ACI
Is. 65. 10. La possession de cette vallée fut aux Israélites un commencement de bonne espérance, tlo jouir du pays de Chanaan. Os. 2. 15. Dabo ei Vallem Achor ad aperiendam spem.
ACHSA, s: , Heb. adornala, fille de Caleb. donnée en mariage à Olhoniel. 1. Par. 2. 49. Elle est appelée Axa. Jos. 15. 16. Jud. 1. 12. Voy. Axa.
ACHSAPH, veneficus, ville de la tribu d'Aser, laquelle a été depuis appelée Ptolémaïde, et présentement Acre. Jos. 11. 1. c 12 20. Voy. Axaph. c. 19. 25.
ACHZIB, Heb. mendax , ville dans la tribu de Juda. Jos. 15. 44. et Ceïla et Achzib.
ACHZ1BA, Heb. mendacium , ville dans la tribu d'Aser. Jos. 19. 29. de laquelle les Cananéens ne furent point chassés. Judic. 1. 31. où elle est appelée Achazib. Voy. Mendacium.
ACIDE. Cet adverbe, qui signifie avec ennui , avec dégoût, vient du nom grec acedia, négligence, découragement, et répond à l'adverbe grec àx>5Swjr, acide. Eccli. 4. 9. Libéra eum qui injuriam patitur de manu superbi et non acide feras in anima tua; Gr. pij iliyo^vxwns ; ne pusillo animo sis : Délivrez celui qui souffre l'injustice de la main de celui qui la lui fait, et ne vous découragez point. Autr. Ne soyez point paresseux, lorsque vous aurez à rendre justice.
ACIES, ei. ày.ovè, aî^fiij. Ce mot vient du Grec àxi? , pointe, aiguillon , et signifie trois choses : 1° La pointe , ou le tranchant d'une épée, ou d'autre chose; 2" Une armée rangée en bataille ; 3' La vivacité de l'œil ou de l'esprit; parce qu'en ces choses il y a quelque sorte de pointe. Dans le sens propre ou figuré, 1° La pointe ou le tranchant d'une épée, ou d'autre chose. 1. Reg. 13. 21. Retusœ itaque erant acies vomerum et ligonum : Comme il n'y avait point de forgerons en Israël, le tranchant des socs de charrue et des hoyaux était tout usé. Heb. et ils se servaient de limes pour aiguiser; d'où vient effugere aciem gladii : Eviter le tranchant de Cépée, c'est-àdire éviter le coup de la mort, que l'ennemi est prêt de porter par l'épée. Gr. os gladii. Les Hébreux donnent le nom de bouche à la pointe de l'épée, parce que c'est par là qu'elle mord. 2* Armée rangée en bataille. Deut. 20. 2. Stabit sacerdos unte aciem (■rapàraÇtç) : Quand l'heure du combat sera venue , le pontife se présentera à la tête de l'armé", et parlera ainsi au peuple, i. Reg. 17. 26. 1. Par. 12. v. 33. 36. et parce qu'une armée rangée en bataille est terrible. L'Eglise lui est comparée. Cant. 6. v. 3. 9. Terribilis ut castrorumacies ordinata (Te-caypévn): L'Eglise est redoutahle aux démons, comme une armée rangée en ordre de bataille.
Phrases qui viennent de cette seconde signù fication. — Dirii/ere aciem ( TtapaTÙ'raetTOai ) : Ranger une armée en bataille. Gènes. 14. 8. Judic. 20. 22. 1. Reg. 17. v. 2. 21. 2. Reg. 10. v. 8. 10. 17. etc.; mais dirigere aciem, signifie quelquefois conduire une armée vers quelque lieu. Jos. 8. 14. Direxit aciem contra de
DICIIO.NNAIUË DE
sertum : Le roi de Haï conduisit ses Iroupes vers le désert. Voy. Diiugere.
Jnstruere aciem ; tanière aciem (irapuTÙo-azoBat), signifie aussi mel Ire une armée en ordre de bataille Judic. 20. 33. 1. Reg. 4. 2.2. Reg. 10. 9. 2. Par. 13. 3.
Ainsi prima actes (rfin T-ci.'.a, prima cofcor*), c'est la léle de l'urinée. 2. Mach. 8. 23. Jn prima acie ipse dttx commisil cutn Nicanore : Machabée se mit lui-même à la tête de l'armée, et marcha rontre Nicanor.
3° Une bataille, un combat (-«/>wt«|(?). 1. Reg. 4. v. 12. 1(3. Ego qui de acie fugi hodie : C'est moi qui nie suis échiippé du combat. 2. Par. 18.33. Edite me de acie (mksftos) : Tiremoi do combat, car je suis blessé, dit Achab à son cocher, élant blessé à mort.
AC1NUS, 1. yiyapxov. Ce mot vient, ace qu'on croit, do verbe acuere , et signifie un grain de raisin, nu d'autre fruit menu. Un grain de raisin. Eccli. 33. 16. Ego novissimus evigihni quasi gui colligit acinos post vindemiatores (x«>.afiwfi£vof) : Je suis venu, dit l'Ecclésiastique , le dernier de (ous , comme ceux qui ramassent les grains de raisin après ceux qui ont fait vendange : cet auteur n'est venu qu'après tous les prophètes , environ deux cents ans avant Jésus- Christ. Voy. No- > issiHOS. De ce mol vient cette phrase, Nom. 6. 4. .46 Uflfl passa usque ad ocinutn : Les Nazaréens ne mangeront point de tout ce qui peut sortir de la vigne , depuis le raisin sec jusqu'à un pépin.
ACQU1ESCEUE. Ce verbe signifie proprement s'appuyer sur quelque chose pour s'y reposer : ce qui a quelque étendue, et qui donne lieu à d'autres significations qui s'y rapportent dans l'Ecriture.
1° Acquiescer, condescendre , se rendre , obéir (jSoùXsorOai). Prov. 1. 10. Si telactavcrint peccalures, ne acquiesças eis ;Si les pécheurs vous attirent par leurs caresses, ne vous laissez point aller à eux. Gen. 16. 2. c. 27. 8. c. 29. 28. Exod. 6. 9. elc. Ainsi, Acquiescere ad omnia quœ postulant ur (sOSoxîîv) : Accorder tout ce qu'on demande. 1. Mach. 8. 1. Acquiescunt ad omnia quœ poslulantur ab eis : Les Romains étaient toujours prêts d'accorder toutes les demandes qu'on leur faisait.
2° S'appliquer à quelque chose, y faire une attention sérieuse (pepipvâv, sollicitum esse). Exod. ,5. 9. Opprimantur operibus ut non acquiesçant verbis mendacibus : Qu'on les accable de travaux, afin qu ils n'aient pas le loisir de faire attention aux paroles de mensonge qu'on leur suggère. Pharaon parle ainsi des ordres que Moïse donnait au peuple de la part de Dieu.
3° S'attacher à quelqu'un, demeurer attaché à lui (npovuhtty, adttœrere). Sap. 3. 9. Qui confidunt in illo intelligent veritatem et fidèles in dilectionc acquiescent illi : Ceux qui mettent leur confiance en Dieu, auront l'intelligence de la vérité, et ceux qui lui sont fidèles dans son amour, demeureront attachés à lui.
4" Prendre conseil, conférer avec quel-
Su'un (izposaïKinidKrOo.i, adliibere in consilium) ulat 1. 16. Non acquievi carni et sanguini :
PHILOLOGIE SACREE. ko
Je n'ai point [iris avis d'aucun homme mortel dans mon ministère; le mot grec signifie se décharger dans le sein de son ami de ses soins el de-ses secrets.
ACQU1RERE, r.ipïzouîaOui. De la préposition ad et de quarerc, et signifie proprement acquérir, c'est-à-dire , obtenir un litre qui donne droit de jouir d'une chose, ou en propriété ou en usufruit.
1° Acquérir. Eccli. 3. 6. Tempus acquirendi et tempus perdendi : Il y a un temps d'acquérir et un temps de perdre, c'esl-à-dire de dépenser. Chaque cho'-c a son temps et ses règles Gènes. 31. 18. Ps. 77. '6k. Luc. 19. 16. Ainsi Jésus-Christ a acquis son Eglise par son propre sang, c'est-à-dire qu'étant mort pour nous racheter et nous délivrer de la tyrannie du démon , il a droit de disposer de nous, comme élant notre souverain Seigneur. Act. 20. 28.
!" Posséder, jouir d'une chose; d'où vient
hœreditate acquirere, Gr. vXnf.
opta
, posséder
comme son héritage , recevoir en partage. Ps. 68. 36. Hœreditate acquirent eam • Ils posséderont Sion comme leur héritage :
celle Sion s'entend de l'Eglise, dont les habitants et les possesseurs sont les fidèles , qui en sont les membres. Ps. 118. 111. JJœreditate acquisivi testimonia tua : J'ai pris vos préceptes pour être à jamais mon partage; le patrimoine el l'héritage des justes est la loi de Dieu. Voy. Hjïreditas. I
3° Acquérir, obtenir, remporter. 1. Tim. 3. 13. Qui bene ministraverint , gradum bonum sibi acquirent : Le bon usage qu'ils feront de leur ministère, leur acquerra un droit légitime pour monter plus haut. Saint Paul parle des diacres. 'Prov. 22. 9. Victoriam et honorent acquiret qui dut munera : Celui qui fait des présents remportera la victoire et l'honneur ; les dons ont un grand pouvoir. 1. Mach. 6. hk.
4" Tâcher d'obtenir, travailler pour acquérir ou posséder quelque chose (xrâs6«t) Prov. k. 7. In omni possessione tua acquire prudentiam : Travaillez à acquérir la prudence aux dépens de tout ce que vous pouvez posséder, c. 16. 16.
5° Attirer sur soi (XapSàvEo-Oat). Rom. 13. 2. Quiuutem resislunt ipsi sibidamnationemacquirunt : Ceux qui résistent aux puissances, attirent la condamnation sur eux -mêmes. Sap. 1. 12.
ACQUISITIO, nis, ntpnroirxTiç. — 1° Acquisition, action par laquelle on acquiert quelque chose, gain, acquêt. Baruch. 3. 18. Non est finis acquisilionis eorum : Les hommes ne mettent point île bornes à l'acquisition qu'ils font des biens. Eccli. 42. 4. De ucquisitione multorum et paucortim [ne confundaris) : Ne rougissez point d'être équitable , lorsqu'il s'agit d'acquérir peu ou beaucoup, ou, selon d'autres, de ce que vous acquérez peu, lorsqued'aulres deviennent si riches. Act. 19. 25.
Acquisition, se dit aussi ligurément des choses spirituelles. Prov. 3. 14. Melior est acquisitio ejus (Ucb. negoliatioj negutiuliune argenti : Le trafic de la sagesse vaut mieux que celui de l'argent. 1 Thess. 5. 9. Nonpo.
AIT