‹ Dictionnaire universel de philologie sacréeChapitre 4 sur 259 · ABU · texte numérisé non relu

ABU

Al il)

milt ad te nlieiiii/eiuim , et abulienabit te a tvis proprtis : Donnei entrée chei vous à l'étranger, et il vous chassera de votre propre maison.

2" Séparer, désunir; d*où se fait :

Abalienare se: Se détacher de quelqu'un, renoncer à son amitié. 1 Mach. 11. 53. 46iilinuivit te a Jonathii: Démétrius s'éloigna de Jonatbas. Ainsi, Abalienari a Dco : S'éloigner de Dieu ; ne le connaître point pour son seigneur et pour son maître. Isa. 1. 4. Abatienati sunl retrorsum. Ose. 9. 10. Voy. Ai.iuvviu.

ABANA, llel). lapideus, Voy. Amana, fleuve de Syrie qui sort du Liban, 4 Reg. 5. 12. Numquid non meliores sunt Abana et Pliarphar, (luvii Damasci, omnibus aquis Israël ut laver in eis et munderf N'avons-nous pas à Damas les fleuves d'Abana et de Pharphar, qui sont meilleurs que tous ceux. d'Israël?

ABARIM, He!>. transeuntes, montagnes des Moabites, d'où Moïse considéra la terre de Chanaan et y mourut. Num. 33. 47. Vénérant ad montes Abarim contra Pfebo. Cette montagne est vis-à-vis de Jéricho au-dessous du Jourdain, au milieu de la tribu de Ruben, et sépare le pays des Ammonites et des Moabites d'avec celui de Chanaan. v. 13. 14. Voy. Jeabarim.

ABARON, Heb. fortitudo, surnom d'Éiéazir, quatrième fils de Mathathias. 1. Mach. 2. 5.

ABBA, Heb. pater, mot Syriaque formé du mot Hébreu ab, qui signifia père. Marc. 14.. 36. Abba, Pater. Rom. 8. 15. Gai. k. G. Dans ces trois endroits, le nom Latin s'y trouve ajouté, soit pour en expliquer la signification , soit pour marquer une plus grande affection. Ce mot n'a été en usage pour signifier les Pères des moines, que du temps de saint Benoît et de saint Grégoire. Voy. Pater 1°.

ABBREVIARR, iruvTÉuvstv, ce verbe, peu usité chez les Latins, signifie abréger, raccourcir. Mais dans l'Ecriture il signifie aussi,

1" Retrancher, réduire à un petit nombre. Isa. 10. 22. Consummatio abbreviata inundabit justitiam : Le reste des Juifs qui sera réduit à un petit nombre répandra la justice avec abondance; ou, La justice se répandra comme une inondation d'eaux sur le peu de Juifs qui sera resté. Rom. 9. 28. Verbum consummans etabbrevians inœquilate (supple, erit) -. Dieu dans sa justice consumera cl retranchera son peuple!

2° Fixer, déterminer. Dan. 9. 21. Septuaginta liebdomades abbreviatœ sunl super populumtuum: Dieu qui pouvait prolonger le temps de la délivrance de son peuple , l'a réduit et déterminé à soixante-dix semaines d'années , qui font 490 ans.

3" Raccourcir. Isa. 50. 2. Numquid abbreviata et parvula (acta est mnnus mca ut non possimredimere? Ma main s'est-elle raccourcie? est elle devenue plus petite, et n'ai-je plus le pouvoir de vous racheter? Ce qui est raccourci est ordinairement moins fort que ce qui a toute son étendue; ainsi aobreviari, qui dans plusieurs endroits signifie élre rac-

courci, èlre moins étendu, veut dire, être moins fort, élre moins puissant. Isa. 59. 1. Ecct non est abbreviata mnnus Domini: La main du S igneur n'est point raccourcie, i. n. Dieu n'est pis moins puissant qu'il l'a été. Mil h. 2 7. Numquid abbreviatw est Spirilus Domini? L'esprit du Seigneur esl-il devenu moins étendu ? i. e. Dieu a-t-il moins de pouvoir d'envoyer des prophètes ? Car cela semble avoir été dit sur ce que les Juifs imposaient silence aux prophètes, comme si Dieu n'eût pas pu en envoyer d'autres. Quelquesuns néanmoins expliquent cet endroit de la bonté et de la miséricorde de Dieu qui ne se diminuent point avec le temps.

ABBREVIATIO, nis. Retranchement ou réduction à un petit nombre ( ).6yo; o-uvr=Tpjfiéwç) verbum alibi evialum). Isa., 10, 22 : Consummationem et abbreviationem Dominus Deus fnciet inmedio omnis terra; : Le Seigneur Dieu fera un retranchement eu réduisant le peuple Juif à un petit nombre de gens qu'il a sauvés parmi tout ce peuple, v. 22. c. 28. v.

CoxSUMMATIO.

ABDA , Heb. servus. 1° Chantre célèbre, descendant d'Withun. 2. Esd, 11. 17. v. Obmas.

2° Père d'Adoniram, du tem;>s de Salomon. 3. R- g. 4. 6.

ABDEEL , Heb. servus Dei , père de SelerTjias, qui reçut ordre d'arrêter Jérémie et Baruch. Jercm. 36. 26.

ABDEMELLCH, Heb. servus régis , eunuque ou officier du roiSedecias, Ethiopien de naissance, qui marqua beaucoup de douceur et d'humanité pour Jérémie. c. 38. v. 7. 8.9.

ABDENVGO, Heb. servus claritalis , c'est le nom qui fut donné à Azarias , jeune primo de Judée, et proche parent de Sedecias , lequel fut mené captif en Babylone avec le roi Joakim , Daniel, Misaël et Ananias. Asphenez , l'intendant des eunuques, changea leer nom, et nomma celui-ci Abdenago. Dan. 1. 7. c. 2. 49. c. 3. v. 12. 16. etc. Ce changement de nom se faisait, soit pour faire voir l'empire que le roi s'était acquis sur ces étrangers; soit à cause de la haine que les Chaldéens portaient aux Hébreux; soit pour marquer tes ministères mêmes auxquels ou les destinait.

ABDI , Heb. servus meus , 1" un Lévite de la famille de Merari, qui fut l'aïeul d'Ethan, cl père de Chusi. 1. Par. 6. 44.

2° Un autre Lévite, père de Cis, qui Iravaila par l'ordre d'Ezéchias à purifier le temple île la profanation des Assyriens. 2. Par. 29. 12. Voyez v. 5.

3° Lefi sd'Elamqui sesépara de sa femme , parce qu'elle était étrangère. 1. Esd. 10. 26. V'oyez v. 19.

ABDIAS, Heb. servus Domini, 1° un intendant de la maison d'Achab, qui cacha dans des cavernes cent Prophètes, et qui les y nourrit pour les sauver de la fureur de Jezabel. 3. Reg. 18. 3.

2° Un hommede II tribu de Zabulon, dont le fils, nommé Jesmaïas, était le premier de celte tribu du temps de David. 1. Par. 27. 19. Zabulonitîs (prœerat) Jcsmaias, [ilius Abdive.

IUCIIO.YYWIIE bE l'.IILOLOCIE SACC.EE

3° Un Lévite do la race de Merari, qui fut

commis pour faire travailler les ouvriers, lorsquc 1<' Temple fut rétabli sous le règne de Josias. 2. Par. X». 12.

1° Un des douze pelits prophètes , auteur du livre de l'Ecriture sainte qui porte son nom, Abd.v. i. Visio Abdiœ : Prophétie d'Abdias. Celle prophétie ne contient qu'un seul chapitre , daiiN lequel le prophète prédit les maux qui doivent arriver au\ Iduméens. On ne sait rien du pays ni des parents de ce prophète; il est même fort incertain dans quel temps il a vécu; on croit néanmoins communément qu'il aé'é contemporain d Osée, d'Ain >s et d'I-. aïe, et qu'il a prophétisé, comme eux, environ 800 ans avant Jésus-Christ. Les Hébreux, au rapport desaint Jérôme, croient que c'est le même quecel intendant d'Achab, dont il est parlé 3. Reg- 18. 3. qui nourrit les cent prophètes qu'il avait cachés dans des cavernes pour les sauver des mains de Jczabel, qui voulait les faire mourir.

ABDICARE , de ab et de dicare.

Le verbe dicare signifie, donner pour toujours, dédier, abandonner entièrement ; au contraire abdieare , c'est proprement,

Rejeter, renoncera queIquech.ose(à7reÎ7raa-8«i) 2. Cor. h. 2. Abdicamus occulta dedecoris : Nous rejetons loin de nous les passions que la honte fait cacher, occulta dedecoris, i. e. dedecorosa ; des crimes cachés et infâmes. Saint Paul marque les faux apôtres qui cachaient sous de belles apparences des crimes honteux. D'autres l'entendent de leurs intrigues et de leurs artifices bas et honteux, pour gagner l'affection des peuples

ABD1EL, Heb. servus Dei , fils de G uni, de la tribu de Gad ; il fut le cluf de sa maison. 1. Par. 5. 15.

ABD1TU.U. 1. Ce nom substantif inusité signifie, dans l'Ecriture:

Un lieu caché, une lanière (ùitixp^'fo-j) . Ps. 16. 12. Sicut catulus leonis habitans inabdilis. Sâù! était à l'égard de David comme un lionceau qui selienl en embuscade dans les lieux cachés. 1. R g. 13. 6. 1. Mac. 1. 56.

ABDON , Heb. servus. 1° L'un des juges d'Israël , qui fui le douzième depuis Josué, et qui eut une nombreuse postérité, s'é ant vu quarante fils et trente petits-fils. Jud. 12 13. Judicavil Israël Abdon jilius Illcl Pharalhonites,qui habuit quadraginla filios et triginta ex eis tiepotes, et judicavil Israël ucto unnis.

2" Un homme de la tribu de Benjamin, li s deSesac. 1. P.ir. 8. 23.

3° Un autre homme de la même tribu , fils aîné d'Abigabaou ou de Jehie!, el de Maacha. 1. Par. 8. 30. c. 9. 36.

X° Un fils de Micha , qui fut en grande considération du temps de Josias, et l'un de ses I rentiers officiers. 2. Par. 3ï. 20. C'est le même qui est nommé Achobor. h. Reg. 22. v, 12. 14. Jerem. 26. 22. c. 36. 12.

5° Ville donnée aux Lévites dans la tribu d'Aser. Jos. 21.30.2. Par. 6. 74.

ABDUCCBE (aî^paWrcûu). 1" Emmener en captivité. P». 136. 3. Qui abduxerunt nos: Ceux qui nous ont emmenés captifs. 2. P. irai. 36. 'i. 2. Esd. 1. 9. Judith. 2. 16 etc.

2 Tirer à part, mener à l'écart ixxkbtsn, de' dinar e). 2. Ueg. 3. 27. Cum rediisset Aimer in Ilebron, storsum ubduxit tum Joab ut lo— guerelur ri in dulo: Joab lira u part Abner pour lui parler en trahison.

3" Gagner, attirer à soi , engager dans son parti («iroffirôv, ubstrahrre). Acl. 20. 30. Ex vobis ipsis exsurgent viri loquentetperversa, ut abducanl discipulos post se : Il s'é èvera d'entre vous-mêmes des gens qui publieront des doctrines corrompues , afin d'attirer des disciples après eux.

De cette signification vient celle du passif abduci, se laisser persuader, se laisser aisément emporter. Heb. 13.9. Doclrinis variis ei peregrinis nolite abduci : Ne vous laissez point emporter à une diversité d'opinions et à des doctrines étrangères. C'est ce que saint Paul dit ailleurs en d'autres termes, Ephes. h. 14. Utjam ?io» simus parvuli fluctuantes et circumferamur omnis venta doetrinœ.

ABDUCTIO, («îr«y«y>i).Cc mol qui marque l'action de détourner , et de tirer à part, signifie, dans le seul endroit où il se trouve , le découragement qui fait qu'on se détourne de la considération de toutes les choses qui pourraient nous donner de la consolation. Eccli. 38. 20. In abdttctione permanel tristitia: La tristesse que nous cause la perte de nos pioches s'entretient dans la solitude , il faut recevoir volontiers la consolation de ses amis.

ABED, Heb. servus, fils de Jonathan , de la famille d'Ada:>: il revint avec Esdras de la captivité , avec 50 hommes de sa famille. 1. Esd. 8. 6.

ABEL, Heb. vanitas (Vapor , vanité, vapeur) , second fils d'Adam et d'Eve , doux , simple et craignant Dieu: il lui donnait des témoignages de sa vénération , en lui offrant en sacrifice ce qu'il avait de meilleur ; aussi Dieu témoigna par quelque signe visible qu'il avait agréables ses présents. Gain, son frère, en conçut contre lui une si cruelle jalousie, que l'ayant tiré à l'écart, il massacra celte innocente victime , dont le sang cria au ciel pour demander la vengeance de ce meurtre. Jésus-Chi ist lui-même a fait son éloge en l'appelant juste, Ma II h. 23. 33. Hebr. 11. 4,

2U (Heb. tuctus, deuil), ville des Ammonites dans la Pérée , qui fut ravagée par Jephté. Judic. 11. 33. appelée Abelmchula. c. 7. 23. 3. Reg. 4. 12. c. 19. 16.

3' [Heb. plane lus magnus, grand deuil), Abelmagnum , lieu , ou rocher , où s'arrêta le chariot qui portait l'Arche, lorsque les Philistins la renvoyèrent. On croit que c'étaient les limites du pays des Israélites el de* Philistins. 1. Reg. 6. 18. Ce lieu fui appelé deuil, à cause de 1 1 plaie des Belhsamites. Quelques-uns veulent qu'on lise Abrn , qui signifie pierre , au lieu d'Abcl.

ABEI.A, i.. Heb. planclus , ville située au milieu de la tribu de Nephthali, célèbre par le siège que Joab en fil pour se saisir de Seba. 2. Reg. 20. 18. Ce mot se joint avec Bcthmaaiha, parce que c'étaient deux lieux qui ne faisaient qu'une ville.

ABEL-DOMUM-MAACHA, la même ville

qu'Abela. Belh signifie domus. 3. Rois. 13. 20. V. II-. 15, 29.

ABEL-MAIM , Hcb. luetus aquarum , la mémo ville encore qu'Abela. 2. Par. 16. 4. ».

Page 1