‹ Dictionnaire universel de philologie sacréeChapitre 86 sur 259 · lerem. 18. 40. c. 49. 22. Ose. 8. 1. IL; bac · texte numérisé non relu

lerem. 18. 40. c. 49. 22. Ose. 8. 1. IL; bac

2 On dit (itie les aigles ont cela de particulier qu'ils prennent leurs petits et les portent sur leurs ailes pour leur apprendre à voler, et en voltigeant devant eux, les accoutument doucement à faire de même. Dieu, se comparant à cet oiseau, marque la tendresse de l'amour qu'il portait aux Israélites. Deut. '-'ri. II. Sicut aquila provocans ad volandum pullos suos el super eos volitans, expandit alas suas, et assumpsit eum, atque portavit in humeris sitis : Comme un aigle attire ses petits pour leur apprendre à voler, et voltige doucement sur eux; il a de même étendu ses ailes, il a pris son peuple sur lui, comme l'aigle se charge de ses aiglons, et il l'a porté sur ses épaules.

3° L'aigle vole avec une vitesse extraordinaire ; c'est de là que David tire l'éloge qu'il donne à Saiil et à Jonalbas de leur habileté dans la guerre. 2. Reg. 1. 23. Aquitis velociores : Ils étaient plus vites que les aigles. Job. 9. 2G. Sicut aquila volons ad escum . Ils ont passé avec la même vitesse qu'un aigle qui fond sur sa proie, l'rov. 23. 5. c. 30. 19. Jer. 4. 13. Thren. 4. 9.

4° Les auteurs rapportent que l'aigle dans sa vieillesse se renouvelle et rajeunit; soit parce que son bec étant devenu trop croebu dans sa vieillesse , il en émousse le bout sur la pointe des rochers pour mieux prendre sa nourriture; soit parce que les plumes leur reviennent ( Voy. Mich. 1. 10 ), comme il semble que le dit aussi Isaïe, c. 40.

31. Mutabunt fortitudinem : assument pennas sicut aquilœ : Ceux qui espèrent au Seigneur trouveront de nouvelles forces, comme font les aigles qui renouvellent leurs plumes. Voy. Assdmebe; soit enfin parce que l'aigle étant un des animaux qui vivent le plus longtemps, on peut regarder comme un renouvellement de jeunesse la vigueur extraordinaire qui paraît dans sa vieillesse. Quoi qu'il en soit, le prophète se sert de cet exemple pour montrer les faveurs dont Dieu comble les fidèles, Ps. 102. o. Renovabitur ut aquilœ juioitus tua : Il renouvelle votre jeunesse comme celle de l'aigle. Voy. Rbnovare.

!i° Comme l'aigle vole fort haut, il met aussi son nid dans les lieux les plus élevés cl hors d atteinte de tout danger. L'Ecriture preod cet exemple pour représenter l'orgueil et la fierté des Iduméens. Jerem, 4'J. lu. Cum exallavwis qunsi aanilu ni du m iuu»i. indc delrah m le . Quand vous auriez

élevé votre nid aussi haut que l'aigle, je vous arracherais néanmoins de là, dit le Seigneur. Abd. v. 4,

i> Les plumes de l'aigle sont fort grandes; ainsi Daniel dit que quand Nabuchodonosor fut chassé de la compagnie des hommes, ses cheveux crûrent comme les plumes d'un aigle, c. 4. 30. Dunec capilli ejus in similitude iinn aquilarum crescerrnt : Non-seulemenl les cheveux de sa tête, mais aussi tout la poil de sa barbe et de son corps, de sorte qu'il ressemblait bien plus aux oiseaux et aux bêtes féroces qu'à un homme.

Aquila, je. Gr, A/O/*,-. Nom d'homme, un Juil converti à la foi de Jésus-Christ , lequel était de la province du Pont. Act. 18. 2. Et inveniens qucmdam Judœutn nomine Aquilam, Ponticum qcnere: Saint Paul venant d'Athènes à Corinlhe, trouva un Juif nommé Aquilas, originaire du Pont. Voy. Priscilla. Il y a eu un interprète de l'Ancien Testament qui était du temps d'Adrien, qui portait aussi le nom d'Aquila, et qui était un Juif de la province du Pont; ainsi il ne le faut pas confondre avec pet Aquilas.

AQUILO, nis, Gr. fiopéaç, ou popfâ;. Ce mol vient du grec «zipo?, l'r changé en /, comme il se voit en plusieurs autres mots.

Aquilon, vent qui souffle du côté du nord du point oriental du cercle polaire.

1° le vent d'aquilon. Prov. 2o. 23. Ventus aquilo dissipât pluvias : Ce vent dissipe la pluie, comme le visage triste dissipe la médisance. Job. 37. 22. Ab aquilone aurum «enit : L'or vient du côté de l'aquilon. 11 vient une grande quantité d'or dans les pays même septentrionaux , quoiqu'il semblait qu'il ne dût être formé que dans les pays les plus chauds du côté du midi. Eliu lait encore considérer cette merveille que Job no peut pénétrer ; mais la plupart des inlerprè-les entendent ici par l'or l'éclat brillant d'un air serein, et disent que ces paroles ne marquent autre chose, sinon que le vent du nord ramène le temps serein qui est brillant comme l'or. Cant. 4. 10. Sur (je, aquilo, veni, Ausler : L'épouse comparée à un jardin appelle les deux vents principaux, celui du nord et celui du midi, pour répandre la bonne odeur dont elle est remplie. Ce jardin est l'Eglise, que le saint Esprit, comparé au vent, rafraîchit, purifie et rend fertile. Eccli. 43. v. 18. 22.

2° Le nord, la partie septentrionale du inonde. Ps. 88. 13. Aquilonem et mare tu creasti .-Vous avez créé l'aquilon et la mer, c'est-à-dire la partie septentrionale du momie, el la partie méridionale où sont les grandes mers. Ps. 100. 3.

3" Les pays qui au regard de la Palestine étaient du côté du nord. Jer. 1. v. 13. 14. Ab aquilone puudetur mal uni super omnes habitatores terrœ : Les maux viendront fondre du côté de l'aquilon sur tous les habitants] de la terre. Ce côté de l'aquilon marque la Chaldee ou Dahyloue, d'où Nabuchodonosor devait venir sur la Judée comme un fléau de Dieu, pour la ravager. Ce mot est presque jiarlout en ce sens dans ce prophète, cha±>.

335 AQU

13. 20. Levât» oculos veslros, et videte qui oenitis ab aquilon» .-Levez les yeux, et considérer ( vous qui venez du nord; qui êtes au nord à l'égard de Jérusalem ; Gr. Levez les yeux, à Jérusalem, el considérez ceux qui viennent de l'aquilon (contre vous) de même en bébreu. Zach. 2. 6. Fugite de terra aquilonis : Fuyez de la terre d'aquilon ; c'est encore Babylone qui est presque toujours appelée le pays d'Aquilon, parce qu'il est au septentrion de la Judée, tirant vers l'orient. C. 6. v. 6. S. Ezech. 38. v. li. 1S. c, 39. 2.

L'Assyrie est aussi appelée de ce nom.

Soph. -2. 13. Et extendet manu m suam super aquilonem : Le Seigneur étendra sa main contre l'aquilon, il perdra le peuple d'Assyrie. Jerem. 50. 3, Asccndit contra eam gens ab aquilone : Un peuple vient de l'aquilon contre Babylone. v. 9. il. c. 51. i8. Il marque les peuples qui devaient venir avec Cyrus pour prendre Babylone, et se rendre maîtres du pays. Ainsi, Jer. 3. 12. Clama contra aquilonetn ; Criez vers l'aquilon; c'esUàdire aux Israélites, qui avaient été transportés dans le pays des Assyriens.

La Judée au regard des Philistins. Isa. li. 31. Ab aquilone fumus véniel, et non est qui effugiet agmen ejus : Les bataillons viennent de l'aquilon comme un tourbillon de fumée, et nul ne pourra se sauver. Le prophète parle de l'armée du roi Ezéchias qui devait sortir de Jérusalem, pour venir Tondre sur les Philistins qui sont au midi à l'égard de cette ville.

Le mont de Sion , situé au septentrion de la ville de Jérusalem. Ps. i7. 3. Fundatur exsultatione universœ terrœ nions Sion, latera aquilonis : Le mont de Sion, situé du côté de l'aquilon, est fondé avec la joie de toute la terre. C'est de ce côté-là qu'était le temple. Isa. 13. li. Sedebo in monte testamenti, in lateribus aquilonis : Je m'asseyerai sur la montagne de l'alliance, aux côtés de l'aquilon. C'est ce que dit Nabuchudonosor, qui représente le démon.

L'Ecriture fait mention de plusieurs rois de l'aquilon, c'est-à-dire de Syrie ou d'Asie, principalement dans le prophète Daniel. Les plus considérables étaient :

1° Antiochus, surnommé le Grand, à cause de ses beaux exploits dans la guerre, et parce qu'il aimait la justice, fut (ils de Séleucus Callinicus, et succéda à Séleucus Ceraune, son frère, dans le royaume de Syrie. 11 porta ses armes contre Ptolémée Philopator, roi d'Egypte, prétendant quelques droits dans les provinces de ce prince. Après quelques légers combats, ils se donnèrent une sanglante bataille où Antiochus fut défait: il demanda une trêve pour un an qui lui fut accordée. Ensuile ils firent la paix, mais elle ne dura pas longtemps; car Antiochus, voulant effacer l'affront qu'il avait reçu à la bataille de Raphia, reprit les armes contre les Egyptiens ; il défit Pbilopator cl se rendit maître de toutes les villes que le roi d'Egypte tenait dans la Judée. Pbilopator ayant laissé un fils en bas âge pour (térilier de ses Etals. Antiochus résolut de l'en dépouiller;

AQU

el, pour le surprendre plus aisément, il lui donna en mariage Ciéopâtre, sa lille, d'une excellente beauté, afin de se servir d'ello pour savoir les desseins de Ptolémée Epiphanès; mais Ciéopâtre aima mieux demeurer fidèle à son mari que de le trahir en faveur de son père ( Voy. Filia ). Cependant Antiochus, se laissant persuader par Annibal, entreprit de faire la guerre aux Romains. D'abord il eut quelque succès heureux; il prit sur eux Chalcide, l'île d'Eubée, Rhodes, Samos et quelques autres (Voy. Insula). 11 arrêta pour quelque temps par ses adresses les Romains en les amusant ■ mais le consul Scipion V Asiatique, assisté de son frère Scipion l'Africain, lui donna bataille près de Magnésie en Carie, et lui défit cinquante-quatre mille hommes. Antiochus fort affaibli fut obligé de demander la paix; elle lui fut accordée avec des conditions très-fâcheuses. Ce prince, dépouillé d'une bonne partie de ses Etats, se relira dans le fond de la Syrie; et, voulant en quelque manière réparer les pertes qu'il avait faites il résolut de passer dans l'Elymaïde pour p'il- 1er le temple de Jupiter Beius, mais il y fut tué avec ses gens, environ l'an du monde 3815. Daniel fait mention de lui sous le nom de roi de l'Aquilon, depuis ie v. 10. jusqu'au 20. du chap. 11. Voy. 1. Mach. c. 11. c. 8. 6. Antiochus Epiphanès, c'est-à-dire ï/llustre; d'autres l'appellent Epimanès, le Furieux. Il était fils d'Anliochus le Grand, et frère de Séleucus Pbilopator. Après la défaite d'Anliochus, son père, il fut emmené pour otage à Rome, mais il en sortit au bout de trois ans, et Démétrius, fils de Séleucus, fut envoyé à sa place. Séleucus, son frère, étant mort, il se hâta de s'emparer du royaume qui appartenait au petit Démétrius, son neveu, qu'il y établit en son absence, sous l'apparence d'une bonté feinte et d'une fausse clémence. La première année de son règne, il ôla la grande sacrificature à Onias, qui élait d'une excellente piété, et la donna à l'impie Jason, son frère; et l'année suivante, il l'ôta encore à Jason pour la donner à Ménélaùs, qui lui en offrait plus d'argent. Depuis, sous prétexte de la tutelle de son neveu, Ptolémée Philométor, qu'on lui refusait, il entra en Egypte et ravagea tout jusqu'aux portes d'Alexandrie; mais il fut oblige de s'en revenir sans rien faire. 11 retourna une autre fois en Egypte, mais les Romains s'opposèrent à ses desseins : de sorte qu'à sou retour, ayant appris que Jason avait voulu se rendre maître de la ville de Jérusalem, il vint l'assiéger et exerça d'horribles cruautés contre les Juifs. Quatre-vingt mille hommes y lurent tués, et quarante mille faits prisonniers et autant de vendus. Ce prince impie entra dans le sanctuaire, profana le temple; il y mit la statue de Jupiter Olympien et lui fit offrir des sacrifices; il en emporta l'autel d'or, le chandelier, la table où les pains étaient exposés, tous les vaisseaux s;:<;rés et tout l'argent du trésor. A son retour a Au- Hoche, il fit mourir les sept frères MâchabCe, avec leur mère et le sajje vieillard El: i-

MCTIONNAIftE DE PHILOLOGIE SACREE!.

Mtr. H envoya Apollonius en Judée, qui tua on ti 11 jour de sabhat tons ceux qui s'étaient assemblés pour les sacrifia s. Ce rat alors que le généreux Mallbalhias assembla quelques troupes pour résisleraux gouverneurs qu'Anlioebus avait laissés dans la Judée : Judas Macbabée, son (ils, défit trois généraux d'Anliochus; et étant entré dans Jérusalem, il purifia le temple et fit la dédicace de l'autel. Ce prince impie, qui est appelé radix peccatrix, race corrompue, I. .Mac. 1. 11. ayant résolu de piller le temple de Persépolis, au pays des Eliméens, il en fut chassé avec les siens. Lorsqu'il l'ut revenu à Babylone, il apprit les victoires des Juifs et la fuite honteuse de Lysias, le général de ses troupes; ce qui te mit en une si étrange colère, qu'il jura d'exterminer la nation juive; mais, se sentant frappé d'une plaie horrible, ii reconnut le pouvoir de la main vengeresse de ses impiétés et de ses blasphèmes, et mourut ainsi misérablement, sans pouvoir fléchir la juste colère Je Dieu par sa fausse pénitence et par ses larmes : ce fut l'an du monde 38'i0. Daniel fait mention de ce prince, eh. 8. v. 9. et suivants, etch. 11 depuis leverset 21. jusqu'à la fin; et l.Mach. 1. 1 1. jusqu'au ch. 6. 16. 2. Math. 1. v. U. 16. et ch. i. 7. et suivants.

3° Anliorhus, surnommé Theos ou le Dieu; ce nom lui fut donné par les Milésiens, parce qu'il les avait délivrés du tyran Timarque. Ce prince était fils d'Anliochus Soter, à qui il succéda , et entreprit la guerre contre Ptolémée Philadclphe , roi d'Egypte. Cette guerre ne se termina que par le mariage de Bérénice, fille du dernier, qu'Antiochus épousa, bien qu'il eût déjà deux fils de Laodicé. Cette reine en fut si irrilée, qu'elle résolut de s'en venger sur son mari et sur sa rivale. En effet , elle fit empoisonner son mari et fil mettre en son lit un certain Artemon, qui lui ressemblait parfaitement de visage, et feignit que le roi était malade à l'extrémité. Mais n'étant pas satisfaite de celte vengeance, elle fit poignarder Bérénice dans le faubourg d'Antioche, dit Daphné. Le règne d'Anliochus le Dieu fut de quinze ans, il mourut environ l'an du monde .':807. Daniel en parle, ch. 11. v. 6. Filin régis ausiri reniet ad regem aquilonis facerc amicitiam : La fille du roi du midi viendra épouser le roi de l'aquilon.

4° Séleucus, fils d'Anliochus le Dieu, fut surnommé par ironie Callinicus, c'esl-à-dire Y heureux combattant, parce qu'il réussit mal dans toutes ses entreprises. Ptolémée Evergèles, fils de Ptolémée Philadclphe, lui déclara la guerre pour venger la mort de Bérénice, sa sœur, le défit en plusieurs rencontres, ravagea son royaume et lui enleva la meilleure partie de ses Etals. Daniel 11. v. 7. 8. Veniet cum exercitu, et ingredietur provinciam régis aquilonis, et abutetur ca et obtiii'bit : Evergèles viendra avec une grande armée, il entrera dans les provinces du roi de l'aquilon, il y fera de grands ravages et s'en rendra le maître. Il mourut d'une chute de cheval, après avoir régné vingt ans, environ l'an du monde 3827.

h° Le pôle arctique. Job. 26. 7. Qui extendit aquilonem super vacuutn : C'est lui qui fait reposer le pôle du septentrion sur le vide et ' qui suspend la terre sur le néant. Ce pôle se prend pour tout le monde, parce qu'il nous esl plus connu que l'autre; et comme cette partie septentrionale paraît plus élevée que les autres, elle est appuyée sur celles qui sont dessons, et il ne parait rien qui soutienne celles-ci.

.'i' Le froid ténébreux dont est remplie une âme qui meurt dans le péché. Eccli. 11. 3. Si ecciderit lignum ad auslrum aut ad aquilonem, in quoeumque loco ceciderit, ibi cril : Si l'arbre tombe au midi ou au septentrion, en quelque lieu qu'il sera tombé, il y demeurera. Celui qui meurt dans l'amour de Dieu et dans cette chaleur divine qui donne la vie à l'âme, tombe du côlé du midi; mais celui qui meurt dans le péché et dans le froid ténébreux qui lue l'âme, meurt du côte de l'aquilon.

AR, Heb. Vrbs. Ville capitale des Moabites, située sur le torrent d'Arnon, qui donnait son nom à toute la province. Num. 21. v. 15. 28. Deut. 2. v. 9. 18. 29. Isa. 15. 1. Voyei Aroer.

ARA. Ce mot, quand il est nom propre, signifie — 1° l'un des fils de Jélhcr, de la tribu d'Aser (Heb. maledicens) . 1. Par. 7. 38. — 2° Pays ou contrée où les Israélites furent transportés, qu'on croit être dans la Médio (Heb. montanus). 1. Par. 5. 26. Comparez cet endroit avec 4. Reg. 17. 6. et c. 18. 11., c'est le même mol que Haran. Saint Jérôme croit que c'est Rages, donl il est fait mention ïob. 1. 16.

ARA, je, piùpbç. Ce nom vient, ou du grec k/îk, qui signifie prière, ou de l'ancien mot asa, pour ansa, parce qu'on tenait ou qu'on touchait les autels avec la main lorsqu'on sacrifiait.

Autel, lieu élevé en forme de table, pour sacrifier à quelque divinité; soit aux faux dieux, Exod. 34. 13. Aras eorum destrue : Renversez leurs autels. Num. 23. v. t. 2. h. el il se trouve en cette signification très-souvent dans l'Ecriture; soit au vrai Dieu, Eccli. 50. 13. Ipse statis juxta aram :Le pontife Simon se tenant debout à l'autel, v- 15. Ilaruch. 1. 10. 2. Mac. 2. 20.

ARAAS, je , Heb. Harhas, Calor. Nom d'homme, fils de Thécuas et gardien des vêlements sacrés, 't. Reg. 22. 14.

ARAB, Heb. Multiplicans, ville de la tribu de Juda. Jos. 15. o2.

ARABIA, je, Heb. V espéra. Ce mot vient du mol hébreu arab, qui signifie mêler, obscurcir, négocier : c'est de là que les Arabes ont tiré leur nom, soil parce que c'est une nation mêlée de beaucoup d'autres, soit à cause de leur couleur brune et basanée, soil enfin parce qu'ils se donnent beaucoup au trafic. L'Arabie se divise en trois grandes provinces, Arabie Heureuse, Arabie Pierreuse ou Pélréc, et Arabie Déserte. Dans l'Ecriture ce nom signifié :

1* L'Arabie en général, ce grand et vaste pays. 3 Reg. 10. 15. Omnes reges Arabice i

557 Alt A

Tous les rois d'Arabie. 2. Par. 9. 14. Isa. 21. 18. Bxeoh. 27. 21. (ial.it. 1. 17.

2- Partie d'Arabie, savoir les Sabéena dans l'Arabie Heureuse, paya fertile en or (lleb. Srlietni). l's. 71. 15. lhibitur illi de auro Arabia: On lui donnera de l'or de l'Arabie, et tout ce qu'il y aura de plus précieux lui sera offert. Voy. Abàbs, quatrième signification.

.'!' L'Arabie Pétrée ou Pierreuse. Galat. 4. 25. Sina enim tuons est in Arabia : Car Sina est une montagne de l'Arabie (appelée Pierreuse).

4" L'Arabie Déserte. Jerem.25. 24. Cunctis regibus Arabiœ qui habitant in deserto : A tous les rois d'Arabie qui habitent dans le désert.

ARABS, uis, Heb. Vespertinus, Arabe, qui est du pays d'Arabie ; niais parce qu'il y a plusieurs provinces ou contrées dans l'Arabie, il y a aussi plusieurs sortes d'Arabes.

1" Les Arabes voisins de la Judée. 2. Par. 17. 11. Arabes quoque adducebant pecora: Les Arabes amenaient aussi à Josaphat des troupeaux, sept mille sept cents moulons et autant de boucs. Ce prince s'était rendu maître de quelqu'un de ces peuples, qui lui payait ce tribut. 2. Esdr. 2. 19. c. 4. 7. c. 6. 1. 1. Mach. 5. 39. c. 11. v. 17. 39. c. 21. 31. 2. Mach. 12. v. 10. 11.

2° Les Arabes qui habitaient le pays voisin de l'Ethiopie. 2. Par. 21. 16. Suscitavit Dominus contra Joram spirilum Philislinorum et Arabum, qui confines sunt JEthiopibus : Le Seigneur excita contre Joram l'esprit des Philistins et des Arabes voisins des Ethiopiens : ce sont les habitants des deux Arables, Pétrée et Heureuse, c. 22. 1.

3° Les Arabes qui demeuraient dans Gurbaal. 2. Par. 26. 7. Adjuvit eum Deus contra Philistim et contra Arabes qui habitabant in Gurbtiat : C'était un quartier qui était au midi de la Judée, et avait les Philistins vers l'occident. Saint Jérôme croit que c'est Gérara, où demeura Abraham. On croit que c'est Pélra, et non Gérara. Lubin.

4° Les Arabes qui habitent l'Arabie Heureuse (Heb. Scheba). Ps. 71. 10. Reges Arabum et Saba ttona adducent : Les rois de l'Arabie et de Saba lui apporteront des dons.

5" Les Arabes de l'Arabie Déserte, appelés Scénites, parce qu'ils n'ont point de maisons et n'habitent que sous des tentes. Isa. 13. 20. Nec ponet ibi tentoria Arabs : Les Arabes ne dresseront pas même leurs tentes à Babylone ; elle demeurera si déserte, qu'il n'y aura point de pâturage pour les troupeaux des Arabes.

(1° Les Arabes de l'Arabie Pétrée. 2. Mach. 5. 8. Conclusus ab Arela Arabum tyranno : Jason fut mis en prison par Arétas, roi des Arabes; c'était apparemment un des ancêtres de celui qui fut beau-père d'Hérode le te'trarque. Voyez. 2. Cor. 11. 32.

7° Les Juifs dispersés par l'Arabie. Act. 2. 11. Crêtes et Arabes : Les Cretois et les Arabes étaient étonnés d'entendre les apôtres parler en leurs langues.

ARAC/EUS, i, Heb. Nervus. Aracaîus, un des fils de Chanaan. Gènes. 10, 17. 1. Par. 1.

AltA

15. Saint Jérôme croit que cest lui qui a donné son nom a la ville d'Arcas, près du mont Liban. Ce nom peut aussi signifier le. peuple descendu d' Vrki, ce même (ils de Chanaan. Voyez Auc.iii.

ARACH, Heb. Longitude, ville célèbre où Nemrod a régné. Gènes. 10. 10. Principium regni ejus Babglon et Arach : La ville capitale de son royaume fut Babylone et Arach. Saint Jérôme croit que c'est Edesse, mais Bochart la met dans la Susiane, sur le Tigre

ARACHITES, m, Heb. Longus. Arachien, qui est d'Arach. 2. Reg. 15. 32. Occurrit ci Chusai aracltit.es : Chusaï d'Arach vint au devant de. David. Chusaï était plutôt de la ville d'Archi, dans la tribu d'Ephraïm, que d'Arach. Il est parlé de cette ville, Jos. 16. 2. 2. Reg. 16. 16. c. 17. v. 5. 14. 1. Par. 27. 33. Le Grec et l'Hébreu portent Chusaï d'Arki.

Voyez Chusaï.

ARAD, Heb. âne sauvage, Onager. Nom

d'une ville au pays des Amorrhéens, dont h;

roi fut vaincu par les Israélites. Num. 21. 1.

. c. 33. 44. Judic. 1. 16. Voyez Hered, Edeb,

Arath, Hadar.

ARADA, Heb. Descensus. Arada, le vingtième campement des Israélites dans le désert. Num. 33. v. 24. 25.

ARAD1US, i, Heb. Dominalor. — 1° Neuvième fils de Chanaan. Gen. 10. 18. 1. Par. 1. 16. 2° Aradien, habitant d'Araden, bâtie sur la mer de Tyr. ses habitants étaient de bons matelots et de bons soldats. Ezech. 27. 8. Aradii fuerunt rémiges tui : Les habitants d'Arad ont été vos rameurs, v. 11.

ARADUS, i, Heb. Slupor. Araden , ou Arade, île et ville dans la Méditerranée, aux. confins de la Syrie et de la Phénicie, où les Romains tenaient autrefois un conseil, auquel ils écrivirent en faveur des Juifs. 1. Mach. 15. 23.

ARAIA, Heb. Ira Domini. Père d'Ezéiel, qui aida à rebâtir Jérusalem. 2. Esdr. 3. 8.

ARAM, Heb. Excellenlia, — 1° un des fils de Sem. Gènes. 10. v. 22. 23. 1. Par. 1. v. 7. 17. — 2° Le fils d'Esron. Rulh. 4. 19. Esron genuil Aram, Aram qenuil Aininadub. Matth. 1. v. 3. 4. Lue. 3. 33. 11 est aussi appelé R im. 1 Par. 2. v. 9. 10. Voyez Ram. — 3" Un descendant d Aser. 1. Par. 7. 34. — 4° La Syrie. Num. 23. 7. De Aram eduxil me Balac : Balac m'a fait venir de la Syrie, ou de la Mésopotamie, qui en est une partie. 1. Par. 2. 23. Cepitque Gessur et Aram oppida Jair : .laïr prit des villes de Gessurie et de Syrie. Le mot Arum hébreu est exprimé par celui de Syrie ou de Mésopotamie. Gènes. 22. 21. c. 24. 10. c. 25. 20. Deut. 23. 4. Judic. 3. 8. et ailleurs. La Syrie est appelée Aram, du lis de Sem, par qui elle a été peuplée, et du petit-fils de Nachor. Voyez Gen. 22. 21.

ARAMA, je, Heb. Excelsa, — 1° Une villa en Nephlhali. Jos. 19. 36. lleb. Rama, éminence; elle est appelée Horma, v. 29. — 2" Une ville située dans les confins de Juda, mais assignée à ceux de Siméon. 1. Reg. 30. 30. David fit part aux habitants d'Arama : Jn Arama, du butin gagné sur les Amnlérites. Heb. Horma, analhème. Voy. Jos 12,

DICTIONNAIRE DE PHILOLOGIE SACREE 4, On croit que c'est la

•uc

même que Jérimolh.

ARAN. — f° Ce mol écrit par He, signifie en hébreu, conçu, ou montagnard, et marque Aran, fils de Tharé, et père de Lolh. Gènes. 11. v. 2G. 27. 28. 29. Il était frère d'Abraham de père, et non pas de mère. Gènes. 20. 12. Voy. Sara. —2' Un fils de Semeï, établi chantre par David. I. Par. 2M. 9. — 3* Par Aliph, Aran signifie coffre, et inarque un fils de Disan, et petit-fils de Seïr. Cènes. 36. 28. I. Par. 1. 42. Filii Disan, /lus ff .(,•„. V Un fils de Jéraméel. 1. Par. 2. 2S. Heh..Oran.

ARANEA, e. Ce nom vient du Grec «.«/v», qui se forme de l'hébreu arag, lexere. et signifie:

Une araignée, petit insecte venimeux qui se nourrit des mouches qu'il prend avec une toile d'un merveilleux tissu, qu'il fait pour se suspendre en l'air. Ses propriétés sont :

1* Que sa toile qui est déliée se rompt et se dissipe aisément; ainsi la toile d'araignée marque des soins on des efforts inutiles. Job. 8. 14. Sicut tela aranearum fiducie ejus: Toute la confiance de l'hypocrite se dissipera comme la toile d'araignée. Isa. 59. 5. Ose. 8. 6. Voy. Tela.

2° Qu'elle se consume et s'épuise par un travail continuel; ainsi Dieu punit l'iniquité de l'homme par les afflictions et les maux qui le consument et le dessèchent. Ps. 38. 12. Et tnbescere feeisti sicut araneam animam ejus : Vous avez fait dessécher son âme comme l'araignée. Ps. 89. 10. Anni nostri sicut aranca meailabuntur : Nos années se passent et se consument en de vaines inquiétudes comme celles de l'araignée, Voy. Meditari : âutr. nos .limées par leur fragilité sont semblables à des toiles d'araignées. Voy. Tela.

ARAPHA, Heb. Rapha, Medicina. Araphâ, nom d'un géant Philistin, fameux dans l'Ecriture pour avoir eu quatre fils d'une grandeur prodigieuse; le premier, qui s'appelait Gesbibenob, fut tué par Abisaï, 2. Reg. 21. V. 16. 17. Le second nommé Saph, fut tué par Sohochaïe, en la bataille de Gob, v. 18. le troisième, Goliath, fut tué par David , v. 19. et le quatrième, qui avait 2V doigts, par Jonathan, neveu de David, v. 21. 22. Ili quatuor nnti sunt de Aruphn in Geth : Ces quatre géants étaient fils d'Arapha, ou, selon d'autres, de la race de ce géant, dont les descendants sont appelés Raphaïm. Voy.

l'.APIIAÏM.

ARARAT.Heb. Maledielio. Ararat, signifie l'Arménie Majeure, qui est une province célèbre de l'Asie. Isa. 37. 38. Fugèruitt in terrain Arafat . Les fils de Sennachérib, après l'avoir percé de leurs épées, s'enfuirent à la terre d'Ararat ; c'csl-à-dire dans l'Arménie. 4. Reg. 19. 37. Jerc. 51. 27. C'est sur les montagnes de ce pays que 1 arche de Noé se reposa après le déluge. Gènes. 8. 4. Super moules Armeniœ.

ARARI, Heb. Montanus. Le lieu d'où était Semma, fils d'Agé. 2. Reg. 23. 11. Voy. Semma. D'où vient, Ararites œ, Heb. montagnard, qui est d'Arari, lieu plein de monta-

gnes, dans la tribu de Jnda ou d'Ephraïm. 2. Reg. 23. 33. Semma de Orori. Voy. Oro ri, et Aroriths. 1. Par. II. v. 33. 34

ARARE, àporpiâv. Du grec àpoïv.

1 Labourer, cultiver la lerre en la reniuaul. Deut. 22. 10. JVon arabis in bove rimulet asino : Vous n'accouplerez point en labourant un boeuf et un âne, parce qu'ils n'ont pas des forces égales. Dieu marquait par là qu'il fallait garder en tout le bon ordre et la simplicité. I. Cor. 9. 10. Débet in spe qui arat, arare : Celui qui laboure doit labourer avec espérance de participer au fruit de son travail. Jerem. 20. 18. Mich. 3. 12. Sion quasi ager urnbititr : Sion sera' labourée comme un champ, elle sera ruinée.

2" Découvrir ce qui est caché (zktkSkukÇeiv). Judic. 14. 18 Si non arasselis in vitula mea, non invenissetis propositionem meam : Si vous ne vous étiez point servi de ma femme pour découvrir ce que j'ai dans l'esprit, vous n'auriez point trouvé mon énigme : de même que les laboureurs qui se servent de génisses pour labourer la terre, découvrent ce qui y était caché; ou bien : Arare in vitula aliéna : Labourer avec la génisse d'autrui , c'est user pour son profit de ce qui appartient à d'autres

3° Etre soumis a un joug pénible et difficile. O-e. 10. 11. Arabil Juda: Judas labourera , et Jacob hersera; c'est-à-dire les tribus de Juda et de Reujamin seront affligées de maux auxquels je les assujettirai; d'autres disent, seront soumises à la loi de Dieu, et porteront son joug comme une génisse qui laboure et qui fend les molles. Voy. Con-

FRINGERE

4" Travailler avec peine à faire du mai. Ose. 10. 13. Arastis impictatem : Vous avez employé tous vos soins à mal f;iire. Eceli. 7. 13. Noli arare mendacium adversus fratremtuum : Ne travaillez point à inventer des mensonges. Job. -'». 8. Qui operantur iniquitalem; Hebr. qui arant iniquitatem; les méchants se donnent plus de peine pour faire le mal, que les bons n'en ont à faire le bien.

5° Travailler quand il est temps. Prov. 20. 4. Propler frigus, piger arare noluil , mendicabit ergo wstate , et non dubitur illi : Le paresseux n'a pas voulu travailler à cause du froid, il mendier, i donc pendant l'été, et on ne lui donnera rien. Arare hieme : Labourer l'hiver, signifie , prendre de la peine pour avoir du repos.

ARATIUNCULA, je. Ce mot, qui est un diminutif du nom verbal aratio, signifie un peu de terre labourable, un petit labourage : dans l'Ecriture :

Un sillon, une raie faite avec la charme, ou autre instrument. 3. Reg. 18. 32. Fc-itque aquœducium quasi per duas aratiunculai in circuitu altaris • Elic fit une rigolle e1, comme deux petits sillons autour de l'autel. Heb. et Gr. comme un sac de deux mesurer, de blé; c'est-à-dire aussi large que le serait un tel sac (fi£T/>i)T»)ç).

ARATOR, is, «pmiç. Un laboureur qni s'exerce à labourer la lerre. Aiuos. 9. 13.

54» Alt 11

Compnhendtt arator mtssorem : Les ouvrages du laboureur et du moissonneur s'entresuivroitt ; ce qui marque une grande abondance, quand il y tant à moissonner, qu'on ne peut pas avoir asseï tôt l'ait pour labourer la terre, lorsque le temps eu est venu.

I. Reg, H- 12. Le laboureur est marqué par celui qui tient la charrue. Eccli. 38. 20. Qui ttnet urairum . Celui qui mène une charrue.

ARATRUM, 1. «ooTjooD, 1" Lne enarrue, instrument de laboureur, compose d'un train monté sur deux roues, qui a un gros fer pointu et un autre tranchant pour ouvrir et couper la terre, et y faire des sillons, ,'i. Reg. 19. 21. In aratro eoxit boum carnes : Elisée prit une paire de bœufs qu'il tua, et fil cuire la viande des mêmes bœufs, avec le bois de la charrue dont il avait labouré. Luc. 9. 02. Nemo mittens manum ad aralrum et respiciens rétro, aptus est regno Dei : Quiconque ayant mis la main à la charrue, regarde derrière soi, n'est point propre au royaume de Dieu. Cette expression est prise de l'agriculture, et nous marque que de même qu'un laboureur qui a dessein de conduire droit sa charrue, ne regarde pas derrière lui : un prédicateur évangélique et un pasteur qui travaille au salut des âmes, que saint Paul appelle le champ que Dieu cultive, ne doit pas non plus regarder derrière soi, pour s'embarrasser des soins du siècle qui le détournent do son dovoir. Isa. 17. 9.

2° Le contre et le soc de la charrue. Joël 3. 10. Conduite arntra veslra in gladios, et ligones vestros in lanceas : Forgez des épées du coutre de vos charrues, et des lances du fer de vos boyaux. Cette manière de parler est une exhortation à la guerre.

ARBATHITES, je. Voy. Arbata. Qui est de la ville d'Arbathes. 2. Reg. 23. 31. 1. Par.

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