CORN
partetnent une profeasîon de foi dsns laquelle il déclarait «> qu'en votant pour un des serviteurs les plus dévoué de l'empire, la Corse allait prouver que le malheur courageusement supporté U touchait encore plus que le prestige du pouvoir et réclat du trône. » Nommé représentant à l'Assemblée nationale , le troisième sur cina, il provoqua par son attitude, dans la séance du l'^mars, un vote de déchéance contre la dynastie des Bonaparie. Ce vote eut lieu à Tunantmité moins six VOIX, sur une motion de M . Target ainsi conçue : t Dans les circoobtances douloureuses que traverse la patrie, et en face de protestations et de réserves inattendues, rAssemblée confirme la déchéance de Napoléon 111 et de sa dynastie, déjà prononcée par le suffrage universel, et le déclare responsable de la ruine, de Tinvasion et du démembremeni de la France. »
M. Conti a pris place au centre droit et a voté pour les préliminaires de paix , la proposition Cazenove, 1 abrogatioL des lois d'exil, la dissolution des garaes nationales, la proposition Ferav (matières premières) , le mainiien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris; contre les propositions Rivet et Ravinel.
Lors du renouvellement des conseils généraux le 8 octobre 1871 , il a été élu conseiller général de la Corse, pour le canton de Santa-Maria-et- Sicche. — Il est mort à Paris le 13 février 1872.
CORBON * (Claude-Anthime). ^ Après la révolution du 4 septembre 1870^ il fut nommé maire du Ib' arrondissement de Pans, et confirmé dans ses fonctions, le 5 novembre 1870, par 6,386 voix sur 10 671 votants, contre 4029 voix obtenues par son concurrent M. Victor Hugo. Aux élections du 8 février 1871 pour l'Assemblée nationale, il obtint, sans être élu, 65456 voix sur 328 970 votants; mais, aux élections complémentaires du 2 juillet suivant, il fut nommé représentant de la Seioe par 117 828 voix sur 290 823 votants. Sa déposition lors de renauète sur les événements du 18 mars, compléta celle du colonel Langlois et fut très-reroarquée. 11 a pris la parole dans la discussion sur l'Internationale et a repoussé la loi présentée par M. Dufaure comme dangereuse et inutile.
Il a pris place à Textréme gauche et a voté pour le gouvernement dans la question du pouvoir temporel ; pour le traité douanier, la proposition Fcray (matières premières), le maintien des traités ae commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris ; «outre la loi départementale, la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant, et les proposiiioo? Rivet et Ravinel.
U. Corbon a encore publié : Le secret du peuple de Paris (1863, in-8'» et 18C5, in-12).
CORCELLE • (Claude-François-Philibert Tirecuir Ds). — Aux élections du 8 février 1871. il fut nommé représentant du Nord à l'Assemblée nationale, le treizième sur vingt-huit , par ^nr, 439 voix.
n a pris place au centre droit et a voté pour les préliminaires de la paix, la proposition Cazenove. Tabrogation des lois d'exil, la validation de rélectioii des princes, la loi départementale, la dissolution des gardes nationales, la proposition Âivet et le retour de TAssemblée à Paris; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel; contre la proposition Ravinel, le traité douanier, et le maintien des traités de commerce.
CORDIER (Stanislas-Alphonse), manufacturier et représentant fiançais, né à Éconche (Orne), la 27 février 1820, duuefamillede petits cultivateurs de celte commune, fit ses études au collège de Lisieux, puis en 1838 vint à Paris, où il entra,
comme commis^ dans une maison de commerce pour les tissus. En 1845, associé à un chimiste . il accepta la direction d'une fabrique de toiles peintes, a Dèville-lès-Roueo. Admis dans la société libre du commeroe et de l'industrie, en 1850, il en devint un an après le vice -président. En 1857 il fut élu membre de la chambre de commerce de la Seine- Inférieure , et bientôt après secrétaire de ce tribunal, fonction qu'il remplit pendant dix ans. Lors de l'eiposition universelle de 1867, ses impressions sur étoffes et &e>) procédés nouveaux de teinture, lui valurent deux médailles d'argent. Il a été élu membre du conseil municipal de Rouen en 1869, et^ le 8 févaer 1871 , représentant de la Seine-Inféneure à l'Assemblée nationale, le troisième sur seize, par 75 876 suffrages. Partageant les opinions financières ^ industrielles et commerciales de M. Pouyer-Quertier, il a accepté , à plusieurs reprises, de remplir des missions délicates, au quartier général de l'armée d'occupation allemande, et a fait partie de la commission des expositions iniemationales, créée par décret du 30 aécembre 1871. *
Il a pris place au centre gauche, s*est fait inscrire à la réunion Feray, et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la loi départem''ntale, la proposition Rivet, la proposition Feray ^matières premières), et le retour de l'Assemblée à Paris; pour le gouvernement dans la question du pouvoir temporel ; contre la proposition Ravinel, le traité douanier et le maintien des traités de commerce. 11 a été décoré de la Légion d'honneur au mois d'août 1864.
Lors du renouvellement des conseils généreux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général de la Seine-Inférieure, pour le cinquième canton de Rouen.
M. Cordier, a treité avec compétence un grand nombre de questions industrielles et commerciales. Ses principales publications sont : Expùtilion universelle de 1855, (i855 in- 18), en collaboration avec MM. J. Girardin et Burel; Études sur les indiLstries textiles du Nordj (1860, in-18); Rapport sur la crise cotonnier e, (1864, in-8), son ouvraffe le plus connu; Étude et enquête sur les industries de la Seine-Inférieure. (1869, in-8); et une série de brochures sur l'exposition ae 1851, les drawbacks, la Banque de France, la colonisation de l'Algérie, le China grass, le goût artistique dans l'industrie, etc. , etc.
CORNE * (Hyacinthe -Marie- Augustin). — Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant du Nord i l'Assemblée nationale, le premier sur 38, par 252239 voix.
Il a pris place au centre gauche, et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, le pouvoir constituant, les propositions Rivet et Ravinel, le traité douanier; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporeL
M. Corne a encore publié : Marcel (1858, 2 vol. in-18); Souvenirs d*un proscrit (1861, in-18).
Un de ses fils, sous-piéfet de Compiègne, est mort en 1872.
CORNUUER-LUCINIÈRE (Albert -Hippolytaflenrl, comte db), représentant français, né à Joué-sur-Erdre (Loire-Inférieure), le 17 juillet 1809, enira dans la marine, à l'école d'Angoulème, comme élève de 3* classe, puis passa, en 183Û, dans les gardes du corps. La révolution lui fit quitter la France, et il obtint, en 1833, un brevetde lieutenant, dans l'armée de don Miguel de Portugal. Conseiller général de la Loire-inférieure de 1848 i 1852, et conseiller municipal de Nantes de 1865 à 1870, il a été élu, le 8 février 1871,