SUPPLÉMENT A LA QUATRIÈME ÉDITION
Xes noms marqués d'un astérisque (•) sont contenus dans la quatrième édition.
ABBATUCa* (Séverin). —Lors des élections à TAssemblée nationale, le 8 février 1871, il fut nommé représentant de la Corse, le second sur cin^. La profession de foi qu'il adressa à cette occasion à ses électeurs, déclarait « qu'il était plus que jamais dévoué à la dynastie impériale, dont les malheurs donnaient une nouvelle force à ses sentiments. > Dans la séance du 17 août 1871, M. Grévy communiqua à l'Assemblée, une lettre de M. Severin Abbatucci donnant sa démission de représentant « pour des motifs impérieux. » Cette retraite avait pour but, comme M. Abbatucci l'avouait d'ailleurs, dans une lettre rendue publique, à la même époque, de ménager une rentrée sur la scène politique à Tun des candidats bonapartistes, qui avaient échoué aux élections du 2 juillet. Le bruit public désignait M. Rouher, qui se présenta en effet, et fut élu au mois de janvier 1872.
Pendant les six mois qu'il siégea à l'Assemblée, M. Abbatucci vota pour les préliminaires de paix, la loi municipale et l'abrogation des lois d'exil; contra la loi départementale. Il s'abstint sur la question du pouvoir temporel.
Un frère du précéjdent, M. Charles Abbatucci, ancien conseiller d'Etat sous l'Empire, a été élu représentant de la Corse à l'Assemblée nationale, le 9 juin 1872, par 30323 voix, sur 45 020 votants , en remplacement de M. Conti, décédé.
H. PaulSavelli, son concurrent, n'obtint que 14 418 voix. 2
ADAM (A.-Edmond), homme politique français, né au Bec-Hellouin (Eure), en 1816, d'une fa mille de cultivateurs, fit ses études au collège de
SOPPL. AU DICT. DES CONTBMP.
Rouen, son droit à Paris, et débuta dans le journalisme, à Angers, en 1840. En 1846 il fut appelé au Nationaly à la rédaction duquel il prit part jusqu'en 1848. Peu de jours après la révolution, il Tut nommé adjoint de M. Armand Marrast , à la mairie de Paris, puis secrétaire général de la Préfecture de la Seine, et enfin élu conseiller d'Etat par l'Assemblée constituante. Après le coup d'État du 2 Décembre, il rentra dans la vie privée, et devint, au corn lùence ment de 1853, secrétaire général du Comptoir d'escompte, à la fondation duquel, aidé de M. Pinard, il avait beaucoup contribué. Il occupa ce poste jusqu'en 1866. La révolution du 4 septembre 1870 le rendit à la politique. Nommé préfet de police, par décret du gouvernement de la Défense, du 11 octobre 1870, en remplacement de M. de Kératry, démissionnaire, il donna à son tour sa démission, à la suite de la tentative insurrectionnelle du 31 octobre. Nommé représentant à l'Assemblée nationale, aux élections du 8 février 187 1^ dans le département de la Seine, le quarantième sur quarante-irois, par 73 245 suffrages, sur 328 970 votants, il prit place à gauche, et devint vice-président de la réunion de V Union républicaine.
Il a voté contre les préliminaires de paix, i*abro-
Sation des lois d'exil, la validation de l'élection es princes, la loi départementale, la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant, et la proposition Ravinel; pour le Gouvernement dans la question du pouvoir temporel, pour la proposition Rivet, le traité douanier, la proportion Feray (matières premières) , le maintien des traités de commerce et le retour de l'Assemblée à. Paris.