LATA
DESERTOR, is ; à-noaxùr-n;. Déserteur, qui abandonne. Isa. 30. 1. Vœ, fdii deserlores : Malheur à vous, enfants rebelles : Dieu se plaint que les Israélites ont recours au roi d'Egypte, plutôt qu'à lui seul. 1. Mach. 7. 2*.
DESERTUM, l; t>»Po,-. De Deserere.
Les Juifs appelaient de ce nom tous les endroits qui n'étaient point cultivés; soit qu'ils fussent abandonnés, soit qu'ils fussent stériles.
1". Désert, solitude, lieu vaste qui n'est point habité. Mallh. 15. 33. l'nde nobis in déserta juntes tant os? Comment pourronsnous trouver dans ce lieu désert assez de pain pour rassasier tant de personnes?
disent les disciples à Jésus-Christ ; Gr. tant multos. c. 24. 20.
Il y a plusieurs déserts dont il est parlé dans l'Ecriture. 1" Le désert de l'Arabie, où les Israélites ont été 40 ans. Ps. 67. 8. Ps. 77. v. 19. 40. 52. Ps. 94. 9. etc. Joan. 3. 14. 2" Le désert de Ziph. 1. Reg. 23. 15. 3° Celui de Maon. v. 24. 4' Celui d'Engaddi. 1. Reg. 24. 2. S" Celui de Pharan. c. 25. 1. G" Celui de Belhsaïde. Luc. 9. 10. Secessit in locum desertum qui est liethsaidœ : Jésus se relira à l'écart dans un lieu désert vis-à-vis de Belhsaïde. Ce lieu était appelé le désert de Belhsaïde, non qu'il fût du même côté que la ville, étant au delà du lac, comme il paraît, Mallh. 14. 22. Marc. 0. 45, mais parce qu'il était vis-à-vis, ou, selon d'autres, parce qu'il appartenait à la ville de Belhsaïde, quoiqu'il fût de l'autre côlé. D'autres croient que ce lieu désert était près ou à côlé de Belhsaïde sur le bord du lac, mais cela est difficile à accorder avec tout le reste. 7° Celui d'Idumée, du côlé du midi, 4. Reg. 3. 8. Ps. G2. 1. Mais quand on appelle désert absolument sans rien ajouter, on entend le désert de la Judée, entre le levant et le nord, le long du Jourdain. Mallh. 4. 1. c. 11. 7.c. 13. 33. Marc. 1. v. 3. 4. Luc. 3. 2, à moins que le contraire ne paraisse par les circonstances, comme Joan. 3. 14, par lequel on entend le désert d'Arabie. Ainsi, Joab fut enseveli dans sa maison dans le désert. 3. Reg. 2. 34. in déserta. On peut l'entendre dans un lieu stérile et non habité.
2° Lieu peu habité. Gcn. 21. 21. Habilavit in deserto Pharan : lsmaël demeura dans le désert de Pharan. Isa. 42. 11. 3. Reg. 2. 34. Ainsi, le désert où habitait saint Jean-Baptiste semble être le pays des montagnes où était la maison de Zacharie, son père , où alla la sainte Vierge. Luc. 1. 80. c. 3. 2. Mallh. 3. 1. ou bien, le désert de la Judée, le long du Jourdain.
3° Lieu sec et stérile. Ps. 106. 33. Posuit fhunina in desertum : Le Seigneur a changé les lleuvesenundésert; i.e. a changé les lieux arrosés des fleuves qui les rendaient fertiles, en des lieux secs et stériles : ce qui signifie aussi mettre la stérilité et la désolation dans un pays. Isa. 41. 18. c. 50. 2. Job. 30. 0. In desertis habilubant lorrenliwn : Ceux qui m) méprisent habitaient autrefois dans les déserts ; Hebr. in scissuris; dans les creux des rochers qui se trouvent sur les torrents.
4" La campagne et les prairies, lieu désert, parce qu'on ne cultive d'ordinaire que les lieux les plus proches des villes et des villages , et que ce n'est que dans les lieux les plus écartés qu'on laisse croître l'herbe
MCTIONNAlliE DE
pour les troupeaux. Voy. Jcrem. !t. 10.) Joël. f. 19. Ignis comedii speciosa deserli .- Le feu a dévoré ce qu'il y avait de plus beau dans les prairies. Caat. 3. 6. c. 8. 5. Ascendit de deserto : 1. 'épouse, dans le sens littéral, revient de la campagne dans Jérusalem. L'épouse s'élève, dit saint Grégoire, étant appuyée sur son bien-aimé , c'est-à-dire que, mettant sa confiance en Jésus-Christ seul, elle Iroove dans sa grâce la force de sortir de cet exil, et de s'élever vers le ciel, qui est s;i patrie. Thren. 5. 9. Dans l'Heur, le même mot signifie pâturage et désert.
§ I. — Les bétes sauvages qui habitent dans les déserts. Ps. 28. 8. Vox iJumini conculirntis desertum : Le tonnerre épouvante les bétes farouches ; aulr. ébranle les déserts les plus reculés.
§ 2. — Le côté du midi par rapport à la Judée. Ps. 1k. 7. Neque ab Oriente, neque ab Occidente, neque a desertis montibus : Il ne vous viendra point de secours des montagnes désertes ; Hebr. des déserts des montagnes ; t. e . du côté du midi où il y a des déserts pleins de montagnes. Jos. 1. i. a deserto. Ce désert est celui de Sin et Cades. Voy. Cades.
Ainsi, le côté de l'Orient. Esod. 23. 31. A deserto tisquc ad fluvium : Depuis l'Arabie déserte jusqu'à l'Euphrate. Ezech. 22. 12. Veniebanl de deserto : Jérusalem suivait les superstitions non-seulement des Assyriens , mais encore de plusieurs peuples qui étaient du côté du désert; i. e. de l'Arabie.
§ 3. — Lieu d'exil, qui est un désert à ceux qui y sont, quelque agréable qu'il soit d'ailleurs. Isa. M). 3. Vox clamanlis in deserto : On a entendu la voix de celui qui crie dans le désert par ces paroles que saint Jean a appliquées à lui-même (Luc. 3. i1. Le Prophète, sous la figure du retour des Juifs dans la Judée, représente l'arrivée de Jésus-Christ dans le inonde. Ezech.20.35.ylc/tfucam vos in desertum : Je vous mènerai dans un désert écarté : Quelques-uns l'entendent en ce même sens de la ville de Babylone ; d'autres l'entendent du chemin par lequel les Juifs devaient passer, qui était dénué d'habitants.
§ 1. — Lieu ou pays; soit qu'il doive être ravagé et désolé. Isa. 21. 1. Onus deserli maris : Prophétie contre Babylone appelée désert , parce qu'elle devait être détruite; et désert delà mer, parce qu'elle était située sur de grandes eaux. Soit que ce pays soit déjà ruiné et désolé, c. 51. k. Ponet desertum e jus quasi ilclicias : Dieu fera habiter de nouveau la Judée qui était déserte, et en fera un paradis terrestre. Voy. Delici*. Ce qui s'entend à la lettre du rétablissement des Juifs, et principalement de l'établissement de l'Eglise par le concours d>s Gentils. De là vient, Deserto a sœculo ; deserto sœculorum : Lieux déserts depuis plusieurs siècles. Isa. 58. 12. c. 61. fc.
DËSERTDS, a, un. l°Qui n'est point habile ni cultivé. Acl. 8. 2(i. Hœc est déserta : Allez au chemin qui descend de Jérusalem à Gaze qui est déserte : Gaze avait été rainée par Alexandre, c. 1. 20. Ps. <iS. 26.Matln. I*. v. 13. 15. —2- Qui est enliè-
rement ruiné et renversé. Matlh. 23. 38. Jirlinquetur vobis domus veslru déserta: Le temps s'approche , ô Jérusalem, que votre maison demeurera déserte : ce qui s'entend du temple de la ville.
DESEKVIRE ; itaKb. — 1° Servir, rendre service, obéir. Sap. 16. 1%. Creatura tibi faclori deserviens : La créature vous est asservie, à vous qui en êtes leCréateur. 1. Cor. 9. 1 3.
2° Servir, rendre à Dieu un culte de religion (\<xtptvs*v). Hebr. 8. 5. Qui exempluri et umbrw deserviunt cœlestium: Qui rendent à Dieu un culte qui consiste dans des figures et dans l'ombre des choses du ciel. c. 13. 10. Act. 2i. lk. c. 26. 7. c. 27. 32.
3° S'accommoder, avoir de la complaisai>ce (Soukùjtv). Sap. \h. 21 . Regibus deservi en t es .-Les hommes se sont rendus trop complaisants aux rois; se. pour regarder comme un dieu le père de leur roi, parce qu'il le leur commandait. Voy. v. 15. c. 16. 21.
i° Demeurer, être toujours prêt pour le service de quelqu'un ( Tzpoar.upTcpûv ). Marc. 3. 9. Dixit discipulis suis ut navicula sibi deserviret : Jésus-Christ dit à ses disciples qu'ils lui tinssent là une barque, afin qu'elle lui servît.
DES1DERAB1LIS, îs, e; èxtBvpLmi;. Souhaitable, qui mérite d'être désiré, agréable, précieux, aimable. Ps. 18. 11. Desiderabilia super aurum et lapidem pretiosum : L'observation des commandements de Dieu est plus à désirer que l'or et les pierres précieuses. Cant. 5. 16. Totus desiderabilis : Mon bienaimé est tout aimable. Job. 33. 20. etc. L'Hébreu emploie le génitif desiderii ou tfesideriorum, gouverné du substantif qui le précède, au lieu de l'adjectif desiderabilis dont l'interprète s'est servi ; comme vasa desiderii : terra desiderii: Un vase précieux, une terre agréable, et ainsi du reste pour signifier tout cequ'on veut marquer, comme aimable, précieux, agréable, excellent. Dan. 10.3. Pane m desiderabilem non comedi : Je ne mangeai d'aucun pain agréable au goût ; se. pendant trois semaines. Ezech. 24-. 16. Ecce ego tollo a te desiderabile oculorum luoriim : Je vais vous ravir ce qui est de plus agréable à vos yeux; se. votre femme. Ainsi, les ornements du temple et tous les meubles précieux qui servaient au culte de Dieu, sont rendus dans la Vulgate par le mot desiderabilia. Joël. 3. 5. Desiderabilia mea intulistis: Vous avez emporté dans vos temples ce que j'avais de plus précieux et de plus beau. Thren. 1. 10. De même les bâtiments somptueux du temple et de ia ville. Isa. 6-V. 11. Ôninia desiderabilia nostra versa sunt in ruinas •" Tous nos bâtiments les plus somptueux ne sont plus que des ruines.
Thren. 1.7. Voy. Dbsidbbicm k°.
DES1DEHAUË, i-ri-Kodû-i, èmOvutiv. Du nom sidus, et répond au verbe «-o^ciuàÇc-tv, qui marque le temps de la belle saison qui se passe.
1° Désirer, souhaiter, soupirer après quelque chose. Ps. 118. 20. Concupivit anima mea desiderare justificationcs tuas : Mon âme a
déerré avec ardeur de s'entretenir de voire
[Q\.ConCUpivU dcsidcrure, estime phrase hébraïque, pour rehemciit<r detideravit, de la même signification que, Luc, 22. 15. Desideria desiatravi : J'ai souhaité avec ardeur. Ps. il. I. etc. I. Tim. 3. 1. Ainsi, aimer avec grande affection, soupirer après une chose absente. Philipp, 2. 26. Quoniam ontnu boi desiderabat :Je vous ai envoyé lipaphrodile, parce qu'il désirait de vous voir tous. 1. Cor. 9. 14. D'où vient, \on dcsitlcrure, mépriser, rejeter. Isa. 53. 2. Non crut aspectus, il desii denivimus eum : Le bras du Seigneur, se. Jésus-Christ, n'avait rien qui attirât l'œil, et nous l'avons méprisé; /'. s. en sorte que même il paraissait méprisable. Voy. Aspectds.
2 Désirer, avoir besoin (xpsiov fyjw)- 1« Thess. 4. 11. Qperam iletis ut nuilius aliquid desideretis : Etudiez-vous à vous mettre, en état que vous ne désiriez rien du bien d'autrtii, de n'en avoir p;is besoin. De là vient:
DESIDERATUS, a, um; bAemiç. Qui est désiré et souhaité. Agg. 2. 8. Vcniet desideratas cunctis gentibus : Le désiré de toutes les nations viendra. Ce nom est un de ceux du Messie qui était l'objet du désir des nations ; soit à cause de l'extrême désir qu'elles avaient de sa venue, *oil à cause des désirs des élus.
DES1DEI\ATISSIM«jS; èxutoômo; , Superlatif de desideralus.
Très-cher et très-aimé. Philipp. 4.1. Fratres mei charissimi et desideratissimi : Mes très-chers et Irès-aimés frères; Gr. Desiderati.
DESIDERIUM, n; È;rt9ufua.— 1° Désir, souhait, regret. Prov. 13. 19. Desiderium si compleatur, détectât animam: L'accomplissement du désir est la joie de l'âme, c. SI. 23. Desideria occidunt pignon : Les désirs tuent les paresseux. Ainsi , le désir de revoir. 2. Cor. 7. v.7. 11. Consolatus eslnos Deus referais nobis veslrum desiderium ; Dieu nous a consolé, non-seulement par l'arrivée do Tite, mais encore par la consolation qu'il a reçue de vous, m'ayant rapporté le désir que vous avez de me revoir.
2° Dessein . entreprise. Joan. 8. 44. Desideria patris vestri vultis facere : Vous youlez accomplir les désirs de votre père qui est le diable : ici le mot desideria est rendu par opéra, studia,adinventiones; Hbr. hhaliloth, ou mahaalilim. A quoi se rapporte passion, convoitise. 2. Tim. 3. G. Ducuntur variis desideriis : Ces faux docteurs traînent après eux, comme captives, des femmes possédées de diverses passions, c. 2. 22. Ephes. 4. 22. Corrumpitur secundum desideria erroris : La vie, selon l'homme intérieur, se corrompt en suivant l'illusion de ses passions; i.e.cupiditales deceptrices. 1. Thess. 4. 5. Tit.3.3. 1 . Pelr. 4. v. 2. 5. Sap. 19. 12. In alloculione desiderii. Voy. Allochtio.
3° Le besoin qu'on a de quelque chose ( xPe'a )■ Philipp. 4. 19. Deus autem meus impleat omne desiderium veslrum; i. e. quidquid yobis opus est : Je souhaite que mon Dieu remplisse tous vos besoins : ce que saint Paul dit comme en reconnaissance de la
libéralité qui- les Philippiens avaient exercée envers lui. (Voy. v. 18.}. A quoi te rapporte dans le si us ligure celle autre signification.
La chose même que l'on désire, l'objet désire, l's. 20. :). Desiderium cordis ejus Iriliuistici: Vous avez accordé au roi le désir de son cœur. Ps. 77.29. Dcsiilcrium connu altulit eis : Dieu accorda aux Israélites ce qu'ils désiraient, se. des viandes qui furent des cailles dont ils mangèrent. Non sunt frmidatia dtsiderio SUO : Ils ne furent point frustres de ce qu'ils avaient tant désiré. Ps. III. 10. Ps. 10. 17. Ezech. 24. 25. Tollam ab eis desiderium oculorumeorum .-J'olerai aux Israélites ce qu'ils ont de plus cher et de plus précieux; se. la royauté et le temple saint. Eccli. 45. 14. Job. 30. 15. Ainsi, Gen. 49. 26. Desiderium collium wternorum (eùloyiu.) : Le Messie qui est l'objet des désirs des patriarches marqués par les collines qui sont depuis le commencement du monde.
4° Desiderium mis au génitif gouverné d'un substantif, signifie une chose chère, précieuse, agréable, excellente. Apoc. 18. 14. J'oma desiderii animœ tuœ discesserunt a te : Les fruits dont tu faisais les délices t'ont quittée, ô Babylone; autr. le temps de la jouissance de tes désirs est passé. Ainsi, vir desideriorum, Dan. 9. 23. c. 10. v. 11. 19. est un nom attribué au prophète Daniel, ou parce qu'il était très-aimable et agréable à Dieu, ou, parce qu'il était très-reeommandable pour sa vertu; ou enfin il se prend activement pour signifier le grand désir que ce prophète avait du salut de son peuple.
ÛESIGNARE, àv«5£txv\Jvat. Désigner, nommer, choisir. Luc. 10. 1. Designavit Dominus et alios sepluaginta duos : Le Seigneur choisit encore soixante et douze autres disciples; Gr. soixante-dix. 2. Mach.9. 25.
DES1LIRE. Du simple satire.
Sauter du haut en bas, descendre promplemenl (xarafatiiéw) . judic. 4. 15. In tantum ut Sisara, de curru desiliens , pedibus fugeret : Le Seigneur frappa de terreur Sisara et toutes ses troupes, et les fit passer au fil de l'épée aux yeux de Baràc, de sorte que Sisara sautant de son chariot en bas, s'enfuit à pied. 4. Reg. 5. 21.
DESINERE; Ix^tireiv. 1° Cesser, finir, s'arrêler. Sap. 5. 13. Nati continua- desivimus esse : Nous ne sommes pas plutôt nés, que nous avons cessé d'être. Eccli. 28. fi. Esth. 9. v. 17. 18. etc.
Façon de parler de celte signiticaiion.
Desincre a re aliqua. Cesser de faire quelque chose, s'en abstenir (iraiuv). Ps. 36. 8. Desine ab ira : Quittez tous ces mouvements de colère. 1. Petr. 4. 1. Job. 34. 36. Ne desinas ab homine iriiquitutis : Ne cessez point de frapper un homme injuste ; se. pour l'obliger de reconnaître la justice de votre conduite; ou si Eliu parle à Eliphas comme à son ancien, ces paroles signifient : Ne cessez point de presser Job par de fortes raisons pour le confondre.
2° Cesser d'être, ou de subsister. Eccli. 24. 46. Non desinam in progenies itlorum usque
in œvum sanctum: Je ne cesserai point d'être présente de race, en race jusqu'au siècle saint, à ceux qui me recherchent : C'est lu Sagesse qui parle.
DESISTERE. Cesser, Arrêter («wwTpif»»).
1. Reg. 23. 28. Reversus est ergo Saut désistais persequi David : A la nouvelle que recul Saul que les Philistins étaient entrés en grand nombre dans la Judée, Saul cessa de poursuivre David; se. pour marcher contre les Philistins.
Façons de parler.
Desisterea re aliqua. S'abstenir de quelque
clmso, cesser de la faire, ou en quitter le dessein, lien. 11. G. Nec désistent a cogitaliunibus suis : Les enlanls d'Adam ne quitteront point le dessein qu'ils ont; se. de bâtir la ville et la tour, appelée depuis Babel. Eccli. 10. 28.
DESOLARE; t/wjtoûv, àfwvcft». De l'adj. solus, ri. Ml».
1" Désoler, ravager, ruiner. Sophon. 3.
G. Desolatœ sunl fsS&tw»») ciiilales eorum ; Les villes des peuples sont désolées. Zach. 7. li. Tenu desolata est ub eis : Us sont cause que leur pays est désole; uutr. leur pays est demeuré abandonné par leur exil, Gr. /.»toxiafav a tergo, derrière eux : ce qui marque leur enlèvement. Ps. 78. 7. elc. A quoi se rapporte dans le sens métaphorique, Isa. 11. 15. Desolubit Dominus linguam mûris Mgypti : Le Seigneur desséchera la langue de la mer d'Egypte ; i. e. il desséchera la mer Hougc voisine de l'Egypte, ou l'Isthme, qui est entre la Méditerranée et la mer Houge : ce qui figure la destruction de l'idolâtrie, et l'entrée facile des apôtres dans l'Egypte ou l'Assyrie. Le Prophète fait allusion au passage des Israélites au travers de la mer ltouge.
2° Perdre, affliger, persécuter, réduire à la dernière désolation (jteperoûv). Sap. '*. 10. Usque ad supremum desulubuntur : Le Seigneur réduira les méchants dans la dernière désolation. Apoc. 17. 10.
3 Saisir de frayeur, effrayer (^i<r<j£iv). Jerem. •2A-2.Porlœejus,desolamini(rj\if,u\iàçi\f.iïj) vehcmenler : Portes du ciel, frémissez d'horreur, et brisez-vous par les éclairs et les foudres, pour marquer la colère de Dieu : on peut aussi entendre par ces portes du ciel, les anges; Menoch.
k" Laisser, destituer, abandonner seul. 2. Reg. 17. 2. Percutiam regein desulutum; povw- TKTov:Le roi se trouvant seul, je le désolerai; c'est la proposition et l'offre que fait Achitophel à Absalom. 1. Tim. 5. 5. 1. Thess. 2. 17. Aos desolati a vobis ad tempus hurœ, uspeetu, non corde ; Nous avons été séparés de vous pour un peu de temps , de corps , non de cœur. Baruch. 4. v. 12. 10. Ce mot se dit particulièrement d'une veuve , d'une mère sans enfants, ou d'une ville sans citoyens, 1. Tim. 3. 5. Quœ vere viduu est, et desoluta speret in Deum : Que celle qui est véritablement \eiivc cl abandonnée, espère eu Dieu. Thrcn. 1- 13. J'osuit me desolatam : Le Seigneur m'a reudu toute désolée; c'est Jérusalem oui se
pkûnt. 2. Reg. 13. 20. Mansit Thamar eontabrscens in domo Absalom : Thamar demeura dans la maison d'Absalom, son frère, séchant d'ennui. Hebr. desolata, sans être mariée, ou, sans voir personne.
DESOLATIO, nis ; ir^potiiç , àyavia-po;-. 1° Désolation , ruine, ravage. Luc. 21. 20. Scitote quia appropinquuvit desolatio ejus : Lorsque vous verrez une armée environner Jérusalem, sachez que sa désolation est proche, dit Jésus-Christ. Jerem. 12. 11. Desolatione desolata est omnis terra : La terre est dans une extrême désolation, c. 18. 10. Malth. 34. 15. Cum videritis abominationem desolationis ; i. e. desolantem. Y. Abominatio. Ainsi, Dan. 8. 13. Usauequo peccatum desulutionisï Jusqu'à quand durera le péché qui causera celle désolation? D'où vient, Dare, ou ponere abominationem in dèsolationem : Causer une désolation abominable. Dan. H. 31. Dabunt abominationem in dèsolationem ; Cela s'entend du ravage que fit Anliochus Epiphanes dans la Judée , et surloul dans Jérusalem et dansletemple.Gr.jîî;'/Lc/aK7'/ nyocnurp&*vn>fAbom minationes hominum desolatorum : Ainsi, c. 2. 11.1. Mac. 1. 57. JEdifieavit rex Anliochus abominandum idulum de.solationis super aitare Dei : Le roi Anliochus dressa l'abominable idole de la désolation sur l'autel de Dieu; c'était l'idole de Jupiter Olympien.
2' Affliction , tristesse, chagrin , douleur. Ezech. 12. 19. Aquam suam in desolatione bibent : Ceux qui habitent dans Jérusalem boiront leur eau dans l'affliction.
DESOLATOR1US, a, cm; 2/njptxô;. Qui consume vite. Ps. 119. k. Sagiltœ potenlis acutœ, cum curbonibus desolutoriis : La langue trompeuse est semblable à des flèches aiguës, lancées par un homme fort, aussi bien qu'à des charbons ardents qui consument promptenient , et qui réduisent bientôt en cendre; autr. avec des charbons dévorants : ce qui marque le grand mal que les calomniateurs causent par leurs médisances, qui est incurable et sans remède. L'Hébreu porte, des charbons de genièvre, qui sont solides et fort brûlants.
DESPECTIO,Nis; èïojSévw!?!?. — 1° Mépris, dédain, abandon. Ps. 122. h. Itepleti sumus despeclione : Nous sommes remplis de confusion et dans le dernier mépris.
2° Sujet, objet de mépris, qui est méprisé. Ps. 122. 5. Opprobrium abundanlibus et dcspectio superbis : Nous sommes devenus un sujel d'opprobre à ceux qui sont dans l'abondance, et de mépris aux superbes,
DESPECTUS , us ; crrtpîa. Mépris, (ion.
10. 5. Vident quod conceperit , despeetui me habel : Agar voyant qu'elle est devenue grosse, me méprise : Sara s'en plaint à Abraham.
DESPECTUS, a, um; St^o,-. — 1» Que l'on méprise, qui est un objet de mépris. Isa. 53. 3. Yidimus eum despeelum : Ce bras du Seigneur, Jésus-Christ nous a paru un objet de mépris.
2° Infâme, indigne du rang qu'il lient, èÇou- SnaSttç. Dan. 1 1.21. Stabit in loco ejus despe~ dus ; Un homme liés -méprisable cl indigne-
tliVT
du nom de roi prendra la place du roi Scleucus; par ce, roi méprisable, s'enlend Antiochus Epiphanes , qui n'avait point de qualités royales, quoiqu'il lût appelé l'Illustre; il s'est rendu infâme par ses impiétés , ses lom 'beries . ses violences et ses cruautés contre les Juifs. Voy, Faaudclbntia.
DESPERABILIS, is, s. Incurable, dont on désespère. Jerem. 15. 18, Quare plaça mea àtsperabilis [ariptàç) renuit curari? Pourquoi ma plaie est-elle désespérée et refuse-t-elle de se guérir? Voy. l'i.u; a. n. 5.
DESPERARE: àirriuriÇ»». Désespérer, perdre espérance. I. Reg. 23. 26. David desperabat se passe evadere : David désespérait de pouvoir échapper :Gr. ?xnr«Çopcvo;, tegens se; Hebr. uahbats, festinabat ; David se hâtait de sortir de là. Prov. 11). 18. Erudi filium tout», ne desperes : Corrigez voire enfant et n'en désespérez pas ; Hebr. Ne vous arrêtez point à ses cris. 2. Mach. 9. 22. Non desperans memetipsum(cnroytvi>avetv) :Ce n'est pas que je désespère de ma santé, dit Antiochus. Ephes. 4. 19. Desperantes semetipsos tradiderunt impadicitiœ (hcakysâ , dcdulere) : Les Gentils n'ayant point d'espérance se sont abandonnés à l'impudicité; Gr. «mAyiîxÔTEf, Qui dolere iesierunt ; sans aucun remords. Job. 7. 16. Desperavi, nequaquam ultra jam vivam : Il ne nie reste aucune espérance de vivre davantage; llebr. La vie m'est devenue insupportable.
Ne pouvoir se résoudre à faire quelque chose. Jerem. 2. 25. Desperavi, nsquaquam factam : Je ne puis me résoudre à faire ce que vous désirez de moi. c. 18. 12. de là vient,
DESPERARI. Etre désespéré, être dans un état dans lequel on n'espère plus de guérison (àppWxcïv). 2. Reg. 12. lo. Desperatus est : L'enfant nue la femme d'Urie avait eu de David, fut désespéré; llebr. devint extrêmement malade. Mich. 1. 9. Desperala est plaça ejus : La plaie de Samarie est désespérée : le Prophète parle de la contagion de l'idolâtrie; Gr. xaTEX|B«T>}ff£v , invaluit. On peut l'entendre de la peine dont Dieu a puni l'idolâtrie des dix tribus; Venit usque ad Judam, tetigit portam populi mei usque ad Jérusalem : Elle est venue jusqu'à Juda , elle a gagné jusqu'à la porte de mon peuple, jusque dans Jérusalem; parce que les Assyriens, sous Salmanasar, ayant ruiné Samarie, vinrent ensuite, sous Sennachérib, assiéger même Jérusalem.
DESPEUATIO, nis. Désespoir. 2. Reg. 2.
2(î. An ignoras quod periculosa sil desperatio? Ignorez-vous qu'il est dangereux de jeter son ennemi dans le désespoir? Hebr. Ne savez-vous pas qu'il en pourra arriver du malheur? Eccli. 27. 24. Denudarc amici mysterium desperalio est animœ infelicis : 11 n'y a plus d'espérance de rentrer dans l'amitié, quand on a été assez malheureux pour révéler le secret de son ami.
DESP1CERE. De l'ancien verbe specere.
Mépriser, faire peu de cas, négliger; à quoi répond le verbe Grec è&vOfjïïv, ou, rejeter, refuser; ce qui répond au verbe ùO-:zeiv.
DlCTlONN. DE PJI1I.0L. SACRÉE. I.
1" .Mépriser, négliger (éÇouÔtvtfv). Prov. I. 7. Sapienttam atque aoetrinam stuiti despiciunt : Les insensés méprisent la sagesse et la doctrine, l's. 10. I. Ps.*21 25. ('.en. 29. v. 31. 33. Mal. 1.7. Voy. Mensa. Prov. 11. 12. Qui despic.it amicum su/um indigens corde est : Celui ([ni méprise son ami n'a point de sens, etc. 2" Blâmer (è|ouSsvoGv). Gant. 8. 1. Quia mini del ut jam me nemH aespiciat ? Qui me procurera le bonheur de vous avoir pour frère, afin qu'à l'avenir personne ne me méprise? C'est la Synagogue qui parle et qui désire d'être assez heureuse pour posséder en personne la vérité même, qu'elle ne possédait encore que par la foi. Car, avant Jésus- Christ , elle était exposée en quelque sorte au mépris, comme étant stérile, pour le dire ainsi, à l'égard de celui qu'elle promettait.
3° Dissimuler, laisser passer, faire semblant de ne pas voir (ûirtMÊSsiv). Deul. 22. 4. Si videris asinum fratris tui aut bovem ceci— disse in via, non despicies : Si vous voyez que l'âne ou le bœuf de votre frère tombe dans le chemin, vous ne passerez point sans vous en mettre en peine, mais vous l'aiderez à le relever. Acl. 17. 30. Et tempora quidem hujus ignorantiœ despiciens Deus : Dieu ayant laissé passer et comme dissimulé ces temps d'ignorance ; autr. Dieu ayant regardé avec indignation les égarements des hommes, qui s'étaient abandonnés à toutes sortes de crimes. Eccli. 7. 14. Considéra opéra Dei quod nemo possit corrigere quem ille despexerit : Considérez les œuvres de Dieu, et que nul ne peut corriger celui qu'il méprise, qu'il ne touche point par sa grâce, et qu'il abandonne par sa justice. Voy. Gregor. in Job. I. 11. 5. Eccli. 28. 9.
4° Voir, regarder avec assurance (ôrsîSe»), Ps. 53. 9. Super inimicos meos despexit oculus meus : Mon œil a regardé avec assurance mes ennemis ; l'Hébreu et le Grec portent : Mon œil a vu dans mes ennemis; on sous-entend la vengeance qu'il souhaitait. Les Hébreux sous-entendent souvent de pareilles choses. (Voy. Ps. 34. 21.) Ps. 111. 8. Ps. 117. 7. Ego despiciam inimicos ineos : Je mépriserai mes ennemis ; Gr. bzô^opat, Je regarderai leur châtiment. Hebr. Videbo in ho~ stibus meis (supl. optatam ultionem); Voy. Videre. Le Prophète forme ces désirs dans la seule vue de la gloire de Dieu, qui devait paraître dans la confusion de ses ennemis, qui étaient en même temps les ennemis de Dieu. Ce verbe, suivi de la préposition in, marque une vue attentive qui émeut les affections de celui qui regarde. Abd. v. 1. 2. 13. Non despicies in die fratris tui; pi ÈKiSnç. Ne vous moquez point de votre frère au jour de son afflction. Voy. Mich. 4. 11.
DESPOLIARE ; êx8iS«v. Dépouiller. Luc. 10. 30. Qui etiam despoliaverunt eum ; L'homme qui, descendant de Jérusalem à Jéricho, tomba entre les mains des voleurs , fut dépouillé par eux, et grièvement blessé.
DESPONDERE;u-jij.7-s0£<jGat.lo Fiancer, accorder, promettre en mariage. Deul. 20. 7. Homo qui despondil uxorem : Un homme qui a été fiancé à une fille, c. 22. 23. Exod,
M. 9.8. Cor. 11.
2. Despondi vot uni viro virginem eastam exhibera Christo : Je vous ai fiancés à cet unique époux , qui est Jésus-
Cliiisi, pour vous présenter à lui comme une vierge chaste. Sainl Paul parle de l'Eglise de Corinlhe : Jésus-Christ est l'époux des âmes, et i! les a confiées à ses ministres, qui sont les amis de l'époux pour veiller sur elles et pour les lui conserver sans tache jusqu'au jour des noces , auquel elles lui doivent être présentées.
2 Epouser, prendre en mariage Ç>a^,mm).
2. Reg. 3. 14. Hedde uxorem meam Michol , m despondi milii ccnlum prœputiis Philistiim : Rendez-moi Michol, ma femme, que j'ai épousée pour cent prépuces de Philistins, dit David à lsboselh. (Voy. 1. Reg. 18. v. 2!i. 27. ) D'autres prennent encore ce mot en cet endroit pour accorder en mariage. Voy. 1. Reg. 18. 85.
DESPONSATIO, nis. Fiançailles, promesse de mariage, mariage (vO^eus-i?). Cant. 3. 11. Videte regem Salomonem in diademate quo coronavit itlnin mater sua in die desponsationis illius : Filles de Sion, venez voirie roi Salomon avec lediadème dontsamèrel'acouronné le jour de ses noces. Jerem. 8. 2. Rccordatus sum tui miserons adolescentiam tuam, et carit item desponsationis tuœ (rô-duaiç) : Je me suis souvenu de l'amour que j'eus pour vous (ô Jérusalem 1), lorsque je vous pris pour mon épouse, quand vous me suivîtes dans le désert. Dieu parle du peuple qu'il avait choisi pour le servir, comme d'une jeune fille qu'il aurait prise pour son épouse ; les autres peuples n'ont été consacrés à son service qu'après les Juifs.
DESPONSATUS, a, cm. Du verbe despondere, d'où vient :
Desponsata, je, fiv»<7TEv6£î<Ta. 1° Fiancée , accordée, promise en mariage. Exod. 22.
16. Si seduxerit guis virginem needum desponsatam : Si quelqu'un séduit une vierge qui n'était point encore fiancée. Deut.22.23.
■1 Epousée donnée en mariage. Mallh. 1. 18. Cum esset desponsata mater ejus Maria Joseph : Marie, mère de Jésus, ayant épousé Joseph. Le mot desponsata est mis en cet endroit, parce que la sainte Vierge vivait avec saint Joseph comme si elle n'eût été que fiancée. (Quelques-un< croient que la sainte Vierge n'était en effet que promise à saint Joseph.) Ce mot signifie aussi mariée. Luc. 1.
DESPUMARE , è-dfp itiv* , Ecumer , jeter de l'écume. Jud. v. la. Fluctua feri maris, (lespumantes suas confustones : Ces gens sont comme des vagues furieuses de la mer, d'où sortent, comme une écume sale, leurs ordures et leurs infamies. Cet apôtre parle de quelques infâmes qui déshonoraient la sainteté du nom de chrétien par leurs dissolutions honteuses, tels qu'étaient les anciens hérétiques dont parle saint Irénée, les nicolaïtes et les gnostiques, qui, regorgeant de passions déshonnétes, laissaient partout des marques de leurs infamies.
DESSAU, Heb. Pinf/uedo, aut cinis. Nom d'un fort assez près de Jérusalem, nu Rica-
la prière de quelques Juifs , sous sa protection. 2. Mach.
nor se jeta a
qui se mirent 84. 10.
DESTERNERE, «wouàTTeiv. Olerune housse, une couverture , décharger. Gen. 84. 32. Jntroduxit cum in liospitium, ac destravit cumelos : Laban fit entrer le serviteur d'Abraham dans le logis, et il déchargea ses chameaux; aulr. fil décharger.
DESTINARE,îrpoatp£î70'/.(. De l'ancien stino, qui n'est demeuré que dans les composés ; il vient de slo.
Destiner, résoudre, déterminer, assigner, députer. Eceli. 17. 20. Dea'.inavit illis sortem veritatis ; C'est Dieu qui destine à ceux qui sont tombés et qui se relèvent , le sort et le partage qui est dû à leur justice et à leurs lionnes œuvres, et non pas celui qui est dû à leur iniquité. 2. Cor. 9. 7.
Destinatus, a, uh. 1° Destiné, fixe, proposé. Philipp. 3. 14 Ad destination persequor : Je cours incessamment vers le bout de la carrière; i. e. je lâche d'atteindre le but qui m'est proposé. Gr. za-rà axoitôv Si&xu , de même que xaTaStûxu o-zojtov, Scoputn persequor, versus scopum feror.
2° Prompt, fervent, zélé. 2. Cor. 8. 19. Ad Domini (jluriam et deslinatam voluntatem noslram : Pour la gloire de Dieu, et pour faire paraître notre zèle dans une si bonne œuvre. Gr. *r/>o9vfuav. Ad vestram promptitudinem : Pour seconder votre bonne volonté.
DESTITUERE. Du simple staluere.
1* Délaisser, quitter, abandonner, destituer. 2. Cor. 4. 8. Aporiaatur, sed non desli-
tUltniir («7rOJ50'jpEVOt à"/),' oùx É;K7r'Yjo0ft£voi, llŒSt^
tantes, sed non prorsus hœrentes) : Nous nous trouvons dans des difficultés insurmontables, mais Dieu ne nous abandonne pas, et nous n'y succombons pas par sa grâce. Eccl. 4. 1. Isa. 49. 21. Ezech. 6, 14. 2. Mach. 4. 11.
2° Perdre, ruiner, dissiper ( Ipvpovv ). Apoc. 18. 17. Una hora destitutœ sunt tantœ diiitiœ : Comment tant de richesses se sont-elles évanouies en un moment? Ezech. 36. 35
DESTITUTIO, Mérrm;. Abandon, action par laquelle on abandonne quelque chose; dans l'Ecriture :
Abolition. Hebr. 9. 26. Nunc autem semel ad deslilutionem peccati per hostiam suam apparuit: Jésus-Christ n'a paru qu'une fois pour détruire le péché, en s'offranl lui-même pour victime.
DESTRUCTIO, onis, *uO«.ipzai;. Destruction, renversement. 2. Cor. 10. h. Arma militiœ nostrœ potentia J)eo ad destruclionem munitionum : Les armes de notre milice sont puissantes en Dieu pour détruire et renverser tout ce que peuvent opposer de plus fort à la prédication de l'Evangile les philosophes, les princes païens, le monde et les démons.
Obstacle, empêchement au salut. 2. Cor.
10. 8. Quant dedit nobis Dominas in tedificalionem et non in destruclionem vestram : Dieu m'a ilonné la puissance que j'ai pour votre édification, et non pour votre destruction, c. 13. 10.
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DESTHIIEUE , x«ft«tf><rv. 1" Abattre , démolir, détruire. Luc. I-. 18. Destruam horrea mea : J'abattrai mes greniers, el j'en bâtirai de plus grands, dit l'homme riche. Malin. 26.61. etc.
Huilier, abolir (xarasysfaGat) . Rom. 0. G. } tins hotno noster simul crucifixus est , ut destruatur corpus peccati : Noire vieil homme a été crucifié avec Jésus-Christ, afin que le corps du péché soit détruit, c. 14. 30. 2. Tim. I. 10. 2. Cor. 10. 4. Prov. IV. t.
2" Perdre, exterminer. Ps. 27. 5. Détîntes illùs, et non œdificabis eos : Vous perdrez les pécheurs, sans qu'ils puissent se relever. Ps. 8. 3. Ps. 51. 7. Jerem. 45. 4. Thren. 2. 17. Ps. 88. 40.
;>' Oler, priver, dépouiller (xaraXùsiv) Ps. 88. hS.Destruxistieumaoemundatione : Vousavez dépouillé votre serviteur de ses ornements et de son éclat (llebr. Vous avez fait cesser son éclat); autr. Vous avez ôtéeequi servait à le purifier, t. e. tous les exercices de la religion.
DESUDARE, ^o^Osfv. Faire quelque chose avec beaucoup de peine et de travail, travailler fort. Eccl. 2. 19. Dominabitur in laboribus meis quibus desudavi et sollicitas fui: Je ne sais si celui qui sera le maître de tous les ouvrages où je me suis appliqué avec tant de peine et de travail, sera sage ou insensé.
DESUPER. 1° Dessus, au-dessus, par-desdessus (vitsp ému) . Mallh. 21. 7. Eum desupnr sedtre fecerunt : Les disciples firent monter Jésus-Christ dessus (se. ou dessus les deux animaux l'un après l'autre, ou dessus les vêtements qui étaient dessus ; ce qui est le sens du Grec). Voy. Asiînus. Gen.22.9. Exod. 4. 17. etc.
2° Par en haut, depuis \è haut (â'vuGc-v). Joan. 19. 23. Desuper contexta per totum : La robe de Jésus-Christ était d'un seul tissu, depuis le haut jusqu'en bas.
3° D'en haut , ou du ciel («vmOev). Ps. 77. 23. Mandavit nubibus desuper : Dieu commanda aux nuées qui étaient au-dessus des Israélites. Isa. 45. 8. Joan. 19. 11. ISisi tibi datum esset desuper, i. e. e cœlo a Deo : Vous n'auriez aucun pouvoir sur moi , s'il ne vous avait été donné d'en haut, dit Jésus- Christ à Pilate. Deut. 5. 8. Job. 36. 30.
4° De plus, encore, outre cela. Num. o. 7. Jteddent ipsum caput, quintamque partent desuper : L'homme ou la femme rendront à celui contre qui ils ont péché , le juste prix du tort qu'ils lui auront fait, en y ajoutant encore le cinquième.
5° Pour deinceps, tout de suite, tout ensemble (È7r«vw) 4. Reg. 3. 21. Convocaverunt omnes qui accincti erant (Heb. et.) balleo desuper : Les Moabiles assemblèrent, tant ceux qui commençaient à porter les armes , que ceux qui avaient leur congé ; se. pour se défendre contre Joram, Josaphat et le roi d'Edom. Voy. Accingere.
DESURSUM, Sv«9sv. D'en haut, du ciel.
Joan. 3. 31. Qui desursum venit, super omnes est ; Celui qui est venu d'en haut (du ciel), est au-dessus dé tous. Saint Jean parle de
Jésus-Christ ; le même verset porte de cœlo. Jac. I. 17 c. 3. v. 15. 17. Ps. W. 4.
DETERIOR, us, x-ip<°v- Un verbe detererei user.
1" Pire, plus méchant. 1. Tim. 5. 8. Si quis morum et maxime domesticorum curam non (label est infideli delerior .- Si quelqu'un n'a pas soin des siens, et particulièrement de ceux de sa maison, il est pire qu'un infidèle; se. en ce que les infidèles ont une affection naturelle pour ceux qui les touchent. 2. Pelr. 2. 20.
2" Qui est moins bon, moins parfait, au dessous. Sap. 15. 18. Insensata comparata liis, illis sunt détériora; Les animaux que les Egyptiens adorent étant comparés aux autres bêtes sans raison, sont au-dessous d'elles. Joan. 2. 10.
3' Pire, plus fâcheux, plus sensible, plus affligeant. Marc. 5. 2G. Nec quidquam profecerat , se.d mugis deterius lutbebat : Tout le bien que la femme malade d'une perte de sang avait dépensé (pour sa guérison), ne lui avait procuré de la part des médecins aucun soulagement; mais elle s'en était trouvée toujours plus mal. Gr. (in deterius.) Sap. 17. C. Joan. 5. 14. Heb. 10. 29.
4° Plus pernicieux, plus nuisible au salut (fliTuv). 1. Cor. 11. 17. Non in melius, sed in deterius conveni.is : Vos assemblées vous nuisent plutôt qu'elles ne vous servent.
DETERM1NARE. Déterminer , décider.
Prov. 26. 10. Judicium déterminât causas : La sentence décide les procès ; Hebr. Le Très- Haut est l'auteur de toutes choses.
DETERRERE, Èxyogstv , Intimider, épouvanter, faire peur. Mich. 4, 4. Non erit qui delerreat : Chacun se reposera sous sa vigne et sous son figuier, sans avoir aucun ennemi à craindre ; se. au temps du Messie. Zach. 1. 21. Hab. 2. 17. 1. Esdr. 3. 3.
DETESTARIL1S Détestable, abominable.
Gen. 38. 10. ldcirco percussit eum Dominus, quod rem detestabilem faceret : Le Seigneur frappa de mort Onan, parce qu'il faisait une chose détestable ; cette chose est rapportée, v. 9. d'où vient:
DETESTARILIOR. Plus détestable, plus inhumain (xnàsTràrspat). Sap. 19. 13. Détestabitiorem inhospitalitatem instituerunt : Les Egyptiens traitèrent les Israélites comme étrangers , d'une manière plus inhumaine que les Sodomites n'avaient l'ait les deux anges, puisque ceux-ci ne traitaient pas mal des étrangers qui leur fussent connus ; au lieu que les Egyptiens réduisaient en servitude des gens qui ne leur avaient fait que du bien.
DETESTARI, composé de de et de teslari, prop. rejeter pour témoin. 1" Détester, avoir en horreur, en exécration. Prov. 8. 13. Os bilingue deteslor : Je déteste la langue double, c. 5. 12. Cur delestatus sum disciplinant? Pourquoi ai-je délesté la discipline ? dit un homme soupirant de voir la vigueur de son corps consumée par la dissolution.
2° Faire des imprécations contre soi-même (xaTav«fl£fi«Ttî£iv). Malth. 26.74. Cœpit deleslart et jurare : Pierre se mit à faire des serments
DICTIONNAIKI-: OK PllIi.Ol.OGIK SACHE!:.
exécrables et à jurer; se. qu'il n'avait aucune connaissance tic Jésus-Christ.
DETENTIO, oms. Demeure (xaTo/À). Eccli. ~2';. 16. In pleniludine sanct orum detenlio tnea : J'ai établi ma demeure dans l'assemblée des saints ; se. de ceux qui craignent Dieu el le servent, dit la Sagesse.
DETINËRE, du simple teiicre Iy.'j-.1/iv>). — 1" Relenir, arrêter, relarder. Toi) 10. 1. Pulasne quare dctcnlus est Un? Oui peut retenir si longtemps mon fils? dit Tobie de son fils, lorsqu'il différait à revenir à cause de ses noces. 2. Thcss. 2. G. Nunc quid detineat scilis : Maintenant vous savez ce qui empêche la tenue de l'homme de péché, de l'Antéchrist.
2° Retenir comme dans les liens et l'esclavage. Rom. 1. 18. Qui veritatem Dei in injustitia detinent : Les philosophes païens étouffaient la connaissance de la vérité qu'ils avaient reçue de Dieu pour la déclarer. Joan. .'). V. Hom, 7. C.
3' Relenir, refuser de restituer (xparevi).
I. Mach. 15. 33. Neque alienam terrain sumpsimus, neque aliéna detinemus : Nous n'avons point usurpé le pays d'un autre , et nous ne retenons point le bien d'autrui, répond Simon Machabée aux propositions d'Antiochus.
DETRACTIO , xcmàtàtà , Médisance , calomnie. Sap. i. 11. A detractione parcite linguœ:Tie souillez point votre langue par la médisance. Eccli. 38. 18. Fac luctum secunilutn meritum ejus, uno die vel duobus, propter detractionem : Faites un deuil, selon le mérite do la personne, un jour ou deux, pour ne point donner lieu à la médisance , de peur qu'on ne nous croie indifférents , sans affection et sans sentiment. 2. Cor. 12.
DETRACTOR , is , r.axàW.oç. Médisant , calomniateur. Prov. 2». 9. Abominatio hominum detractor : Le médisant est l'abomination des hommes : Hebr. Le moqueur, v.
21. Cum detractoribus ne commisecaris ; N'ayez point de commerce avec les médisants; Hebr. avec les hommes remuants , qui aspirent à des nouveautés et à des changements dans l'état. Rom. 1. 30. Ezech.
DETRAHERE. 1" Oter , arracher , tirer dehors ( tc/>o6(6â&cv ). Act. 19.33. De turba autem delraxernnl Alexnndrum : Alexandre lut iiré de la foule : ce fut lorsque Gaïus et Aristarque furent entraînés nu théâtre par les ouvriers de Démétrius, orfèvre. Isa. 8. 1. Yelueiter spolia detrahe : Hâtez -vous de prendre les dépouilles : c'est un nom du Messie, qui devait dépouiller le diable de sa puissance. (Voy. Luc. 11. v. 20.22.) Gen. 30. 37. Lcvil. 1. G.
2" Faire tomber, faire périr, précipiter. 2. Pelr. 2. ». liens rudenlibus infeini ilctraetos in tartarum tradidit cruciandos : Dieu a précipité les anges qui ont péché, dans l'abîme, où les ténèbres leur servent de chaînes. Voy. lin» ins. Job. 24. 22. Prov. 21. 7. Isa. IV. v.
II. 15. etc. Ezech. 32. 18. Detrahe eam ipsam uJ terram ullimprn .- Précipilcz-la elle-même
au fond de la terre : Le Prophète parle de l'Egypte, et Dieu lui ordonne de prédire que les Egyptiens périront tous. On dit que les prophètes font ce qu'ils annoncent, aussi bien que les poêles ce qu'ils teignent.
3 Médire, parler mal de quelqu'un (z«t«~ îioyeni). Jac. ». 11. Nolitt detrakere alterutrum : Ne parlez point mal les uns des autres. Qui de trahit fratri, delrahti leqi .- Celui qui parle contre son frère, parle contre la loi. Exod. 22. 28. Diis non detrahes, i.c.jndieibus i'zc/.zo).oy.-fv) : Vous ne parlerez point mal des juges, voy. Judex.
»c Mépriser, rejeler [p.v7nypiÇtti>). Prov. 1. 30. Non invenient me eo quud delrnxerint universœ correptioni meœ : Les insensés ne me trouveront point, parce qu'ils n'ont eu que du mépris pour toutes mes remontrances. Job. 6. 2!J. Quarc detraxistis sermonibus veritatis ? Pourquoi formez-vous des médisances contre des paroles de vérité? Job fait voir à ses amis qu'ils ont blessé la charité et la vérité, en prenant en mauvaise part ce qu'il leur disait, pour justifier son innocence. Deut.31.20.
Outrager, irriter ( itapolvvetv ). Num. 11. 11. Usquequo detrahet mini populus iste ? Jusqu'à quand ce peuple m oulragcra-t-il par ces paroles? v. 23.
5° Retrancher du monde , exterminer. lob. 20. 28. Germen donms illius detrahetur in die furoris Dei : Les enfants de la maison de l'impie seront retranchés du monde au jour de la fureur de Dieu : La postérité de l'impie est comparée à une plante qui est tout à l'ait déracinée.
G Ruiner, renverser (napcùiuv). Isa. 23. 9. Cogitavit hoc , ut detraherel superbiam omnis yloriœ : Le Seigneur a résolu de traiter Tyr de la sorte, pour renverser toute la gloire des superbes.
DETRECTARE , du simple traetare ; xara- '/■/jîI-j. Refuser de faire, d'obéir; dans l'Ecriture :
Parler mal, médire. 1. Pctr. 1. 12. Ut in eo quod detrcctanl de vobis lamquam de malefactoribus : Conduisez-vous parmi les gentils d'une manière sainle, afin qu'au lieu qu'ils médisent de vous, comme si vous étiez des méchants, ils rendent gloire à Dieu.
DETRIMENTUM , fr^i* , composé du verbe detererc. Perte, dommage, désavantage. Pbilipp. 3. 7. Hœc arbilratus sum propter Christian detrimenta : Ce que je regardais comme un avantage, lorsque j'étais zélé pour le judaïsme, m'a paru depuis , en regardant Jésus-Christ , une perle, v. 8. Prupler qutm omnia detrimenlum feci : Pour l'amour de Jésus-Christ, je regarde toutes choses comme des ordures; Gr. èÇnpiC^v.
Je me suis privé de toutes choses ; comme on dit, jacluram facerc , on peut dire, detrimentiim fiirere, perdre, supporter quelque perle.
DETtJRBARE, Fo«rrav<«. Renverser, abat- Ire, mettre dehors. 1 Mach. 8. 13. Quos relient, rcqno ddtnbnbant : Les Romains fai>an nt perdre le royaume à ceux qu'ils voulaient .
DETURPARE, x«T«nrx'Jve.v. Déshonorer. 1.
«Kir;
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Dl. v
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Cor. 11. v. V. 5. Omnis vir orans velaio rapitt deturpat caput suum : Tout homme qui prie ayant la tête couverte, déshonore sa ïéle; .<<•. parce que c'est une marque de sujétion que d'avoir la tète couverte : or, l'homme n'est sujet qu'à Dieu : il n'en est pas de même de la femme, qui doit être assujettie à son mari.
DEVASTAKE, SutfOtlptvt. Gâter.
1" Dépeupler, ravager, perdre, ruiner, gâter. Judie. <>. .">. Quiaquid tetigerant dévastantes : Les Madianiles et les Amalécîles gâtaient toutes les terres des Israélites par où ils passaient. Isa. ^"î. l'i. Dsmstata est fortitudo vestra : Votre force est détruite. Joël. 1. 10. Devastalum est triticum : Le blé est gâté.
2° Incommoder fort , faire grand tort , Xupaivsfffiac. Act. 8. 3. Saulus autem devastab 'i Ecclesiam : Saul ravageait l'Eglise.
DEVENIRE; x«t«vt«v, du simple venire.
1° Venir, arriver. Act. 18. 19. Devenilquc Ephesum : saint Paul arriva à Ephèse. c. 9. 32. etc.
Ad nihilum devenir c, é;ou3svoû<T9ai, arriver, tomber, être réduit. Ps. 57. 8. Ad nihilum devenient tamquam aqua decurrens : Les pécbeurs seront réduits à rien , comme une eau qui passe. 1. Mach. C. 11. Voy. Dedu-