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friMi par la patience. Joan. 15. v. 2. 8. 10.
., Ri). Voy. Fui r.TUS.
alléguer, produire , avancer, mettre en avant. Joan. 18. 29. Quam accusationem affertit adversm hominem hune ? Quel est le crime dont vous accusez cet homme ? quel reproche lui failes-vons ? 2 Joan. v. 10. Si quis venit ad vos , et hune doctrinam non (i/l'i ri : Si quelqu'un vient à vous , et ne fait pas profession de celte doctrine, ne le recevez pas.
6° Avancer , approcher. Joan. 20. 27. Affer manum luarn: Approchez votre main, dit Jésus-Christ à Thomas.
7 Donner, accorder, procurer, mettre entre les mains. Ps. 77. 29. Desiderium eorum attulit eis : Dieu leur accorda ce qu'ils désiraient. Sa]>. 10. 14. Donec afferret illi sceptrum Regni : La sagesse n'a point quitté Joseph dans ses chaînes, jusqu'à ce qu'elle lui ait mis entre les mains le sceptre royal. A quoi se peut rapporter ce qui est dit. Prov. ."10. 15. Affer , affer ; Apportez, apportez; c'est la convoitise et les passions qui parlent, et qui demandent toujours d'autant plus qu'on leur accorde.
AFF1CERE , 5t«Ti9év«e. C'est proprement faire et produire une chose dans une autre ; mais c'est ordinairement quelque mouvement ou quelque passion, soit dans le corps, soit dans l'esprit ; mettre en telle ou telle disposition, bonne ou mauvaise ; dans notre Vu! gâte il n'est mis qu'en mauvaise part. Abattre, affliger. Num 11. 15. Obsecro ut interficias me, ne tantis afficiar malis : Je vous conjure, dit Moïse, de me faire mourir, pour n'être point accablé de tant de maux (ûS;iv xàxws-tv, videre afflictionem); ainsi, morte o/jfîcere, faire mourir (SanaToûv). Ma tth. 10. 21. Marc. 13. 12. Luc. 21. 16. et en plusieurs endroits : i ontumetiis afficere : Faire outrage, traiter oulrageusement. Voy. Contumeua.
AFF1GERE. — 1° Ficher ou attacher à quelqueehose (izEpiriBévat) . Num. 16. v. 38.39. Eleazar produzit ea in laminas , affigens altari : Le prêtre Eléazar prit les encensoirs d'airain , dans lesquels ceux qui lurent dévorés par l'embrasement , avaient offert de l'encens au Seigneur, et les ayant fait réduire en lames , il les attacha à l'autel. 3. Reg. 6. 21. 4. Reg. 18. 16. 1 Par. 10. 10. 2. Par. 3. 5. Ainsi , affigere cruci ou palibulo , ou simplement affigere , c'est attacher en croix ou au gibet, soit avec des clous ou avec des cordes. 2. Reg. 21 13 Eslh. 6. 4. c. 8. 7. c. 9. 25. et dans un sens figuré Affigere cruci: c'est abolir entièrement , anéantir. Coloss. 2. 14. Ipsum tulit de mediu affigens illud cruci : Jésus-Christ a entièrement aboli par sa doctrine la cédule qui nous était contraire , en l'attachant à la croix : celte cédule était la loi écrite que les Juifs avaient comme signée en l'acceptant.
2° Outrager, affliger(r:T£fivtÇe(v,sup/>/a>i<«/-c). Malacb. 3. 8. Si afjlget homo Deum , quia vos configitis me ? Un homme doit-il outrager son Dieu coin. ne vous m'avez outragé ? Le verbe hébreu signifie ordinairement prendre, enle- Tcrt dépouiller, comme si Dieu disait : Faut-il
qu'un homme vole Dieu même, et ravisse ce qui lui appartient ? en ne lui payant pas les dîmes cl les pré niées qui lui sont dues ? Voy .
CONFIGERE.
AFÏTNIS , is, e. De la préposition ad et ce finis, proprement, allié par mariage ; parce que les deux parentés différentes se réunissent par le mariage : il signifie aussi ce qui est voisin , ce qui approche, ce qui a du rapport et de là convenance avec quelque chose.
Allié par mariage (h ta? f\>lnç,e tribu). Levit. 25. 49. Consanguineus et affinis: Celai qui lui est uni par le sang ou par l'alliance.
AFFINITAS, tis. — 1 Affinité, alliance par mariage. Lévit. 18. 14. Non accèdes ad uxorem patrui tui quœ tibi affinitate conjungitur, BTjyysvij? ècziv. Vous ne vous approcherez point de la femme de votre oncle paternel ; c'est-à-dire, vous ne l'épouserez point, parce qu'elle vous est unie par alliance. 3. Reg. 3. 1. 2. Par. 18. 1. On peut voir les degrés d'affinité qui empêchaient les mariages chez les Juifs. Lévit. 18. et 20. — 2° Famille, parenté (nurpià, Familia). 1. Par. 4. 38. In domo affinitatum suarum mulliplicati sunt vehementer ; Us s'accrurent extrêmement dans leurs familles; Héb. In domo patrum suorum ; dans la maison de leurs ancêtres.
AFFIRMARE, $i«gs8cuov<:6«i.— 1° Affirmer, assurer, confirmer. l.Tim. 1. 7. Volentesesse Legis Doctores, non intelligentes, neque quœ loquuntur, neque de quibus affirmant ; Us veulent être les docteurs de la loi, sans qu'ils sachent ni ce qu'ils disent, ni ce qu'ils assurent si hardiment. 2. Par. 32. 11. 2. Mae. 7. 24. Luc. 22. v. 59. Acl. 12. 15. c. 25. 19.
2" Montrer par preuves ((ru^Ç(g«Çstv,co//a«(s testimoniis probare). Acl. 9. 22. Saulus confundebat Judœos affirmans quoniam hic est Christus : Saul confondait les Juifs qui demeuraient à Damas, leur montrant , par des témoignages de l'Ecriture, qu'il comparait les uns avec les autres, que Jésus était le Christ.
AFFLlGERE,6AtS£iv. Ce mot vient d'ad , et du vieux Latin fligere , qui représente le bruilque font les coups de main et de fouet, et signifie aussi abattre, opprimer, renverser par lerre, mettre sous les pieds : ainsi , le mot affligere marque :
Affliger, tourmenter, abattre, faire souffrir quelque chagrin, quelque peine, ou quelque douleur. Exod. 23. 22. Affligam affligentes te : J'affligerai ceux qui vous maltraiteront (xottoûv). Eccl. 10. 15. Labor stultorum affliget eos :Xc travail des insensés les accablera ; les insensés qui ne travaillent que pour ce qui passe, et non pour l'éternité, après avoir beaucoup travaillé, se trouveront n'avoir rien avancé que leur propre perte. Prov. 10. 3. Acl. 12. 1. elc. Ainsi, Affligere cor, ou animant , Affliger, chagriner, attrister. 1. Reg. 1. 18. Quamobrem affligitur cor tuum? Pourquoi vous affligez-vous? 2. Reg. 13. 20. Prov. 13. 12. Spes qu^rdiffertur af/ligit anima m : Le retardement de ce que. l'on espère cause de l'inquiétude. Job. 19. 2. c. 31. 39. De là vient
DICTIONNAIRE DE PIHLOLOCir. SACREE.
celle phrase : Affligere animant : Se mortifier par les jeûnes el les aulres exercices de la pénitence, pour apaiser la colère de Dieu. Lévit. 16. 29. 31. Af/ligetis animas restras. c. 23. v. 27. 29. Omnis anima quœ afflicta non fuerit die hac, peribit de populië suis : Dieu montrait ainsi aux Juifs la nécessité du jeûne et de la pénitence, pour l'expiation des péchés , leur commandant de s'alfliger, sur peine de la vie. v. 32. Nom. 29. 7. c. 30. 14.
AFFLICT10, dis. Voy. Affligere. Ce mot, qui est fort peu en usage chez les Latins, signifie proprement l'action ou le coup par lequel on est abattu oa renversé parterre; mais dans l'Ecriture il signifie:
AFFL1CTK), «bcuo-if. I Affliction, misère, désolation. Sap. 3. 2. Mstimala est affliclio exitus illorum : Leur sortie du monde a passé pour un comble d'affliction. Prov. 10. 22. Jer. 28. 8. c. 29. 11.
2° Douleur corporelle, plaie sensible, mauvais traitement, oppression. Exod. 3. v. 7. 17. Yidi affliclionem eorum qui ab .Egyptiis opprimuntur : J'ai vu leur affliction, et de quelle manière ils sont opprimés par les Egyptiens, c. 4. 31. Deut. 31. v. 17. 21. Thren. 1. v. 3. 7. etc. Ainsi, le pain sans levain que le peuple d'Israël mangea à la sortie d'Egypte est appelé Pain d'affliction, à cause qu'il était fade et pesanl, et qu'ils furent obligés de s'en servir dans un temps de peine et d'affliction; outre que Dieu imposait aux Israélites celle obligation rigoureuse pour les faire souvenir des afflictions qu'ils avaient souffertes dans l'Egypte, et dont il les délivrait. Vov. Azymus.
3° Jeûne, mortification [raiteivaais). 1. Esdr. 9. 5. Surrexi de affliclione mca : Je me levai, el je cessai de m'affliger.
4" Peine d'esprit, inquiétude (-:pi?-u<jpi;). Eccli. 3. 10. Vidi affliclionem quam dédit Deus filiis hominum : J'ai vu l'occupation pénible que Dieu a donnée aux hommes : ils se tourmentent inutilement pour se procurer des biens périssables, qui les rendent toujours plus malheureux, c 2. 26. etc. De là vient cette expression, Af/lictio spirilus, qui se met souvent dans ce livre.
AFFLUERE, imôptë». Couler vers quelque chose; ce qui se dit de l'eau et des autres liqueurs ; et par rapport, se dit aussi des choses qui sont en grande quantité. Ainsi il signifie ■
1" Abonder, avoir beaucoup de quelque chose. Jerem. 30. 10. Jacob candis afjluet bonis : Jacob sera dans L'abondance de toute sorte de biens. Job. 22. 20. Eccli. 2. v. 1. 25. 2. Pelr. 2. 13. etc. Ainsi, Prov. 3. 13. Bealus fiomo qui a f fluet prudentia : Heureux celui qui est riche en prudence.
2" Etre en abondance, venir en grande quantité (péciv). Ps. 61. 11. Divitiœsi affluant, nolite cor apponere : Si vous avez beaucoup de richesses, gardez-vous bien d'y attacher '<<tire cœur. Leltr. Si les richesses vous viennent en abondance.
VFFLUËNTER. Abondamment, en grande abondance, en grande quantité : ainsi il signifie aussi libéralement («tt'aû,-). Jac. 1. 5.
Qui dut omnibus afflaenter : Dieu donne à tous libéralement, sans reprocher ce qu'il donne : cela s'entend de ceux qui lui demandent comme il faut demander. (îr. simplicité)- : Ceux qui donnent simplement et sans y prendre garde de si près, donnent libéralement. Voy. SlMPLIC.ITAS.
AFOKIS, IÇcaflev. Par dehors. Mallli. 23. 27. Aforis parmi hominibus speciosa : Les sépulcres blanchis paraissent beaux au dehors aux yeux des hommes, v. 28. Baruch. 2. 22. Cet adverbe se trouve dans les auleurs latins; mais plusieurs croient qu'il faudrait séparer la préposition a, de foris, el l'écrivent ainsi.
AFRlCA,-«. Ce mot vient de l'a privatif, et de <?plxy, frigus , comme qui dirait, sine friqore; parce que ce grand pays est exposé au midi.
L'Afrique , une des quatre parties du monde, laquelle se divise en sept parties, savoir : l'Egypte, la Barbarie, la Numidie, la Libye, le pays des Nègres, le royaume de Congo et l'Ethiopie. Isa. 66. 19. Miltam ex eis qui salvati fuerint ad génies, in mare, in Africain : J'enverrai ceux d'entre eux qui auront été sauvés, vers les nations, dans les mers, dans l'Afrique, etc. Cela s'entend de la prédication de l'Evangile portée par les Apôtres dans tout l'univers.
Bochart croit que le mot Afriea, en cet endroit, qui répond à l'Hébreu phul, est le pays qui est entre l'Egypte et l'Ethiopie, appelé Elephantine, et Phila , dans les auleurs; et que la ville de ce nom est sur le Nil, cent stades au-dessus de Syène.
AFR1CUS, I. Suppl. Vendis. Voy. Aphricus. Ce mot vient de la même racine qu'Africa, et signifie 1° le vent du couchant d'hiver, entre le midi et l'occident ().;•}, >tCo,-). Ps. 77. 29. lnduxit in virlule sua Africain : Il fit venir par sa puissance le vent du couchant. Isa. 21. 1. Act. 27. 12.
2° La partie du midi (Saywv , Héb. Meridies). Ezcch. 20. 46. Stillaad Africum : Parlez vers le vent d'Afrique ; c'est-à-dire prophétisez contre la Judée; elle était du côté du midi, à l'égard de la Chaldée, où était le prophète. Jos. 18. 14.
AGABUS, 1. Héb. Locusta. Agabe, prophète, qui prédit la famine qui arriva sous l'empire de Claude. Act. 11. 28. Super vénérant ab Jerosolymis prophetœ Anliochiam, et surgens unus ex eis nomine Agabus significabat per spiritum famcm magnum futuram in universo orbe terrarum quœ facta est sub Claudio : Il prédit aussi que saint Paul serait mis dans les chaînes à Jésuralem. c. 21. 10. Supervenit quidam aJudœa prupheta nomine Agabus .Un prophète, nommé Agabus, arriva de Judée.
AGAG, Héb. Tcctum. Un roi des Amalécites que Saùl fit prisonnier, sans le tuer. 1, Reg. 15. v. 8. 9. Apprehend.it Agag regem Amalec viyum : 11 prit \if Agag, roi des Amalécites ; Et pepercit Saul et populus Agag : Mais Saùl avec le peuple épargna Agag; ce prince fit cela contre I Ordre de Dieu, ce qui fut cause de sa réprobation , comme le pro-