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BATB

département. Membre du conseil général du Puyde-Dôme en 1863 , il fut élu député au Corps législatif en 1869, comme candidat de Topposition, par 13 085 voix sur 25 773 votants.

Aux électioDS du 8 février 1871, il fut nommé représentant du Puy-de-Dôme , à l'Assemblée nationale, le quatrième sur ooze, par 49738 suffrages sur 96 000 votants, et conseiller général, pour 1& canton de Saint-Remy, le 8 octobre suivant.

Elu secrétaire de l'Assemblée par 330 voix, le 15 février 1871, il a été réélu le 16 août, et a obtenu 254 voix. Il a pris place au centre droit, et TO é pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la loi départementale, la proposition Rivet, et le traité douanier; contre le gouvernement daus la question du pouvoir temporel et contre la proposition Ravinet, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce et le retour de l'Assemblée à Paris.

BARDOUX (Agénor), représentant français, né à Clermont-Ferrand, vers 1831, se fit inscrire, après avoir fini ses études de droit, au barreau de sa ville natale, et devint bientôt bâtonnier de Tordre des avocats. Après la révolution du 4 septembre 1870, chargé des fonctions de maire à Clermont-Ferrand, comme le premier inscrit au tableau du conseil municipal, û fit face avec modération et fermeté aux difficultés de la situation. Élu, le 8 février 1871, représentant du Puy-de- Dôme, le premier sur onze, par 81 265 voix, sur 96000 votants^ il a pris uue part importante aux travaux des plus lanorieuses commissions, et a porté la parole dans plusieurs discussions publiques, notamment lors de la seconde lecture de la loi organique sur le Conseil d'£tat.

M. Bardoux a pris place au centre gauche, et a voté pour les préliminaires de paix, la loi municipale, la loi départementale, la dissolution des gardes nationales, la proposition Rivet; contre le pouvoir constituant et la proposition Ravinel.

On a remarqué sa collaboration à la Bévue du droit français et étranger , de M. Laboulaye.

BARNI * (Jules-Romain). — Aux élections complémentaires du 9 juin 1872, il a été élu représentant de la Somme à l'Assemblée nationale, par 54820 voix sur 112283 votants, contre 36653 voix obtenues par M, Cornuau. candidat bonapartiste.

Il s'est lait inscrire aux réunions de l'Union républicaine et de la Gauche républicaine.

BARROT* (Camille-Hyacinthe -Odilon).^ Lors de l'élection du nouveau conseil d'£tat par l'Assemblée nationale, il fut nommé, le 22 juillet 1872, au premier tour de scrutin, conseiller d'£tat, le neuvième sur -vingt-deux, par 375 voix sur 633 votants, et yice-présideut du conseil par décret du 27 juillet.

BARTHE* (Marcel).— Aux élections du 8 février 1871, il fut nommé représentant des Basses-Pyrénées à l'Assemblée nationale , le second sur neuf, par 58734 sulTrages, et, le 8 octobre suivant, conseiller général de ce département, pour le canton Est de Pau.Il est l'auteur de l'ordre du jour exprimant la confiance de l'Assemblée dans le chef du pouvoir exécutif, à propos de la discussion sur le maintien du pouvoir temporel du pape

Il a pris place à gauche, et a voté pour les pré-

proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce et le retour de l'Assemblée à Paris.

BARTUËLBMT SAUTT-HILAIRE * (Jules).— Il

signa le manifeste de la gauche, après les troubles occasionnés par les funérailles du député Baudin, refusa de faire partie de la commission chargée d'étudier la réforme de l'enseignement supérieur, et demanda par voie d'interpellation, au mois de juin 1870, une révision du décret du 23 prairial an XII, sur les sépultures, afin de donner aux administrations municipales le droit de trancher toutes les questions relatives aux inhumations. Après la révolution du 4 septembre 1870, et pendant le siège de Paris, M. Barthélémy Saint-Hilaire resta dans la capitale, qu'il ne quitta qu'après l'armistice, pour aller prendre place à la gauche de l'Assemolée nationale où l'avait appelé le département de Seine-et-Oise, le premier sur onze, par 47 224 suffrages. Il avait obtenu à Paris, sans être élu, 26 185 voix sur 328000 votants. Ancien ami et partisan déclaré de M. Thiers, il présenta, le 16 février, avec MM. Grévy, Dufaure, Léon de Malleville et Vitet , un projet de décret nommant M. Thiers, chef du pouvoir exécutif, et accepta de remplir auprès de lui les fonctions de chef de cabinet. Le 19, il fit partie de la commission des quinze membres chargés d'assister le gouvernement dans les négociations de la paix avec la Prusse. Le 21, il proposa et obtint la nomination de huit commissions, prises dans le sein de l'assemblée, et chargées de faire un inventaire général des ressources disponibles de la France. Il a si^oé la proposition Rivet.

Sa situation auprès de M. Thiers, et le rôle de confident que les journaux lui prêtaient volontiers, ont donné une importance particulière à sa correspondance. Une lettre, écrite par lui au conseil général de la Moselle, au moment de la présentation de la loi Victor Lefranc, eut, entre autres manifestations de son opinion, un grand retentissement, et fut désavouée par le président de la République, au sein des commissions de l'Assemblée (février 1872). D'autres lettres, au contraire, implicitement avouées, traduisaient fidèlement la pensée gouvernementale (septembre).

Il a pris place au centre gaucne et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, le traité douan:er et le retour de l'Assemblée à Paris; contre la proposition Ravinel, la proposition Feray (matières premières), et le maintien des traités de commerce; il s'est abstenu lors du vote de la loi départementale.

BASTID * (Raymond). — Lors des élections du 8 février 1871. il fut nommé représentant du Cantal, à l'Assemolée nationale, le premier sur cinq, par 35 297 voix, et, le 8 octobre suivant, conseiller général de ce département, pour le canton de Saint-Cemin.

11 a pris place au centre gauche, et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la loi départementale, la proposition Rivet, le traité douanier et le retour de l'Assemblée à Paris; contre la proposition Ravinel, la proposition Feray (matières premières) , et le maintien des traités de commerce.

BATBIE*(Anselme-Polycarpe).— Lors des élections du 8 février 1871 , il fut m^mmé représentant du Gers i l'Assemblée nationale, le premier sur six, par 59 860 suffniges.

Membre de la commission des 15, chargée de suivre les oégociationsdu traité de paix, et, plus tard, de la commission de l'enquête sur l'organisation administrative de la Ville de Paris et du département de la Seine, il a été aussi rapporteur du projet de loi sur la réorganisation du Conseil d'État et membre de la commission de réforme des études de droit. Il a figuré parmi les délégués de la droite chargés^ le 20 juin 1872, d'imposer àM. Thlersune politique conforme aux vues de la majorité.

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