‹ Dictionnaire universel de philologie sacréeChapitre 98 sur 259 · A SI · texte numérisé non relu

A SI

exprimer l'Asie Majeure, l'Asie Mineure, cl l'Asie qui est une partie île telle dernière.

I" I. laie Majeure, qui comprend l'Asie. Mineure, la Syrie, l'Assyrie, la Médie, la Perse, etc. 1. Maeli. 8. (i. (Audivit Judas noin n Romanorutn), et Afttiochum magnum regem Asiœ qui ris pugnam intulerat contritum ab eis ; (Le nom des Romains fut connu île .Imla , et il apprit qu'Antiochus h Grand, roi d'Asie, les ayant attaqués avec une puissante année, ils l'avaient défait entièrement. La réputation des Romains porta .luda à faire alliance avec eux. c. 11. 13. c. 12. 39. Ainsi, C 13. 3-2. Imposait silii cliailcma Asiœ : Tryphon mil sur sa télé le diadème de l'Asie. 2. Mach. 3. 3. Seleucus Asiœ rex : Séleucus, roi de l'Asie.

La Grande Asie se peut diviser en deux parties : septentrionale et méridionale. La partie septentrionale de la Grande Asie élait bornée à l'occident par le Tanaïs; au midi, par le Pont-Euxin, le mont Caucase et la mer Caspienne; mais les bornes du côté de L'orient et du septentrion n'étaient point connues. Cette grande étendue de pays s'appelait Scythie, en général.

La partie méridionale de la Grande Asie avait au septentrion la Scythie , dont elle était séparée par le Pont-Luxin, le mont Caucase et la mer Caspienne; elle était bornée à l'occident par le Pont-Euxin , l'Asie Mineure, la Méditerranée et une partie de l'Egypte; au midi elle avait le golfe Arabique, l'Océan, et le golfe Persique et la mer Rouge; on ne connaissait point ses bornes à l'orient.

2° L'Asie Mineure, qui comprend le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l'Ionie, la Rilhynie, etc. Ait. 19. v. 26. 27. Quam Iota Asia et orbis colit : 11 y a à craindre que la majesté de Diane, qui est adorée dans toute l'Asie, et même dans tout l'univers, ne s'anéantisse peu à peu. L'orfèvre Démétrius craignait beaucoup pour son métier, de la part de saint Paul, v. 31. Quidam de Asiœ principibus (sive asiarchis) qui erant umici ejus miserunt ad eum ne se daret in theatrum : quelques-uns des asiarques qui étaient des amis de saint Paul, l'envoyèrent prier de ne se point présenter au théâtre : ils voyaient tout le peuple inilé pour la défense de la religion de leur Diane. Les asiarques étaient des prêtres du paganisme, choisis des principales villes de l'Asie, dont la seule fonction élait de faire représenter à leurs dépens des jeux en l'honneur des dieux. Après que les empereurs eurent embrassé la foi de Jésus- Christ, ils leur laissèrent ce titre sans fonction. Quelques-uns de ceux qui sont marqués comme amis de saint Paul, Act. 19. 31, avaient reçu l'Evangile, à ce qu'on croit, c. 27. 1. Incipicntes nuvigare circa Asiœ loca : nous levâmes l'ancre pour côtoyer les terres d'Asie. Saint Paul part pour l'Italie. Cette Asie est aussi appelée Anatolie.

L'Asie Mineure, selon l'étendue qu'eUeaeae dans le moyen-âge, élail bornée au septentrion par le Pont-Euxin; à l'occident, par la Proponlide et la mer Egée; au midi, nar la

Méditerranée ou mer de Cypre; cl à l'orient, par l'Euphrate.

3° La province d'Asie que l'on appelle lonie, donl Ephèsc était la capitale. Act. 2. 9. Qui Itabitant Cappadociam, l'ontum et Asiam : Comment les entendons-nous parler chacun la langue de notre pays, ceux d'entre nous qui habitent la Mésopotamie, la Judée, la Cappadoce, le Pont et l'Asie? disaient ceux des Juifs de toutes les nations qui demeuraient à Jérusalem, entendant ainsi prêcher les apôtres (Voy. v. 5). c. (5. 9. c. 19. v. 10. 22. e. 20. 10 c 21. 27. c 24. 19. Ainsi Rom. 11». •>. l'rimitivus Asiœ; Gr. 'A/aix; : Saluez mon cher Epenète, qui a été les prémices des chrétiens de l'Asie. 1. Cor. 10. 19. 2. Cor. 1.8. 2. Tim. 1. 15. 1. Petr. 1. 1.

AS1ANUS, a, um, Limosus, qui est de l'Asie. Dans l'Écriture, — 1° Qui est ou appartient à l'Asie Majeure. 2. Mach. 10. 24. Ti~ motlteus congreijato equilatu Asiano, advenit, quasi armis Judœam capturus : Timothée, ayant assemblé de la cavalerie d'Asie, vint en Judée, s'imaginant s'en rendre maître par les armes. — 2° Qui est de la province d'Asie, partie de l'Asie Mineure. Act. 20. 4. Comilalus est eum Sopater... Asiani vero Tychicus et Trophimus : Saint Paul fut accompagné par Sopalre et par Tychique et Trophime, qui étaient tous deux d'Asie.

AS1EL, Heb. Factura Dei, père de Saraïa, qui devint un des chefs de maison de la tribu de Siméon. 1. Par. 4. 35. Voy. v. 38.

ASIMA, Heb. Delictum, le dieu que ceux d'Emath se fabriquèrent. 4. Reg. 17. 30. On croit que c'était un bouc ou l'image d'un bouc.

ASINUS, 1, ôvog. Ce nom vient de l'a privatif et du nom grec <xhoç, noxa, comme qui dirait innoxius, sans malice.

1° Ane, bête de charge et de somme, dont se servent d'ordinaire parmi nous les pauvres gens, et pour la monture et pour la somme; mais cet animal n'a pas été méprisé dans la première antiquité, comme il l'a été dans la suite des temps. Les anciens Egyptiens le prenaient pour le symbole de la sagesse, de la force, de la patience et de la frugalité. Homère compare à l'âne ses plus grands capitaines. Ainsi il était en estime chez les Hébreux. Voy. 2. Reg. 10. 2. Ces animaux étaient grands et forts dans la Palestine, et étaient considérés comme les chevaux le sont parmi nous : aussi Origène dit, Iib. 1. in Job. Asini veloces similiter ut equi : Les ânes sont vifs comme les chevaux.

Quand Jacob, en mourant, prédit à ses enfants et à leur postérité ce qui leur doit arriver; pour marquer à Issachar et à sa postérité sa force et son courage à supporter les fatigues et les travaux de l'agriculture, il ne croit pas leur faire déshonneur de les comparer à un âne. Gen. 49. 14. Issachar, usinus forlis . Issachar, fort comme un âne dur au travail.

Ce n'était donc pas une marque de pauvreté d'être monté sur un âne : c'était, au contraire, la monture des premiers et des grands seigneurs , et la uiarouc de leur

DICÏION.NAIKL DE l'Illl.OLOCIt. SACREE.

grandeur et de leur dignité. Judic. 5. 10. Qui nscenditis super nitentes asinos, et sedetis in udicio : Vous qui montez des ânes polis. 'n\. \sci NDEBB. Voy. c. 10. v. 3. '< . Jnir l'uilic vil Israelem per viginli duos nnno*, lmbens triginta /Mos seaenles super triginta pullos asinarum : Jaïr de Galaad fut juge dans Israël pendant vingt-deux ans; il avait trente (ils qui montaient sur trente poulains d'ânesses, et qui étaient princes de trente villes, c. 12. l'i. Abdon habuit quadraginta filios, et triginta ex eis nepotes, ascendentes super septuaginta pullos asinarum : Abdon, juge d'Israël, eut quarante fils et trente pelils-fils qui sortirent d'eux, qui montaient tous sur soixante et dix poulains d'ânesses.

Mais depuis que les chevaux devinrent communs par le commerce des Egyptiens, on ne fit pas tant de cas des ânes. Ce commerce était fréquent <lu temps de Salomon, qui avait dans ses écuries jusqu'à quarante mille chevaux. 1. Par. 9. 2S. Habuit quoque Salomon quadraginta millia equorum in st'ilmtis. Ainsi, du temps de Notre-Seigneur, que les ânes n'étaient plus considérés, ce fui une marque d'humilité de faire son entrée dans Jérusalem sur un âne. Voy. AsiNt.

2° Ane, toute hèle de charge immonde, qui n'était pas propre aux sacrifices. Exod. 13. 13. Primo genitum asini mutabis ove • Vous changerez pour une brebis le premier-né de l'âne. Dieu donne ici sa loi sur le rachat des premiers-nés.

AS1NA, je, « Svof, ânesse. Malth. 21. 5. Ecce Rex tuus venit tibi mansuetus, sedens super asinam et pullum filium subjugalis : Voici votre roi qui vient à vous, plein de douceur, monté sur une ânesse et sur l'ânon de celle qui est sous le joug. L'évangélisle assure que l'entrée de Jésus-Christ dans Jérusalem est l'accomplissement de la prophétie de Zacharie. c. 9. 9. Matlh. 21. 7. l'A adduxerunt asinam et pullum, et imposucrunt super eos vestimenta sua , et cum desuper sedere fecerunt : Les disciples ayant amené l'ânesse et l'ânon, ils les couvrirent de leurs vêtements et le firent monter dessus. Ce dernier passage , joint à celui de Zacharie, donne communément lieu de juger que Noire-Seigneur a monté alternativement sur l'ânesse et sur l'ânon ; mais comme les trois autres évangélistes ne font mention que de l'ânon, il e-t plus vraisemblable que saint Matthieu n'a dit de Noire- Seigneur : Sedens super asinam et pullum, que par synecdochc; de même qu'au verset 3. Dominus lus opus habet, l'un des deux animaux lui ayant pu suffire pour faire le peu de chemin qu'il y avait depuis le lieu d'où Jésus-Christ commençait son entrée en Jérusalem, et que le prophète Zacharie et saint Matthieu ne font mention de l'ânesse que parce qu'elle accompagnait le poulain sur lequel Notre-Seigneur était m nié.

ASINAH1US, a, DM, ivtxôç, âuier, qui conduit un âne, qui a soin des ânes; dans l'Ecriture, qui appartient à l'âne. Matlh. 18. 0. Expedit ci ut mola arinaria tuspendatur in lvIIu ejus : Si quelqu'un est un sujet de scan-

dale et de chute à un de ces petits qui croient en Jésus-Christ, il vaudrait mieux pour lui qu'on lui pendît au cou une de ces meules qu'un âne tourne. Marc. 0. 'il. Celle meule était ainsi appelée, parce qu'on se servait d ânes pour la tourner; ou, dans le sentiment de quelques-uns, c'est dans un moulin la meule d'en bas, que les Grecs appellent ôvof, asinus, parce qu'elle porte tout le faix. C'était un supplice particulier à la Palestine, d'attacher une meule de moulin au cou des plus criminels, pour les jeter dans la mer.

ASION GABER.Heb. Lignum robusti, ville proche de la mer Rouge, au pays de l'idumée, "ù Salomon envoya une Hotte pour aller à Ophir, d'où ils apportèrent 420 talents d'or. 3. Heg. 9. 26. Voy. v. 28. et 2. Par. 8. 17. Ce fut un des campements des Israélites. Num. 33. 35, Deut. 2. 8.

ASIR, Heb. Vinclus. — 1" Fils de Jécbonias et frère de Salathiel. I. P.ir. 6. 17. —2" Fils de Coré. 1. Par. 6. 22. — 3° Fils d'Abiasaph.

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