° Prendre, choisir. Ps. 77. 71. De post fœtnntes accepit eum : Dieu a pris David pour le faire roi, lorsqu'il suivait les brebis. Ps. 74. 3. Cum accepero tempus, ego justitias judicabo : Lorsque j'aurai pris mon temps , je jugerai et rendrai justice. V. Justitia. 2 Mach. 4. 32. Ainsi :
Consilium accipere : Prendre conseil, délibérer. Mallh. 28. 12. Consilio accepto: Après avoir délibéré. On peut aussi rapporter à cette signification, Uxorem accipere : Se marier. Gènes, 4. 19. Accepit duos uxores : Lamech eut deux femmes. C'est Lamech qui a introduit la polygamie contre la première loi que Dieu donna au premier homme dans le paradis; elle a néanmoins été depuis permise aux hommes après le déluge , pour réparer le genre humain, et aux Juifs pour multiplier le peuple de Dieu dont le Messie devait naître. Mais Jésus-Christ établissant la loi nouvelle, a rétabli la sainteté du mariage telle qu'elle était dans son origine, c. S. 2. c. 19. 14. c. 21.21. c. 24. v. 3. 4. 7. 37. 38. 40. etc.
3" Prendre possession, obtenir, posséder. Luc. 19. 12. Homo quidam nobilis abiil in regionem longinquam accipere sibi regnum : Un homme de grande naissance, dit Jésus-Christ, s'en alla dans un pays fort éloigné pour y prendre possession d'un royaume, v. 15.
Apoc. 11 17. Gratia* agimus tibi, quia ucce-
pisti virtutem tuam magnam. Nous vous rendons grâces de ce que vous êtes entré en possession de votre grande puissance. Ce sont les vingt-quatre vieillards qui parlent au Fils de Dieu.
4° Prendre, saisir, occuper, ce qui s'entend figurément des passions. Luc. 7. 16. Accepit omnes timor, pour cepit : Tous ceux qui étaient présents furent saisis de frayeur. Sap. 11. 13. Duplex illos acceperat lœdium : Ils trouvèrent un double sujet de peine. Voy. Capere.
5° Employer, appliquer. Ps.23. 4. Qui non accepit in vano animam suam : Qui n'a point appliqué son âme en vain, t. c.qui n'emploie point sa vie en des choses vaines et inutiles; mais il semble qu'en cet endroit, prendre son âme en vain, c'est jurer faussement, soit par le jurement exécratoire , par son âme; soit au même sens que l'on dit, prendre en vain le nom de Dieu en jurant, alors il faut prendre le pronom réciproque pour le relatif e/us, en le faisant rapporter à Dieu. Voy, Vanus.
§ 3.-1° Prendre par force, ôter, ravir. Ps. 30. 14. Accipere animam meam consiliati sunt. Mes ennemis ont résolu de m'ôter la vie. 1. Mach. 1. v. 23. 24. Accepit al lare aureum : Antiochus prit dans le temple l'autel d'or. Accepit argentum et aurum : Il prit l'argent et l'or, et les trésors cachés qu'il trouva. Ainsi l'on dit : Accipere spolia, en plusieurs endroits des livres des Machabées. Ezech. 29. 19. c. 46. 18. etc. d'où vient le mol accipiter, un épervier. D'autres le fonl venir du verbe accipere, prendre, empoigner.
2° Oter, tirer, séparer. Raruch. 2. 17. Non tnortui gui sunt in inferno, quorum spirilus acceptus est a visceribus suis, dabunt honorem et justificationem Domino : Ce ne sont point les morts qui sont sous la terre, dont l'esprit a été séparé de leurs entrailles, qui rendront l'honneur et la gloire à la justice du Seigneur. Sap. 15. 8.
3* Prendre, tirer par adresse, escroquer. 2. Cor. 11. 20. Si quis accipit : Vous souffrez qu'on prenne votre bien par surprise. Il semble que cela se doit entendre plutôt de cette sorte , que de la subsistance qu'ils recevaient de ceux à qui ils prêchaient. § 4. — Autres signilicalionsde ce verbe.
1° Considérer, respecter, honorer, avoir égard. Deut. 16. 19. Non accipies personam nec munera : Vous n'aurez point d'égard à la qualité des personnes, et vous no recevrez point de présents, c. 1. 17. c. 10. 17. Job. 32. 21. c. 34. 19. Prov. 18. 5. Eccli. 35. 16. c. 42. 1. Isa. 42. 2. Luc. 20. 21. Gai. 2. 6. Jac. 2. 9. etc. Ce verbe en es sens répond au verbe hébreu nasa, qui signifie, entre autres choses, élever, honorer. Voy. Persona.
2° Ce verbe accipere, se met avec un nom par périphrase, pour signifier le verbe qui répond à ce même nom. 2. Mach. 12. 45. Considerabat quod hi qui cum pielute dormitionem acceperanl (i. e. dormieranl) optimum kaberent repositam graliam : Judas considérait qu'une grande miséricorde était réservée à ceux qui étaient morts dans la piété. Voy.
ACC
ACC
Dormirr. Ainsi aeciptre gustum [nmrgustare. c. i;t. 18. Voy. (a su s. Accipere oblivioncm, pour otitittta. 3. Pair. 1. St. Voy. Onuvio. .ttri/irre recurtlutiouem, pour meminisse. 2. 'l'un. 1. 5. liesponsum accipere : Avoir une révélation de lu part de Dieu. Voy. Kkspo.n- SOH.
ACCEPTAIUL1S, s, inetif. Cet adjectif peu usité vient du verbe acceptare, fréquentatif d'uccipere, et signifie, comme acceptas :
1" Agréable, bien reçu. 1. Petr. 2. 5. /•-'( ipsi tanguant lapides vivi superœdi/icantini , aoffltu spirituulis , sacerdotium sunctum, offerrt spirituules hostias acceptai/des l)eo per Jesum Chris tum : Entrez vous-mêmes dans la structure de l'édifice, comme étant des pierres vivantes, pour composer une maison spirituelle et un ordre de saints prêtres , afin d'offrir à Dieu des sacrifices spirituels qui lui soient agréables oar Jésus-Christ. Levit. 1. 4. c. 22. v. 20. 81. c. 23. 11. Eslh. 10. 3. Isa. 58. 5. Agg. 1. 8.
2" Favorable, salutaire, et digne d'être reçu avec joie (rJTzpocdsxTo;, acceptus). 2. Cor. 6. 2. Ecce nunc tempus acceptabile .-Voici maintenant le temps favorable; c'est le temps de l'avènement de Jésus-Christ, que l'on attendait depuis si longtemps.
3" Pdrliculier,(chéri particulièrement {vzpioiio-io,-, peculiaris). ïit. 2. 14. Ut mundaret sibi populum acceptabilem : Pour se faire un peuple particulièrement consacré à son service. Voy. AcQUisiTio.
ACCEPTARK. Ce verbe est fréquentatif û'accipere, et signifie,
Accepter, agréer (tOSoxeïv). Ps. 50. 21. Tune acceptabis sacrificium justitiœ : Lorsque les murs de Jérusalem seront rebâtis, alors vous agréerez un sacrifice de justice. Ce sacrifice consiste principalement dans les bonnes œuvres que l'on offre à Dieu avec un cœur contrit et humilié.
ACCEPTIO, nis. Nom verbal d'accipere, et signifie l'action de recevoir ; mais il signifie plus souvent dans l'Ecriture :
1" Acception , considération qu'on a pour quelqu'un plutôt que pour un autre (jr/sojwro— Ir^itt, personarum acceptio). Rom. 2. 11. Non est acceptio personarum apud Deum : Dieu ne lait point acception de personnes, il n'a point d'égard à la qualité des personnes. 2. Par. 19. 7. Ephes. 6. 9. Colos. 3. 25. Jac. 2. 1. Eccli. 20. 24. Voy. Accipere, § 4.
2" Approbation, témoignage de l'estime qu'on fait d'une chose (âiroSo^ij). 1. ïim. 4.
9. Fidelis sermo et omni acceptione dignws : Ce que je vous dis est une vérité certaine et digne d'être reçue avec une entière déférence.
ACCEPTOR, is. Ce nom peu usité signifie proprement qui reçoit, qui prend; mais il marque dans l'Ecriture :
Celui qui considère, qui a égard; d'où Yicnt;lcce/){or personarum: Gr.irfoo-<u7roXwrt»s : Qui a égard à la qualité des personnes. Acl.
10. 34. Inveritate comperi quianon est personarum ucceptor Deus : En vérité, je vois bien que Dieu n'a point d'égard aux. diverses con-
ditions des personnes, dit saint Pierre chez Corneille
ACCEPTUM, i. In^t;, A>î, chose reçue OU recette ; d'où viennent ces mots réciproques: Datum et acceptant : La dépense et la recette. Eccli. 41. 24. c. 42. 7. Datum vero el acceptum Otnne describe : Ne manquez pas d'écrire ce que vous aurez donné et reçu. Philipp. 4. 5. Nulla milii Ecclesia communicavit in ratione dali et accepti, Gr. dationis et acceptionis, nisi vos soli : Nulle autre Eglise ho m'a fait part de ses biens, et je n'ai reçu que de vous seuls rien que je puisse mettre sur mes comptes. L'Apôtre fait allusion aux comptes dont les receveurs se chargent dans lesquels il y a les chapitres de dépense et de recelte. Les autres églises avaient reçu de lui, sans lui rien donner. Voy. Ratio. De là vient aussi :
Accepta ferre (loyl&aOctt) : Tenir pour reçu, approuver, imputer comme bon. Rom. 4. 6. David dicit beatiludinem hominis, cui Deus accepto fert justitiam sine operibus: David dit qu'un homme est heureux à qui Dieu impute la justice sans les œuvres , c'est-à-dire que Dieu reçoit et agrée comme juste sans parler des œuvres. Accepto ferre, c'est, in acceptant referre : Mettre sur ses comptes comme reçu. Cette façon de parler vient des jurisconsultes qui appellent acceptilation une quittance que le créancier donne à son débiteur pour une dette dont il n'a pas été payé ; ainsi Dieu donne la justice sans qu'on l'ait méritée par les œuvres.
ACCEPTUS, A, UM, SexTOf, ÙKofoxxàç.
1° Agréable, bien reçu. Luc. 4. 2*. Nemo prophela acceptus est in patria sua : Nul prophète n'est bien reçu en son pays. Tob. 12. 13. c. 14. 17. Prov. 14. 35. Eccli. 35.9. Jerem. 6. 20. Act. 10. 35. Rom. 15. v. 16. 31. 2. Cor. 8. 12. Phil. 4. 18. d'où vient celte phrase : Acceptant esse in oculis , coram aliguo, ou apud aliquem(àpéaxeci>, placere) : Etre agréable à quelqu'un , être reçu favorablement. 1. Reg. 18. 5. Prov. 16. 5. Sap. 9. 10. 1. Tim. 2. 4. c. 5. 4. d'où vient encore celte phrase : Accep tum liabere : Avoir pour agréable, recevoir volontiers. Tob. 12. 5. Rogare cœperunt ut dignarelur dimidiam partent omnium quœ attulerant, acceptant habere : Les deux Tobie supplièrent l'ange de vouloir bien recevoir et d'avoir pour agréable la moitié de tout ce qu'ils avaient apporté.
2" Favorable, qui mérite d'être reçu avec joie. Luc. 4. 19. 2. Cor. 6. 2. Tcmpore accepto exaudivi te : Je vous ai exaucé au lemps favorable ; ce lemps est celui de la venue de Jésus-Christ. Voy. Acceptabilis.
3° Agréable, qui donne du plaisir et de la joie (9up)3r,;,aiii7Mo gratus). Sap. 3. 14. Dabitur Mi fidei donum electum el sors in templo Dei acceptissima : Sa fidélité recevra un don précieux et une très-grande récompense au temple de Dieu : le mot grec est au comparatif et se met pour le superlatif delectabilissima. Cet endroit a grand rapport avec ce que dit Isaïe. c. 56. v. 4. 5. Dabo eis in domo mea et in mûris meis locum el nomen meiius a fdiis et filiabus : Je leur donnerai dans ma
maison rt dans l'enceinte de mes murs ane place avanlagease ri un nom qui leur sera meilleur que îles BIS cl des filles. Le Prophète et le Sage parlent de ces eunuques volontaires qui se son! fait une sainte violence pour devenir rois dans le eiel, ri non pas de ceni que la Loi excluait des'fonclions du sacerdoce dans le temple. Voy. Deut. 23. 1.
ACCIP1TER, Tins, itf<£. Ce mol vient dViccipère pour rqpere.
Un éprevier ou epervier, oiseau de proie. I.evit. 11. 10. Deut. 14. 13. Accipitrem juxta genus suum : L'épervier et tout ce qui est de la même espèce. H n'était pas permis d'en manger dans l'ancienne Loi. Job. 39. v. 13. 26. Numquid per sapientiam luam plumescit accipiter expandens alas suas ad austrum? Est- Ce vous qui av«z donné à l'épervier le sentiment qui le porte à chercher les pays chauds pour changer de plumes? On dit que cet oiseau change tous les ans de plumes en étendant ses ailes, selon quelques-uns, vers le midi avant les jours caniculaires, et qu'il lui eh renaît de nouvelles en la place de celles qui tombent.
ACC1KE , A'ad et de cieo, voco : Appeler, faire venir, mander. Esth. 8. 9. Accitis saillis ri librariis régis, scriptœ sunt epislolœ, ut Alardochœus voluerat : Le roi ayant fait venir ses secrétaires, il décrire des lettres telles que Mardochée les voulut. Judic. 4. 10. ■1. Sfach. 3. 7.
ACCLAMAUE, iKifavriv.
1" Applaudir, témoigner sa joie sur quelque chose. Acl. 12.22. Populus acclamabat : Dei voces cl non hominis : Le peuple de Tyr criait dans ses acclamations à Agrippa; c'est la voix d'un Dieu et non pas d'un homme; d'où vient cette phrase : Fausla acclamare : Marquer son estime pardes acclamations de joie. 1. Mach. 5. Ci.
2° Crier haut, s'écrier (èiziêoâv). Act. 25. 24. Omnis multitudo Judœorum interpellavit me Jerbsolymis petentes et acclamantes non oportere eumviverc amplius : Vous voyez cet homme contre lequel tout le peuple juif m'est venu trouver dans Jérusalem (Gr. et ici), me représentant avec de grandes instances et de grands cris qu'il n'était pas juste de le laisser vivre plus longtemps. Festus parle de S. Paul à Agrippa. D'où vient, Acclamare alicui: Crier contre quelqu'un, c. 22. 24.
ACCOLA, kB,ir&aoiMç,A'àd ciùccolere pour habitarc, et signifie proprement celui qui habite auprès, qui est voisin de quelque lieu ; mais il signifie aussi un habitant du pays, un citoyen.
1" Habitant d'un pays. Levit. 18. 27. Omncs execrationcs istas fecerunt accolœ terrœ, Gr. hemines terrœ : Tous ceux qui ont habité celle terre avant vous, ont commis ces infamies exécrables. Ps. 104. 23. Act. 7. 6. Voy. I m eu vu o.
2" Etranger, habitant venu d'un autre pays [npocihiroç, udvenà). Isa. 54. 15. Ecce accola vehiett qui non crat mecum : 11 vous viendra des Habitants qui n'étaient point avec moi. Ces étrangers marquent les Gentils
convertis à la Foi, et le Prophète s'adresse à l'Eglise.
ÀCCOMMODARE. Ce verbe signilîeproprement, adapter , ajuster, faire rapporter une chose avec une autre; mais étant joint avec les mots, cor, animns, ou anima il signifie :
S'appliquer, appliquer son esprit, se rendre attentif à quelque chose (ztOiw.i, ponere). Bccl. 7. 22. Cunctis sermonibus (/ni dicuntur, ne accommodes cor tuum : Ne vous rendez point attentif à toulcs les paroles qui se disent ; nous ne devons pas nous mettre en peine de ce que les hommes pensent de nous, lorsque nous ne leur avons donné aucun lieu d'être mal satisfaits de noire conduite. Eccli. 6. 33. c. 38. 39.
ACCOS, Heb. Spina. 1° Le chef de la famille sacerdotale à qui échut le septième sort. 1. Par. 24. 10.
. 2° Un homme de la race des prêtres. 1. Esd. 2. G1.2.Esd. 7. 63.
ACCRESCERE, auÇeirflai. Croître, s'étendre, se multiplier. Gènes. 49. 22. Fiiius accresccns Joseph, fiiius accrescens et decorus aspectu : Joseph croîtra et se multipliera toujours de plus en plus. Joseph vient du mot hébreu jasaph, addere .-ainsi Jacob faisant allusion au nom de Joseph, se sert de ce terme dans la bénédiction qu'il lui donne, et le répète deux fois pour marquer l'accroissement de la postérité de ce fils bien-aimé, dont les deux fils Ephraïmet Manassé ont fait deux tribus considérables ; mais surtout celle d'Ephraïm a été fort nombreuse et illustre par sa dignité royale.
ACCUB, Heb. Supplantatio. l°Fils d'EIioenai. 1. Par. 3. 24. — 2° Un lévite qui faisait la fonction de portier, c. 9, 17. 1. Esd. 2. 42. 2. Esd. 7. 46. c. 8. 7. c. 11. 19. — 3 Un chef des Naihinéens. 1. Esd. 2. 45.
ACCUBARE , y.oiiiûTOai. 1° Se coucher auprès. Gencs. 19. 33. Ille non sensit, nec quand o accubuit filia, nec quando surrexit : Lolh ne sentit point , ni quand sa fille aînée se coucha, ni quand elle se leva.
2° Se coucher , se reposer. 2. llcg. 13. 6. Accubuit Amnon et quasi (egrotare cœpit : Amnon se coucha et commença à faire le malade , pour surprendre Thamar. Gènes.
29. 2. Deut. 11. 19. Is. 27. 10. Soph. 2. 14. De là vient cette phrase métaphorique :
Accubare cum aliquo : Se reposer auprès , c'est-à-dire s'accorder bien , être en bonne intelligence (awaMairoivèaBoii , simul quiescerc). Isa. 11.6. Pardus cum hœdo accubabit : Le léopard se couchera auprès du chevreau.
L'accomplissement de cette prophétie est arrivé par la conversion des infidèles. Voy. Pahdus.
3° Vivre dans un grand repos et dans une grande sécurité. Gènes. 49. 9. Catulus leonis Jwla; reqitiescens accubiiisli ut leo : Juda est un jeune lion; vous vous êtes levé, mon fils, pour ravir la proie ; en vous reposant vous vous êtes couché comme un lion. Jacob compare la tribu de Juda à un lion qui , après s'être jeté sur sa proie , se repose sans rien craindre en la dévorant: ainsi cette trityi a été redoutable et illustre par ses victoires,
ACC