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AUMA

s«s collègues, jaloux de Tinfluence militaire du Comité central, puis relâché, après avoir été interrogé par la Commune. A partir de ce moment, M. Assi se mêla peu à Faction du Rouvernement révolutionnaire. Il vota cependant la destruction de la colonne Vendôme, de la maison de M. Thiers, et le décret sur les otages. Arrêté le 21 mai, sur le quai de Billy, au moment de l'entrée des troupes dans Paris 2 il fut conduit à Versailles et jugé par le 3* conseil de guerre, devant lequel il conserva une attitude audacieuse. Il a été condamné, le 3 septembre 1871, à la déportation dans une enceinte fortifiée, interné le 24 décembre 1871 au fort Boyard, et embarqué à Rocbefort, sur la Danaé, le 8 mai 1872, pour la Nouvelle - Calédonie.

Un frère du précédent, M. Charles Assi, ingénieur civil, protesta ])ubliquement, au mois de mars 1872, contre certaines allégations de la commission d'enquête sur 1 insurrection du 18 mars, et notamment contre une partie de la déposition de Tamiral Saisset. Il offrait de produire à l'enquête les documents d'une comptabilité régulière, tenue par son frère pendant la Commune.

AUBRY * (Maurice). — Au scrutin municipal du 5 novembre, il fut élu adjoint du 8* arrondissement par 4805 votants, et lors des élections du 8 février 1871, nommé représentant du département des Vosges à l'Assemblée nationale, le quatrième sur huit, par 30770 suffrages. Porté malgré lui, dans son arrondissement, aux élections communales du 26 mars suivant, il obtint, sans être élu, 1740 voix.

Il a pris place au centre droit et a voté pour la loi municipale, l'abrogation des lois d'exil, la proposition Rivet, Ja proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce ; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel, contre la proposition Ravinel, et le retour de l'Assemblée a Paris. Il s'est abstenu sur les préliminaires de paix, la loi départementale et le traité douanier. 11 est l'auteur d'une proposition de loi sur la constatation du domicile en matière électorale.

AUGOC * (Jean-Léon). — Après la révolution du 4 septembre 1870, seul conseiller d'Etat maintenu en fonctions par le décret instituant la Commission provisoire chargée de remplacer le conseil impérial, il fut appelé à remplir les fonctions de président de la section des travaux publics et des finances et de la Commission mixte des travaux publics. Il a été nommé, au mois de mars

Conseil d'État par l'Assemblée nationale, il a été nommé, dans la séance du 22 juillet 1872, conseiller d'&tat, au premier tour de scrutin, le troisième sur vingt-deux, par 569 voix sur 633 votants, et président de section par décret du 27 juillet.

Il a publié récemment : Conférences sur le droit administratif faites à VEcole des ponts et chaussées, en 1869-1870 (1871, 2 vol. in-8»); M. Aucoc a été promu officier de la I^égion d'honneur au mois d'août 1870.

AUDIFFRET-PASQUIER (Gaston, comte, puis duc d') , représentant français, né à Paris, vers 1815, petit-neveu et fils adoptif du chancelier baron Pasquier, titré duc par ordonnance royale du 16 décembre 1844, était, aux termes de cette ordonnance, l'héritier du titre de son grand-oncle. Entré au Conseil d'Etat, comme auditeur, en 184b, il y siégea jusqu'en 1848. Pendant la durée

de l'Empire, il s'abstint de toutes fonctions politiques, se bornant à accepter le mandat de conseiller général du département de l'Orne, et de maire dans la commune qull habitait. Aux élections du 8 février 1871, il fut nommé représentant du département de l'Orne à l'Assemblée nationale, le premier sur huit, par 60226 voix. Président de diverses commissions, et candidat à la vice-présidence de la Chambre, c'est surtout comme président de la commission des marché!

(jue M. le duc d'Audiffret-Pasquier a ioué un rôle important dans l'Assemblée. Après l'incident du général Susaoe , directeur de l'artillerie au ministère de la guerre, dont la commission dee marchés provoqua la démission, et le dépôt de son rapport relatif aux achats d'armes et de matériel faits avant la révolution du 4 septembre (séance du 4 mai 1872). M. d'AudifTret dut répondre à une interpellation de M. Rouher, qui eut un retentissement considérable. L'ancien ministre d'État, sous prétexte de discuter les chiffres énoncés à la trinune par le président de la commission, tenta de réhabiliter l'empire en faisant le procès du gouvernement de la Défense nationale.

La réponse de ffl. d'Audiffret, dans laquelle l'orateur, fortifiant ses premiers arguments, accentua « sa haine contre l'Empire, auteur de la démoralisation de son pays, > fut généralement considérée comme un événement politique, et comme la révélation d'un talent oratoire nerveux, énergique et correct (séance du 22 mai). A la fin du mois de juillet suivant, il prit à partie le gouvernement de Tours, à propos des marchés Maxvell et Parott, attaqua directement M. Gambetta et M. Naquet, et obtint le renvoi du rapport au ministère de la justice. M. d'Audiffret a fiffuré

Îiarmi les délégués de la droite, chargés, dans 'entrevue du 20 juin 1872 , d'imposer à M. Thiers une politique conforme aux vues de la majorité.

U a pris place au centre droit et a vote pour les préliminaires de paix, la proposition Cazeiove, la loi municipale, rabrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des jprinces, la loi départementale, le pouvoir constituant et la proposition Ravinel; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel. U s'est abstenu lors du vote sur la proposition Rivet et le traité douanier.

M. le duc d'Audiffret-Pasquier est le beau- frère de M. Casimir Perler. Son père, le comte d'Audiffret, entré dans l'administration des finances en 1803, receveur-général en 1839, a donné sa démission en 1856. Son Trôre, le comte Henrid'Audiffret, entré à Saint-Cyr en 1844, et devenu chef d'escadron àl'ancienneté, acquitté l'armée en 1869.

AUMALE* (Henri d^Orléans, duc d*),— Lors des élections pour l'Assemblée nationale, le 8 février 1871, le duc d'Aumale, qui pendant la guerre avait sollicité vainement , comme ses frères et ses neveux, l'autorisation de servir dans l'armée française, adressa de Londres une proclamation aux électeurs de l'Oise, dans laquelle, tout en affirmant ses préférences pour la monarchie constitutionnelle, il se déclarait prêt à s'incliner devant la souveraineté nationale adoptant la République libérale comme forme de gouvernement. Il fut nommé représentant du département de l'Oise, le second sur huit, par 52222 suffrages sur 73 957 votants. Les lois de bannissement subsistant encore, il ne put rentrer en France qu'après leur abrogation (8 juin). Son élection rat validée, le même jour, à une grande majorité; mais, dans on sentiment de conciliation, et pour répondre aux désirs de M. Thiers, le duc renonça, ainsi que le prince de Joinville, à venir occuper son siège à l'Assemblée. Après l'a-

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doption de la proposition Rivet et la «onsécration des pouvoirs au nouveau président de la République, les princes se crurent dégagés de leur parole ; leur prise de possession donna lieu cependant à des débats animés dont M. Tbien na sut pas assez se désintéresser.

Au mois de mars 1872, les journaux annoncàrent, sans être démentis, que le duc d'Aumale avait obtenu sa réintégration dans le cadre d'activité comme général de division. Lors de la discussion de la loi sur la constitution du conseil de guerre qui devait juger le maréchal Bazaine, le duc, montas t pour la première fois à la tribune, confirma cette nouvelle, en annonçant qu'il « était prêt à faire son devoir de soldat, quelque pénible qu'il pût être. > (15 mai.) Quelques jours après, il

Srononça, à propos de la loi sur la réorganisation e Tannée, un discours terndné par une invocation au drapeau tricolore, « symbole de gloire, de concorde et d'union, » qui ruina les dernières espérances des partisans de la fusion monarctûque, accusa nettement l'attitude du prince dans 1 Assemblée et fut considéré comme une réponse au manifeste d'Anvers (séance du 28 mai).

Membre du centre droit, M. 1» duc d'Aumale n'a pris part à aucun vote important , il a cepei^dant voté pour le maintien des traités de commerce (1*' février 1872), et a déclaré, dans une lettre rendue publique, que s'il eût assisté à la séance du 2, il se serait prononcé pour le retour de l'Assemblée à Paris.

M. le duc d'Aumale a été élu membre de l'Académie française le 30 décembre 1871, en remplacament de IL de Montalembert, par 28 voix sur 29 votants. Il est devenu, le 2 avril 1872^ membre titulaire de la société Philoteshnique, en remplacement de M. de Pongerville, décédé.

Le duc de Guise, dernier nls du précédent, est mort d'une maladie cérébrale le 25 juillet 1872.

AURELLE DE PALADINES ( aaude-lticbel- Louis d'), général français, né le 9 janvier 1804, à Malezieux (Lozère), entra à l'Ecole militaire en 1822, servit dans l'armée d'Afrique de 1841 k 1848, époque à laquelle il fut nommé colonel, fit la campagne de Rome, devint général de brigade en 1851 et se distingua en Crimée, où il fut promu général de division le 17 mars 1855 pour s'être emparé des bâtiments de la QvmranUûne. Il ne fit pas la campagne d'Italie, en 1859^ mais, nommé commandant de la 9* division militaire A Marseille, il n'en contribua pas moins aux succès des opérations, en dirigeant activement l'expédition des bommes et du matériel. Au commencement de 1869, il oommandait la 5^ division militaire. A la fin de Tannée, il passa dans le cadre de réserve. Rappelé à TacUvité quand la guerre franoo-prussienne éclata, il fut replacé à la tête de la 9* division militaire, qu'il avait déjà dirigée pendant plusieurs années. La révolution du 4 septembre 1870 l'obligea à quitter Marseille; mais, après les défaites du général de La Motterougé. près d'Orléaus, un décret du 14 novembre rappela au commandement de la 1'* armée de la Loire, dans laquelle il introduisit la plus sévère discipline. Cette armée ne comprenait A l'origine que le 15* corps. Le 16" et le 17* lui furent successivement adjoints. M. d'Aurelle entreprit alors d'envelopper et de couper le corps bavarois du général de Tbann , qui lui était opposé. Ce mou- Yement réussit en partie, et, après la bataille de Coulmiers (9 novembre) , Tennemi fut contraint d'abandonner Orléans et de se retirer sur Saint- Veravy et sur Tour y. Malbeureusement, la capitulation de Metz ayant rendu disponibles les tfou]^ du prince Frédéric-Charles^ des renforts considérables furent envoyés sur la Loire, et le

grand-due de Mecklembourg mis à la tèle de l'armée d'observation. Les forces du général d'Aurelle s'étaient accrues, dans Tintervalle, des 18% 19*, 20* et 21* corps, à peine équipés et fort peu exercés. Il devait, avec environ 200000 bommes, marcher sur Paris pour donner la main au général Trochu, tentant une grande sortie. Ce fut en vain qu'.avant de pendre Toflensive, 11 fortifia Orléans, en construisant, pour le couvrir, un camp retranché armé de canons de marine : la

f>erte de la bataille de Beaune-la-Rolande entraîna a réoccupation d'Orléans par les troupes allemandes. M. d'Aurelle de Paladines renonça à défendre la ville, donna Tordre de l'évacuer le 3. décembre, et se retira en Sologne. Sur de pressantes dépêches de la délégation, il voulut au dernier moment arrêter son mouvement de retraite, mais il était trop tard ; le général Martin des Pallieras, qui, à la tète du 15* corps, formait Tarrière«garde, avait déjà passé la Loire. La délégation de Tours, menacée par l'armée allemande, partit pour Bordeaux (9 décembre). En même temps, M. Gambetta nomma une commission d'enquête pour examiner la conduite du Sénéral d'Aurelle, qui donna immédiatement sa émission, en demandant à être traduit devant un conseil de guerre. Nommé quelque temps après au commandement du camp de Cherbourg, il déclina cette nomination pour raison de santé. Le 10 janvier, M. Gambetta lui ofiTrit un corps d'armée. M. d'Aurelle, qui s'était relire à Belley, répondit qu'il ne voulait désormais tenir ses pouvoirs que d'un gouvernement régulier < dont le Î premier acte serait de faire passer en jugement es ambitieux et les incapables qui avaient perdu la France. > Lors des élections au 8 février 1871 y il fut nommé représentant du département de TAllier à l'Assemblée nationale, le quati ième sur sept, par 51 004 voix, et du aépartement de la Gironde par 96 796 voix. Il opta ix>ur TAllier, et fut au nombre des quinze commissaires choisis par l'Assemblée pour suivre les négociations de paix avec la Prusse. Nommé, le 3 mars, commandant supérieur de la garde nationale de la Seine, il fit appel « au patriotisme des bons citoyens pour le maintien de Tordre ; » mais profondément impopulaire, ne put ni prévoir ni empêcher l'insurrection du 18 mars. Au mois de juillet suivant, il fut mis à la tête de la 14* division militaire à Bordeaux. Il a pris place au centre droit, et a voté pour les préliminaires de paix, la loi municipale, la proposition Cazenove, l'abrogation des lois d'ezil, la validation de l'élection des princes. Il s'est abstenu sur la question du pouvoir temporel. M. d'Aurelle de Paladines, nommé grand officier de la Légion d'honneur en 1859, fut promu grand croix en 1868.

11 a publié, au mois de janvier 1872. un récit de ses' opérations sous ce titre : la Première armée de la Loire (gr. in -8*, avec cartes stratégiques), qui le 1**^ mai suivant était parvenu A sa 3* édiiiaiu

AYRLAL (Augustin) , membre de la Commune de Paris, né A Hevel (Haute-Garonne), en 1840, s'engagea A dix-neuf ans, après avoir fait son apprentissage comme ouvrier mécanicien et s'affiua a Tlnternationale, étant encore dans les rangs de Tarmée Son congé fini, ii reprit son état et continua ses études sociales. Il fonda successivement la chambre syndicale des ouvriers mécamcieas, le cercle des études sociales et la fédération des sociétés ouvrières. Ces deux dernières institutions se rattachaient A l'Internationale. Aussi M. Avrial figura-Ml parmi les prévenus, dans le prooès fait en 1870, A cette société célèbre. Il se défendit lui-même et fut condamné, le 5 juillet 1870^ malgré son habile plaidoirie, A deux mois de prison

BARÀ

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