‹ Dictionnaire universel des contemporainsChapitre 6 sur 122 · ALLA · texte numérisé non relu

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ALBERT (Frédéric-Auguste), prince royal de Saxe, né le 23 avril 1828, s'occupa de bonne heure d'art militaTe, et portait, en 1870, le titre de commandant de l'infanterie saxonne, avec le grade de lieutenant- général, lorsqu'éclata la guerre franco-pruss'enne. Mis, par le roi de Prusse, à la tête du 12' corps^ qui faisait partie de la deuxième armée, commandée paj le prince Frédéric-Charles, et, promu au grade de général d'infanterie, il pnt part aux combats devant Metz, notamment à la bataille de Gravelotte (18 août). Les avantages remportés par les armes allemandes ayant rendu possible l'investiffsement de Metz avec des forces réduites, une quatrième armée, dite de la Meuse, composée des 4* et 12» corps, et de la garde prussienne, fut constituée et mise sous les ordres du prince royal de Saxe. Ce dernier reçut pour nûssion d'opérer contre te maréchal Mac-Mahoa, et sur Paris, comoinlement avec l'armée du prince royal d& Elusse. Il teata en passant, mais en vain, de surprendre VerduB. Au moment où la marche de Mac-Mahon sur le nord fut connue de l'état- major général prussien , le corps saxon servit de pivot à l'immense conversion qui poria les armées des deux princes royaux sur Sedan. L'armée de la Meuse, chargée de couper la retraite à l'ennemi s'il songeait à se réfugier sur le territoire belge, eut à soutenir^ le 1" septembre, quelques heures avant la capitulation de l'armée h*&nçaise, un combskt acnarné contre les trompes du général Duerot. Immédiatement après la capitulation de Sedan, les deux princes royaux reprirent leur marche sur Paris. Le prince de Saxe investit la rive droite, avec son quartier général au Grajid-Trembky, et soutint presque tout l'effort de la bataille de Champigny (2 décembre), et de plusieurs autres sorties moins importantes. Après la signature de l'armistice, il rentra en Allemagne, et fut remplacé par le général de Fabrice, ministre de la guerre de Saxe, qui réunit sous son commandement toutes les forces all<^ mandes concentrées sur la rive droite de la Seine, pendant l'insurrection communale. Le prince Albert est propriétaire du 2* régiment de chasseurs russes, et du 11* régiment d'infanterie autrichienne. 11 a épousé, le 18 juin 1853, la princesse Caroline, fille du prince Gustave Wasa, née le 5 août 1833. {Voy. Saxe.)

ALLAIN-TARGÉ (Francois-Henri-René) , avocat français, né à Angers, le 7 mai 1832, fils d'un procureur génôral révoqué en 1848, fit son droit a Poitiers, fut inscrit en 1853 au barreau d'Angers, et plaida bientôt après dans l'affaire de la Marianne. 11 demandn et obint le 23 juillet 1861, le poste de substitut du procureur impérial à Angers. En 1863, il sollicita vainement la place de substitut du procureur général à la même coar, malgré l'appui du procureur général Dupin. Cet insuccès l'amena à donner sa démission le 26 janvier 1864, et à se fixer à P4ris, où il épousa une fille de M. Villemain, et devint rédacteur de VAvenir national. Après la révolution du 4 septembre, il fut nommé préfet de Maine-et-Loire, et se retira, en octobre 1870, lors des négociations pour un armistice. Il remplit ensuite les fbnetions de commissaire aux armées près le corps du général Jaurès, puis remplaça M. Larrieu comme préfiet de la Gironde. Partisan de la défense à outrance, il donna sa démission après le vole dvt 8^ février 1871 . Candidat à Paris, aux éiectrens complémentaires du 2 juillet 1871, pour TAssemblée natio^ nale, il ne fut point élu ; mais le 23 jufltet suivant, il fut nommé au premier tour de scrutin, membre du Conseil municipal de Paris pour le quartier d'Amérique (dix-neuvième arronoIsseiBent). Il a 1 été l'un de.) signataires d'un exposé de Is n- |

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