BABEL
ABLACTARE, àîrcr/KW.-iÇetv. Ce mol se fait de ab cl de lac, lait, cl signifie, 1° sevrer. Ps. 130. 2. Sicut ablactatus est super maire sua , ila retributio in anima mea (supple. sit) Gr. in unimam meam ; Que je sois réduit au même étal que l'est un enfant que la mère sèvre de son lait avant le temps, fîcn. 21. 8. 1. Beg. I. 22. Isa. 11.8. In caverna reguli qui ablactatus fuerit manuin suam millet: L'enfant qui aura élé sevré portera sa main dans la caverne du basilic (wîirto?, infans). Le prophète marque qu'au temps du Messie, le moindre de ses disciples r.e craindra point de converser avec ceux dont les cœurs étaient le plus envenimés avant leur conversion.
2° Détacher, faire retirer. Isa. 28.9. Qucm ducebit scient iam? Ablactutos a lacté : Die à n'enseigne que ceux qui se retirent de leurs délices el de leurs imperfections. Voy. Lac
ABLACTATI(),onis, nom verbal tï'ablnctare, qui signifie l'aclion de sevrer. Gen. 21.8. Fecilque Abraham grande convivium in die ublactalionis ejus: Abraham fil un grand festin au jour qu'Isaac fut sevré.
ABLUEBE , Gr. Kr.ortïivtiv, 1" laver, nettoyer. Heb. 10. 22. Abluti corpus tiqua manda: Notre iorj)s a été nettoyé par l'eau pure
et sacrée du baptême, qui a bien une autre force que l'eau des purifications légales; puisqu'il purifie l'âme des souillures du péché. A quoi se rapporte la signification suivante.
2° Laver, purifier l'âme du péché. 1 Cor. (i. IL abluti estis : Vous avez été nettoyés au baptême. Isa. 4. 4.
a" Effacer, abolir en nettoyant («troAoû«iv). Acl.22. 16. Ablue peccata tua .Obtenez la rémissionde vos péchés parle baptême, dit Anaii ic à Saiil. L'ancienne édition latine avait abiucre, passif, comme baptizare : ce qui convient au Grec, en souscnlcndanl /.e.rà.
4" Se justifier de quelque crime. Act. 25. 16. Ad abluenda crimina. Gr. Super criminatiune : L'accusé doit avoir la liberté de se justifier du crime dont on l'accuse.
ABLUTIO. oms, ( p'ovïio-fttff ). Nom verbal qui signifie l'aclion de purifier, de netloyer. Zach. 13. 1. In die illa erit fons païens domui David et habilantibv.s Jérusalem in abtutiunem peccatoris : En ce jour-là il y aura une fontaine ouverte à la maison de David et aux habitants de Jérusalem, pour y laver les souillures du pécheur. Cette fontaine marque, dans l'Eglise, le baptême et la pénitence, qui sonl établis pour purifier l'âme de ses péchés.
ABNEGABE, àic«pvtb6at, ù^eï^ai. 1° Nier, dénier, soutenir qu'une chose n'est pas. Luc. 22. 34. Non cantabit hodie gallas, donec ter abneges nosse me : D'aujourd'hui le coq ne chantera que vous n'ayez nié par trois lois que vous me connaissiez.
2 Renoncer à quelque chose, n'y avoir plus aucune aliaehe. Matth. 16. 24. Si quis vult post me venire, abneget semetipsum : Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à soi-même, i. c. sa propre volonté ; en sorte qu'il n'ait nul égard à quoi que ce soit qui le regarde, qui puisse le détourner de ce qu'il doil à Dieu. Luc. 9. 23. TU. 2. 12. Abneganles iinpielalein et sœculuria desi~ deria : Rcnonçanl à l'impiété et aux passions mondaines. Le verbe ubnegare, en ce sens, répond au mot latin abdicare, et à ce qui est dit Rom. 13. 12. Abjiciamus opéra tenebrarum; el Jac. 1. 21. Abjicientes omnem immunditiam, etc.
3° Démentir, réfuter. 2. Tim. 3. 5. JI abêtîtes quidem speciem pietatis, virtulem autem ejus abneganles : Qui auront une apparence de piété; mais qui en démentiront la vérité, et qui en ruineront l'esprit par leurs actions.
ABNEB, Heb. patris lucema, fils de Ner, général des armées de Saiil, et son cousin germain. Il fit couronner lsboseth après la mort de Saiil son père, et lui conserva la couronne durant sept ans. H prit ensuile le parti de David, et Joab le tua par trahison. 1. Beg. 14. 50. c. 17. 55. etc.
ABNUEBE, de ab, et du vieux mot nuere , faire signe de la tête. Ainsi abnuere signifie hocher la tète, en marquant qu'on refuse ou qu'on n'agrée pas quelque chose : dans l'Ecriture.
1" Refuser quelque chose («noxuA-Jti»)- 3
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DICTIONNAIRE DE Pllll.oi.Oi.li; SACRÉE.
Reg. 20. 7. .Vo;i abnui : Achab ne refusa rien tic lotîtes les choses que Benadad lui vuulut rule\ cr.
2° Disconvenir-, ne pas tomber d'accord. Rulh. 3. 12. Nec abnuo ma propinquum : Je ne désavoue pas que je sois voire parent, dit B h/ à Itulll.
AltOBI. llel>. pater iticantationis, le père du traître Plolomée, qui fil égorger son beaupère Simon Mâcha bée, avec ses deux fils, Malalhias el Judas. 1. Mach. 16. il.
ABOLERE, de ab el A'olere, inusité, qui i ici» t du grec ôXifv, et signifie .
1 Abolir, anéantir, effacer (àyavîÇitv, delere). Eccli. 45. 31. Ne abolerenlur bona ipsorum : Dieu ne voulait pas que ni la dignité royale promise à David , ni le sacerdoce donné à Aaron et à ses descendants, fusseul abolis ; mais cela n'a eu son effet qu'en Jésus-Christ.
2° Rompre, enfreindre, violer (xaraXâetv, dissolvere 2 M ich. 2. 23. Ut leges, quœabo- Icndœ erani, reitituerenlur : Pour rétablir les lois qui allaient être lout à fait abolies par l'infraction qu'on en faisait impunément.
3* Rendre inutile cl sans effet [ xarKpyeîv, irritumreddere). Ro m. 4. 14. Si enim qui ex lege, hasredès sunt, aboli ta est promissio : Si ceux qui appartiennent à la loi étaient les héritiers, la promesse de Dieu serait vaine et sans effet.
ABOMINABILIS, e. 1° Exécrable à cause de quelque grande méchanceté {fâù.i?<7i(j')'j.i, abominationi esse ). Ps. 13. 7 ci Ps. 52. 2. Abominabiles faeli sunt in sludiis suis : Ils sont devenus abominables dans leurs inclinalions Job. 15. 16.
2° Abominable, à cause de quelque impureté légale ( pS&vypa ). Levil. 11. v. 41. 42. Omne quod replat super terrant, abominabile rrit : Tout ce qui rampe sur la terre sera abominable, v. 10. 20.
3° Détestable, haï, digne d'être haï (p5l- 'jij-j'j). Deut. 24.4. Abouiiiuiliilis farta est: Une telle femme est devenue abominable devant Dieu. Heb. Abominalio est : C'est une chose odieuse, c. 22. 5. Job. 33. 20. et partout où ce mot se trouve dans les Proverbes, comme c. 15. 8. Victimœ impiorum abominabiles : Les victimes des impies sont abominables.
4° Abominable, à cause de son idolâtrie (B8Mccri<TQ«t). Ose. 9. 10. Facti sunt abominabiles, sicut ea, quœ dilexerunt : Les enfants des Israélites et leurs pères sont devenus abominables , comme les choses qu'ils ont années. 3. Reg. 21. 26. Ezcch. 16. 25.
( ABOMÎNAR1, |îsX«o-e«r9ai. Ce verbe vient d a6 et A'ominart , qui signifie tirer quelque augure ou présage de quelque chose ; ainsi, abominari esi la même chose que mule pmttiari : rejeter avec aversion ce qui est comme une chose de mauvais augure, ou qui porte malheur. Dans l'Ecriture, ce mol signifie :
Avoir en horreur, en abomination, délester , rejeter avec aversion. Prov. 29. 27.
Abominant ur justi virum implant, clabomi-
nuntur impii eus qui in recta sunt via : Les justes oui en abomination les méchants, et les méchants ont en abomination ceux qui marchent par la droite voie. Ps. 5.7. Virum ranguinum et dolosum abominabilur Dominas : Le Seigneur aura eu abomination l'homme sanguinaire et trompeur. Deut. 18. 12. Lslh. 14. 16. Amos. 5. 10, etc.
Ce mot n'a point d'autres explications.
ABO.WINATIO , oms, pSiXvyfL*. Ce nom verbal, peu usilé chez les Latins, signifie, dans l'Ecriture :
1" Tout péché, lonte action criminelle en général. Apoc. 21. 27. Non intrabit in eam aliquod coinquinatum nul abominalionem fuciens : II n'y entrera rien de souillé, ni aucun de ceux qui commettent l'abomination. Levil. 18. v. 22. 28. 29. Omnis anima i/uw fecerit de abominalionibus lus quiJpiam : Tout homme qui aura commis quelqu'une de ces abominations. La. 41. 24. Abominalio est, qui cleqit vos ;C'esl l'abomination même qui vous a fails dieux, c. 66. 3. Jerem. 6. 15. c. 7. 10. Ezech. 5. v. 9. 11. et en beaucoup d'autres endroits de ce prophète. Malaeb. 2. 11. l.Mach. 1.51.
2° Le péché d'idolâtrie en particulier , la prostitution au culte des idoles, et les cérémonies pratiquées par rapport à ce culte. 2. Par. 33. 2. Fecit malum corum Domino juxta abominaliones gentium : Mahassé fit le mal devant le Seigneur, suivant les abominations des peuples, i. e. en se prostituant, comme eux, au culte des idoles. Apoc. 17. v. 4. 5. Bulnjlon, magnamater fornicalionum cl abominalionûm lerrœ : La grande Bihylone, mère des fornications et des abominations delà terre, i. e. de l'idolâtiic et des infâmes cérémonies pratiquées pour honorer les faux dieux. Deut. 12. 31. Omnes abominationes, quas aversutur Dominas, fermait tliis suis : Les nations ont fait pour honorer leurs dieux toutes les abominations que le Seigneur a en horreur.
3" Idole, fausse divinité , ou chose servant à son culte. 1. Mach. 6, 7. Diruerunt abominalionem quam wdificaverat saper allure : Antiochus reçut la nouvelle que les Juils avaient renversé l'idole abominable qu'il avait fait élever sur l'autel de Jérusalem. 4. Reg. 23. 13. Excelsa quœ wdificaverat Salomon Melcliom abominationi filiorum Ammon: Les hauts lieux que Salomon avait (ait bâtir à. Melcliom, idole des enfants d'Ammon. Exod. 8. 28. Abominaliones JEtjypliorum immolabimus Domino : Nous sacrifierons au Seigneur ce que les Egyptiens prennent pour leurs dieux. Eccli. 49. 3. Tulil abominaliones impictalis : Josias a exterminé 1rs abominations de l'impiété, i- e. les idoles el les hauts lieux où on leur sacrifiait. Z ach. 9. 7. Auferam abominaliones ejus de medio denliitm ejus : J'ôlerai d'entre les dents de co peuple les abominations, i. e. la chair des victimes offertes aux idoles. Deut. 29. 17. Ezcch. 7. 20. c. 11. v. 18. 21. c. 20. En plusieurs endroits où le grec porte ^SiXvyfta, abominalio , l'interprète latin l'a rendu par
55 AIU) ADR 31
deus ou dea, idulitm. v. 3. Reg. Il, v. 5. 7. et ABOR T1YUS, a, um, ou Arohtivum, fxrjoupp,
ailleurs. U" avorton, un fruit qui naît avant tonne,
V Profanation de quelque chose sainte, soil qu'il tombe mort du sein de la mère. Malth. 24. 15. Cum viderids abominationem Num. 12. 12. Ne fiât hœc quasi mortua et ut desolationis stantem in loco sancto: Quand abortivum quod projieitur de vulva matris vous Terres que l'abomination de la désola- suœ : Je vous prie que noire sœur ne dedon sera dans le temple, i. e. quand vous vienne point comme morte, et comme un verrez une horrible profanation du temple, fruit avorté qu'on jette hors du sein de la qui sera la marque de sa prochaine désola- mère. Aaron parle de sa sœur, qui venait lion. Dan. 9, 27. c. il. 31. c. 12. 11. Marc, d'être frappée de lèpre. Exod. 21 22. Soit 13. 14. D'autres entendent par le mot d'ubo- qu'il demeure dans le sein de la mère, sans initiation, dans tous ces endroits que nous éire tout à fait formé. Job. 3. 16. Aut aient venons de citer, l'idole même, ou la statue abortivum absconriitum non subsistèrent: Job, de Jupiter Olympien, qu'Anliochus fil placer pressé de ses maux, souhaitait n'être point, sur l'autel de Dieu; comme il est dit 1. ou être comme une niasse informe qui de- Mach. 1. 57. JEdificavit rex Antiochus tibo- meure cachée dans le sein d'une femme, ou minandum idolum desolationis super altare qui sort du sein de lanière; ce qui revient Dei. v. 1. Mach. 6. 7. à la notion du mot avorton ; soil enfin qu'il
5 Chose abominable, objet d'horreur et naisse en vie avant terme , et demeure lou-
d'aversion. Ps. 87. 9. Posuerunt me abomi- jours faible et imparfait. 1 Cor. 15. 8. No-
nationem sibi : Ils m'ont eu en abomination, vissime omnium lamt/uam aburtivo vi sus est
Luc. 10. 15. Quod haminibus allum cst,abo- et mihi : J'ai été celui à qui le Seigneur est
minatio est ante Deum:(lc qui esl grand aux apparu le dernier, comme à celui qui, sem-
yeux des hommes, est en abomination de- blable à un avorlon, était le plus imparfait
vanl Dieu. Eccli. il. 8. Filii abominati onum de tous.
fiunt filii peccatorum: Les enfants des pé- ABRA, x, «6f«motsyr. signifiant une jeune
cheurs sont des enfants d'abomination, i. e. servante, une demoiselle suivante. Judith,
des sujets d'abomination, parce qu'ils iini- 8. 32. Jigoexcam cum abra mea : Je sorti-
tent d'ordinaire la méchanceté de leurs pè- rai avec ma servante, c. 10. v. 2. 5. 10. c.
res. Deut. 7. v. 25. 26. c. 17. 1. c. 23. 18. c. 16. 28.
27. 15. Prov. 3.32. Ce mot n'a point d'aulre ABRAHAM, Heb. pater multitudinis , fa-
sens dans tous les endroils des Proverbes où meux Patriarche, fils de Tharé, de la vile
il se trouve. Eccli. 13. 24. Isa. 1. 13. c. 41. d'Ur, dans le .pays des Clïaldéens, qui s'ap-