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IIS, I. Creâidi propter quod locutus tum :
J'ai cru avec une égale fermeté aux promesses du Seigneur; c'est ce qui m'oblige de publier sans cesse ses louanges. Saint Paul cite ce passage, 2. Cor. 4. 13. pour témoigner qu'encore qu'ils fussent exposés à tous les périls et à toutes les souffrances de la mort , i!-s ne laissaient pas de prêcher l'Evangile avec foule sorle de liberté ; parce qu'ils étaient remplis de ce même esprit de foi dont le prophète David était animé, et qui le faisait parler avec hardiesse au milieu de ses plus grands périls et de ses plus violentes persécutions.
4° Confier quelque chose a quelqu'un , l'en charger. Rom. 3. 2. Crédita swit illis eloquia Dei : Les oracles de Dieu ont été confiés aux Juifs. 1. Cor. 9. 17. Dispensalio mihi crédita est : La charge ( de prêcher l'Evangile) m'a été imposée. Gai. 2. 7. 2. Thess. 1. 4. 2. Mac. 3. 12. Voy. Decipf.re , etc.
5* Croire, s'attacher à Dieu par la foi de Jésus-Christ. Heb. 11. 6. Credere oporlet accedentem ad Deum : Il faut croire qu'il y a un Dieu. Act. 5. 14. Augebatur credentium in Domino mulliludo : Le nombre de ceux qui croyaient au Seigneur se multipliait de plus en plus. c. 16. 3+. c. 18. 8. lit. 3. 8. Act. 11. 17. c. 14. 22. Marc. 1. 15. Crédite Evangelio : Croyez à l'Evangile. Isa. 28. 16. Marc. 5. 36. Joan. 14. 1. Creditis in Deum , et in me crédite : Vous croyez en Dieu , croyez aussi en moi , dit Jésus-Christ, etc.
6" Ce mot se dit quelquefois pour croire de plus en plus, en parlant de l'augmentalion de la foi. Joan. 2. 11. Et manifestavil gloriam suam, et crediderunt in eum Discipuli ejus : Jésus-Christ fit connaître sa gloire (par le miracle du changement de l'eau en vin ), et ses disciples crurent en lui ; ». e. leur foi en fut affermie, c. 11. 15. Gaudeo propter vos ut credatis, quoniam non erain ibi : Je nie réjouis pour vous aulres de ce que je n'étais pis là (au lieu où Lazare est mort), afin que vous croyiez davantage, voyant que je le ressusciterai, c. 12. 19. c. 14. 29. 1. Joan. 5. 13. et renferme souvent tout ce qu'il faut pour être à Dieu. Marc. 16. 16. Qui crediderit et baptizatus fuerit : Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé. Il paraît par ces passages que, credere alicui , in aliquo , ou in aliquem, c'est la même chose; car ce que les Latins disent credere alicui , se dit en hébreu par credere in aliquo , ou in aliquem : ce que l'interprète de notre Vulgate latine a suivi indifféremment, comme 1. Joan. 5. 10. Qui crédit in Filium Dei , habet teslimonium Dei in se ; qui non crédit Filio , mendacem facit eum , quia non crédit in testimonium quod testijicalus est Deus de Filio suo : Celui qui croit au Fils de Dieu , a dans soi le témoignage de Dieu ; celui qui n'y croif pas, fait Dieu menteur, parce qu'il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu de son Fils, v. 13. Rom. 4. v. 3. 5. et dans quantité d'autres expressions semblables , où credere so prend en même sens, pour marquer la soumission et le respect qu'on doit rendre à
DILTlû.N.NAIltE DE PHILOLOGIE SACKEE.
Dion et à M parole. Cela n'empêche pas que les théologiens, après saint Augustin, n'aient bien [m distinguer nrkdere Deum, credere lira, et credere in Deum. Dans ce sens, Credert Deum , c'est croire seulement qu'il y a un Oieti ; Credere l)eo, croire que ce que Dieu a révélé est véritable : ce qui peut se (aire sans la charité; Credere in Deum, c'est avoir une créance animée de la charité, et mettre toute son espérance en Dieu ; ce qui n'est pas toujours selon le style de l'Ecriture , comme il a déjà été remarqué sur Joan. 12. kl. Ex principibus multi crediderunt in eum ; Plusieurs des sénateurs mêmes crurent en Josus- Cbrist. Ceux-ci n'avaient point la charité , tomme il parait par la suite, et par v. k'i. DilexerunX enim gloriam Itominum inagis guam gloriam Dei : Ils ont plus aimé la glohe
des nom S , i. e. leur propre gloire que
cille de Dieu; au contraire, crcdere Deo, se dit quelquefois de ceux qui ont une foi parfaite, c. 5. 24. Qui verbum meum audit, et crédit ri qui misit me , habet vitam ceternam : Celui qui entend ma parole , et qui croit à celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle, dit Jésus- Christ ; mais puisque ces idées sont distinguées entre elles, il a été bon, pour une plus grande netteté, de les attachera ces différents régimes du mot de croire. On en peut dire de même des articles du Credo : l'usage veut qu'on ne mette point la préposition in quand il ne s'agit point de la Divinité, mais seulement quand il s'agit des créatures et des mystères , comme Credo... Sunctam Ecchsiam , remissionem peccatorum , vitam ceternam ; cependant les Pères en ont usé indifféremment. Voyez S. Cypr. conlra Demetrianum , et ailleurs; S. Jérom. Comment. in Ephes. 4. S. Epiph. S. Iren. libr. 5. 12. V. Drusium, Observai, libr. 3. c. 1.
7 Obéir, arquiescer. s'attacher d'affection' (iTziOz-Oci )• Rom. 2. 8. Non acquiesçant vert— l<iii , credunt aulem iniquitali ; Ces esprits contentieux, qui n'acquiescent point à la vérité, mais s'abandonnent à l'injustice. Ps. 118. 60. Quia mandants tuis crediai : J'ai cru à vos commandements ; je les ai observés avec attachement et avec affection.
8° Ce verbe, joint avec le datif, signifie : Espérer beaucoup de quelque chose , s'y appuyer. Deut. 28. 00. Non credes vitœ tuœ : Votre vie sera toujours exposée ,-iux d logera dont vous désespérerez de pouvoir Échapper : ce qui est la puniiion de l'inobservance de la loi. Eccli. 1C 2. Job. 24. 22.
CKEDENS, tis. Qui crôil en Jésus-Christ. Rom. 1. 10. Yirlus... Dei est in sala/un omni credenti : L'Evangile est la vertu de Dieu pour sauver tous ceux qui croient : c'est le m'oyeh dont Dieu veut se servir, c. 10. 4. 1. Cor. 1. 21. Cil. •'!. 22. D'où vient :
Non credens, àtretSSv. Infidèle, qui n'a point la foi en Jésus-Christ. Ps.67. 19. Et enim non credentes (accepisti), inhabitare Dominant Deum : Vous avez reçu aussi sous votre obéissance les incrédules et les rebelles, afin que Dieu habile même dans ceux qui ne croyaient pas en vous.
CRF.DIBII.1S. is. 1" Croyable, vraisombla-
ble. 2. Par. 0. 18. Ergone credibilt eut ut ha-
btiet t'eus rum liomiiiilius sn/nr terrant/ lis lil donc croyable que Dieu habite avec les hommes sur la lerre S
2" Certain , ferme, assuré. Ps. 92. 5. Testimnnin tun credibilia fada suai nimi»; Crée: .'-T'7Tw6>î<r«v. On a reconnu la vérité de vos oracles. Les paroles de l'Ecriture sont les témoignages de Dieu même.
CKED1TOR, is. Créancier, celui qui a prêté de l'argent. Prov. 2'.). 13. l'auper et creditor (yj^vytàévoç) obviuverunl sibi : il se rencontre toujours des gens qui prêtent, et d'autres qui empruntent. Isa. 50. 1. Quis est creditor meus (\moxpzw; f , eut vendidi vos? Dieu témoigne que si les Juif» sont réduits en servitude , ce n'est point qu'il les ait vendus à son créancier, comme les pères (parmi les Juifs) livraient leurs enfants pour s'acquitter de leurs dettes ; mais qu'ils étaient en esclavage à cause de leurs crimes. 4. Reg. V. v. I. 7.
CREDITES, a, eu. Fidèle, ferme, constant. Ps. 77. 8. Non est creditus, Gr. qùx iizur- T<û8», cum Deo spiritus ejus ; L'esprit du peuple juif n'a point élé fidèle à Dieu.
CKEDULUS , a, uh. Crédule, qui croit aisément. Gen. 39. 19. Nimium credulus perbis conjvgis : Puliphar crut trop légèrement sa leiii e contre Joseph.
CREMARE , y.y-y./.'j.iift, du grec ttY.piii.tov, ou
xpipu-j , ramus arandior, une grande branche propraà brûler; ou de carhar, qui signifie aussi :
Brûler, faire brûler. Hebr. 13. 11. Horum corpora cremantur extra castra : Les corps des animaux, dont le sang est porté par le grand pontife dans le sanctuaire pour I expiation du péché, sont brûlés hors le camp. Levil. 4. 12. c. 6. 9. Cremabïtur in tdtari tota nucte ust/nc marie : H parle de l'holocauste qui s'offrait tous les soirs. On ne brûlait la victime que par parties, afin qu'elle pût durer loute la nuit; et c'est pour cela que le prêtre était obligé de veiller, priant et offrant ainsi sans cesse pour le peuple.
CKK.MIU.M, u, wOyécvov, de eremare.
Matière aisée à brûler, telle que de menu bois, qui sèche aisément et qui est propre à allumer le !Vu. Ps. 101. \. Ossù mea sicut cremium ai itérant : Je suis devenu comme du bois sec par l'excès de la tristesse ; ce peut être une description de l'extrémité où se trouvait réduit le peuple d'Israël lorsqu'il était captif en Babylone ; mais c'est aussi la peinture de l'état d'une âme abattue sons le poids de la colère de Dieu que ses péchés lui ont attirée.
CREPARB. Ce verbe est formé du bruit qu'il marque par si prononciation, ou de l'Hébreu karab, prceiiati.
Faire bruit, comme quand on ouvre une porte , etc. ; dans l'Ecriture,
Crever, se crever ().«<mtv). Act. 1. 18. Sut* pensas crepuit médius : Judas s'est pendu et a crevé par le milieu du ventre; Gr. Prœceps factus est : Judas s'élant pendu, la corde 86 rompit, et tomba le ventre sur quelque chose