‹ Dictionnaire universel de philologie sacréeChapitre 52 sur 259 · BALL'M · texte numérisé non relu

BALL'M

4° Le soin que l'on prend de la conservation de quelqu'un; comme quand il est dit que Dieu porte son peuple sur ses ailes. Exod. 19. 4. Deut. 32. 11. Ainsi la défense et la protection qu'il donne. Ps. 16. 8. Sub timbra alarum luarum protège me. Ps. 35. 8. Ps. 56. 2. Ps. 60. 5. Ps. 62. 8. Rulh. 2. 12. Ps. 70. 4. La métaphore est tirée des oiseaux, et surtout des poules, qui cachent leurs petits sous leurs ailes, pour les défendre et les échauffer, comme Jésus-Christ le dit de soimême. Matlh. 23. 37. Luc. 13. 34. Voy. Penna.

5° Les bords de la robe ou du manteau. Jerem. 2. 34. In alis tuis inventus est san- (juis innocentum ; Ce qui marque que le meurtre est évident, et qu'il ne se peut point cacher : cela se dit du peuple Juif à l'égard des prophètes, v. 30. Quelques-uns croient que ces paroles de Jérémie s'entendent des mains du peuple Juif, en le comparant à l'épervier, qui a ordinairement les ailes pleines de sang (yjîp, manus) : ainsi ce serait, In alis tuis inventus est sanguis animarum pauperum et innocentum :Ou a trouvé dans vos mains le sang des âmes pauvres et innocentes.

Ala vestis se dit dans l'Hébreu pour le bord de la robe en plusieurs endroits.

ALABASTRUM, i. àUSoujtpov. Ce mot signifie proprement un vase lait d'une pierre nommée Alabastrites , qui est fort blanche, et aisée à tailler, propre pour faire des statues et de petits vases; quelques-uns font venir ce mot du latin albus, à cause de la blancheur de cette pierre; d'autres du grec àUêairrpov, qu'ils tirent d'à, privatif, et de >a^êàvw , capio; parce que cette pierre est si unie, que les mains glissent dessus sans pouvoir s'y attacher : c'est pour cela que ce vase d'albâtre est appelé onyœ, qui signifie l'ongle de l'homme. Matth. 26. 7. Accessit ad eutn mutier habens alabastrum unguenti preliosi : Une femme vint à lui avec un vase d'albâtre plein d'une huile de parfums de grand prix : cette femme était Marie, sœur de Lazare, laquelle rompit même le vase, et répandit le parfum sur la tète de Jésus- Christ. Marc. 14. 3. La pécheresse dont parle saint Luc. c. 7. 37. ayant aussi un vase d'albâtre plein d'huile de parfum, l'avait répandu sur les pieds de Jésus-Christ, quelques années auparavant dans la Galilée, chez un pharisien nommé Simon.

ALACEK, cris, e. Ce mot vient, selon quelques-uns, de alis acer ; mais la quantité y répugne; d'autres du grec aS«x/juf, qui no

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