ASSI
mn 1836 ; élu. le 8 février 1871, représentant de TÀisne, le sixième sur onze, par 47 401 voix, et conseiller général pour le canton de Sains, le 8 octobre suivant. — G.
Vàlady (Henri, comte de), agronome, né à Rodez, vers 1813; ancien conseiller général; élu, le 8 février 1871, représentant de TAveyron, le quatrième sur huit, par &8 523 voix, et de nouveau conseiller général pour le canton d^Entraigues^ le 8 octobre suivant. — D.
Vâlfons (Camille de), marquis de la Calmbtte, ■é le 11 juin 1837 ; élu, le 8 février^ 1871, représentant du Gard, le deuxième sur neuf, par 56 189 voix. — D.
Yalom (/Arthur de), né le 15 octobre 1835; conseiller de préfecture à Cahors de 1866 à 1870 ; élu, le 8 février 1871. représentant du Lot, le quatrième sur six, par 38993 voix sur 71438 yotauts. — G. D.
Van DIER (Marie-Edmond-Benjamin), né à Bellème (Orne), le 9 mars 1835 : ancien officier de marine ; conseiller général en 1870; élu, le 8 février 1871, représentant delà Vendée, le deuxième sur huit, par 61 751 voix, et de nouveau conseiller général pour le canton de l'Ile-Dieu, le 8 octobre suivant — C. D.
VAULcmBR (N.... de), né en 1813 ; élu, le 8 lévrier 1871 , représentant du Donbs, le troisième sur six, par 26 108 voix. — E. D.
ViALLBT ( Achille- Constantin ) , né i Beaufort en 1820 , élu, le 8 février 1871 , représentant de la Savoie, le deuxième sur cinq, par 19 627 voix sur 38375 votants; mort en 1871.
Vidal (Saturnin), né à Foix, vers 1820; élu, le 8 février 1871, représentant de TAriége, le quatrième sur cinq. — D.
Yiennet (Louis) ; élu, le 8 février 1871, représentant de THérault, le cinquième sur huit, par 50092 voix. — C. D.
ViLFEo (Edouard), né à Laval, le 10 juin 1810; élu, le 8 février 187 1 , représentant de la Mayenne, le premier sur sept, par 62 829 voix. — G. D.
ViLLAiM, né en 1819; élu, le 8 février 1871, représentant de l'Aisne, le septième sur onze, par 46052 voix. — G.
Vikal-Dessaionbs (Léon), né en 1813; élu, le 8 février 1871 , représentant du Puy-de-Dôme, 1(3 dixième sur onze, par 40582 voix sur 96000 YOtants. — C. D.
ViNAY (Pierre-Marie- Henri), né vers 1822; conseiller général depuis 1863; au, le 8 février 1871, représentant de la Haute-Loire, le premier sur six, par 37 027 voix, et de nouveau conseiller général pour le canton Sud-est du Puy, le 8 octobre sui- Yant. — C. D.
ViNGTAiN (Jean-Thomas-Léon), agriculteur, né le 5 octobre 1828: docteur en droit; ancien conseiller général pour le canton de Brezolles; élu, le 8 février 1871, représentant d'Eure-et-Loir, le deuxième sur six, par 35 673 voix. — C. D.
Viox (Antoine -Joseph), né à Lunéville, le 16 mars 1803; ancien sous-commissaire de la République dans son arrondissement ; ancien représentant à l'Assemblée constituante de 1848; élu le 8 février 1871, représentant delà Meurthe, le deuxième sur sept, par 53 326 voix. — G.
ViTALis (Léon), ne en 1826; élu le 8 février 1871, repréisentant de l'Hérault, le deuxième sur huit, par 51 282 voix. — C. D.
Voisin (Félix), né à Paris, le 3 décembre 1832; élu, le 8 février 1871, représentant de Seine-et- Marne, le quatrième sur sept, par 25815 voix. — C. G.
VuiLLERMoz (N....), élu représentant du département d'Alger; démissionnaire en 1872. — E. G.
Warnibr (Jules), grand industriel, né vers 1821; éitt, le 8 février 1871, représentant de la
Marne, le troisième sur huit, par 39863 voix. — G.
Wabtelle de Retz (N....), ancien représentant du peuple en 1849; conseiller général du Paa-de- Calais, adjoint au maire d'Arras et administrateur des hospices sous Tempire : élu. le 8 février 1871, représentant du Pas-de-Calais, le troisième sur quinze, par 139 356 YOix. — C. D.
ASSI (Adolphe-Alphonse) et Asst, membre de la Commune de Pans, né vers 1840, d'une famille méridionale d*origine italienne, entra de bonne heure dans un atelier de mécanique , s'engagea à dix -sept ans, fit partie d'une compagnie hors rang comme ouvrier mécanicien, et déserta deux ans après pour passer en Suisse. De là, il alla
Erenore du service dans les volontaires de Garialdi, puis rentra en France, après l'amnistie, en 1864. Quatre ans après, on le retrouve travaillant au Creuzot en qualité d'ajusteur. C'était le moment de la lutte entre MM. Schneider et ses ouvriers , et de la première grève à propos de la caisse de secours mutuels du Creuzot, dont ces derniers réclamaient la ffestion. M. Assi, que son intelligence avait désigne au suffrage de ses camarades, fut élu gérant de la caisse ei nommé mandataire de l'usine auprès des directeurs. MM. Schneider, qui ne voulaient rien céder à ' la pression populaire, chassèrent M. Assi de leurs ateliers, en présence de tous les ouvriers de l'usine, le 19 janvier 1870. C'est de ce moment, paraît^il. que date l'affiliation de M. Assi à l'Association internationale des travailleurs. Alors commença, soutenue par les fonds de rintemationale et par le journal la JfarmUaûe, cette fameuse grève du Creuzot, qui nécessita à plusieurs reprises l'intervention de la force armée, et qui, interrompue pendant quelques semaines, reprit le 23 mars avec une nouvelle énerffie. M. Assi, accusé d'être le promoteur de la coalition, se déroba d'abord aux poursuites. Il fut arrêté le 1*' mai et impliqué dans le procès de l'Internationale, où il eut pour défenseur M* Bigot. La plaidoirie de cet avocat, pleine d'attaques violentes contre l'administration du Creuzot, valut à M. Assi d'être c renvoyé des fins de la prévention sans amende ni dépens. » La réputation de M. Assi était faite. Orateur influent des réunions populaires, le jeune ouvrier resta cependant un docile instrument entre les mains des directeurs occultes de l'Internationale. Après le 4 septembre, il fit partie, comme officier, d\in corps de francs-tireurs, « la guérilla de l'Ilede-France, » passa ensuite dans le 192* bataillon de la garde nationale, fit partie d'une compagnie de marche, et joua pendant toute la durée du siège un rôle assez effacé ; mais, aux élections du 8 février 1871, il obtint néanmoins, sans être nommé, 58 776 suffrages. Dès le 15 février, il s'occupa d'élaborer les statuts d'une fédération de la garde nationale, et contribua activement à l'organisation du Comité central, dont le 18 mars il était le président et signait le premier les affiches. C'est lui qui, dans la nuit du 25 au 26 mars, soutint énergiquement, au sein du Comité siégeant à rHôtelnde-Ville, la nécessité de rompre les négociations commencées avec l'amiral Saisset, dont les conditions avaient cependant été acceptées, le mat'n même, par les délégués Brunel et Protot. Cette violation audacieuse d'une convention déjà exécutée par la oarde nationale de l'ordre, aboutit aux élections du 26 mars. M. Assi fut élu membre de la Commune, dans le 11* arrondissement, par 18041 voix. Nommé membre de la commission de sûreté générale le 30 mars, délégué aux ateliers de fabrication des munitions et à la mairie du 11* arrondissement les 17 et 18, il avait été arrêté dans l'intervalle, sur Tordre de