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BEAU

Il a pris place au centre droit et a voté pour l'abrogation des lois d'exil, la proposition Ravinel, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce; contre le retour de l'Assemblée à Paris, et s'est abstenu sur la loi départementale et la proposition Rivet.

BAZAINE * (François-Achille).— Nommé commandant en chef du 3* corps de l'armée du Rhin, au moment de la déclaration de guerre entre la France et l'Allemagne (15 juillet 1870)^ le maréchal Bazaine eut la principale part aux luttes inégales^ mais glorieuses du début; son nom domine ensuite toute l'histoire de nos désastres. Dès le commencement du mois d'août, l'empereur, qui avait voulu d'abord se réserver la direction en chef des opérations ndlitaires, déclara la lui confier, mais sans cesser de l'entraver, jusqu'à la catastrophe de Sedan, par une intervention funeste. Le 9, le maréchal prit en mains le commandement des troupes réunies sous Metz. Les 13 et 14, il soutenait les terribles combats de Longueville et de Gravelotte. s'efforcant par ses manœuvres stratégiques d'éviter d'être enveloppé et d'attirer l'ennemi sous le feu de la place. Il tenta d'eCTectuer un mouvement de retraite sur Verdun, tenant tête aux forces supérieures du prince Frédéric-Charles et du général Steinmetz, dans des engagements meurtners, dont quelques-uns étaient aes batailles, à Yionville, Doncourt. Rezonville, Borny, Saint-Privat-la-Montagne, Courcelles, etc., iniligeant à l'ennemi des pertes sérieuses , mais en éprouvant lui-môme d'irréparables. Loin de pouvoir opérer avec le maréchal Mac-Mahon une jonction qui paraissait êt'O l'objectif de cette campagne, il se vit, aux premiers jours de septembre, bloqué par l'ennemi sous les murs ae Metz, et lui laissa parfaire ses travaux d'investissement avaht d'essayer de se dégager.

Dks ce moment, la capitulation de Sedan ayant amené la chute ae l'Empire et la proclamation de la République, le maréchal Bazaioe parut subordonner ses devoirs militaires à des préoccupations d'un autre ordre, et sans profit pour les combinaisons politiques qu'il croyait pouvoir servir, il compromit et perdit la grande armée qui restait la dernière espérance et la suprême ressource de son pays. Les négociations entamées avec Versailles se compliquèrent d'une intrigue obscure à laquelle le général Bourbakl fut mêlé sans la comprendre; éloigné de Metz sous le prétexte d'une mission aupi^^ de l'impératrice, il fut interdit à cet officier d'y rentrer, et il vint se mettre à la disposition du gouvernement de la Défense nationale. Ces mouvements avaient excité la plus vive inquiétude et préparé les esprits à l'idée d'une trahison, lorsque bientôt la France apprit, d'abord avec incrédulité, puis avec stupeur, la capitulation du maréctial Bazaine, avec une armée de plus de 170000 hommes, et la reddition de Metz, arec toutes les munitions accumulées dans ses murs (27 octobre). C'en était fait de la fortune de la France. En vain la délé-

êation de Tours essaya de tirer de ce que M. Gametta appelait une * capitulation scélérate • une excitation de plus à la résistance & outrance, le pays entier sentit que non-seulement il avait perdu sa dernière armée, mais que l'Allemagne en avait une de plus, la plus redoutable et la mieux commandée, pour écraser toutes les tentatives de la province en vue de secourir Paris.

Le maréchal, appelé naguères « le glorieux Bazaine, > voué maintenant à l'exécration et décrété d'arrestation par le gouvernement de la Défense nationale, se retira à l'étranger, et, après quelques timides apologies de sa conauite, insérées dans les journaux belges, il publia lui-même

un mémoire justificatif, où il s'efibrçait de rejeter la responsabilité de la capitulation sur son conseil de g[uerre (décembre 1870). 11 rentra à Paris huit mois plus tard, et se vit appelé à déposer devant la commission d'enquête sur les actes du gouvernement de la Défense nationale. Traité avec des égards dans quelques régions officielles, il devintj d'autre part, notamment dans la ville de Metz, l'objet de pétitions demandant qu'il fût traduit devant un conseil de guerre, pour répondre de sa capitulation. Sous la pression de l opinion publique, le conseil d'enquête sur les capitulations se saisit de l'examen de celle de Metz, et formula contre le maréchal Bazaine les conclusions les plus sévères, en conséquence desquelles il fut déféré à un conseil de guerre organisé par une loi spéciale, et incarcéré à Versailles pour toute la durée de l'instruction (mai 1872).

BAZE* (Jean-Didier). — Lors des élections du 8 février 1871, il fut nommé représentant du Lot-et- Garonne, à l'Assemblée nationale, le second sur six, par 57 107 sufirages. Élu questeur de l'Assemblée, le 16, par 458 voix sur 536 votants, et réélu Tannée suivante par 409 voix sur 610 votants, il se signala, dans l'exercice de ses fonctions, par une extrême sévérité à l'égard des journalistes. A la suite d'une altercation assez vive avec M. Mer- Son, rédacteur en chef de V Union BretonnCy le bureau de l'Assemblée dut intervenir pour déclarer, dans une note officielle, que le questeur avait agi dans la limite de ses droits.

M. Baze. qui a figuré dans un grand nombre de commissions, a présidé notamment la commission chargée de préparer la liste des candidats au Conseil d'État (10 Juin 1872).

lia pris place au centre droit, et a voté pour les préliminaires de paix, la loi municipale, l'abrogation des lois d'exil, la loi départementale, les propositions Rivet et Ravinel, le traité douanier; contre la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris.

BEAUSSIRE (Bmile-Jacques-Amand), pubiiciste et représentant français, né le 26 mai 1824, à Luçon (Vendée), où son père était négociant, fit ses études dans sa ville natale, et à Bourbon- Vendée,

fiuis à Paris, au collège Louis-le-Grand, et entra à 'Ecole normale en 1844. Reçu le second au concours d'agrégition de philosophie, de 1848, où M. Renan était le premier et M Caro le troisième, et, docteur ès-lettres en 1855, il fut successivement professeur aux lycées de Lille, de Rennes, de Toumon et de Grenoble: professeur de littérature étrangère à la faculté des lettres de Poitiers, et de philosophie au collège Rollin et au lycée Charlemagne. Resté à Paris après l'insurrection du 18 mars, il fut arrêté le 13 mai suivant, par l'ordre du comité de salut public, et remis en liberté peu de jours après. Nommé aux élections complémentaires du 2 juillet 1871, représentant de la Vendée à l'Assemblée nationale, par 34 475 voix sur 61 498 votants, il a présenté sur l'instruction primaire, un projet complet qui combinait le prmcipe de l'instruction obligatoire avec celui de la liberté d'enseignement, et a attaqué le volontariat d'un an, lors de la discussion de la loi sur l'armée (18 juin 1872).

Il a pris place au centre gauche, voté pour la dissolution des gardes nationales, la proposition Rivet, le traité douanier et le retour de l'Assemblée a Paris; contre la proposition Ravinel, la proposition Feray (matières premières), et le mamtien des traités de commerce.

M. Beaussire a publié deux Ûihse$ de doctorat : Du fondement de VohUgati&ri morale ; De summi

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