BENO
l'Assemblée nationale, il fut nommé conseiller d'Etat, dans la séance du 25 juillet 1872, au troisième tour de scrutin, le dix-huitième sur vingtdeux, par 298 voix sur 549 volants.
BELCASTEL (Gabriel db), représentent français, élu à l'Assemblée nationale dans le département de la Haute-Garonne, le 8 février 1871, le dernier sur dix. prit place à l'extrême droite et se signala par l'ardeur de sa foi monarchique et religieuse. Après le vote de la proposition Rivet et celui de Tordre du jour Barthe, qui donnait un bill d'indemnité au gouvernement dans la question du pouvoir temporel, il rédigea une adresse à Pie IX, publiée dans le journal VUnivers, qui réunit quarante-six signatures. Elle renfermait une protestation formelle contre « les usurpations sacrilèges de l'Italie à l'égard du Saint-Siège; » mais à l'exception de M. de Belcastel. les signataires voulurent demeurer inconnus. Il rut au nombre des onze députés, qui, le 20 janvier 1872, après la crise gouvernementale pro?bquée par le rejet de l'impôt sur les matières premières, refusèrent un vote de confiance à M, Thiers. Lors de la discussion de la loi sur l'armée, il soutint la nécessité de la substitution et présenta un amendement dans ce sens (14 juin).
Il a voté pour les préliminaires de paix, la loi municipale, la proposition Cazenove, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant et la
Sroposition Ravinel ; contre le gouvernement ans la question du pouvoir temporel, la proposition Rivet, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce et le retour de l'Assemblée à Paris.
M. de Belcastel a publié : les Iles Canaries et la VàUée d^Orolava, au point de vue hygiénique et médical (1862, in-8«).
BELLOMAYRE (Jean-Bemard-Michel-Alfred oe) avocat français, né vers 1835, d'une famille légitimiste, est fils d'un procureur du roi sous la Restauration qui donna sa démission en 1830 pour ne S oint servir le gouvernement de Louis-Philippe. Il tsesétudes de droit à Paris et devint le secrétaire de Berryer. Inscrit au tableau des avocats de la cour d'appel, il réussit à se faire une clientèle dans le faubourg Saint-Germain et épousa Mlle de Vaifreland à la suite d'incidents romanesques.
Lors de Télection du nouveau Conseil d'Etat par
BENEDEm * (Vincent, comte). — En jan* vier 1870, au moment de la retraite de M. de Lavalette, comme ministre des aflairos étrangères, et de la disgr&ce de M. Rouber, dont M. Ollivier venait de neutraliser définitivement l'influence, M. Benedetti, ancien chef de cabinet de M. de Lavalette, fut sur le point de résigner ses fonctions. 11 les conserva sur le désir exprès de PËmpereur, qui lui avait conféré depuis peu le titre de comte. Au commencement du mois de juillet suivant, les ouvertures du maréchal Prim, au sujet de l'acceptation de la couronne d'Espagne par un prince de la maison de HobenzoUera, rendirent la position de notre ambassadeur à Berlin aussi délicate qu'elle Pétait en 1 866, après Sadowa, et en 1867, au moment où s'agitait ia c]uestion du Luxembourg. Le putdic, trompé par l'insuccès des négociations, qui avaient signalé la carrière de M. Benedetti, sans lui faire honneur, le croyait
deur de France par le roi de Prusse, à Ems, fut apportée à Paris par le télégraphe , le 14 juillet 1870, et officiellement communiguée au Corps législatif, accusa-»t-on M. Benedetti de faiblesse et d'incapacité. Son impopularité augmenta encore après ia publication faite par le journal le Times, le 25 juillet suivant, d'un projet de traité entre la Prusse et la France, garantissant à l'une ses conquêtes, et permettant à l'autre l'annexion de la Belgique, projet que M. de Bismark prétendait po^ séder, écrit de la main même de M. Benedetti. La connaissance de ce document secret, daté de la fia de 1866, souleva de véritables orages parlementaires et nécessita des explications du ministère au sein des commissions 4u Corps législatif. On prétendit que par une perfidie calculée, le chancelier Prussien avait dicté à l'ambassadeur français les conditions d'une future entente, et en avait conservé la minute. Lorsque la chute de l'Empire eut rendu son indépendance au comte Benedetti, il protesta à plusieurs reprises, dans les ioumaux anglais, contre les imputations dirigées contre lui, et prouva, notamment dans un long mémoire justificatif , intitulé : Ma mission en Prusse (in-8*), publié dans le courant du mois d'octobre 1871 (3« édit., mars 1872), qu'il avait rempli sa mission auprès du roi de Prusse avec succès et habileté, et averti M. de Gramont nt l'Empereur des dangers de l'aventure que Ton semblait vouloir courir à. tout prix. Enfin, sans s'expliquer complètement au sujet du traité secret dont M. de Bismark mettait l'initiative au compte du gouvernement impérial, il signala le procédé du chancelier comme un acte d'une « outrageante déloyauté. > Ce volume, d'un grand intérêt, releva la réputation compromise du diplomate, mais acheva de démontrer la culpabilité du gouvernement qu'il servait. Dans cette publication M. Benedetti s'est d'ailleurs toujours montré re^ectueux et dévoué pour Napoléon III. auquel il alla même, assure-t-on , demander à Gnislelturst l'autorisation de se défendre contre d'odieuses imputations.
BENOIST-D'AZT * (Denys^ comte). — Aux élections du 8 février 1871 . il fut nommé représentant de la Nièvre i l'Assemblée nationale, le dernier sur sept, par 32 110 voix. Il avait été élu i>n même temps dans le dé,)aTtem6nt du Gard.
Dans ia séance préparatoire du 13 février, il occupa le fauteuil, en qualité de doyen d'âge, et fut, trois