CERE
2° Se rencontrer , tomber sur quelque chose, s'y trouver. 1. Cor. 10. 11. Scripta sunt ad correptionem nostram,in quos fines séculorum devenerunt : Toutes ces choses qui arrivaient en Ggure aux Israélites, ont été écrites pour nous servir d'instruction à nous autres, qui nous sommes rencontrés dans la fin des temps.
3° Arriver, échoir en héritage. Tob. 8. 24. Fecit scripturam ut pars dimidia quœ supererat post obitum eorum Tobiœ dominio deveniret : Raguel fit un écrit, afin que la moitié du bien qui lui restait appartînt à Tobie après sa mort : Ragucl lui avait donné déjà une moitié de son bien pour le mariage de Sara sa fille, s'étant réservé la jouissance de l'autre pour vivre.
DEVIARE; haàlven, du substantif via.
Se détourner. Num. 22. 20. Ubi nec ad dextram nec ad sinistram poterat deviare, obvias stelit : L'ange se présenta devant l'ânesse de Balaam, en un lieu où il n'y avait pas moyen de se détourner, ni à droite ni à gauche.
Façon de parler dans le sens figuré.
A vero deviare. Se détourner de la vérité. Exod. 23. 2. Nec in judicio plurimorum acquiesces sententiœ, ut a vero dévies : Dans le jugement, vous ne vous rendrez point à l'avis du plus grand nombre pour vous détourner de la vérité. C'est se tromper, lorsqu'on viole la justice et la vérité, do se défendre par la multitude de ceux avec qui on fait le mal. August. in Exod. quwst. 27.
DEVIRG1NARE, du substantif virgo; àrro- TrapSsveûv, oter l'honneur à une fille. Eccli. 20. 3. Concupiscentia spadonis devirginabit iuvenctilam , sic qui facit per vim judicium
iniquwn : Celui qui viole la justice par un jugement injuste, est comme l'eunuque qui veut faire violence à une jeune vierge. Voy. Spado.
DEVITARE, TzotfxHTiiaOai. l'Eviter, fuir, 8e détourner, rejeter. Eccli. 2. 3. Cogitavi abstrahere a vino carnem meam ut deviturcm stultitiuin : J'ai pensé en moi-même de retirer ma chair du vin pour porter mon esprit à la sagesse pour éviter l'imprudence. Eccli. k. 23. Devita a mulo ; Gardez-vous du mal. Judic. 11. 3. 1. Tim. 6. 20. A quoi se rapporte :
Rejeter, ne point écouter. Tit. 3. 10. II ereticum hominem post unam et secundam correptionem devita : Evitez celui qui est hérétique, après l'avoir averti une ou deux fois.
2° Eviter, se donner de garde de quelqu'un , se garder de lui (yvlâaceaOat, observare). 2. Tim. 4. 15. Quem et tu devita : Gardez-vous d'Alexandre ; saint Paul en avait reçu beaucoup de mal. Ainsi, c. 3. 5. Et hos devita aversare : Fuyez ces personnes.
3° Rejeter, ne point admettre au nombre des autres. 1. Tim. 5. 11. Adolescentiores autem viduas devila : N'admettez point les jeunes veuves au nombre de celles que l'Eglise nourrit.
DEVIUS, a, um, du substantif via.
Détourner, hors du chemin. Prov. 12. 28.
lier devium ducit ad mortem : Le chemin détourné conduit à la mort : soit que ce chemin soit détourné à droite; se. lorsque l'on présume de ses propres forces ; soit à gauche; se. lorsqu'on se néglige, dit saint Augustin.
DEVOLVERE ; fcroxvXûiv. 1° Rouler de haut en bas, avaler, faire tomber. Gen. 29. 3. Moris erat , ut cunctis ovibus congregatis devolverent lapidem : C'était la coutume de ne lever la pierre (se. qui bouchait le puits auquel les bergers menaient boire leurs troupeaux), que lorsque tous les troupeaux étaient assemblés. (Ce puits est celui où se trouva Jacob, lorsque Rachel y vint abreuver son troupeau.)
2° Faire tomber, en parlant de quelque mal. Gen. 43. 18. Introducti sumus ut devolvat in nos calumniam : C'est à cause de l'argent que nous avons remporté dans nos sacs qu'il nous fait entrer ici, pour faire tomber sur nous ce reproche, disent les frères de Joseph. Eccli. 27. 30. 2. Mach. 6. 15.
Dévolu , passif. Ce verbe est pris ici dans le sens métaphorique.
Venir fondre sur quelqu'un pour l'accabler. Job. 30. 14. Irrucrunt super me , et ad meas miserias devoluti sunt : Des gens de néant se sont jetés sur moi, et sont venus m'aecabler dans ma misère. Cette métaphore est tirée de troupes qui entrent avec violence par la brèche ou la porte ouverte d'une ville pour la ravager.
DEVORA11E , xoiTB.tp&yiiv ; ce verbe répond à l'Hébreu acal, comedere, et s'attribue à la bouche, au feu, et à l'épée.
1° Dévorer, manger, avaler. Gen. 37. 33. Bestiu devoravit Joseph : La bète a dévoré Joseph, dit Jacob, voyant la robe de son uiï
trempée dans le sang d'un chevreau, c. 44. 28. Deut.28. :18. etc.
2° Consumer, ruiner. 2. Cor. 11. 20. Sustinelit si quis dévorât : Vous souffrez qu'on prenne voire bien. .Marc. 12. V0. Luc. 15. ;i0. l>s. 20. 10. Dcut. 32. 22. Num. 13. .'{3. terra quant lustravimus , dévorât hubitatores suos : La terre que nous avons été considérer, dévore ses habitants, disent aux Israélites ceux qui avaient élé considérer avec Caleb la terre promise. La grande intempérie do l'air consume et fait mourir promptement les peuples, ou la violence tyrannique des géants qui y dominent, accable bientôt ceux qui sont plus faibles qu'eux. Ose. 7. 7. Dtvoraverunt judices suos : Leur passion pour l'idolâtrie a consumé leurs juges avec eux. Thrrn. 4. 11. Voy. Gladius. Isa. 9. 12. Voy. Os. Num. 14. 3. Voy. Panis. A quoi approche celte signification.
Dépenser, faire de grandes dépenses (yàytoQcti). Eccli. 2. 25. Quis Ha devorabit et deliciis aljluet ut ego? Qui fera autant de dépenses, el qui jouira de toutes sortes de délices autant que moi? dit Salomon.
3° Perdre, détruire, exterminer, faire mourir. Levit. 10. 2. Egressusque ignis a Domino devoraviteos : En même temps que Nadab et Abiu eurent offert devant le Seigneur un feu étranger, un feu envoyé par le Seigneur les dévora. Deut. 32. v. 24. 42. Ezech. 7. 15. Ps. 20. 10. Z:ich. 9. 4. Hœc igni devorabilur : Tyr sera consumée par le feu. Celte prophétie fut accomplie environ deux cents ans après , lorsque Alexandre, s'etant rendu maitre de toute la Syrie et de la Phénicie, l'assiégea durant six mois , s'en rendil maîlrc avec des travaux prodigieux et incroyables, ei fit brûler toute la ville, v. 15. Et devorabunt et subjicient lapidibus fundœ : Les Israélites dévoreront leurs ennemis , et les assujettiront avec les pierres de leurs frondes.
4° Maltraiter, persécuter. Prov. 20. 25. Ruina est homini devorare sanctos , et post vola retractare .- C'est une ruine à l'homme de piller et persécuter les saints , et de penser ensuite a faire des vœux; Hebr. les choses saintes, et convertir à son usage les choses consacrées à Dieu. Voy. Retractare. A celle signification de l'Hébreu revient la signification du mot devorare, qui signifie quelquefois faire quelque chose avec précipitation. Ainsi, Devorare sanctos, ou sancla (staretfrivini). C'est faire des vœux téméraires ; comme, c. 19. 28. Dewrare iniquilatem (irtvgni), c'est commettre l'iniquité avec ardeur ; de même qu'il est dit , boire l'iniquité. Job. 15. 16.
§ 1. — Dévorer, prendre avec avidité. Apoc. 10. v. 9. 10. El accepi librum de manu angeli et devoravi illum : Je pris le livre de la main de l'ange comme l'ange me l'avait dit ; , el le dévorai ; ». e. je le lus , el le mis avant dans mon esprit: La métaphore est liréedeeequ'on mange avec appétit, et qui est reçu au fond des entrailles. Ainsi Calon élait appelé lielluo tibrorum, parce qu'il ne se pouvait rassa- »ier de lire les livres. Job. 20. 15. Prov. 19. 28. Num. 23. 24. Non accubabit donec devoret
nos
pnvdam (f&wjv) : Le peuple d'Israël ne se reposera point jusqu'à ce qu'il dévore sa proie; t. «.qu'il ait défait ses ennemis , dit Balaam. Voy. Comedere.
§2. — Absorber, accabler. Job. 37. 20. Eliamsi locutus fueril homo , devorabilur : Que si quelque homme entreprenait d'en parler, il sera accablé par la grandeur du sujet; se. des merveilles et des ouvrages de la Providence divine. Ps. 106. 27. D'où vient :
Devorans, insecte qui ronge et dévore les fruits de la terre. Mdlach. 3. 11. Jncrepubo pro vobis devoranlem : Je ferai entendre mes ordres en votre faveur aux insectes qui mangent les fruits ; ils ne mangeront point ceux de vos terres; se. si vous payez bien à Dieu les dîmes qui lui sont dues.
DEVORATIO, Nis.—l0 L'action de dévorer.
Ton. 12. 3. Meipsum a devoralione piscis cripuil : Ce saint homme m'a délivré du poisson qui m'allait dévorer; le jeune Tobie raconte ceci à son père, comme l'un des services qu'il avait reçus de l'ange Raphaël dans son voyage. Ezech. 34, 58.
2° Affliction, perle, ruine. Deut. 31. 17. Frit in devorationein [xaràSpa[ia) : Lorsque ce peuple aura violé l'alliance que j'avais faite avec lui, il sera exposé à toute sorte de malheurs, dil Dieu à Moïse.
DEVORATOR. is, 9.070?. - 1° Qui mange, qui dévore. Sap. 12.5. Devoratores sanguinis (tnzîxyymyayoç) : Les Chaiianécns dévoraient le sang; se. des hommes; ils étaient des anthropophages et offraient en sacrifice leurs propres enfants.
2" Grand mangeur, qui aime à faire bonne chère. Luc. 7. 34. Ecce homo devoralor, et bibens vinum : C'est un homme de bonne chère, et qui aime à boire du vin ; Jésus- Christ se plaint des Juifs qui faisaient de lui cette calomnie.1,
DEVORATRIX, cis. Qui dévore, qui perd, qui consume (xaT£<r5io'Jo-«).Ezech.36.13. Dicunt de vobis, devoratrix Itominum es, et su/focans gentem tuam : On a dit de vous, o Israël, que vous étiez une terre qui dévorait les hommes, qui élouffail son propre peuple; la comparaison est tirée d'une mère qui fait mourir ses propres enfants. Voy. Necare.
DEVOTATIO, nom verbal du verbe inusité devotare.
Vœu fait à Dieu pour obtenir quelque chose (xpoaivyù). 3.Reg.8. 38. Cuncta devotatio et imprecatio quœ acciderit omni homini, tu exaudies; i. e. quodeumque volum; Hebr. omnem orationem el drprecationem exaudies : Vous exaucerez les vœux et les prières qu'un homme quel qu'il puisse être de votre peuple, vous offrira, se. ayant les dispositions nécessaires ; d'autres prennent ici devolatio pour une imprécation de la part des ennemis.
DEVOTIO, nis, vœu cl obligation de fairo quelque chose à quoi on s'engage par serment et par imprécation ( «vàOo-pa ). Act. 23. 14. Devotione devovimus nos : Nous avons j fait vœu, avec de grandes imprécations, de ne point manger que nous n'ayons tué Paulf