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jours après, nommé vice-président par 417 voix sur 536 votants. Le IG août suivant, au moment du renouvellement du bureau, il fut encore élu par 288 voiz, et le 5 mars 1872, réélu, pour la troisième fois, par 321 voiz sur 434 votants. 11 a fait Sartie de la commission de 15 membres, chargée e suivre les négociations du traité de paix.

Il a pris place à droite, et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d*exil, les propositions Rivet et Ravinel, et le traité douanier; contre le gouvernement sur la question du pouvoir temporel , la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce et le retour de l'Assemblée à Paris. Il s'est abstenu sur la loi départementale.

Son nls, le baron Benoist-d'Azy, a été nommé, par décret du 10 mai 1872, directeur des colonies au ministère de la marine, en remplacement de M. Zœpffel. Cette nomination souleva une opposition tres'Vive de la part des députés des colonies.

BÉB£NGCR (René), représentant français, né a Valence le 22 avril 1830, fils de Téminent magistrat de ce nom, pair de France et membre de rinstitut, fit son droit à Paris, fut reçu avocat en 1850 et docteur enl863. Substitut à'Evreux, procureur impérial à Bemay, puis à Neufchâtel, il devint en 1860 substitut du procureur géDérai à Dijon et en 1862, avocat général à Grenoble.

Mommé avocat général à Lyon, il prononça un discours de rentrée très-remarque^ où il signalait la nécessité de réformer Torganisation judiciaire. Lors du plébiscite, il prit part à des réunions publiques où il fit preuve d'indépendance. Arrêté a Lyon, au moment de la Révolution du 4 septembre 1870, après le procureur général, et pour avoir voulu prendre sa défense, par ordre d'un comité de saïut public improvisé, il fut relâché après douze jours de captivité. Il se fit alors inscrire au barreau de Lyon et sur les contrôles de la garde nationale. Poursuivi de nouveau par la l'action radicale à cause de son influence sur les hataillons conservateurs, il échappa à ce nouveau danger, s'engagea, bien que marié et père de famille, comme volontaire dans les mobilisés du Khône et fut blessé, le 28 décembre, à la bataille de Nuits. Aux élections du 8 février 187 1 , il fut nommé représentant du Rhône, à l'Assemblée nationale, par environ 72000 suffrages, et représentant de la Drôme par 36417 voiz. Il a opté pour ce dernier département.

Il a pris place au centre gauche, et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la loi départementale, la proposition Rivet, le traité douanier ei le retour de l'Assemblée à Paris; contre le gouvernement dans la question du {>ouvoir temporel, contre la proposition Ravinel, a proposition Feray (matières premières), et le maintien des traités de commerce. M. Bérenger a présenté un proiet de loi sur la réforme de la magistrature qui lira, pas été adopté (mai 1872).

BJSRGERET (Jules Victor), membre de la Commune de Paiis, né vers 1820, ancien sous-of&oier de l'armée régulière, fut successivement typographe, correcteur d'imprimerie, commis en librairie, et, dit- on, chef de claque, et garçon d'écurie dans un hôtel de Saint-Germain. Orateur influent des réunions électorales de 1869 , il soutint à cette époque les candidatures de MM. Favre, jBimon, Picard et Pelletan. Lorsqu'éclaia l'insurrection du 18 mars 1871 , il était membre du Comité central de la garde nationale. Quelques jours après, nommé général par le Comité et chargé de tous les services militaires de Paris, il commanda les bataillons fédérés qui firent feu sur la manifestation des amis de Tordre le 22 mars, à la

place Vendôme. Dans la séance orageuse tenue par le Comité central, pendant la nuit du 24 au 25 mars, il demanda énergiquement, après M. Assi, de rompre les négociations avec l'amiral Saisset et de commencer une lutte à outrance contre Versailles. Elu membre de la Commune dans le vingtième arrondissement, le 26 mars, par 14003 voix, il fut bientôt après nommé memhre de«.la commission executive et de la commission militaire. £n cette qualité, il signa, le 3 avril, la célèbre proclamation annonçant que « les conspirateurs royalistes avaient attaqué >, suivie de la non moins fameuse dépêche portant que « Bergeret luimême était à Npuilly >. Chargé des opérations contre le Mont-Valérien à la sortie du 5 avril, il courut de grands dangers, et vit tuer par Partillerie versaillaise les chevaui de la voiture dans laquelle une grave infirmité l'obligeait à se faire transporter. Le 8 avril, M. Bergeret fut arrêté, par ordre de la Commission executive, pour refus d'obéissance à M. Gluseret, délégué à la guerre, et remplacé dans son commandement par le général Dombrowskl. Gooduit à Mazas, u en sortit le 22 avril, au moment où M. Cluseret y était luimême enfermé, et reprit sa place dans l^^ssemblée communale. Depuis, M. Bergeret fut successivement déléqgtté. le 24 avril, à rinspeotion de la garde nationale, le 29 avril, a la commission de la guerre, comme adjoint de M. DelesclusOj et nommé, le 6 mai, commandant de la première brigade de réserve, dont le quartier général était au palais du Corps législatif. Enfin, le 16 mai, il fut désigné comme membre de la nouvelle commission militaire. M. Bergeret a voté pour le comité de Salut public et a été chargé d'arrêter H. Rossel après la prise du fort d'Issy. Au moment de l'entrée des troupes régulières à Paris, dans les derniers jours du mois de mai 1871, il réussit à s'échapper et à gagner la frontière belge.

Le 19 mai 1872, le 7* conseil de guerre, séant à Saint-Germain-en-Laye, condamna a mort par contumace le soi-disant général Bergeret, accusé principalement de l'incendie du château des Tuileries et de la bibliothèque du palais du Louvre.

BEllNARB * (Martin).— Lors des élections du 8 février 1891, il fut nommé représentant de la Seine à l'Assemblée nationale le viogt^euxième sur quarante-trois, par 102366 voix sur 328970 votants.

Il a pris place à Pextrème gauche, et a voté contre l'abrogation des lois d'exil, la loi départementale, les propositions Rivet et Ravinel ; pour le gouvernement dans la question du pouvoir tem» porel, et cour le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), le maintien aes traités de oomjixieEoe, et le retour de l'Assemblée à Paris.

BERNARD-DUTBEIL * (Jules). — 11 était maire de Saint-Denis d'Arqués et membre du conseil général de la Sarthe, lors des élections du 8 févner 1871. U fut alors nommé représentant de la Sarthe à l'Assemblée nationale, le quatrième sur neuf, par 63534 suffrages.

Il a pris place à droite et a voté pour les préliminaires de paix, la loi municipale, l'abrogation des lois d'exil, la proposition Rivet, et le traité douanier ; contre le gouvernement dans la aueation du pouvoir temporel et contre la loi départementale, la proposition Ravinel, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce, et le retoinr de l'Assemblée à Paris.

AERXAULD * (Charles- Alfred). — Aux élections I du 8 février 1871,11 fut nommé représentant du

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Calvados, à rAssemblée nationale, le septième sur neuf, par 52 000 suffrages, et s'y fit remarquer dans plusieurs discussions juridiques, notamment à propos de la loi sur l'Internationale.

il a pris place au centre gauche, dont il a été nomme président, et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la loi départementale, la proposition Rivet et le traité douanier; contre le gouvernement dans la question du {mouvoir temporel, et contre la proposition Ravinel, a proposition Feray (matières premières), et le maintien des traités de commerce.

BESLAY* (Charles).— Sous l'empire, Une s'occupa que d'études d'économie sociale, essaya de mettre à exécution son projet de banque d'escompte et acheva de perdre une fortune considérable dans cette malheureuse tentative. Au moment où éclata la guerre contre la Prusse, il s'engagea comme volontaire dans le 23* régiment de ligne, mais sa santé l'obligea bientôt à quitter l'armée. Après la révolution du 4 septembre 1870, devenu un des membres les plus influents du parti radical^ il signa, pendant le siège, des manifestes violents contre la gouvernement delà Défense. Patronné par l'Association internationale des travailleurs, dont il était un des fondateurs, il figura sur la liste des comités de l'extrême gauche, aux élections du 8 février 1871. mais ne fut pas élu. Lors de l'insurrection du 18 mars, choisi comme candidat à la Commune par le sixième arrondissement, bien qu'il eût décliné publiquement toute candidature, il fut élu, le 26. par 3,714 voix. Doyen d'&gede la nouvelle assemblée, il présida, le 29 mars, la séance d'installation^ et prononça un discours qui était tout un programme économique et gouvernemental. Il se terminait ainsi : « La République de 93 était un soldat qui, pour combattre, avait besoin de centraliser sous sa main toutes les forces de la patrie; la République de 1871 est un travailleur, qui a surtout besoin de liberté pour féconder la paix. Pain et travail, voilà donc notre avenir. » Après ce discours, M. Beslay donna sa démission, qui ne fut pas acceptée. Il reçut d'ailleurs de tous les partis le conseil de rester à un poste, où sa présence était considérée > comme un trait d'U" ni on possible entre Versailles et Paris. » Il fut nommé, le 31 mars, membre de la commission des finances. Quelques iours après, l'état de sa santé l'obligeait à offrir de nouveau sa démission qui fut encore refusée. Il présenta alors à la Commune, à propos de la loi sur les échéances, un projet de ban(^ue d'escompte, qui fut rejeté comme trop compbqué. Le 11 avril, il était nommé, sur sa demande, délégué à la Banque, où il rendit les plus grands services au commerce, en protégeant notre premier établissement financier contre les perquisitions de la garde nationale. Le 12 mai, le 208'' bataillon apnt voulu en forcer les portes, M. Beslay considéra cette tentative comme une mise en état de suspicion de sa gestion, et envoya immédiatement à la Commune une démission motivée, qui blâmait les violences exercées par la commission executive, et en particulier, la démolition de la maison de M. Thiers. Cet acte de courage arrêta encore une fois les fédérés, et la Banque fut sauvée. M. Ch. Beslay tenta aussi, à plusieurs reprises, d'obtenir l'élargissement du malheureux Gustave Chaudey. 11 vota contre la validation des élections & la majorité absolue des suffrages, et protesta, le 15 mai, avec la minorité de la Commune, contre la création du comité de Salut public. Lorsque les troupes régulières furent entrées à Paris, M. Beslay, en raison de la modération de ses opinions, et des services qu'il avait rendus au crédit public, et sur les pressantes instances de M. le marquis de

Plœuc, sous-gouverneur de la Banque, ne fut pas mis en état d'arrestation. M. Thiers lui permit de quitter la France sans être inquiété. Il se réfugia en Suisse, d'où, en réponse aux attaques violentes des journaux réactionnaires, il adressa, le 20 juillet 1871, au rédacteur en chef du Journal de Genève, une lettre pour expliquer sa conduite pendant la Commune et se laver d'imputations calomnieuses.

BESLAY (François), avocat et publi ciste français, né à Paris, en 1835, fils du précédent, se fit recevoir licencié es lettres et docteur en droit, puis inscrire au tableau des avocats de Paris, en 1856. Il fonda, en 1870, le Françaû, journal catholique conservateur qui, pendant le siège, passa pour l'organe de M. Trocnu. Il dirigeait encore cette feuille en 1872.

M. F. Beslay a collaboré au Cùrretpondantf à la Revue contemporaine, à la Revue d'économie chrétienne^ et a publié : Du style et des formes de la plaidoirie (1861, in-8") ; Lacordaire, sa vt>, ses œuvres, précédé d'une lettre du P. Lacordaire à l'auteur ( 1862, in-18 ) ; Des actes de commerce, commentaire théoriaue et pratique des articles 632 et 633 du code de commerce (1865, in-B").

BESSON (Paul)> avocat et représentant français, né à Lons-le-Saulnier (Jura\ le 5 juin 1831, fit son droit à Paris, fut reçu docteur et débuta honorablement comme avocat d'affaires. 11 acheta en 1857 une charge d'avocat au conseil d'Etat et à la Cour de cassation. C'est en celte qualité qu'il

Slaida et gagna, au mois de mai 1870, pour rorre des Dominicùns de France, contre la famille Lacordaire, un procès célèbre, dont l'issue le mit en évidence. Aux élections du 8 février 1871, il fut nommé représentant du Jura, le second sur six, par 30,156 voix.

Très- attaché aux idées catholiques, il a pris place à droite et a voté pour les préliminaires de paix, la loi municipale, la proposition Cazenove, l'abrogation des lois d'exil, la validation de Vélection des princes, la loi départementale, la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant, les propositions Rivet et Ravinel. le traité douanier et la proposition Feray (matières premières) ; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel, contre le maintien des traités de commerce et le retour de l'Âisemblée à Paris.

BETHIIONT * (Paul).— Après la révolution du 4 septembre 1870, il resta à Paris pendant le siège et s'engagea comme volontaire dans une compagnie de marche de la garde nationale. Aux élections du 8 février 1871 , il a été nommé représentant de la Charente-Inférieure à l'Assemblée nationale, le second sur dix par 86,800 voix. Elu secrétaire de l'Assemblée nationale, le 17 février, par 449 voix, il a été réélu, le 16 août suivant^ le premier sur la liste, par 429 suffrages sur 490 votants. Il a pris part à l'enquête sur la marine marchande.

Membre de la gauche républicaine, il a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la loi départementale , la proposition Rivet, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), et le retour de l'Assemblée à Paris; pour le gouvernement dans la question du pouvoir temporel, et contre le maintien des traités de commerce.

BEULË * (Charles-Ernest).— Après la révolution du 4 septembre 1870. il fut chargé par la société de secouf& aux blessés d'organiser les ambulances et les comités de distributions dans l'ouest de la

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